Non-interventionnisme
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Le non-interventionnisme est la promotion d'un principe de non-intervention, par laquelle un État ne participe pas aux affaires militaires intérieures ou extérieures d'un autre État.
Histoire [modifier]
Le concept de « non-intervention » est forgé en 1830 par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dans le cadre des pourparlers sur l'indépendance de la Belgique (suite à la Révolution belge).
Alors qu'on lui en demande plus tard le sens, Talleyrand répond : « C'est un mot métaphysique et politique qui signifie à peu près la même chose qu'intervention. »[1].
De fait, la doctrine est alors appliquée au point que la France et l'Angleterre interviennent auprès des Pays-Bas pour les empêcher de réprimer (violant ainsi ce principe) le soulèvement des belges.
Par la suite, le concept est appliqué à de multiples reprises :
- la doctrine Monroe, posée unilatéralement par les américains, affirme le principe de non-intervention respective des européens et américains sur leurs continents respectifs.
- durant la guerre civile espagnole, la France et le Royaume-Uni refusant d'intervenir, ce qui mène à la signature d'un pacte européen dans ce sens (contrôlé par le comité international pour la non-intervention), mais qui est violé par l'ensemble des pays (aide allemande et italienne aux nationalistes, or de Moscou, brigades internationales, etc.)
- les États-Unis et l'URSS font pression auprès d'Israël, de la France et du Royaume-Uni pour stopper leur intervention militaire durant la crise du canal de Suez
Références [modifier]
- cité par Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, le prince immobile, Fayard, p. 576