Club de Rome

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Club de Rome
Image illustrative de l'article Club de Rome

Création
Type Association internationale
Secrétariat
international
Drapeau de la Suisse Winterthour, Canton de Zurich
Langue Anglais
Personnes clés Aurelio Peccei
Alexander King
Site web http://www.clubofrome.org/

Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement.

Piloté à sa création par Aurelio Peccei, un Italien membre du conseil d'administration de Fiat, et Alexander King, un scientifique et fonctionnaire écossais, ancien directeur scientifique de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l'Accademia dei Lincei le .

Les notions de développement durable et d'empreinte écologique font du Club de Rome un précurseur. Si, au XXIe siècle, une part de la population terrienne s'accorde à prendre en compte les problématiques environnementales, d'autres n'acceptent pas ces analyses qui impliquent beaucoup de remises en question. Ils s'en prennent parfois au Club de Rome, à l'origine de ce qu'ils pensent être du catastrophisme.

Son comité exécutif est constitué de treize membres.

Le Club de Rome se fit connaître mondialement en 1972 par son premier rapport, The Limits to Growth (littéralement Les limites à la croissance), traduit en français par l'interrogation Halte à la croissance ?. Son interpellation intervint à l'apogée de la période dite des Trente Glorieuses, une période de croissance sans précédent dans les pays développés et qui laissait penser que cette croissance était sans limite imaginable. Le concept de croissance zéro, que ce rapport ne préconisait pas, fut néanmoins une des idées fondatrices de l'écologie politique.

En 1993, Ervin Laszlo a l'idée de créer le Club de Budapest. Le Club de Rome étant constitué de personnalités de très haut niveau des domaines scientifiques, politiques et des affaires, le but était d'instituer un club annexe pour équilibrer la pensée rationnelle dans ce domaine avec l'aspect intuitif qu'apporte la créativité dans les arts, dans la littérature, et dans la spiritualité, en impliquant quelques-unes des personnalités les plus connues d'alors[1].

Le rapport The limits to growth - Halte à la croissance ?[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Halte à la croissance ?.

Ce rapport, commandé en 1970 et publié en 1972 par le Club de Rome, fut aussi appelé « Rapport Meadows ». Il se base sur un modèle de simulation nommé World3. Douze millions d'exemplaires seront vendus en 37 langues différentes.

Dans ce rapport, quatre ans après la contestation de la société de consommation de 1968 dans les pays d'économie libérale, pour la première fois, les vertus de la croissance sont remises en cause par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology au nom d'une prise de conscience d'une pénurie prévisible des sources énergétiques et des conséquences du développement industriel sur l'environnement.

Cinq principaux problèmes ont été soulignés[2].

  • l’accélération d’industrialisation
  • la croissance forte de population mondiale
  • la persistance de malnutrition mondiale
  • l'épuisement de ressources naturelles non-renouvelables
  • la dégradation d'environnement

Les conclusions du rapport annoncent un futur inquiétant pour l'humanité. Beaucoup lui ont reproché à l'époque une certaine exagération dans ses prévisions, même si le rapport ne prévoyait aucun épuisement de ressources, ni aucun événement catastrophique avant 2010 au moins, même dans le scénario le plus défavorable (et il ne s'agissait alors que des prémices de l'effondrement).

Il fut suivi en 1974 d'un deuxième rapport du Club de Rome : « Stratégie pour demain »[3], dont l'approche fut diversifiée et localisée selon dix grandes régions du monde ayant chacune une situation et des problématiques de développement différentes.

Le 1 mars 2012, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Or, les instruments d'analyse ont été modernisés, pour tenir compte des progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision[4]. Le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Ce dernier donnait soixante ans (2030) au système économique mondial pour s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. Les rapporteurs font cependant preuve d'optimisme, en écrivant que si des mesures radicales étaient prises pour réformer le Système, la date buttoir pourrait être repoussée. Mais à ce jour les mesures politiques nécessaires ne sont pas prises. En effet les décisions des gouvernements, des entreprises et des médias qui convergent pour que tout continue comme avant, "business as usual ", demeure le plus grand obstacle au changement[4].

Thèmes liés[modifier | modifier le code]

Sur son site internet, le Club mentionne[5] (2013) notamment :

Partenaires[modifier | modifier le code]

Début 2013, ses premiers partenaires étaient[5] :

  • (de) Allianz Elementarversicherungs AG[11]
  • (de) Chambre de commerce américaine en Autriche [12]
  • (de) Banque d'Autriche[13]
  • (de) Bundeskanzleramt[14]
  • (de) Bundesministerium für Land- und Forstwirtschaft, Umwelt und Wasserwirtschaft[15]
  • (de) Bundesministerium für Unterricht, Kunst und Kultur[16]
  • (de) Bundesministerium für Wirtschaft und Arbeit[17]
  • (de) Club de Vienne[18]
  • (en) European Baha'i Business Forum (EBBF)[19]
  • (en) Association européenne pour la promotion du développement durable[20]
  • (en) Ligue européenne pour la coopération économique[21]
  • (en) Global Marshall Plan Initiative[22]
  • (de) Österreichische Gesellschaft für Versicherungsfachwissen[23]
  • (en) Centre international pour l'information éthique[24]
  • (de) Oesterreichische Nationalbank[25]
  • (de) Österreichischer Rundfunk[26]
  • (de) Österreichisches Kompetenzzentrum für Wissensmanagement[27]
  • (de) Ökosoziales Forum Österreich[28]
  • (de) Ville de Vienne[29]
  • (de) Steinbeis Transfer Institute for Information Ethics[30]
  • (de) Stiftung Digitale Chancen[31]
  • (en) Sustainable Europe Research Institute[32]
  • (de) Telekom Austria[33]
  • TeliaSonera[34]
  • (en) UNESCO[35]
  • (de) Universitäts.Club Klagenfurt[36]
  • (de) Verein der Freunde der Pilgrim Schule[37]
  • (be) Vlaams Overleg Duurzame Ontwickeling[38]
  • (de) Wiener Vorlesungen[39]
  • (de) Wissenschaftlichs Zentrum der Polnischen Akademie der Wissenschaften in Wien[40]
  • (en) World Academy of Arts and Science[41]
  • (de) Zentrum für Interkulturelle Studien Fürstenfeld [42]

Présidents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Origine de la création du Club de Budapest
  2. Delaunay Janine, Halte la croissance ? enquête sur le club de rome. suivi de rapport sur les limites à la croissance, Fayard, 1972 (lire en ligne)
  3. Stratégie pour demain - 2e rapport au Club de Rome Mihajlo Mesarovic et Eduard Pestel - Édition du Seuil, 1974, 204 pages
  4. a et b « 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe », sur blogs.mediapart.fr (consulté le 4 août 2015)
  5. a et b Club de Rome, Thematic Links, consulté 2013-03-05
  6. Club de Rome, Ecological Footprint ; recommended site dealing with our resource use…
  7. Club de Rome, European Dialogue on Internet Governance ; How and by whom should the Internet be governed ?  ; , consulté 2013-03-05
  8. Club de Rome, Environmental Ethics recommended collection of articles (Allemand/Anglais), consulté 2013-03-05
  9. Club de Rome, Climate Change ; the IPCC Website is a primary source for scientific information
  10. Club de Rome, Clean Power from Deserts ; website of the DESERTEC Foundation…
  11. [1]
  12. American Chamber of Commerce in Austria
  13. Bank Austria
  14. Bundeskanzleramt
  15. Bundesministerium für Land- und Forstwirtschaft, Umwelt und Wasserwirtschaft
  16. Bundesministerium für Unterricht, Kunst und Kultur
  17. Bundesministerium für Wirtschaft und Arbeit
  18. Club of Vienna
  19. European Baha'i Business Forum (EBBF)
  20. European Association for the Promotion of Sustainable Development
  21. European League for Economic Cooperation
  22. Global Marshall Plan Initiative
  23. Österreichische Gesellschaft für Versicherungsfachwissen
  24. International Centre for Information Ethics
  25. Oesterreichische Nationalbank
  26. Österreichischer Rundfunk
  27. Österreichisches Kompetenzzentrum für Wissensmanagement
  28. Ökosoziales Forum Österreich
  29. Stadt Wien
  30. Steinbeis Transfer Institute for Information Ethics
  31. Stiftung Digitale Chancen
  32. Sustainable Europe Research Institute
  33. Telekom Austria
  34. TeliaSonera
  35. UNESCO
  36. « Universitäts.Club Klagenfurt » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-30
  37. Verein der Freunde der Pilgrim Schule
  38. Vlaams Overleg Duurzame Ontwickeling
  39. Wiener Vorlesungen
  40. Wissenschaftlichs Zentrum der Polnischen Akademie der Wissenschaften in Wien
  41. World Academy of Arts and Science
  42. Zentrum für Interkulturelle Studien Fürstenfeld
  43. (en) « Legal Empowerment | UNDP », Web.undp.org,‎ (consulté le 6 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Club de Rome.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donella Meadows, Jorgen Randers, Dennis Meadows (2002) ,Limits to Growth - The 30 Year Update (résumé,
  • (en) Rapport annuel d'activité 2011 ; The Club of Rome - European Support Centre Provides an overview of events and activities in 2011