Population mondiale

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La population mondiale[1],[note 1] est le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 7,55 milliards au [p 1] selon l'Organisation des Nations unies alors qu'elle était estimée à 7 milliards au 31 octobre 2011[2], à 6,1 milliards en 2000, entre 1,55 et 1,76 milliard en 1900 et de 600 à 679 millions d'habitants vers 1700. Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale plus ou moins importante de l'indice de fécondité.

En 2016, on estime que la population humaine mondiale augmente de 246 000 habitants par jour, résultat égal au différentiel entre les 403 000 naissances et 157 000 décès estimés par jour sur Terre, ce qui représente une hausse de 90 millions de personnes par an[3]. Le taux annuel de la croissance démographique de la population mondiale est de 1,2 %[3]. En 2014, environ 54 % de la population mondiale vit en milieu urbain[4].

Carte des pays par population (2014)
Carte des pays par population (2014).

Répartition par continent[modifier | modifier le code]

Population mondiale par continent en 2008.
Répartition par continent de la population mondiale (mi-2017)[p 2]
Zone géographique Population Pourcentage de la
population mondiale
Asie 4 504 428 000 59,7 %
Afrique 1 256 268 000 16,6 %
Europe 742 074 000 9,8 %
Amérique latine et Caraïbes 645 593 000 8,6 %
États-Unis et Canada 361 208 000 4,8 %
Océanie 40 691 000 0,5 %
Antarctique 1 500 0,0 %
Monde 7 550 262 000 100,0 %
Population mondiale par continent en 2017 (en millions d'habitants)

Évolution à travers le temps[modifier | modifier le code]

Population mondiale : 3 scénarios d'évolution possible de la population mondiale.
sources : Nations unies, Projections de population 2013[5] ; 1800-1950 : estimations US Census Bureau[6]
Évolution de la population mondiale entre 10000 av. J.-C. et 2000
Perspectives d'évolution de la population mondiale par continent jusqu'en 2050, selon divers modèles d'estimations et scénarios, fournis par l'ONU[7]. Attention, l'échelle verticale (unité : millions) est "logarithmique" ce qui "aplatit" l'augmentation.

La taille de la population mondiale passée ne peut être qu'estimée. Dans le passé, des démographes (Giammaria Ortes par exemple) ont cherché à calculer non seulement la population du monde, mais celle que le monde pouvait supporter au vu des ressources disponibles.
Pour celle d'avant le XIXe siècle, on peut se faire une idée de la densité de population via quelques registres de naissance et mort, ou certains recensements, ou encore via la production agricole estimée. La natalité n'est pas un prédicteur en soi : Ainsi, l'enquête de démographie historique lancée par Louis Henry (Ined, fin des années 1950[8]) et la reconstitution[9] des tables de mortalité françaises des XIXe et XXe siècles par Jacques Vallin et France Meslé ont montré que pour « une population qui n'avait pas la moitié de l'effectif actuel, le royaume de France comptait plus de naissances au milieu du XVIIIe siècle que la République aujourd'hui : un million au lieu de 765 000. Mais, dès l'âge de 10 ans, la moitié des enfants étaient décédés. D'où le très faible niveau de l'espérance de vie : 25 ans[10] ; Elle a donc plus que triplé en deux siècles et demi », permettant dans ce cas une forte croissance de la population malgré une natalité en forte diminution[11].
Dans l'entre-deux-guerres, des projections parfois qualifiées de « pessimistes » prévoyaient un plafonnement de la population mondiale vers 2 milliards d'habitants en 2100. Mais, dans les années 1960, le constat de l'explosion démographique, notamment dans les pays où le taux de fécondité était jusque-là mal connu aboutit à de nouvelles projections, l'accroissement démographique atteignant un pic de 2,2 % en 1963[12]. Dans un article de 1995 (mis à jour en 2002), le démographe Carl Haub du Bureau du recensement des États-Unis estime qu'à la mi-2002, le nombre total d'êtres humains ayant vécu sur Terre est de plus de 106 milliards[13].

L'estimation suivante de la population mondiale à travers le temps se base sur la synthèse du Bureau du recensement des États-Unis pour la période allant de -10000 à 1940[14] et pour les années antérieures sur les données de l'Organisation des Nations unies (ONU)[15] et les études de Gregory Cochran basées sur l'ADN mitochondrial. On observe que la population a connu une faible croissance durant des milliers d'années, alors que la fin de l'époque moderne marque le début d'une augmentation exponentielle[note 2] de la population, faisant passer le nombre de personnes vivant sur Terre d'environ 650 millions en 1750 à plus de 1,2 milliard un siècle plus tard et à plus de 2,5 milliards en 1950[16].

Année Population mondiale
-100 000 0,5 million
-10 000 1 à 10 millions
-6 500 5 à 10 millions
-5 000 5 à 20 millions
400 190 à 206 millions
1000 254 à 345 millions
1250 400 à 416 millions
1500 425 à 540 millions
1700 600 à 679 millions
1750 629 à 691 millions
1800 0,813 à 1,125 milliard
1850 1,128 à 1,402 milliard
1900 1,550 à 1,762 milliard
1910 1,750 milliard
1920 1,860 milliard
1930 2,07 milliards
1940 2,3 milliards
1950 2,5 milliards

Évolution depuis 1950[modifier | modifier le code]

Accroissement de la population mondiale de 1950 à 2010 en nombre absolu (chaque barre grise représente le nombre de terriens supplémentaires par an) et en valeur relative (pourcentage, en rouge).
Année Population mondiale Accroissement brut
1950 2 525 149 000
1955 2 758 315 000 + 9,23 % 233 166 000
1960 3 018 344 000 + 9,43 % 260 029 000
1965 3 322 495 000 + 10,08 % 304 151 000
1970 3 682 488 000 + 10,84 % 359 993 000
1975 4 061 399 000 + 10,29 % 378 911 000
1980 4 439 632 000 + 9,31 % 378 233 000
1985 4 852 541 000 + 9,30 % 412 909 000
1990 5 309 668 000 + 9,42 % 457 127 000
1995 5 735 123 000 + 8,01 % 425 455 000
2000 6 126 622 000 + 6,83 % 391 499 000
2005 6 519 636 000 + 6,41 % 393 014 000
2010 6 929 725 000 + 6,29 % 410 089 000
2015 7 349 472 000 + 6,06 % 419 747 000
Source : ONU (World Population Prospects: The 2015 Revision)

Bien que le taux de croissance diminue, la population continue de croître de plus de 400 millions d'individus tous les cinq ans.

Le cap de 6 milliards a été atteint en octobre 1999. À cette occasion, les Nations unies ont symboliquement désigné un nouveau-né bosnien le « bébé 6 milliards ». Celui des 7 milliards a eu lieu officiellement le .

Évolution par région[modifier | modifier le code]

Part de chaque région dans la population mondiale (%)
Région 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2017
Afrique 9,0 9,4 9,9 10,8 11,9 13,3 15,1 16,6
Afrique du Nord 1,9 2,1 2,2 2,4 2,6 2,8 2,9 3,1
Afrique subsaharienne 7,1 7,3 7,7 8,4 9,3 10,5 12,1 13,5
Amérique 13,5 14,1 14,1 13,9 13,7 13,7 13,6 13,5
Amérique du Nord 6,8 6,8 6,2 5,7 5,3 5,1 4,9 4,8
Amérique latine et Caraïbes 6,7 7,3 7,8 8,2 8,4 8,6 8,6 8,6
Asie 55,4 56,1 57,8 59,3 60,4 60,7 60,3 59,7
Asie centrale 0,7 0,8 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9 0,9
Asie de l'Est 26,7 26,5 26,9 26,7 26,1 24,6 22,9 21,8
Asie de l'Ouest 2,0 2,2 2,3 2,6 2,8 3,0 3,3 3,5
Asie du Sud 19,5 19,6 20,0 21,1 22,3 23,6 24,5 24,8
Asie du Sud-Est 6,5 7,0 7,6 8,0 8,3 8,5 8,6 8,6
Europe 21,7 20,0 17,8 15,6 13,5 11,8 10,6 9,8
Océanie 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5

Évolution de la fécondité[modifier | modifier le code]

La population mondiale continue de croître, mais l'accroissement ralentit en raison d'une baisse de la fécondité, le taux de fécondité moyen étant passé de 5 enfants par femme dans les années 1950 à 2,5 en 2015, avec de fortes disparités (Taïwan : 1,1 enfant par femme ; Niger : 7,6). Plus de la moitié de l'humanité vit dans une région du monde où le taux de fécondité est inférieur à 2,1 enfants par femme, taux nécessaire au remplacement des générations dans les pays développés. L'augmentation de la population concerne surtout les pays du Sud, notamment l'Afrique dont la population devrait doubler dans les prochaines décennies.

Selon l'étude sur la démographie du monde musulman, Le Rendez-vous des civilisations (Seuil, 2007), Youssef Courbage et Emmanuel Todd constatent que la fécondité des femmes est passée de 6,8 enfants en 1975 à 3,7 aujourd'hui – 2,2 au Maroc, 2,1 en Tunisie. Cette baisse, remarquent-ils, suit partout l'alphabétisation des femmes[17]. Néanmoins, les objectifs du millénaire concernant la parité des sexes dans l'enseignement n'ont été atteints que partiellement (atteints en Afrique du Nord, en Asie de l'Est et en Amérique latine, mais pas en Afrique subsaharienne ni en Asie du Sud)[18], et l'effet démographique escompté ne s'est pas produit au niveau attendu.

Depuis les années 1970, la politique de l'enfant unique a freiné la démographie de la Chine. Hervé Le Bras souligne qu'aucune institution n'est cependant capable d'imposer une législation limitant la croissance démographique : ce sont essentiellement l'accès à la contraception et à l'avortement qui agissent de façon significative sur le taux de natalité[19].

Un taux de fécondité en baisse induit sur le long terme un vieillissement important de la population. Cela est déjà le cas dans plusieurs pays riches, principalement en Europe et en Asie orientale. Une phase identique de vieillissement devrait aussi se produire, dans une moindre mesure et plus tardivement, dans les autres pays.

Période Taux de fécondité
1950-1955 4,96
1955-1960 4,89
1960-1965 5,03
1965-1970 4,92
1970-1975 4,46
1975-1980 3,87
1980-1985 3,60
1985-1990 3,44
1990-1995 3,02
1995-2000 2,75
2000-2005 2,63
2005-2010 2,57
2010-2015 2,52
2015-2020 2,47
Source : Base de données démographiques de l'ONU[20].

Projections de la population mondiale jusqu'en 2100[modifier | modifier le code]

Pour le démographe, se projeter à échelle mondiale au-delà de 50 ans est un exercice très difficile. En effet, des variations apparemment faibles de la fécondité considérée à un instant "t", combinées à une tendance à l'allongement de l'espérance de vie, conduisent après quelques décennies à de grandes différences dans la taille des populations. Ces différences, à partir d'un point de départ de 7 milliards d'habitants, se mesureront en centaines de millions ou en milliards de personnes en plus ou en moins 50 ou 100 ans plus tard. Et la différence entre les scénarios envisagés s'accentue avec le temps.

Il faut enfin noter que des facteurs écoépidémiologiques, climatiques ou socio-économico-politiques imprévus peuvent influencer tous les scénarios et tendances.

Tous les deux ans, l'Organisation des Nations unies (ONU) publie une étude intitulée World Population Prospects qui détaille l'évolution passée et future de la population mondiale. La dernière étude, The 2017 Revision[p 1], a été publiée en juillet 2017.

Parmi les différents scénarios de l'ONU, on distingue : une variante basse, une variante moyenne et une variante haute. Le tableau ci-dessous résume ces trois scénarios :

Projections de la population mondiale
Année Variante basse Variante moyenne Variante haute
2020 7 725 860 000 7 795 482 000 7 865 019 000
2030 8 226 821 000 8 551 199 000 8 875 433 000
2040 8 580 189 000 9 210 337 000 9 847 129 000
2050 8 752 755 000 9 771 823 000 10 849 107 000
2060 8 719 008 000 10 222 598 000 11 899 382 000
2070 8 529 988 000 10 575 847 000 12 965 645 000
2080 8 209 265 000 10 848 708 000 14 088 280 000
2090 7 777 286 000 11 050 055 000 15 285 550 000
2100 7 275 464 000 11 184 368 000 16 521 245 000
Source : Base de données démographiques de l'ONU[21]

On ignore à quel niveau la population humaine pourrait se stabiliser, ni même si elle se stabilisera (augmentera ou diminuera), compte tenu des incertitudes concernant l'évolution du comportement reproductif de l'espèce. En effet, il sera toujours difficile de prévoir si le taux de fécondité au niveau mondial augmentera, diminuera ou se stabilisera au niveau de la période 2010-2015 : 2,5 enfants par femme[p 3]. Le seuil de remplacement qui garantit une augmentation de la population est un taux de fécondité supérieur à 2,1[p 4].

L'ONU a d'abord supposé dans les années 1990/2000[22], et alors que le cap des 6 milliards de terriens était atteint vers 1999[23] que la population pourrait se stabiliser à la fin du XXIe siècle vers 9,5 milliards d'êtres humains (scénario moyen). En 2011, le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU a fortement révisé (à la hausse) ses hypothèses et conclusions en termes de projection démographique (2010 Revision of World Population Prospects)[24].

La dernière projection (2017) porte la prévision 2100 à 11,18 milliards de personnes ; on constate une dérive très nette dans ces prévisions :

Évolution des prévisions de l'ONU
(scénario moyen, en milliards d'habitants)
Prévision ONU Population en 2050 Population en 2100
Prévision 1998[22] 9,1 9,5
Prévision 2011[24] 9,3 10,1
Prévision 2013 9,55 10,85
Prévision 2015[25] 9,72 11,21
Prévision 2017[p 1] 9,77 11,18

Impact environnemental de la surpopulation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Surpopulation#Capacité de charge.

La croissance de la population mondiale est telle que l'on parle de surpopulation, ce qui pose la question de la capacité de charge de la planète sur le plan environnemental.

La croissance démographique a pour effet d'augmenter l'empreinte écologique totale et de diminuer la biocapacité disponible par tête. Ainsi, malgré les progrès techniques (intrants agricoles, irrigation...) qui ont contribué à augmenter la capacité agricole par l'accroissement des rendements moyens par hectare des cultures, portant ainsi la biocapacité totale de la planète de 9,5 à 12,2 milliards d’hectares globaux (hag)[note 3] entre 1961 et 2013, la population humaine mondiale étant passée de 3,1 à près de 7 milliards d’habitants durant la même période, la biocapacité disponible par tête a été ramenée de 3,12 à 1,71 hag[26]. En 2012, l'empreinte écologique de l'humanité atteignait 20,1 milliards d'hag, soit 2,8 hag par personne, alors que la biocapacité de la Terre n'était que de 12,2 milliards d'hag, ou 1,7 hag par personne, soit une surexploitation écologique de 65 %. Il faudrait donc 1,65 années pour régénérer les ressources consommées par l'homme en 2012 et absorber le CO2 produit[27].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En actualisant la page de ce site-référence, nous obtenons une estimation de la population mondiale actuelle.
  2. Au sens strict, aucune croissance ne peut être durablement exponentielle dans un milieu fini. Néanmoins des courbes comme la courbe logistique ou la courbe de Gauss ont un début exponentiel, la première s'infléchissant avant de plafonner, la seconde retombant à zéro
  3. Notion d'hectare moyennement productif (forêts très productives, mers moins productives)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p. 1
  2. p. 23
  3. p. 6
  4. p. 5

Autres références :

  1. Villeret Consulting, « PopulationMondiale.com - World population clock : suivez l'évolution de la population du Monde en direct ! », sur www.populationmondiale.com (consulté le 2 avril 2016)
  2. Le monde compte 7 milliards de personnes
  3. a et b (en)2016 World Population Data Sheet
  4. (en)World Urbanization Prospects, the 2014 Revision
  5. (en)World Population Prospects - The 2012 Revision - Key Findings and Advance Tables, sur le site des Nations unies, Département des Affaires Économiques et Sociales
  6. (en)Historical Estimates of World Population, site du US Census Bureau consulté le 09/07/2013.
  7. (en) Données et perspective du World Population Prospects
  8. Louis Henry, La population de la France de 1740 à 1860, Population, numéro spécial, novembre 1975, p. 71-122
  9. Jacques vallin et France Meslé, Tables de mortalité françaises pour les XIXe et XXe siècles et projections pour le XXe siècle, Données statistiques, numéro 4-2001, Ined, novembre 2001, 101 p. (www.ined.fr)
  10. Yves Blayo, La mortalité en France de 1740 à 1829, Population, numéro spécial, nov. 1975, p. 123-142
  11. Gilles Pison, « France 2004 : l’espérance de vie franchit le seuil de 80 ans », Population et société, no 410,‎ (lire en ligne)
  12. Hervé Le Bras, Population, Hachette, 1986
  13. Population Today - How Many People Have Ever Lived on Earth?
  14. Historical Estimates of World Population
  15. (en) « United Nations Population Division », Organisation des Nations unies (consulté le 24 novembre 2007)
  16. (en) « L’évolution vertigineuse de la population mondiale depuis 100.000 ans », infographie par vidéo de 6:24, sur agiteur.com, (consulté le 1er avril 2017)
  17. Igor Martinache, « Youssef Courbage, Emmanuel Todd, Le rendez-vous des civilisations », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne)
  18. Objectifs du Millénaire pour le développement - Rapport 2015 (voir page 28), consulté le 24 août 2016.
  19. Surpopulation : les vrais chiffres de la croissance démographique mondiale, Lise Barnéoud, Science et Vie, no 1108, janvier 2010, page 83.
  20. ONU (World Population Prospects: The 2017 Revision) - Data query
  21. (en) [xls] ONU (World Population Prospects: The 2017 Revision)- Download Files - Population indicators - Total population (both sexes), ONU.
  22. a et b ONU, Long-range World Population Projections, based on the 1998 Revision -Executive Summary, consulté 2011/05/08
  23. The World at Six Billion
  24. a et b Communiqué ONU du 3 mai 2011 intitulé World Population to reach 10 billion by 2100 if Fertility in all Countries Converges to Replacement Level, et résumé consulté 2011/05/08
  25. (en)World Population Prospects 2015 - Key Findings, ONU.
  26. Empreinte écologique mondiale, Global Footprint Network, 2017.
  27. Rapport Planète vivante 2016, p. 77, WWF.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]