Catherine Larrère

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Catherine Larrère
Kim Hill panel discussion 005 (cropped, Catherine Larrère).JPG

2015

Naissance
Nationalité
française
Formation
Principaux intérêts
Œuvres principales
  • Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l'environnement
  • Penser et agir avec la nature. une enquête philosophique

Catherine Larrère, née Delafosse le à La Rochelle, est une philosophe et professeure de philosophie émérite française.

Biographie[modifier | modifier le code]

« The Anthropocene challenge », débat à la Burnside High School. De gauche à droite : Lucile Schmid, David Frame, Kim Hill, Catherine Larrère, Bronwyn Hayward.

Élève à l'École normale supérieure de jeunes filles (1964-1969)[1], agrégée de philosophie (1968) et docteur ès-lettres et sciences humaines (Paris I, 1988), elle est spécialiste de philosophie morale et politique. Elle a étudié la philosophie du droit au XVIIIe siècle, notamment la pensée de Montesquieu, puis elle s'est tournée vers la philosophie de l'environnement.

Elle est professeure de philosophie en lycée (1969), puis assistante de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand (1970-1979), maître-assistante puis maître de conférences à l'université Blaise Pascal-Clermont II (1979-1990). Elle soutient en 1988 une thèse d’État de philosophie intitulée L'invention de l'économie au XVIIIe siècle : entre les doux principes du commerce et les théories de la représentation[2] à l'université Paris 1 . En 1990, elle est nommée professeure à l'université Bordeaux-Montaigne dont elle dirige l'UFR de philosophie (1992-1997), puis de 2004 à 2014, elle est professeure à l’université Panthéon-Sorbonne[3]. Elle est nommée professeure émérite en 2014[4].

Engagements institutionnels et culturels[modifier | modifier le code]

Elle a été commissaire scientifique de l’exposition « Nature vive » au Muséum national d'histoire naturelle (2001)[5].

Elle est présidente de la Fondation de l’écologie politique (2013-2016)[6], un think-tank indépendant adossé à Europe Écologie Les Verts[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée avec l'agronome et sociologue Raphaël Larrère.

Recherches[modifier | modifier le code]

Elle s'est d'abord intéressée à la généalogie de la pensée économique, puis à la pensée de Montesquieu. À partir des années 1990, après avoir rencontré John Baird Callicott, l'un des principaux représentants de l'éthique de l'environnement aux États-Unis, elle se spécialise dans ce domaine, et introduit en France la pensée de nombreux chercheurs anglo-saxons de ce domaine[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'invention de l'économie au XVIIIe siècle. Du droit naturel à la physiocratie, Paris, Presses universitaires de France, collection « Léviathan », 1992. (thèse de doctorat)
  • Les philosophies de l’environnement, Paris, Presses universitaires de France, collection « Philosophies », 1997.
  • Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l'environnement, avec Raphaël Larrère, Paris, Aubier, collection « Alto » 1997.
  • La crise environnementale, avec Raphaël Larrère (direction), Paris, Éditions de l’INRA, 1997.
  • Actualité de Montesquieu, Paris, Presses de Sciences Po, 1999.
  • Lumières et commerce : l’exemple bordelais, avec Jean Mondot, New-York, P. Lang, 2000.
  • Nature vive, Paris, Nathan-Muséum national d'histoire naturelle, 2000 (ISBN 978-2-09-260841-8).
  • L'écologie est politique, avec Lucile Schmid et Olivier Frossard, Les Petits matins, 2013 (ISBN 978-2-36383-112-5).
  • Penser et agir avec la nature. une enquête philosophique, avec Raphaël Larrère, Paris, La Découverte, 2015 (ISBN 9782707185716).
  • « Une stratégie payante : personnifier la nature », Pour la Science, no 475,‎ , p. 14-15.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Catherine Larrère », sur archicubes.ens.fr.
  2. Thèse d'État, philosophie, notice Sudoc [1].
  3. « Curriculum vitae », sur academieroyale.be.
  4. « Catherine Larrère », sur raison-publique.fr.
  5. Catherine Larrère (direction), Nature vive, Paris, Nathan-Muséum national d'histoire naturelle, 2000 (ISBN 978-2-09-260841-8).
  6. « La présidence du Conseil de surveillance », sur le site de la Fondation de l'écologie politique.
  7. Yves Cochet et al., « Qui veut la mort de la Fondation de l’écologie politique ? », sur liberation.fr, .
  8. « Biographie », sur humanite-biodiversite.fr.