Anthropocène

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L’Anthropocène (prononciation) est un terme de chronologie géologique proposé pour caractériser l'époque dans l'histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l'écosystème terrestre.

Ce terme a été popularisé à la fin du XXe siècle par le météorologue et chimiste de l'atmosphère Paul Crutzen, prix Nobel de chimie en 1995, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle, et succèderait ainsi à l’Holocène.

L'Anthropocène serait la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu'elle est devenue une « force géologique » majeure capable de marquer la lithosphère.

L'Anthropocène est un concept toujours discuté par la communauté scientifique géologique - spécifiquement au sein de la commission internationale de stratigraphie de l'Union internationale des sciences géologiques (UISG) - qui détermine les subdivisions de l'échelle des temps géologiques.

La Terre, la nuit ; image nocturne simulée du monde durant l'Anthropocène, ici en 1994-1995.

Concept[modifier | modifier le code]

Le terme « Anthropocène » n’a pas été officiellement reconnu ni ajouté à l’Échelle des temps géologiques, car, malgré un premier débat engagé en août 2012 à l’occasion du 34e congrès international de géologie réuni à Brisbane, en Australie[1], de nombreux géologues le jugent inadapté, anthropocentrique ou non fondé par des preuves scientifiques suffisantes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Anthropocène est un néologisme construit à partir du grec ancien ἄνθρωπος (anthropos, « être humain ») et καινός (kainos, « nouveau »), en référence à une nouvelle période où l'activité humaine est devenue la contrainte dominante devant toutes les autres forces géologiques et naturelles qui jusque là avaient prévalu.

Préludes[modifier | modifier le code]

L’idée que l’influence de l'homme sur le système terrestre serait devenue prédominante n’est pas nouvelle. Dès 1778, Buffon écrit dans Les Époques de la Nature : « la face entière de la Terre porte aujourd'hui l'empreinte de la puissance de l'homme »[2].

En 1864, l'écologiste américain George Perkins Marsh publie Man and Nature, Physical Geography as Modified by Human Action. En 1873, l'abbé Antonio Stoppani, professeur au Muséum de Milan, imagine dans son cours de géologie une ère géologique nouvelle, l'« Anthropozoïque »[3].

En 1922, à Paris, Vladimir Vernadski, Pierre Teilhard de Chardin et Édouard Le Roy développent le concept de noosphère, la « sphère de l'esprit humain » qui prend en compte l'influence grandissante de l'homme et de son pouvoir intellectuel et technologique sur la biosphère[4].

La première occurrence du terme remonte à 1922, lorsque le géologue russe Aleksei Pavlov décrit les temps actuels comme ceux d'une période (ou système) « Anthropogénique » ou  « Anthropocène »[5],[6] reprenant presque l'appellation « Anthropozoïque » de Stoppani. Le terme est utilisé ensuite dans les années 1980 par le biologiste américain Eugene F. Stoermer (en) puis par le journaliste Andrew Revkin (en) en 1992[7], avant d'être popularisé en 2000 par le météorologue et chimiste de l'atmosphère néerlandais Paul J. Crutzen associé à Eugene F. Stoermer[8].

Validation du concept[modifier | modifier le code]

Procédure[modifier | modifier le code]

La création d'un nouvel intervalle dans l'échelle des temps géologiques doit suivre un processus établi d'études et d'approbation :

  • Les intervalles géologiques sont définis par leur limite inférieure qui doit correspondre à un événement majeur à l'échelle du globe. Cet événement doit être enregistré dans les sédiments, et exposé sur une coupe géologique (le stratotype) où on le définit comme Point Stratotypique Mondial (PSM), équivalent en français du Global Boundary Stratotype Section and Point (GSSP). Le PSM est matérialisé sur le terrain par un clou d'or (symbole : Point stratotypique mondial) que l'on retrouve dessiné sur les chartes stratigraphiques[9].
  • La sous-commission de stratigraphie du Quaternaire (Subcommission of Quaternary Stratigraphy) de la Commission internationale de stratigraphie (International Commission on Stratigraphy). Cette commission doit adopter une recommandation et la proposer.
  • Enfin, l'intervalle et le nom de la nouvelle subdivision géologique doivent être enfin ratifiés par l'Union internationale des sciences géologiques (UISG), en anglais : International Union of Geological Sciences (IUGS). Le prochain congrès de l'UISG (XXXVe Congrès) se tiendra au Cap en 2016.

Étapes franchies[modifier | modifier le code]

Un groupe de 38 chercheurs, le « Groupe international de travail sur l'Anthropocène » (Anthropocene Working Group), a été créé [quand?] au sein de la sous-commission de stratigraphie du Quaternaire pour étudier le sujet.

En 2008, une proposition a été présentée à la Commission de Stratigraphie de la Société géologique de Londres pour faire de l’Anthropocène une unité formelle dans les divisions géologiques en époques[10]. Une large majorité de cette Commission décida que la proposition avait ses mérites et devait en conséquence être examinée en détail.

Progressivement des groupes de travail indépendants réunissant des scientifiques de différentes sociétés de Géologie ont étudié si l’Anthropocène pouvait être formellement intégré d&ns l'échelle géologique[11].

De plus en plus de scientifiques utilisent maintenant le terme "anthropocène". Ainsi en 2011, la Société américaine de géologie intitula son congrès annuel: Archean to Anthropocene: The past is the key to the future[12].

En Janvier 2015, 26 des 38 membres du Groupe de travail International sur l’Anthropocène publièrent un article suggérant que l'essai nucléaire du 16 Juillet 1945 aux États-Unis était la limite chronologique à retenir pour marquer le début de cette nouvelle époque[13]. Cependant, d’importants groupe suggèrent d'utres dates alternatives[13] En Mars 2015, un autre article dans Nature proposait soit 1610 soit 1964[14].

Le Groupe de travail International sur l’Anthropocène a prévu de se réunir en 2016 avant le congrès de l'Union pour discuter les éléments disponibles et décider si l’Anthropocène est une véritable époque geologique[15].

Débats[modifier | modifier le code]

Évidences proposées[modifier | modifier le code]

Mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata au Chili (13 % des réserves mondiales connues en cuivre).
Quels espaces pour les espèces ?

Les activités humaines ayant la capacité de provoquer des modifications importantes de l'environnement terrestre, notamment via :

L'impact de ces modifications, des prélèvements et des rejets humains l'emporterait sur les facteurs et fluctuations naturels, en particulier au niveau du climat planétaire et des grands équilibres de la biosphère. Par exemple, le plastiglomérat peut être vu, comme l'écrit l'équipe qui l'a identifié, comme une preuve attestant de l'entrée de la planète dans ce nouvel étage géologique, l'Anthropocène[16]. De même, a été mis en avant le fait que l'homme déplace aujourd'hui plus de sédiments au travers de ses activités (mines, carrières, constructions, etc.) que la totalité des rivières du globe[17].

Propositions de limite inférieure (Point stratotypique mondial ou PSM)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Point stratotypique mondial.

Paul Crutzen, après avoir proposé l'an 1784 comme date de début de l'Anthropocène (date du brevet de la machine à vapeur par James Watt, prémices de la révolution industrielle), considère (avec le spécialiste de l'environnement Will Steffen et l'historien John McNeill) que l'homme est entré depuis 1945 dans la phase II de l'Anthropocène - dite la «Grande accélération » (Great Acceleration) qui voit l'augmentation accélérée de la concentration en dioxyde de carbone de l'atmosphère qui « atteint un stade critique car 60 % des services fournis par les écosystèmes terrestres sont déjà dégradés »[18].

Pour d'autres, le caractère récent des phénomènes invoqués est mis en doute par l'archéologie et l'histoire, qui retracent les modifications à grande échelle du paysage et du biotope par l'activité humaine dès le Paléolithique, lorsque la maîtrise du feu et la pratique répétée du brûlis pour chasser ont fait reculer les milieux forestiers (et les espèces qui y vivent) au profit des milieux ouverts (savane, prairie) et des humains qui y ont évolué.

De son côté, Felisa Smith (de l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque) place le début de l'Anthropocène il y a 14 000 ans, lors de la colonisation de l'Amérique du Nord par les premiers chasseurs-cueilleurs asiatiques, cette colonisation ayant entraîné la disparition de nombreuses espèces d'herbivores de grande taille. Ces animaux produisaient de grandes quantités de méthane libéré dans l'atmosphère terrestre, contribuant ainsi au réchauffement climatique naturel ; la diminution du méthane atmosphérique aurait alors conduit au Dryas récent.

Selon la thèse controversée du paléoclimatologue William Ruddiman, l'Anthropocène débuterait il y a 5 000 ans av. JC., période qui voit une augmentation des teneurs en méthane avec le développement de la riziculture, la domestication animale et le défrichement des forêts[19].

Simon Lewis et Mark Maslin, deux scientifiques britanniques, ont récapitulé en mars 2015 les principales propositions de dates pour la base de l'Anthropocène[6]. De la plus ancienne à la plus récente :

  • extinction de la mégafaune pléistocène datée par les fossiles, selon les régions du monde, entre -50 000 et -10 000 ans ;
  • début de l'agriculture, marqué par l'apparition de pollens de plantes cultivées dans les sédiments et daté en moyenne à -11 000 ans mais avec une large plage de variations de l'ordre de 5 000 ans ;
  • début de l'agriculture extensive, souligné par une inflexion positive des teneurs en gaz carbonique (CO2) enregistrées dans les glaces des pôles à partir d'il y a environ -8 000 ans ;
  • développement de la riziculture repéré dans ces mêmes glaces par une augmentation des teneurs en méthane (CH4) à partir d'il y a -6 500 ans ;
  • développement de sols anthropiques identifiés par la présence de niveaux localisés riches en matière organique noire entre il y a -3 000 à -500 ans selon les régions ;
  • mise en contact (« collision ») entre l'Ancien et le Nouveau Monde à compter de 1492, événement qui va s'exprimer progressivement, à compter de 1610[20], par l'augmentation des teneurs en gaz carbonique dans l'atmosphère (enregistrée dans les glaces des pôles) ;
  • révolution industrielle marquée par l’enregistrement de cendres dans les glaces, résidus de la combustion du carbone fossile (charbon, puis hydrocarbures) qui apparaissent progressivement entre 1760 et 1880 selon les régions du monde. L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère qui en résulte est progressive avant la « Grande accélération »[18] du milieu du XXe siècle ;
  • essais et explosions des bombes atomiques en 1945[note 1],[21],[22], et surtout les nombreux essais nucléaires atmosphériques des années 1950 et 1960 qui ont libéré une grande quantité de divers radionucléides et radioisotopes (dont du carbone 14) dans l'air ; assez pour doubler le taux normal de 14C de l'atmosphère[23]. La radioactivité est captée et piégée dans les plantes et en particulier les arbres dont les cernes permettent une datation de l'événement (dendrochronologie). Le pic de cette radioactivité se situe en 1964 juste après l'arrêt des essais nucléaires atmosphériques par les deux principales puissances nucléaires de l'époque, les États-Unis et l’Union soviétique ;
  • présence de produits chimiques industriels polluants et persistants, comme l'hexafluorure de soufre SF6, gaz que l'on retrouve piégé dans les glaces depuis environ 1950.

Parmi toutes ces propositions, Lewis et Maslin privilégient celles qui ont généré un marqueur le plus ponctuel possible et dont l’extension est la plus globale[6] conformément à la définition d’un PSM. Ils en retiennent deux :

  • la mise en contact entre l’Ancien et le Nouveau Monde et donc le mélange des biotas et des plantes et animaux à vocation alimentaire lié à la globalisation du monde aurait conduit :
    • tout d’abord à une chute spectaculaire de la population du continent américain durant les 150 années faisant suite à sa découverte[note 2],[24] et donc la réduction considérable des surfaces cultivées qui favorise la séquestration du CO2 par la végétation,
    • puis à partir du minimum de CO2 atmosphérique de 1610, que Lewis et Maslin[6] nomment l’Orbis spike du latin orbis (globe ou monde), les teneurs en gaz carbonique de l’atmosphère commencent à augmenter, phénomène qui se poursuit de nos jours après s'être nettement accentué depuis la « Grande accélération » du milieu du XXe siècle[18] : voir la courbe d'évolution des teneurs en CO2 entre l'an 1000 et l'an 2000[25]. Cette date limite de 1610, correspondant au début d’un changement global, à la fois climatique, chimique et paléontologique lié au mélange des biotas, remplirait la définition pour la base (PSM) d’une nouvelle époque géologique avec l’enregistrement de pollens[note 3],[26] et autres fossiles dans les sédiments marins ou lacustres. Le choix du paramètre des teneurs en CO2 a cependant le défaut de sa faible croissance au moins jusqu’au début de la révolution industrielle, voire de la « Grande accélération »[18] des années 1950 ;
  • cette période de « Grande accélération » parait a priori plus favorable pour le choix de la base d’une possible époque de l’Anthropocène. Les indicateurs d’activité et de pollution humaine deviennent très significatifs et généralisés. Parmi tous ces marqueurs le « bomb GSSP » (« PSM atomique ») de Lewis et Maslin[6] est le plus aigu avec un pic très net en 1964 en réponse à la diminution significative du nombre d’essais nucléaires atmosphériques suite à la signature par les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires en 1963[note 4]. Le point faible de cet indicateur est que, s’il a certes la potentialité d’affecter considérablement la vie sur Terre, il concerne un évènement qui n’est pas encore survenu à une échelle globale. Par ailleurs un PSM aussi récent que 1964 laisse trop peu de recul en termes d’enregistrement sédimentaire.

Lewis et Maslin retiennent finalement la première hypothèse, l'an 1610, comme possible base d’une époque géologique de l’Anthropocène car elle marque le début d’une période inconnue jusqu’à présent sur Terre, d’homogénéisation du biote terrestre[6] appelée aussi l’échange colombien ou le « grand échange ».

Époque ou Âge géologique ?[modifier | modifier le code]

L'éventuelle introduction d'une nouvelle subdivision dans l'échelle des temps géologiques ferait se poser la question du niveau hiérarchique de celle-ci. L'Anthropocène serait-il une époque/période ou un simple âge/étage géologique[9] ?

Une réponse est fournie par le géologue polonais Jan Zalasiewicz, grand spécialiste de l'Anthropocène ; il a démontré que l'impact de l'activité humaine récente serait probablement enregistré dans les sédiments du futur pendant des millions d'années, justifiant ainsi pleinement le titre d'époque pour l'Anthropocène[27],[28].

La création d'une époque Anthropocène mettrait alors en question le statut de l'actuelle époque de l'Holocène qui, aujourd'hui, s'étend de -11 700 ans à nos jours. Cette époque se terminerait en l'an 1610, si l'on suit la préconisation de Lewis et Maslin[6]. Elle aurait donc une durée considérablement inférieure aux autres époques géologiques qui se sont étendues sur plusieurs dizaines de millions d'années[9],[29].

Il paraîtrait alors logique de rétrograder l'époque Holocène au rang d'âge, tout en modifiant son nom auquel il faudrait adjoindre le suffixe « -ien » des âges/étages. Ainsi l'âge/étage « Holocénien » serait créé[6] et deviendrait le dernier âge de l'époque du Pléistocène[9].

Possible échelle stratigraphique révisée de la période du Quaternaire prenant en compte la création d'une époque Anthropocène et la rétrogradation de l'époque Holocène en étage « Holocénien » (d'après Lewis & Maslin, 2015).
Ère Période Époque Étage
Cénozoïque Quaternaire Anthropocène
Pléistocène « Holocénien »
Tarentien
Ionien
Calabrien
Gélasien

Critiques du concept[modifier | modifier le code]

Des scientifiques soulignent que les paléontologues du futur découvriront beaucoup plus de déchets (notamment des plastiglomérats) que de restes humains fossilisés. Ainsi, Maurice Fontaine de l’Académie des sciences de Paris (directeur du Muséum de Paris de 1966 à 1970) et, à sa suite, de nombreux autres biologistes et géologues, utilisent les termes de « Molysmocène » soit « âge des déchets » en grec[30], ou « Poubellien » en français[31].

Sans nier l’existence de l'Anthropocène, d'autres chercheurs[32] considèrent que la construction de cette idée favorise « un grand récit géocratique de l'anthropocène », à savoir le primat des connaissances scientifiques dans le pilotage des questions environnementales alors que, selon eux, ce qu’ils nomment l’« événement anthropocène » est en réalité une conséquence de choix politiques historiques (par exemple, à la fin du XIXe siècle, la préférence pour le pétrole présent dans les espaces de domination européens au détriment du bois pourtant plus efficace sur le plan énergétique)[33].   

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En janvier 2015, 26 des 38 membres du « Groupe international de travail sur l'Anthropocène » ont proposé la date du , premier essai d'une bombe atomique qui a eu lieu dans un désert du Nouveau-Mexique aux États-Unis.
  2. W. M. Denevan estime que la population des Amériques était de l’ordre de 61 millions d’habitants en 1492. En 1650 elle n'aurait plus été que de 6 millions.
  3. les premiers pollens de maïs par exemple sont enregistrés dans les sédiments lacustres européens dès 1600.
  4. la France poursuivant ce type d’essais jusqu’en 1973 et la Chine jusqu’en 1980.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Gilles Francœur, « Environnement - L'Anthropocène, l'ère des déséquilibres », Le Devoir,‎ .
  2. Michel Lussault, L'Avènement du Monde. Essai sur l’habitation humaine de la Terre, Seuil,‎ 2013, p. 27
  3. (en) C.N. Waters, J.A. Zalasiewicz, M. Williams, M.A. Ellis, A.M. Snelling, A Stratigraphical Basis for the Anthropocene, Geological Society of London,‎ 2014, p. 111
  4. Claude Lorius, Laurent Carpentier, Voyage dans l'anthropocène. Cette nouvelle ère dont nous sommes les héros, Éditions Actes Sud,‎ 2010, p. 47
  5. (en) Shantser, E. V. in Great Soviet Encyclopedia Vol. 2 (ed. Prokhorov, A. M.) p. 139-144
  6. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Simon L. Lewis & Mark A. Maslin, Defining the Anthropocene, Nature, 519, 2015, p. 171-180, doi:10.1038/nature14258, Published online 11 March 2015 http://www.nature.com/nature/journal/v519/n7542/full/nature14258.html
  7. (en) Andrew Revkin, Global Warming : Understanding the Forecast, American Museum of Natural History, Environmental Defense Fund, New York, Abbeville Press,‎ , 180 p.
  8. (en) Paul J. Crutzen et Eugene F. Stoermer, « The “Anthropocene” », Global Change, NewsLetter, n° 41, p. 17-18. IGBP, 2000
  9. a, b, c et d [PDF] « International chronostratigraphic chart (2012) », sur http://www.stratigraphy.org/
  10. Jan Zalasiewicz, « Are we now living in the Anthropocene? », GSA Today, vol. 18, no 2,‎ , p. 4–8 (DOI 10.1130/GSAT01802A.1, lire en ligne)
  11. Zalasiewicz, J., « The New World of the Anthropocene », Environment Science & Technology, vol. 44, no 7,‎ , p. 2228–2231 (DOI 10.1021/es903118j, Bibcode 2010EnST...44.2228Z, lire en ligne)
  12. 2011 GSA Annual Meeting
  13. a et b Was first nuclear test the start of new human-dominated epoch, the Anthropocene?Modèle:Spaced ndash UC Berkeley News Centre, 2015-1-16
  14. S. L. Lewis et M. A. Maslin, « Defining the Anthropocene », Nature, vol. 519,‎ , p. 171–180 (DOI 10.1038/nature14258, lire en ligne)
  15. [1]
  16. [PDF] (en) Patricia L. Corcoran, Charles J. Moore et Kelly Jazvac, « An anthropogenic marker horizon in the future rock record », GSA Today, vol. 24, no 6,‎ , p. 4-8 (lire en ligne)
  17. (en) Richard Monastersky, Anthropocene : The human age, 11 mars 2015, http://www.nature.com/news/anthropocene-the-human-age-1.17085
  18. a, b, c et d (en) Will Stephen, P. J. Crutzen,John Mc Neill, « The Anthropocene : Are Humans now Overwhelming the Great Forces of Nature? », Ambio, no 36,‎ , p. 614-621
  19. (en) W. F. Ruddiman, « The anthropogenic greenhouse era began thousands of years ago », Climatic Change, vol. 61, no 3,‎ 2003, p. 261-293
  20. (en) Simon Lewis et Mark Maslin, University College London lire en ligne et recension sur tempsreel.nouvelobs.com lire en ligne
  21. (en) Jan Zalasiewicz et al., Quat. Int. (2015). 10.1016/j.quaint.2014.11.045
  22. Was first nuclear test the start of new human-dominated epoch, the Anthropocene?, UC Berkeley News Centre, 2015-1-16
  23. Jean‐Claude Barescut (Directeur du programme « Risques chroniques »), Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Note technique Risque chronique et radioactivité Le programme de recherche « ENVIRHOM » (lancé en 2001 et mobilisant en 2004 près de 40 chercheurs) ; Environnement, Risques & Santé. Volume 3, Numéro 3, 173-7, mai-juin 2004,
  24. (en) W. M. Denevan, The Native Population of the Americas in 1492, 2nd edn, University of Wisconsin Press, 1992
  25. (en) http://www.scientificamerican.com/article/mass-deaths-in-americas-start-new-co2-epoch/
  26. (en) Mercuri, A. M. et al., A marine/terrestrial integration for mid-late Holocene vegetation history and the development of the cultural landscape in the Po valley as a result of human impact and climate change, Vegetat. Hist. Archaeobot., 21, 353–372 (2012)
  27. (en) Jan Zalasiewicz, The Earth After Us : What Legacy Will Humans Leave in the Rocks? (Oxford University Press, 2008)
  28. (en) Jan Zalasiewicz, M. Williams, A. Haywood, M. Ellis, The Anthropocene: a new epoch of geological time?, Phil. Trans. R. Soc. Lond., A 369, 2011, p. 835–841
  29. (en) William F. Ruddiman, Erle C. Ellis, Jed O. Kaplan, Dorian Q. Fuller, Defining the epoch we live in, Science, 3 April 2015, vol. 348, no 6230, 2015, p. 38-39, DOI: 10.1126/science.aaa7297, http://www.sciencemag.org/content/348/6230/38.figures-only
  30. Maurice Fontaine, Rencontres insolites d'un biologiste autour du monde, l'Harmattan 1999, ISBN 2738480926, p. 37.
  31. Patrick De Wever, Temps de la Terre, temps de l'Homme, Éditions Albin Michel,‎ 2012 (ISBN 2226209026), p. 240.
  32. Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz, L’Évènement Anthropocène : La Terre, l'histoire et nous, Seuil,‎
  33. Kenneth Pomeranz, Une grande divergence. La Chine, l'Europe et la construction de l'économie mondiale, Decitre,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Lorius et Laurent Carpentier, Voyage dans l'Anthropocène, cette nouvelle ère dont nous sommes les héros, Actes-Sud, 2011, 200 p. (ISBN 2742795340).
  • (en) Andrew Revkin, Global Warming : Understanding the Forecast, American Museum of Natural History, Environmental Defense Fund, New York, Abbeville Press, 1992, 180 p.
  • (en) Paul J. Crutzen et Eugene F. Stoermer, The Anthropocene, Global Change, NewsLetter, n° 41p. 17-18. IGBP, 2000.
  • (en) Paul J. Crutzen, Geology of Mankind, Nature, 3 janvier 2002, p. 23, traduction française dans Écologie & Politique, 34, p. 143-145.
  • Jacques Grinevald, La Biosphère de l'Anthropocène — Pétrole et climat, la double menace, Repère transdisciplinaire 1824-2007, Éditions Médecine & Hygiène, Genève, 2007, 292 p., ill. Collection « Stratégies énergétiques, Biosphère et Société ». (Seconde édition en préparation).
  • Jacques Grinevald, Le concept d’Anthropocène, son contexte historique et scientifique, dans Entropia, n° 12, printemps 2012, p. 22-38.
  • Catherine Larrère et Raphaël Larrère, Peut-on échapper au catastrophisme ?, In Dominique Bourg, Pierre-Benoît Joly et Alain Kaufmann, Du risque à la menace — Penser la catastrophe, Paris, PUF, 2013.
  • Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz, L’Événement Anthropocène — La Terre, l'Histoire et nous, Seuil, 2013.
  • Alain Gras, Qu'est-ce que l'anthropocène ?, L'Écologiste, n°43, avril-juin 2014, p. 45-48.
  • (en) « A Global Perspective on the Anthropocene », Science, vol. 334, no 6052,‎ , p. 34-35 (DOI 10.1126/science.334.6052.34).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]