Déclin de civilisation

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Le déclin de civilisation est une idée courante selon laquelle la vie des civilisations suivrait un cycle de vie : gestation, naissance, croissance, apogée, et déclin. Les exemples à l'appui de cette thèse sont souvent :

L'idée d'un déclin nécessaire et définitif de toute civilisation reflète une vision anthropomorphique de la société, que l'histoire ne dément pas toujours : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles », dira Paul Valéry se penchant sur le naufrage de l'Europe pendant la Grande guerre. L'Allemagne marquée par sa défaite et l'hyperinflation essaya de répondre à cette vision en se fixant des objectifs d'une temporalité quasi-religieuse : Hitler lui promet une « domination pour toujours et de la créer pour qu'elle doive durer au moins mille ans »[1]. Jean-Pierre Sironneau parle alors de « religion politique » (à la suite de Raymond Aron et des « religions séculières »)[réf. nécessaire].

Causes du déclin des civilisations[modifier | modifier le code]

Il est possible de classer les causes du déclin des civilisations en deux grandes catégories: les causes Endogènes, générées par la civilisation elle-même (crises politiques et sociales, crises structurelles, crises financières, guerres...), et les causes Exogènes, c'est-à-dire des causes externes telles que l'apparition d'épidémies, de maladies ou d'évènements naturels (climat, volcans...).

Causes endogènes[modifier | modifier le code]

Causes structurelles aux organisations[modifier | modifier le code]

Joseph Tainter, un chercheur américain de l'université de Berkeley, démontre dans son ouvrage The Collapse of Complex Societies que les civilisations atteignant un certain degré de complexité ne peuvent que décliner, notamment parce que tous les efforts pour maintenir leur stabilité entraînent un surcroît de complexité de plus en plus ingérable.

Joseph Tainter, met en lumière la complexité croissante entraînant des rendements décroissants. Il explique par ailleurs comment l'énergie et la complexité sont imbriquées dans une relation de causalité réciproque pouvant mener à un effondrement sociétal (voir section suivante)[2].

Causes exogènes[modifier | modifier le code]

Phénomènes naturels[modifier | modifier le code]

Dans certains cas, un évènement naturel (tsunami, séisme, large incendie, réchauffement climatique, etc.) apparait comme une cause immédiate du déclin d'une civilisation. Un tel phénomène peut également prendre une forme indirecte telle que le problème de la disponibilité des ressources naturelles.

Par exemple, l'existence d'un surplus d'énergie étant une précondition à l'émergence de la complexité d'une société, celui-ci peut jouer le rôle de contrainte limitative à cette relation de réciprocité et donc ultimement à l'évolution d'une société complexe. Ainsi, dans un contexte de crise énergétique où la présence du surplus d'énergie serait remis en cause, la civilisation doit affronter une double contrainte menaçant sa durabilité : la nombre croissant de problèmes à gérer (complexité grandissante) doublé d'une capacité décroissante à résoudre ces problèmes (surplus énergétique remis en cause)[2].

Épidémies[modifier | modifier le code]

A compléter

Exemples de civilisations et de sociétés ayant connu le déclin[modifier | modifier le code]

Par regression ou simplification

Par Incorporation ou absorption


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hermann Rauschning (préf. Raoul Girardet), Hitler m'a dit, Paris, Hachette,‎ (1939) 2005 (ISBN 2012792391), p. 253
  2. a et b François Diaz-Maurin, « Fukushima : limites anthropologiques à la complexité et au risque d'effondrement sociétal », Entropia, vol. 12,‎ 2012, p. 99-108

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]