Low-tech

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L'anglicisme low-tech ou basse technologie, par opposition à high-tech, est attribué à des techniques apparemment simples, économiques et populaires. Elles peuvent faire appel au recyclage de machines récemment tombées en désuétude.

La revendication de l'usage des low-tech témoigne de la volonté de s'opposer aux modes technologiques, considérées comme mercantiles, avilissantes et déraisonnables écologiquement. À cet égard, les low-tech affichent le plus souvent un contenu en énergie grise plus faible que celui des high-tech.

Exemples d'usages[modifier | modifier le code]

Auteur du livre "L'âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable", l'ingénieur Philippe Bihouix, spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, explique le concept de low tech en prenant l'exemple de la voiture :

« "La voiture propre n’existe pas, c’est un mensonge. Quand bien même l’énergie serait propre, ce qui n’est pas le cas, l’ensemble de ce qui sert à fabriquer la voiture et qui n’est pas recyclable a un coût. Plus la voiture va vers le high-tech pour polluer un peu moins, moins la voiture est recyclable, et ses composants issus du recyclage. L’approche low-tech, c’est une voiture beaucoup plus simple, plus légère, avec un moteur bridé, absolument aucun équipement électronique – disons le moins possible... C’est la deux-chevaux avec un filtre à particules, si j’exagère. L’étape d’après, c’est de se passer de la voiture, de la circonscrire à quelques usages spéciaux, et d’enfourcher un vélo."[1] »

« Certains artistes contemporains disent faire usage des Low-tech dans leurs pratiques, notamment dans les domaines de l'Art numérique, des Arts scientifiques, du net art, de la Musique bruitiste, de la Musique électroacoustique ou de la Musique électronique. » [2]

En informatique[modifier | modifier le code]

Il existe des systèmes d'exploitations capables de permettre de continuer à utiliser de vieux ordinateurs : par exemple certains des systèmes d'exploitations surnommés MiniLinux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Low-tech : « Il va falloir apprendre à s’appauvrir », L'Obs / Rue89, 1 juin 2014
  2. « Le Low Tech au top », Miguel de Serrault,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]