Catherine Larrère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une philosophe image illustrant français image illustrant l’environnement
Cet article est une ébauche concernant une philosophe française et l’environnement.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Catherine Larrère
Kim Hill panel discussion 005 (cropped, Catherine Larrère).JPG

2015

Naissance
Nationalité
française
Formation
Principaux intérêts
Œuvres principales
  • Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l'environnement
  • Penser et agir avec la nature. une enquête philosophique

Catherine Larrère, née Delafosse le à La Rochelle, est une philosophe et professeur des universités émérite française.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

« The Anthropocene challenge », débat à la Burnside High School. De gauche à droite : Lucile Schmid, David Frame, Kim Hill, Catherine Larrère, Bronwyn Hayward.

Élève à l'École normale supérieure (Sèvres) (1964-1969), agrégée de philosophie (1968) et docteur ès-lettres et sciences humaines (Paris I, 1988), Catherine Larrère est une universitaire spécialiste de philosophie morale et politique. Après avoir étudié la philosophie du droit au XVIIIe siècle (notamment Montesquieu), elle s'est tournée vers la philosophie environnementale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière comme professeure de philosophie en lycée (1969). Elle est assistante de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand (1970-1979), maître-assistante puis maître de conférences à l'université Blaise Pascal-Clermont II (1979-1990). Elle soutient en 1988 une thèse d’État de philosophie intitulée L'invention de l'économie au XVIIIe siècle : entre les doux principes du commerce et les théories de la représentation[1] à l'université Paris 1 . En 1990, elle est nommée professeure à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 dont elle dirige l'UFR de philosophie (1992-1997), puis de 2004 à 2014, elle est professeure à l’université Panthéon-Sorbonne[2].

Elle est nommée professeure émérite en 2014[3].

Engagements institutionnels et culturels[modifier | modifier le code]

Elle est de 2013 à 2016 présidente de la Fondation de l’écologie politique[4], un think-tank indépendant adossé à Europe Écologie Les Verts[5].

Elle a été commissaire scientifique de l’exposition « Nature vive » au Muséum national d'histoire naturelle (2001)[6].

Recherches[modifier | modifier le code]

Elle s'est d'abord intéressée à la généalogie de la pensée économique, puis à la pensée de Montesquieu. À partir des années 1990, après avoir rencontré John Baird Callicott, l'un des principaux représentants, aux États-Unis, de l'éthique environnementale, elle travaille sur ce domaine[réf. souhaitée].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée avec Raphaël Larrère.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'invention de l'économie au XVIIIe siècle. Du droit naturel à la physiocratie, Paris, Presses universitaires de France, collection « Léviathan », 1992. (thèse de doctorat)
  • Les philosophies de l’environnement, Paris, Presses universitaires de France, collection « Philosophies », 1997.
  • Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l'environnement, avec Raphaël Larrère, Paris, Aubier, collection « Alto » 1997.
  • La crise environnementale, avec Raphaël Larrère (direction), Paris, Éditions de l’INRA, 1997.
  • Actualité de Montesquieu, Paris, Presses de Sciences Po, 1999.
  • Lumières et commerce : l’exemple bordelais, avec Jean Mondot, New-York, P. Lang, 2000.
  • Nature vive, Paris, Nathan-Muséum national d'histoire naturelle, 2000 (ISBN 978-2-09-260841-8).
  • L'écologie est politique, avec Lucile Schmid et Olivier Frossard, Les Petits matins, 2013 (ISBN 978-2-36383-112-5).
  • Penser et agir avec la nature. une enquête philosophique, avec Raphaël Larrère, Paris, La Découverte, 2015 (ISBN 9782707185716).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse d'État, philosophie, notice Sudoc [1].
  2. « Curriculum vitae », sur academieroyale.be.
  3. « Catherine Larrère », sur raison-publique.fr.
  4. « La présidence du Conseil de surveillance », sur le site de la Fondation de l'écologie politique.
  5. Yves Cochet et al., « Qui veut la mort de la Fondation de l’écologie politique ? », sur liberation.fr,‎ .
  6. Catherine Larrère (direction), Nature vive, Paris, Nathan-Muséum national d'histoire naturelle, 2000 (ISBN 978-2-09-260841-8).