Théories sur les risques d'effondrement de la civilisation industrielle

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Les théories sur les risques d'effondrement de la civilisation industrielle sont des théories relatives aux risques de déclin imminent du monde industriel contemporain et qui incluent aussi, à terme, l'éventualité d'une extinction de nombreuses espèces vivantes, dont l'espèce humaine (collapsus global), et décrivent un risque systémique de catastrophes planétaires provoqué directement par son mode de fonctionnement[1],[2]. Ces théories de l'effondrement ne relèvent pas de la preuve scientifique directe, mais s'appuient sur des indices mesurables et des études documentées[3],[4],[5].

Les avertissements apocalyptiques (ou de fin du monde) s'inscrivent dans une tradition ancienne[6], mais l'originalité des théories actuelles est qu'elles s'appuient sur des faits scientifiques dont la réalité est reconnue par des rapports et expertises scientifiques et institutionnels, tels que ceux du GIEC[7],[8], d'autorités militaires internationales[9],[10], de la Banque mondiale[11] et du Forum de Davos[12]. Par ailleurs, les risques mis en avant ont désormais pour origine l'activité humaine.

Définitions et causes d'un risque d'effondrement de la civilisation industrielle[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs définitions de l'effondrement.

Selon les archéologues, l'effondrement est une réduction rapide de la population humaine et/ou de la complexité politique/économique/sociale, sur une zone étendue et une durée importante. L'anthropologue américain Joseph Tainter, complète cette définition principalement en trois points[13] :

  1. Plus une société est complexe, plus elle requiert de l'énergie ;
  2. Après avoir épuisé l'énergie bon marché et la dette abordable, elle perd sa capacité à résoudre ses problèmes (économiques et autres) ;
  3. L'effondrement est la simplification rapide d'une société.

Une autre définition, plus sociale, relative à la conjoncture actuelle, est celle du mathématicien et homme politique Yves Cochet : une situation dans laquelle « les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi[14] ». Selon Dennis Meadows, professeur émérite américain de l'université du New Hampshire en gestion des systèmes, « un effondrement est un processus qui implique ce que l'on appelle une « boucle de rétroaction positive », c'est-à-dire un phénomène qui renforce ce qui le provoque ». Pour expliquer cette boucle de rétroaction, il prend l'exemple suivant : si la population perd sa confiance dans la monnaie, elle retire ses fonds des banques, ce qui fragilise d'autant les banques ; ce qui inquiète les clients qui, donc, retirent encore plus leur argent des banques, et ainsi de suite. « Ce genre de processus mène à l'effondrement[15]. ».

Les facteurs qui contribuent à l'effondrement de la civilisation industrielle ont la particularité d'être interdépendants et globaux, d'où un risque de fortes perturbations mondialisées en cascade. Ils sont étudiés le plus souvent dans les champs environnementaux, économiques, sociaux et culturels, en se basant sur :

  1. La disponibilité des ressources : par exemple, l'épuisement des ressources énergétiques ou minérales, comme le pic pétrolier, le pic de production de phosphate[16] ou d'autres surexploitations de minéraux critiques.
  2. Le risque d'une transformation radicale de l'écosystème mondial et d'une entrée dans l'Anthropocène. Ainsi, Anthony D. Barnosky, spécialiste américain de biologie évolutive de l'université de Berkeley[17] analyse, dans la revue Nature, la possibilité du changement brusque et irréversible de l'écosystème mondial[3]. Johan Rockström (sv), professeur suédois en gestion des ressources naturelles au Centre de Résilience de Stockholm (en) établit en préambule de son article sur les limites planétaires que « les pressions anthropiques sur le système terrestre ont atteint une échelle où le changement environnemental mondial brusque ne peut plus être exclu. »[5]. Will Steffen (en), chimiste américain de l'université nationale australienne, conclut, dans la revue Sciences, que « La transgression des limites planétaires crée [...] le risque substantiel de déstabiliser l'état Holocène du système Terre. »[4] ; la destruction des écosystèmes et de la biodiversité ayant elle-même plusieurs origines : industrie agroalimentaire de masse, élevage intensif, déforestation massive, pollution marine, déclin des pollinisateurs, fragmentation et dégradation des habitats naturelsetc.. Ce qui signifie, dans un temps très rapide mais difficile à évaluer (entre 5 et 75 ans) un effondrement global qui reste à déterminer.
  3. La dynamique propre du système, ou Effondrement financier c'est-à-dire par effondrement du système économique dominant, à échelle planétaire, à cause d'un dépassement des limites d'équilibre du système[18], par exemple via un enchainement de phénomènes de crise de confiance, récession, inflation, déflation,dépression économique, stagflation, effondrement boursieretc. Selon Thomas Jeitschko et Curtis Taylor, dans un système où l'information circule vite, des cascades de comportement individuel peuvent aussi avoir une importance[19].
  4. La croissance démographique exponentielle entrainant la surpopulation redoutée par Thomas Malthus, qui prônait la restriction démographique[20],[21].

Tous ces paramètres convergents sont autant de causes qui rendent possible un effondrement[22]. Chacun de ces facteurs ne provoque pas les mêmes effets : la fin du pétrole a, par exemple, un impact sur le monde industriel ; le changement climatique a, quant à lui, un impact potentiel sur toutes les espèces vivantes. C'est l'interconnexion de tous ces facteurs qui rend possible un effondrement systémique global.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines de la notion d'effondrement[modifier | modifier le code]

Bien que la crainte de l'effondrement ait accompagné de longue date l'histoire des civilisations et que certains scientifiques aient émis des doutes dès le XIXe siècle concernant la pérennité de la civilisation industrielle (Jean-Baptiste de Lamarck par exemple[23]), les premières études rigoureuses et vérifiables sont apparues après les années 1970. La notion d'effondrement appliquée à la civilisation industrielle provient notamment du Club de Rome[24]. Celui-ci — composé entre autres de scientifiques, d'économistes, ainsi que d'industriels de 52 nations — commande au professeur Dennis Meadows du MIT une étude sur l'état des ressources naturelles dans le monde[25]. Cette dernière donne lieu au rapport Meadows que le Club de Rome publia en 1972 sous le titre : The Limits To Growth traduit en français par la question : Halte à la croissance ? [26].

La particularité de ce rapport est qu'il est basé sur la méthode de la dynamique des systèmes et sur des modèles de simulation informatiques[27]. Le modèle World3 montrait que si rien n'était fait pour inverser la tendance, un effondrement aurait lieu durant la première moitié du XXIe siècle. Les révisions du rapport de 1993 et de 2004 confirment ce pronostic[28]. En 2012, le chercheur australien Graham Turner du CSIRO, en compilant 40 ans de données de l'ONU, a montré que le modèle s'était avéré précis et robuste, confirmant ainsi l'imminence d'un effondrement, ainsi que l'apparition des premiers signes[29].

En mars 2014, une modélisation cofinancée par la NASA a montré que les fortes inégalités économiques et une forte prédation des ressources naturelles étaient deux facteurs clés dans l'effondrement d'une civilisation[30],[31].

1970-2000[modifier | modifier le code]

Dès 1973, l'agronome français René Dumont reprend les conclusions du club de Rome et en développe les conséquences[32]. Dans son ouvrage L'Utopie ou la mort ! il évoque déjà, selon ses propres termes, « la fin de la civilisation » pour le début du XXIe siècle. Afin d'y échapper il proposait comme piste : « le contrôle démographique ; les économies d'énergie ; la coopération internationale avec les pays en voie de développement ; la protection et la remédiation des sols. »[33]. Il défend ses idées et les fait découvrir aux Français en se présentant à l'élection présidentielle française de 1974[34] ; il sera le premier candidat écologique à se présenter à la présidentielle en France.

Par ailleurs, déjà en 1979, le philosophe allemand Hans Jonas, dans son œuvre majeure Le Principe responsabilité, met en garde contre les dérives technologiques et leurs conséquences fatales probables sur la nature et l'humanité, et développe le principe d'obligation qui nous incombe de protéger les générations futures[35],[36].

C'est en 1986 que parait l'essai qui a fait date[37] La société du risque, du sociologue allemand Ulrich Beck, dans lequel il critique « les acteurs qui sont censés garantir la sécurité et la rationalité – l'État, la science et l'industrie – » dans la mesure où « ils exhortent la population à monter à bord d'un avion pour lequel aucune piste d'atterrissage n'a été construite à ce jour. »[38].

2001-2010[modifier | modifier le code]

L'astrophysicien franco-canadien Hubert Reeves, dans son ouvrage Mal de terre[39] paru en 2003, avertit des multiples menaces qui pèsent sur la planète et ses habitants : « Son diagnostic est alarmant : si la vie sur Terre est robuste, c'est l'avenir de l'espèce humaine qui est en cause. Le sort de l'aventure humaine, entamée il y a des millions d'années, va-t-il se jouer en l'espace de quelques décennies ? »[40].

Le scientifique britannique James Lovelock, inventeur de l'hypothèse Gaïa, déclarait devant la Royal Society en 2007 que le changement climatique se développe plus rapidement que prévu et que ses conséquences pourraient être tragiques pour la survie de la civilisation au XXIe siècle du fait du probable chaos qu'il va causer en termes de famines, sécheresses et migrations de masse : « nous sommes dans l'étrange situation de vivre sur une planète où le climat et l'évolution de la composition (de l'atmosphère) est maintenant si rapide qu'il s'avère trop rapide pour que nous puissions réagir »[41]. Il a par la suite (en 2012) reconnu avoir été trop alarmiste lorsqu'il prévoyait la mort de milliards d'humains[42]. Mais en 2015, bien que plus circonspect sur la datation de la catastrophe climatique, il reste convaincu que les conséquences du réchauffement climatique finiront par nous rattraper. Sa conviction reste que les humains sont incapables d'inverser la tendance. Selon lui, l'essentiel n'est pas même la survie de l'humanité, mais la continuation de la vie elle-même ; si la population et sa consommation dépassent les capacités de la planète, la Terre trouvera, par elle-même, un moyen de se débarrasser, d'une façon ou d'une autre, de l'excédent et de poursuivre sa perpétuation : « Je considère avec beaucoup de sérénité un genre d'évènement, pas trop rapide, qui réduirait notre population à environ un milliard ; je pense que la Terre serait plus heureuse »[43].

Le terme même d'« effondrement » a été popularisé par le biologiste évolutionniste américain Jared Diamond lors de la parution en 2005 de son essai Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie[44]. Il insiste sur le fait que les déclins de civilisations proviennent de la rencontre de plusieurs paramètres dont les plus importants, selon lui, sont « des dommages environnementaux, un changement climatique, des voisins hostiles, des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux, et les réponses apportées par une société »[45], auxquels s'ajoutent la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles.

D'autre part, l'ingénieur polytechnicien français Jean-Marc Jancovici, ex-collaborateur de l'ADEME (concernant notamment la mise au point du bilan carbone) et participant en 2007 au Grenelle de l'environnement, alerte régulièrement, depuis 2001[46], sur les menaces directes qui pèsent sur l'humanité, principalement par la conjonction de l'effondrement des ressources énergétiques et des effets du réchauffement accéléré du climat[47],[48].

L'ancien ministre français de l'environnement et président de l'Institut Momentum, Yves Cochet, a été, dès 2005, un des fers de lance en France de cette nouvelle vague d'alertes sur le risque d'effondrement[49],[50], en particulier dans son livre Pétrole apocalypse (2005).

Cette crise, en tant que scénario de plus en plus crédible à moyen terme, voire à relativement court terme au vu des indicateurs écologiques, est évoquée par de nombreux lanceurs d'alerte dont John Beddington, scientifique anglais, spécialiste de la gestion durable des ressources naturelles et conseiller scientifique en chef du gouvernement du Royaume-Uni. Il a annoncé en mars 2009[51] qu'il estimait prospectivement que le monde, sans de profonds et rapides changements de comportements individuels et collectifs, allait vers un collapsus écologique et économique global qu'il compare à un ouragan parfait (économique, social et environnemental), qui se concrétisera selon lui vers 2030. Ce scénario associe conjointement une crise alimentaire, sanitaire et sociale, une crise énergétique et une crise écologique majeure caractérisé par un effondrement brutal des écosystèmes, à l'échelle de la biosphère, (c'est-à-dire de la planète tout entière), et dépassant ses capacités de résilience écologique (à court, moyen ou long-terme). Dans ce scénario, dans le pire des cas, la capacité de la biosphère à s'auto-entretenir est détruite pour un temps plus ou moins long, voire définitivement[52]. Jonathon Porritt, conseiller du gouvernement anglais et du monde économique, affirme que les prospectives de John Beddington sont encore trop optimistes car, s'il partage l'analyse des causes, il estime pour sa part que la situation est plus grave encore et que la date du collapsus écologique planétaire redouté des écologues est plus proche de 2020 que de 2030.

Par ailleurs, le philosophe australien Clive Hamilton fait paraître en 2010 Requiem for a Species (en) (traduit en français en 2013 sous le titre Requiem pour l'espèce humaine), ouvrage qui prend acte des menaces qui pèsent sur nos civilisations[53]. Selon lui, « Le monde est en train de basculer dans un avenir hostile. Notre obstination à tirer profit de la planète au-delà des limites supportables par son écosystème a déclenché des effets indirects si dramatiques que la crise climatique menace désormais notre existence[54]. ».

2011 à nos jours[modifier | modifier le code]

En 2013, les biologistes américains Paul R. Ehrlich et Anne Ehrlich, de l'université Stanford, ont publié un article dans les comptes-rendus de la Royal Society montrant qu'un effondrement de notre civilisation était plus que probable et difficilement évitable[55].

Toujours en 2013, Dmitry Orlov, ingénieur et écrivain russe-américain, spécialiste de la notion d'effondrement, en énumère les cinq stades : 1) l'effondrement financier (selon lui, déjà en cours de réalisation), suivi de près par : 2) l'effondrement commercial, puis, 3) l'effondrement politique, qui entrainera 4) l'effondrement social, et enfin, 5) l'effondrement culturel ; les 3 derniers pouvant se chevaucher ou se réaliser de façon concomitante[56].

Encore en 2013, paraît le livre Du risque à la menace co-écrit par un collectif rassemblant les « contributions des meilleurs spécialistes de la question des risques dans les domaines de l'histoire, de l'économie, de la sociologie, du droit, de l'environnement et de la médecine, (et qui) montre comment les sociétés technologiquement avancées progressent, inexorablement semble-t-il, vers un horizon obscurci par la menace »[57],[58].

L'ingénieur centralien, Philippe Bihouix, « face aux signaux alarmants de la crise globale », préconise en 2014 de se tourner vers les « low-tech » (expression qui prend le contre-pied de « high tech », technologies moins énergivores et moins polluantes qui permettraient, selon lui, de « conserver un niveau de confort tout en évitant les chocs des pénuries à venir. »[59]. En effet, la raréfaction prévisible des métaux condamne à terme la civilisation technologique qui utilise des métaux rares[60],[61],[62].

En 2015 est publié le livre Comment tout peut s'effondrer[63], co-écrit par Pablo Servigne et Raphaël Stevens[64],[65], et qui synthétise les principaux paramètres qui peuvent conduire notre civilisation à l'effondrement. Ils créent le néologisme « collapsologie »[66],[67]qui se définit, selon leurs termes, par « l'exercice transdisciplinaire d'étude de l'effondrement de notre civilisation industrielle (...) ». Selon les auteurs, les principaux facteurs d'effondrement sont l'approche des limites physiques (manque de ressources et énergie), le dépassement de frontières (seuils de basculement irréversibles des systèmes climatiques et écosystémiques), l'inertie de notre société (phénomène de verrouillage socio-technique), et la fragilité des réseaux (financiers, d'approvisionnement, d'information, etc.).

De plus, en 2015, le chimiste et universitaire italien Ugo Bardi écrit le nouveau rapport du Club de Rome : Le Grand Pillage – Comment nous épuisons les ressources de la planète[68] et insiste sur un point alors méconnu : la surexploitation des métaux et des minerais (principalement cuivre, zinc, or et uranium) est aujourd'hui telle que le risque de pénurie se rapproche, soit par la raréfaction, soit par le coût prohibitif de leur exploitation[69],[70].

Le sujet dépasse largement le cercle des scientifiques et des intellectuels : le pape François lui-même s'émeut de l'avenir de la planète et de l'humanité. Il publie le 18 juin 2015 une encyclique (Laudato si’) dont le sous-titre est Sur la sauvegarde de la maison commune consacrée aux questions environnementales et à l'écologie humaine[71], ce qui est une première dans l'histoire de la papauté[72]. Le pape y « critique le consumérisme et le développement irresponsable tout en dénonçant la dégradation environnementale et le réchauffement climatique. »[73],[74]. Selon lui, « il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l'environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l'effondrement[75]. ».

En novembre 2015, à la veille de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21), le Collège de France s'empare du sujet par le biais du réchauffement climatique et propose trois colloques qui mettent au jour la gravité alarmante des enjeux[76],[77].

Au niveau financier, François Morin, professeur émérite de sciences économiques à l'université Toulouse-I-Capitole, signale dans son ouvrage L'Hydre mondiale : L'Oligopole bancaire que le total des bilans des 28 banques de l'oligopole (plus de 50 000 milliards de dollars) est supérieur en 2012 à la dette publique mondiale (près de 49 000 milliards de dollars)[78]. Ces 28 banques, dites « systémiques », ont une puissance telle que la défaillance d'une seule entrainerait tout le système monétaire et financier mondial dans un gouffre[79]. Il explique aussi comment seulement 14 banques constituent un oligopole en détenant des produits dérivés dont le montant des valeurs assurées atteint 710 000 milliards de dollars, soit plus de dix fois le PIB mondial[80].

En 2016, Renaud Duterme agrégé belge en Sciences du Développement de l'université libre de Bruxelles publie De quoi l'effondrement est-il le nom ? qui retient le côté politique de la notion d'effondrement en pointant « l'écrasante responsabilité des classes dirigeantes[81] ». Cette possibilité est aussi clairement évoquée par l'économiste en chef de l'Agence Française de Développement, Gaël Giraud[82].

Paul Jorion, anthropologue, sociologue et économiste belge, docteur de l'université libre de Bruxelles, indique dans son livre, Le Dernier qui s'en va éteint la lumière : Essai sur l'extinction de l'humanité (mars 2016) que « notre monde est sous l'impact de trois pertes de contrôle majeures » : d'une part environnementale, (en utilisant 1,6 planète pour notre activité économique avec les conséquences qui en découlent : réchauffement climatique, épuisement des ressourcesetc.), d'autre part économique et financier, et enfin la trop grande complexité, à quoi s'ajoute la question de l'intelligence artificielle[83]. Il évoque la fin probable de l'humanité dans trois générations[84],[85].

Réactions et anticipations face au risque d'effondrement[modifier | modifier le code]

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En France, les personnes qui réfléchissent et échangent autour de ce sujet (notamment les collapsologues) se rassemblent autour de l'Institut Momentum présidé par Yves Cochet, du site Collapsologie.fr de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, et de l'association Adrastia constituée notamment par le conférencier et auteur Vincent Mignerot[86].

En Belgique francophone, le groupe de réflexion « Construire un déclin »[87] propose depuis 2015 une docuthèque sur les notions de collapsologie, d'effondrement et de résilience.

Il existe aussi un nombre croissant de personnes qui se préparent à une telle éventualité, un mouvement très diversifié appelé survivalisme.

Le mouvement d'origine américaine Deep Green Resistance estime, quant à lui, que l'effondrement de la civilisation industrielle est souhaitable et doit même être provoqué, afin de laisser la possibilité à une société humaine plus respectueuse de l'environnement d'exister[88].

En réponse au changement climatique et aux nouveaux problèmes environnementaux, la géo-ingénierie propose des solutions qui créent la polémique[89].[À développer]

Les modèles politiques et économiques du développement durable et de la croissance verte[90] estiment par ailleurs que le déploiement de nouvelles technologies plus sobres ainsi que la modification de certaines habitudes de consommation permettraient d'éviter l'effondrement de la civilisation et de maintenir la croissance économique globale. L'ambition d'un découplage entre consommation de ressources et production de richesses est un argument clé dans cette optique. Le film documentaire Demain réalisé en 2015 par Cyril Dion et Mélanie Laurent est basé sur la possibilité d'un effondrement imminent et montre des propositions alternatives[91] grâce notamment à la permaculture, l'agroécologie, la monnaie locale, la démocratie participativeetc.

Afin de contrer la modification de l'écosystème terrestre et la mise en péril des conditions de vie des générations présentes et futures, une initiative citoyenne européenne a vu le jour en 2013 afin de faire reconnaitre le crime d'écocide en droit européen[92]. L'initiative End Ecocide in Europe est devenue mondiale en 2014, elle prend pour nom : End Ecocide on Earth[93] et plaide pour que la Cour pénale internationale reconnaisse l'écocide comme un crime contre la paix et la sécurité humaine[94],[95].

Opposition aux théories prédisant un possible effondrement de la civilisation[modifier | modifier le code]

Théories en faveur d'une croissance continue[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs s'opposent non seulement à l'idée qu'il existe un risque que la civilisation industrielle s'effondre, mais considèrent par ailleurs que la croissance peut se prolonger indéfiniment.

Même si le grand public, en particulier en Europe, n'avait que peu connaissance du rapport Halte à la croissance ? publié en 1972 par le club de Rome, la classe politique internationale a pris en considération ses conclusions et les différents scénarios d'évolution des sociétés qu'il proposait. Le président Ronald Reagan y a répondu lors d'un discours à l'université de Caroline du Sud en 1983 : « Il n'y a pas de limite à la croissance, car il n'y a pas de limite à l'intelligence humaine, à son imagination et à ses prodiges »[96].

Les principaux adversaires des conclusions du rapport Meadows furent le « prix Nobel » d'économie Friedrich Hayek « représentant de l'école autrichienne d'économie à tendance libérale »[97] ; le docteur en économie et professeur au Balliol College, à Oxford, Wilfred Beckerman dans son ouvrage In Defence of Economic Growth ; et enfin l'économiste proche de l'école autrichienne d'économie, professeur d'université à Vienne puis Harvard, Gottfried Haberler dans son livre Economic Growth and Stability[97]. Tous trois contestèrent la méthode de calcul du rapport Meadows (dit rapport du club de Rome)[98].

Selon le physicien britannique David Deutsch, « il n'existe pas de barrière fondamentale, aucune loi de la nature ou décret surnaturel, empêchant le progrès. » à partir du moment où celui-ci ne s'oppose pas aux lois de la physique[99],[100].

Le transhumanisme[101] propose également, en s'appuyant sur la notion d'extropie[102], de penser un progrès perpétuel, par le développement illimité des sciences et des techniques[103].

Risques liés au réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

Certains acteurs de la controverse sur le réchauffement climatique[104] dont le représentant le plus célèbre en France est le géochimiste et politicien Claude Allègre[105], estiment enfin que l'action de l'humanité sur l'environnement ne peut pas impacter le climat[106], ou que, si l'humanité modifie bien le climat, cela pourrait ne pas avoir d'impact négatif sur les sociétés humaines, et pourrait même avoir certains aspects positifs pour leur développement[107],[108]. Selon le paléoclimatologue australien Robert M. Carter (en), enseignant à l'université James-Cook en Australie, le réel danger n'est pas dans le réchauffement climatique auquel il ne souscrit pas, mais « dans un refroidissement climatique, dû à la variation de l'activité solaire »[109]. Selon le géologue américain Don Easterbrook, professeur à l'université Western Washington, le réchauffement est passager ; il prévoit un refroidissement « dû au passage de l'oscillation décennale du Pacifique (ODP) » pour bientôt et jusqu'en 2035 suivi d'une période de faible réchauffement pour arriver à +0,3 °C en 2100[110].

Le philosophe et ancien ministre de l'éducation Luc Ferry pour sa part, ne conçoit pas de risque spécial à moyen terme lié au réchauffement climatique mais reste beaucoup plus pessimiste quant à l'épuisement des matières premières non renouvelable et prêche non pas pour une décroissance mais pour une croissance non polluante[111].

Plus généralement, si les experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) expriment de sérieuses préoccupations quant à l'intensité du réchauffement climatique et à ses effets, ils n'évoquent pas explicitement un risque d'effondrement de la civilisation dans leur rapport[112].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de parution

Bibliographie contradictoire[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de parution

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur, « Le genre humain, menacé », sur Le Monde,‎ (consulté le 13 août 2016).
  2. Jean-Claude Guillebaud, « Oui, tout peut s'effondrer », sur nouvelobs.com,‎ (consulté le 13 août 2016).
  3. a et b (en) Approaching a state shift in Earth's biosphere, Nature, 7 juin 2012.
  4. a et b (en)Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet, Science, 13 février 2015.
  5. a et b (en)Planetary Boundaries: Exploring the Safe Operating Space for Humanity, Ecology and society, vol.14, n°2, art.32 (2009)
  6. « L'apocalypse qui vient », sur laviedesidees.fr (consulté le 13 août 2016).
  7. http://www.developpementdurable.gouv.fr/IMG/pdf/ONERC_Resume_decideurs_SYR_AR5_fr_non_officielle_V6.pdf
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  15. Stéphane Foucart et Hervé Kempf, « La croissance mondiale va s'arrêter », sur Le Monde,‎ .
  16. Le pic de phosphate est prévu entre 2030 et 2040, Techniques de l'ingénieur, 6 août 2009.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]