Philippe Pelletier

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Philippe Pelletier
Philippe Pelletier au FIG 2015.
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A travaillé pour
Idéologie
Directeur de thèse
Jacques Bethemont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Géographie et anarchie : Élisée Reclus, Pierre Kropotkine, Léon Metchnikoff et d’autres (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Pelletier, né le à Paris (XVIIe)[1], est un enseignant-chercheur, géographe libertaire français spécialiste du Japon, où il a résidé et travaillé pendant huit ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est docteur en géographie depuis 1983, après une thèse intitulée Un paysage traditionnel confronté à la haute-croissance : impacts et recherche d'équilibre dans le Bassin de Nara (Japon) soutenue à l'Université de Saint-Étienne[2].

Il enseigne ensuite à l'université Lumière Lyon 2, ainsi qu'à l'Institut d'études politiques de Lyon. Il fut membre du Centre de recherches sur le Japon contemporain (à l'EHESS de Paris) avant d'intégrer l'Institut d'Asie orientale (à Lyon) dont il a démissionné en 2002 en refusant un financement par une fondation liée à l'extrême droite japonaise. Il est membre de l'UMR 5600 Environnement, Ville, Société. En 1994, il a dirigé l'élaboration du tome 5 de la Géographie universelle avec le RECLUS.

Son travail porte à la fois sur le paysage, l'insularité, la ville, l'environnement et la géographie politique.

Il se lance dans le militantisme en 1976 lors de la grève contre la réforme du second cycle en participant au Mouvement d'action syndicale (MAS) syndicat étudiant proche de la CFDT et du PSU. En 1981, il crée à Saint-Étienne la radio associative, Radio Dio. Il s'engage dans le groupe Nestor-Makhno de la Fédération anarchiste à Saint-Étienne. De 1990 à 1993, il s’investit dans le collectif libertaire « Les mauvais jours finiront ». Il est mandaté au secrétariat des relations internationales de la Fédération anarchiste de 1992 à 1994[1].

Il est co-directeur scientifique du Festival international de géographie de 2014 à 2016[3].

Travaux[modifier | modifier le code]

Selon sa fiche de présentation sur un ouvrage récent ils portent sur "la géographie du Japon[4], la géopolitique, l’histoire intellectuelle des rapports entre écologie et géographie, l’anthropocène et la géographie d’Élisée Reclus"[5].

Il a obtenu le Prix Shibusawa-Claudel (1998) et le Grand Prix de l’Académie de Marine 1999 pour son ouvrage La Japonésie (1997).

Philippe Pelletier est un critique de l'écologie au travers de nombreuses contributions, dans des livres, des revues ou des colloques[6] ainsi que dans Le Monde libertaire[réf. souhaitée]. Il s'interroge sur les origines du mouvement écologiste, les questions environnementales, telles que l'évolution du climat, ou sur le concept de productivisme qui masque, selon lui, le fait que la société capitaliste ne produit pas pour produire mais pour vendre[réf. souhaitée].

Dans son essai, Le puritanisme vert. Aux origines de l’écologisme, (2021), il s'efforce de montrer les liens entre l’écologisme et le religieux à travers le puritanisme protestant, inscrivant ses réflexions dans la continuití des travaux de Max Weber développés dans L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme[7].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Dans un commentaire sur Effondrement et capitalisme vert: la collapsologie en question, le sociologue Roland Pfefferkorn indique à propos de l'auteur « ses arguments font souvent mouche. Mais il tape à côté quand il nie la question climatique et brocarde Greta Thunberg en la qualifiant de « passionaria du climat » »[8].

Pour Hugo Mazzero, chargé d'enseignement en Géographie, le propos de l'ouvrage Le puritanisme vert. Aux origines de l’écologisme paru en 2021 est cohérent dans son ensemble, l’auteur mobilisant « des références et des sources variées, cependant les exemples et les arguments développés sont inégalement convaincants. »[7] Philippe Pelletier propose, selon lui, « une critique forte et argumentée des dimensions moins glorieuses de certains courants écologistes qui ont entretenu des liens intimes avec l’eugénisme, le racisme, les totalitarismes ou encore le malthusianisme radical et l’anti-immigration »[7]. Au total, l'essai est « riche en exemples et en idées stimulantes tout en développant une lecture originale de l’histoire de l’écologisme. »[7]. Il reproche néanmoins à l’essai « d’alimenter l’ambiguïté entre écologisme et écologie ». Selon Mazzero, Philippe Pelletier critique les travaux du GIEC et des scientifiques du climat sans apporter d'éléments appuyant ses mises en cause, qui de ce fait, relèvent d’« une forme de climato-scepticisme »[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'imposture écologiste, RECLUS, 1993. (ISBN 2-7011-2776-9)
  • L'insularité dans la Mer Intérieure japonaise, Cret de Bordeaux, 1995. (ISBN 978-2905081209)
  • Le Japon, A.Colin, Collection Prépas. Série Géographie, 1997. (ISBN 978-2200016500)
  • La Japonésie : Géopolitique et géographie historique de la surinsularité au Japon, CNRS Éditions, Collection Espaces et milieux, 1998. (ISBN 2271055210)
  • Japon. Crise d’une autre modernité, Belin, Collection Asie plurielle, 2003. (ISBN 2701134196)
  • Le Japon, Le Cavalier Bleu, Collection Idées reçues, 2004. (ISBN 2846700915)
  • Le Japon, une puissance en question, La Documentation Française, Collection La Documentation photographique, 2004.
  • Super Yalta: Esquisse de la situation géopolitique mondiale en 1991, Éditions du Monde libertaire, Collection Brochure anarchiste, 2006. (ISBN 978-2903013219)
  • Le Japon : Géographie, géopolitique et géohistoire, SEDES, Collection Impulsion, 2007. (ISBN 978-2716650021)
  • Elisée Reclus, géographie et anarchie, Paris, Éditions du Monde libertaire, (ISBN 978-291551 4315), Les Éditions libertaires (ISBN 978-291498 0814), 2009.
  • L'anarchisme, Éditions du Cavalier Bleu, 2010, (ISBN 978-2-84670-308-6).
  • L'Extrême-Orient. L'invention d'une histoire et d'une géographie, Folio/Histoire, 2011, (ISBN 978-2-07-035674-4).
  • La fascination du Japon : Idées reçues sur l'archipel japonais , Le Cavalier Bleu, 2012, (ISBN 2846703957).
  • Atlas du Japon : Après Fukushima, une société fragilisée, avec Carine Fournier cartographe, Autrement, 2012, (ISBN 978-2746732131).
  • Géographie et anarchie : Reclus, Kropotkine, Metchnikoff, Éditions du Monde libertaire, 2013.
  • Anarchisme, vent debout : idées reçues sur le mouvement libertaire, Paris, Éditions du Cavalier bleu, coll. « Idées reçues », , 256 p. (présentation en ligne)
  • Kôtoku Shûsui : socialiste et anarchiste japonais, Éditions du Monde libertaire, 2015.
  • Climat et capitalisme vert, De l'usage économique et politique du catastrophisme, Nada éditions, 2015[9].
  • Albert Camus, Élisée Reclus et l’Algérie : les « indigènes de l’univers », Le Cavalier bleu, 2015, notice éditeur.
  • Les îles Gotô, voyage aux confins de la Japonésie, Le Cavalier Bleu, 2015 (ISBN 978-2-846706575).
  • Effondrement et capitalisme vert: la collapsologie en question, Nada Editions, 340 pages, 2020 (ISBN 9791092457384)
  • L’Empire des Yakuza. Pègre et nationalisme au Japon, Le Cavalier Bleu, 2021 (ISBN 9791031804583).
  • Noir & Vert. Anarchie et écologie, une histoire croisée. Le Cavalier Bleu, « Mobilisations », 2021, 208 pages[10]
  • Le Puritanisme vert. Aux origines de l’écologisme, Le Pommier, 2021

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Articles (sélection)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hugues Lenoir, « Notice sur Philippe Pelletier », (Dictionnaire des anarchistes), sur maitron.fr, (consulté le )
  2. SUDOC 006989284
  3. Programme 2016 du FIG page 4
  4. « Rencontre avec le géographe Philippe Pelletier spécialiste du Japon suivi par Christine Bouteiller, réalisatrice du film documentaire « Le géographe et l’île » – imu – intelligences des mondes urbains », sur imu.universite-lyon.fr (consulté le )
  5. Philippe Pelletier, « Noir et vert » (pages d'introduction du livre), sur cairn.info, (consulté en ), p. 6
  6. « L'écologie et la pensée anarchiste », (conférence audio de 22 minutes suivie de questions du public ; durée totale 1:54:32), sur youtube.com, Université Populaire de Bordeaux, (consulté le )
  7. a b c d et e hugo mazzero, « Le puritanisme vert. Aux origines de l’écologisme. Philippe Pelletier. Le Pommier, 2021, 428 p. », sur wikipedialibrary.wmflabs.org, Natures Sciences Sociétés, (consulté le )
  8. Roland Pfefferkorn et al, « Sciences », « Trimestrielles », Raison présente, 2021/1 (N° 217), p. 103-142.,‎ , p. 103-142 (lire en ligne)
  9. Anahita Grisoni, « Philippe Pelletier, 2015, Climat et capitalisme vert, Éditions Nada, 150 pages », Développement durable et territoires. Économie, géographie, politique, droit, sociologie, no Vol. 7, n°1,‎ (ISSN 1772-9971, lire en ligne, consulté le )
  10. Philippe Pelletier, Noir & Vert: Anarchie et écologie, une histoire croisée, Le Cavalier Bleu, (ISBN 979-10-318-0417-0, DOI 10.3917/lcb.pelle.2021.01. url : https://www.cairn.info/noir-et-vert--9791031804170.htm, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article de presse[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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