Cyril Dion

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Cyril Dion
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PoissyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Cyril Christophe DionVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

Cyril Dion est un écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste français, né le à Poissy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après trois années d'étude à l’école d'art dramatique Jean-Périmony, une très courte carrière de comédien, Cyril Dion devient en 2003 coordinateur de projets pour la fondation Hommes de parole. Il participe à l'organisation du congrès israélo-palestinien de Caux en 2003 puis, en 2005 et 2006, des 1er et 2e Congrès mondiaux des imams et rabbins pour la paix à Bruxelles puis à Séville[1].

Fin 2006, il participe à la création du Mouvement Colibris[2],[3] qu’il dirige jusqu’en [4].

En 2010, il conseille et co-produit avec les Colibris le documentaire Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau[5].

En 2012, il cofonde le magazine Kaizen dont il est directeur de la rédaction de à [6], et la collection « Domaine du Possible »[7] aux éditions Actes Sud, qu'il dirige toujours avec Jean-Paul Capitani.

Activité artistique et reconnaissance publique[modifier | modifier le code]

Cyril Dion a commencé l’écriture lorsqu’il avait 13 ans, et écrit de la poésie depuis l'âge de 17 ans.

Sur ce sujet, il déclare dans Pioche! :

« J’y ai trouvé une sorte de familiarité avec des choses que je traversais et je me suis mis à en écrire. C’était une façon de gérer ma sensibilité, cette impression de vivre tout un peu trop fort. »

Cette démarche poétique aboutit en 2014 à la publication du recueil Assis sur le fil aux éditions de la Table Ronde. Par la suite, un second recueil, A l’Orée du Danger, est paru chez Actes Sud le 2 mars 2022.

Il écrit et co-réalise avec Mélanie Laurent le film documentaire Demain, qui sort au cinéma le [8] ainsi que deux livres au même titre parus aux éditions Actes Sud. Demain remporte plusieurs prix dont le César du meilleur film documentaire en 2016 et rencontre un large succès en salles[9] avec plus d'un million d'entrées en France et une diffusion dans près de 30 pays[10]. Durant près de 20 mois, il visite 17 pays pour accompagner le film. Pour le journal Libération, « En une heure et cinquante-huit minutes, Cyril Dion réussit ce que des décennies de lutte écologiste n’étaient pas parvenues à faire : jeter les bases d’une "nouvelle fiction collective"[11]. »

En septembre et , il est président du jury du film documentaire au Festival Biarritz Amérique latine[12], parrain du festival Atmosphère avec la chanteuse Camille[13] et du FIFF Campus à Namur[14].

Entre et , il est membre suppléant de la commission avance sur recettes avant réalisation du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)[15].

Entre mars et , il est l'un des piliers de la tournée[16] organisée par le mouvement Colibris : « le chant des Colibris, l'appel du monde de demain »[17]. Lors des sept concerts à Bordeaux, Paris, Nantes, Marseille, Strasbourg et Toulouse, il se produit avec une quarantaine d'artistes parmi lesquels Alain Souchon, Matthieu Chedid, Izia, Dominique A, Albin de la Simone, Arthur H, Zaz, Tryo, Emily Loizeau, Jeanne Cherhal, Bastien Lallemant, Piers Faccini, Gaël Faure, Xavier Polycarpe, Sébastien Hoog... ponctuant le spectacle de lectures poétiques du recueil Assis sur le fil et de textes du livre Demain un nouveau monde en marche[11].

En , pour la rentrée littéraire, il publie son premier roman aux éditions Actes Sud : Imago. Le livre est bien reçu par la critique et par les libraires. Il est retenu dans la sélection de rentrée du magazine Lire, de La Nouvelle Quinzaine littéraire et de Page des libraires. Pour Libération, « le coréalisateur du film Demain, livre un premier roman qu'un pitch rapide peut desservir. Or, s'il s'est livré à l'exercice périlleux du sujet trois fois casse-gueule, il a pris le parti de ses quatre personnages, avec une empathie sans complaisance et une écriture envoûtante[18]. » Pour L'Humanité, Imago est « un premier roman puissant »[19], pour 20 minutes « Cyril Dion propose une trame sobre et efficace : une succession de dominos empilés entre la Palestine et Paris qui s'effondrent les uns sur les autres à un rythme soutenu[20]. » Le livre est coup de cœur des lectrices de Version Femina en [21] et reçoit le prix Méditerranée du premier roman en 2018[22] décerné par un jury notamment composé de Jean-Christophe Rufin, Amin Maalouf, Patrick Poivre d’Arvor, Christine Fabresse, Dominique Bona (de l’Académie française) et Jean-Marc Pujol.

En , il publie Petit manuel de résistance contemporaine, toujours chez Actes Sud. Dès sa parution le livre se classe dans les meilleures ventes d'essais, qualifié de phénomène par Livres Hebdo soulignant que le livre « grimpe de la 18e à la 5e place du palmarès des essais » dès la seconde semaine[23]. Il atteint la seconde place du classement de L'Express, la semaine du [24]. L'accueil critique est également très bon et Cyril Dion est invité sur de nombreux plateaux, de la matinale de France Inter et de France Culture, en passant par C politique sur France 5 ou Les Grandes Gueules sur RMC et BFM TV.

Pour Charlotte Bloch dans L'Express,

« Loin d'être moralisateur ou utopique, ce petit livre incisif et fourmillant d'idées est une vraie bouffée d'air frais de par son approche particulière de l'écologie moderne. Ici, on ne tourne pas autour des questions, mais on les pose tout en essayant d'y trouver des réponses pratiques et constructives[25]. »

Le livre se vend à 100 000 exemplaires en grand format. Une édition revue et enrichie est publiée le dans la collection de poche Babel[26].

Le est diffusé son deuxième film Après Demain, coréalisé avec Laure Noualhat. Le film est une commande de France 2 pour accompagner la première diffusion de Demain sur la chaîne. L'intention de ce documentaire de 71 minutes était de partir à la rencontre des personnes qui ont mis en œuvre des projets après avoir vu Demain et d'évaluer ainsi l'impact du premier film. Pour cela, Dion a proposé à Laure Noualhat, journaliste pendant 15 ans à Libération à la rubrique planète, de partir enquêter[27]. Il n'a, selon ses propres dires, « presque pas tourné d'images, simplement fait quelques interviews et travaillé sur le montage et la structure[28]. » Comme dans son ouvrage Petit Manuel de résistance contemporaine, il développe la thèse que les récits jouent un rôle prépondérant dans l'évolution de la société. « C’est la conclusion d’Après Demain : les choses changent quand il y a suffisamment de personnes qui se racontent une nouvelle histoire et engagent une lutte non-violente dans la rue, comme pour les droits civiques ou les droits des femmes[29]. » confie-t-il à Télérama.

En , il réalise le clip de la chanson d'Emily Loizeau, Viens avec moi mon vieux pays[30], écrit en soutien à l'Appel des coquelicots, qui demande l'interdiction des pesticides de synthèse en France et avait réuni 1 000 000 de signataires en [31].

Le , il crée avec le guitariste et compositeur Sébastien Hoog, le spectacle Résistances Poétiques[32] à la Maison de la Poésie à Paris, qui mêle poèmes et musique. Le spectacle est repris au Carreau du Temple[33], aux Correspondances de Manosque[34] et à la Chapelle du Méjan à Arles[35]. Une tournée organisée par Décibels Productions est prévue pour 2021[36]. Pour Cyril Dion :

« Face à la perspective d’un effondrement écologique, plongé dans le bouillonnement numérique, happé par le tourbillon des informations, confronté à la violence, aux inégalités, nous avons besoin de la poésie, de la beauté, de la musique. Lire, écrire de la poésie, c'est déjà opposer une résistance à un monde obsédé par le rendement financier, la performance et le consumérisme. C'est prendre le temps d'écouter le fracas à l'intérieur de nous et puiser dans nos ressources créatives, spirituelles, pour faire face. Et tenter de construire un autre futur. »[32]

En , il entame le tournage de son troisième film Animal, distribué par UGC. Le film met en scène deux adolescents : Bella Lack et Vipulan Puvaneswaran qui ont alors 16 ans, et appartiennent à une génération persuadée que leur avenir et celui d'une grande partie du Vivant est menacé.

« Changement climatique, 6e extinction de masse des espèces... d'ici 50 ans leur monde pourrait devenir inhabitable. Ils ont beau alerter mais rien ne change vraiment. Alors ils décident de remonter à la source du problème : notre relation au monde vivant. Tout au long d'un extraordinaire voyage, ils vont comprendre que nous sommes profondément liés à toutes les autres espèces. Et qu'en les sauvant, nous nous sauverons aussi. L'être humain a cru qu'il pouvait se séparer de la nature, mais il est la nature. Il est, lui aussi, un Animal[37]. »

Le film sort en France et en Suisse le et en Belgique le 8. Avant sa sortie, Animal avait été sélectionné au festival de Cannes 2021, dans la section Cinéma pour le Climat et remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux.

Activisme climatique[modifier | modifier le code]

Il est l'une des figures de proue du mouvement qui organise les grandes marches pour le climat à partir de . Il prend notamment la parole lors de la marche du appelant à amplifier le mouvement et à le doter d'une stratégie[38]. Le , il appelle les Gilets jaunes à rejoindre les marches pour le climat estimant que :

« Si nous perdons cette bataille, il n'y aura plus de pouvoir d'achat à défendre ou de démocratie à protéger. Il n'y aura que des guerres, des pénuries et une planète invivable. La bonne nouvelle, c’est que la raison pour laquelle la planète est dévastée est la même que celle qui provoque les délocalisations, l'esclavage moderne dans les usines, qui conduit les riches à devenir plus riches et le reste de la population à devenir plus pauvre : un système économique dont l'obsession est le profit, à court terme, à n'importe quel prix, et qui concentre les richesses dans quelques mains[39]. »

Le il participe à l'action L'Affaire du siècle, lancée par quatre ONG (Greenpeace, Oxfam France, la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme et Notre affaire à tous) qui attaque l'État français en justice pour inaction face au changement climatique. Il coécrit la vidéo avec les YouTubers de Partager c'est sympa et réunit un certain nombre d'artistes pour lui donner plus d'audience. En quelques jours la mobilisation en ligne bat tous les records de pétitions en France et dépasse les deux millions de signataires début 2019[40].

Le , le tribunal administratif rend une première décision dans laquelle il reconnait que l'État n'a pas respecté ses engagements sur la réduction des gaz à effet de serre et a donc commis une « faute » : « À hauteur des engagements qu'il avait pris et qu'il n'a pas respectés dans le cadre du premier budget carbone, l'État doit être regardé comme responsable [...] d'une partie du préjudice écologique constaté. »

Le , le tribunal administratif rend une deuxième décision dans laquelle il ordonne au gouvernement de prendre « toutes les mesures utiles » pour « réparer le préjudice écologique » au plus tard le . Il considère que la diminution d'émissions de gaz à effet de serre observée en 2020, bien que due principalement à la pandémie de Covid-19 et non à une action de l'État, doit être prise en compte pour l'évaluation du préjudice, qui se fait à la date de la décision. Le tribunal chiffre ainsi le préjudice restant à réparer à quinze millions de tonnes équivalent CO2, sur les soixante-deux demandées par les associations.[41]

En , il fait partie du collectif des Gilets citoyens[42] qui appelle à la création d'une « assemblée citoyenne » tirée au sort fonctionnant avec les principes de démocratie délibérative pour sortir « par la haut » de la crise des Gilets jaunes[43],[44]. Le , il rencontre Emmanuel Macron avec l'actrice Marion Cotillard et propose au président de mettre en place une telle assemblée pour chercher des solutions sur le référendum d'initiative citoyenne, la transition écologique et la justice fiscale[45]. Le , il explique dans une interview au journal Le Monde pourquoi il pense que seule l'intelligence collective peut apporter des solutions à un problème aussi complexe que la crise climatique. Il s'y montre critique du grand débat national organisé par le gouvernement et estime que :

« Si l'on veut arriver à des résultats partagés par tous, on a besoin de redistribuer le pouvoir, et de construire cette complémentarité entre démocratie représentative et démocratie directe. Avec cette assemblée citoyenne, il ne s'agit pas de faire un coup, comme cela a pu être le cas avec le grand débat, mais de démontrer qu'on peut intégrer ces mécanismes dans nos démocraties de façon permanente[46]. »

Le , Emmanuel Macron annonce la création d'une Convention citoyenne pour le climat composée de 150 citoyens tirés au sort pour aborder les questions environnementales jugées « conflictuelles »[47]. En , il est désigné comme l'un des trois garants chargés « d'assurer l'indépendance des travaux de la convention, en veillant notamment au respect des principes d'impartialité et de sincérité »[48],[44].

Le , la Convention citoyenne pour le climat donne lieu à 149 mesures[49] jugées ambitieuses et parfois mêmes radicales[50],[51] par certains éditorialistes et responsables politiques, alors qu'elles sont parfois considérées comme manquant d'audace pour les écologistes les plus engagés. Nicolas Hulot salue « un très bel exemple d'intelligence collective et un impressionnant travail cohérent de véritable démocratie inclusive. Ce peut être un premier levier pour amorcer la mutation écologique tant attendue. Il y a, pour le gouvernement, une opportunité à saisir pour sortir du cercle de la défiance »[52].

Pour Cyril Dion, cet exercice démocratique inédit a permis de parvenir à « un point d'équilibre » dans la société française, entre radicaux et conservateurs[53]. Pour lui cet exercice est la preuve que des citoyens correctement informés font des propositions qui vont plus loin que ce que font les différents gouvernements sur la climat depuis 30 ans[54].

Emmanuel Macron annonce en retenir 146 sur 149 le [55], un référendum sur l'article 1er de la Constitution et l'examen d'une grande loi reprenant ces propositions à l'automne. Cyril Dion estime le dans le quotidien de l'écologie Reporterre :

« On entre dans une nouvelle bataille avec un gouvernement qui foncièrement n'est pas écolo. Il va falloir être réaliste. La question est de savoir si tout ce qui peut être gagné est bon à prendre ou si, à partir du moment où l'exercice n'est pas réussi à 100 % et que le gouvernement ne récupère pas 100 % des mesures, on estime que c'est un échec. Il me semble qu'au regard de l'urgence, il faut gagner tout ce qui est possible. »[53]

Mi , face aux renoncements du président Emmanuel Macron, Cyril Dion lance une pétition pour demander que les engagements sur le climat soient tenus[56]. Elle rassemble plus de 525 000 signatures[57]. Les travaux de la Convention Citoyenne aboutiront à une loi Climat promulguée le qui compte plus de 300 articles et une centaine de décrets. Le site Vie publique relate que :

« Son tout premier article, issu du débat parlementaire, pose que l'État s'engage à respecter l'objectif européen de baisse d'au moins 55 % des émissions des gaz à effet de serre (GES) d'ici 2030. Un dernier titre a été ajouté, mettant en place un système d'évaluation permanente des effets de la loi. Le Haut Conseil pour le climat sera chargé d'évaluer tous les ans la mise en œuvre des mesures prévues et, tous les trois ans, l'action des collectivités locales en matière de réduction des GES et d'adaptation au changement climatique. »[58]

Pourtant de nombreux experts estiment que cette loi ne permettra pas à la France de tenir ses objectifs climatiques[59]. Pour Cyril Dion, si l'ambition initiale de la loi sur le climat « n'est pas du tout respectée, [c'est] la faute à pas suffisamment de courage politique, la faute à beaucoup d'intérêts privés qui ont pesé de tout leur poids pour amoindrir un certain nombre de ces propositions, la faute au gouvernement d'avoir fait passer ces intérêts privés avant l'intérêt général »[60].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Imago (roman, 2017)[modifier | modifier le code]

La fiction se déroule dans les années 2010, principalement en Palestine, et à Paris. Khalil, Ahmad, Jalil, Nadr, jeunes palestiniens de Cisjordanie, jettent des pierres sur des chars israéliens : Ahmad meurt, Khalil se radicalise encore. Fernando Clerc travaille à un bureau du Fonds (FMI ?), à Paris, gère des dossiers, dont (malgré lui) celui de la Palestine, sous la responsabilité de son supérieur, Barnes. Marié à Alva, père de deux enfants (Victor, Inès), il lit Mahmoud Darwich et Fernando Pessoa. Il finit par être envoyé en mission en Palestine, observer la réalité[Quoi ?] et rencontrer le président. Et disparaître dans une attaque israélienne. Khalil (1989 ?) et Nadr ont le même père, médecin palestinien, formé en France, revenu au pays, décédé, Tarek, qui a enlevé Nadr à sa mère à la naissance. Fernando (1977) et Nadr (1987) ont la même mère, Amandine, qui a travaillé dans l'humanitaire médical, s'est à peu près retirée du monde, et accueille en vacances ses petits-enfants. Nadr, sensible, non islamiste, lecteur de Mahmoud Darwich et Rûmî, finit par quitter la Palestine (par un tunnel), pour suivre et sauver Khalil, parti en France perpétrer un attentat à Paris… Parmi les autres figures du roman, on peut citer Mohammed (vieux passeur palestinien), Ali Aswani (taxi de Port-Saïd), Samira Aswaniya (étudiante en architecture), Brahim Hourdi (éminence grise, quartiers nord de Marseille), des membres d'une tribu bédouine.

Petit manuel de résistance contemporaine (2018)[modifier | modifier le code]

Le Petit manuel de résistance contemporaine : récits et stratégies pour transformer le monde est un appel à la résistance et à l'élaboration d'un nouveau récit se libérant du capitalisme et du mythe de la croissance illimitée[61]. L'ouvrage est composé de sept chapitres : « C'est pire que vous ne le croyez », « Chaque geste compte si... », « Changer d'histoire pour changer l'histoire », « Ce qui fait tenir la fiction nouvelle », « Construire de nouvelles fictions », « C'est quand la révolution ? » et enfin « L'heure du choix ».

Après un rappel du constat (extinction des espèces, emballement possible du réchauffement climatique, possible effondrement de la civilisation industrielle, Cyril Dion expose les limites de l'action individuelle en énonçant notamment les thèses des membres de la Deep Green Resistance (DGR), dont Derrick Jensen et son texte « Oubliez les douches courtes »[62]. En effet, l'action individuelle semble dérisoire lorsque l'on sait que 92 % de l'eau est utilisée soit par l'agriculture (70 %), soit par l'industrie (22 %)[63]. Mais pour autant le réalisateur de Demain défend que l'action individuelle est indispensable pour un changement de paradigme, parce que si les consommateurs arrêtent d'acheter tel ou tel produit nocif pour l'environnement, forcément les activités de production réduiront. À l'inverse, des choix bénéfiques pour la planète sont possibles, comme l'envolée de la consommation de produits biologiques[64].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Assis sur le fil, éditions La Table Ronde, 2014.
  • Demain, les aventures de Léo, Lou et Pablo à la recherche d'un monde meilleur (avec Mélanie Laurent), éditions Actes Sud Junior / L'amandier, 2015.
  • Demain, un nouveau monde en marche, Éditions Actes Sud, coll. « Domaine du possible », 2015 (ISBN 978-2-330-05585-1).
  • Demain... et après, Éditions Actes Sud, coll. « Domaine du possible », 2016.
  • Imago, Éditions Actes Sud, Domaine français, 2017 (ISBN 978-2-330-08174-4).
  • Demain entre tes mains (avec Pierre Rabhi), éditions Actes Sud Junior, 2017.
  • Petit manuel de résistance contemporaine : Récits et stratégies pour transformer le monde, Éditions Actes Sud, coll. « Domaine du possible », (ISBN 978-2-330-10144-2). Éditions Babel no 1784, .
  • Vous êtes des animaux, comme nous, 2021 (ISBN 978-2-330-15781-4) Éditions ACTES SUD Junior (avec Sébastien Mourrain aux illustrations)
  • A l'orée du danger, 2022, Éditions Actes Sud

Films[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Demain[modifier | modifier le code]

Animal[modifier | modifier le code]

Imago[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Décoration refusée[modifier | modifier le code]

  • En , Cyril Dion refuse d'être nommé chevalier de l'ordre national du Mérite pour protester contre les violences policières auxquelles les militants écologistes, mais aussi les journalistes et les gilets jaunes sont exposés en France[79],[44] ; il fait référence en particulier à la dispersion violente d'un sit-in pacifiste d'Extinction Rebellion le sur le pont de Sully à Paris[80]. Il avait été promu chevalier de l’ordre national du Mérite en , sur proposition de la secrétaire d’État à la transition écologique, Brune Poirson, mais n'avait jamais accompli les démarches administratives pour recevoir sa décoration[81].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Solange Tremblay, Nicole D'Almeida et Thierry Libaert, Développement durable : Une communication qui se démarque, PUQ, , 350 p. (ISBN 978-2-7605-4867-1, lire en ligne), p. 299.
  3. « Les fondateurs et fondatrices », sur colibris-lemouvement.org (consulté le ).
  4. « Projets », sur Cyril Dion | Accueil (consulté le ).
  5. « Cyril Dion », sur France Inter (consulté le ).
  6. Site officiel du magazine Kaizen.
  7. « Collection Domaine du possible », sur Actes-sud.fr.
  8. « Le film | Demain », sur demain-lefilm.com (consulté le ).
  9. « "Demain", le film qui donne envie d’y croire », sur terraeco.net (consulté le ).
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  13. « Festival Atmosphères  » CYRIL DION PARRAIN DE L’EDITION 2016 ! », sur atmospheresfestival.com (consulté le ).
  14. « FIFF - Cyril Dion, parrain du FIFF Campus / Le FIFF Campus, c'est quoi ? / FIFF Campus », sur fiff.be (consulté le ).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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