Jean-Paul Baquiast

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Jean-Paul Baquiast
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Jean-Paul Baquiast, né le 17 novembre 1933, est un haut fonctionnaire et écrivain scientifique français. Il est le petit neveu de Camille Pelletan et l'oncle de Paul Baquiast.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'ENA (1960-1962), il a consacré sa carrière de haut fonctionnaire aux technologies de l'information et de la communication dont il a été l'un des pionniers au sein de l'administration française[1].

En 1966, il est nommé adjoint aux questions administratives de la délégation générale à l'informatique créée au mois de septembre de cette année dans le cadre du Plan Calcul pour stimuler la production de logiciels et de matériels informatiques. En 1984, il devient secrétaire général[2] du comité interministériel de l'informatique et de la bureautique dans l'administration (CIIBA)[3]. En 1998, à la demande du premier ministre Lionel Jospin, il remet un rapport, connu sous le nom de "rapport Baquiast", sur les apports d'Internet à la modernisation du fonctionnement de l'État[4].

En 1995, il crée le site admiroutes[5] puis en 2000, avec Christophe Jacquemin[6], le site et le magazine Automates Intelligents consacré à la robotique, l'intelligence artificielle, la vie artificielle, au transhumanisme, etc. et à leurs prolongements sociétaux, politiques et philosophiques.

Il publie de nombreux ouvrages de réflexion et de prospective scientifiques.

Jean-Paul Baquiast propose une vision matérialiste de l'évolution "anthropomorphique" : les techniques transforment l'homme tout autant, et sans doute plus encore, qu'il ne les transforme. L'homme et la technique co-évoluent, selon la logique purement darwinienne du hasard et de la sélection. Ce que Jean-Paul Baquiast appelle, selon le titre de l'un de ses ouvrages, le "paradoxe du sapiens". Un sapiens que l'évolution anthropomorphique pourra, dans les décennies proches, transformer en "post-humain". Un être augmenté en phase avec les robots dotés de conscience engendrés par les recherches en matière d'intelligence et de conscience artificielles. La pensée de Jean-Paul Baquiast se partage entre une vision optimiste et transhumaniste de l'avenir, pris en charge par des sociétés démocratiques et citoyennes, et une vision pessimiste, dans laquelle les forces religieuses, irrationnelles, capitalistes et impérialistes auront pris le contrôle du développement des sciences [7].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La France dans la bataille des technologies de l'intelligence : janvier 1984 - avril 1985, la Documentation française, 1985
  • Les administrations et les autoroutes de l'information : vers la cyberadministration : stratégies et pratiques, préf. d’Alain Bensoussan, les Éd. d'Organisation, 1996
  • Internet et les administrations : la grande mutation, Berger-Levrault, 1999
  • Europe paneuropéenne superpuissance. éditions Automates Intelligents, 2003
  • Entre science et intuition, la conscience artificielle, avec Alain Cardon, Automates intelligents, 2003
  • Sciences de la complexité et vie politique : comprendre, agir, Automates intelligents, 2003
  • Pour un principe matérialiste fort, préf. de Jean-Jacques Kupiec, éditions Jean Paul Bayol, 2007
  • L'Europe et le vide de puissance : essai sur le gouvernement de l'Europe au siècle des super-États, éditions Jean Paul Bayol, 2008
  • Le paradoxe du sapiens : êtres technologiques et catastrophes annoncées, préf. de Jean-Jacques Kupiec, éditions Jean Paul Bayol, 2010
  • Ce monde qui vient : sciences, matérialisme et posthumanisme au XXIe siècle, préface de Paul Baquiast, L'Harmattan, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]