Luxembourgeois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Francique luxembourgeois » redirige ici. Pour les autres significations, voir Francique.
Luxembourgeois
Lëtzebuergesch (Westmoselfränkisch)
Pays Luxembourg,
Belgique (Pays d'Arlon, Pays de Saint-Vith, Langue régionale endogène de la communauté française de Belgique),
France (Pays des Trois Frontières en Lorraine),
Allemagne (Pays de Bitburg,Pays de Saarburg, Pays de Prüm).
Nombre de locuteurs près de 400 000 (2010)
Typologie SVO accentuelle
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Codes de langue
ISO 639-1 lb
ISO 639-2 ltz
ISO 639-3 ltz
Étendue Langue individuelle
Type Langue vivante
IETF lb
Linguasphère 52-ACB-db
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français) :

Artikel 1

All Mënsch kënnt fräi a mat deer selwechter Dignitéit an deene selwechte Rechter op d'Welt. Jiddereen huet säi Verstand a säi Gewësse krut a soll an engem Geescht vu Bridderlechkeet deenen anere géintiwwer handelen.

Le luxembourgeois (Lëtzebuergesch en luxembourgeois) est une langue germanique parlée essentiellement au Grand-Duché de Luxembourg, ainsi que dans quelques communes limitrophes en Belgique[1], en France[2] et en Allemagne. Le luxembourgeois est la langue nationale du Luxembourg et considéré comme langue officielle du pays, au même niveau que le français et l'allemand[3].

Classification et extension[modifier | modifier le code]

Façade du Monkey's Bar, 4, rue de la Loge, Luxembourg : Mir wölle bleiwe wat mir sinn (« Nous voulons rester ce que nous sommes »)
Luxemburgs.png

Le luxembourgeois (Lëtzebuergesch en luxembourgeois, Luxemburgisch en Allemand) est une langue du groupe germanique occidental au même titre que l'allemand et le néerlandais. C'est une des nombreuses variantes locales du moyen-francique. Certaines classifications le rattachent au francique mosellan (Moselfränkisch en allemand). Avec le francique ripuaire et le francique rhénan, le francique mosellan constitue l'aile occidentale du groupe des dialectes moyen-allemands. Bien que très similaire, cette langue n'est pas considérée par certains scientifiques comme de l'allemand standard, et a ses particularités propres, tant au niveau du vocabulaire que de la syntaxe. De plus, elle a largement subi l'effet d'un superstrat roman : environ 5 000 mots d'origine française ont été intégrés au luxembourgeois.

La limite orientale du domaine dialectal luxembourgeois est l'isoglosse op/of (mutation consonantique en finale qui sépare le francique luxembourgeois du francique mosellan). Au sud et à l'ouest, le luxembourgeois est voisin de parlers romans (lorrain et wallon).

En 2010, on estime que près de 400 000 personnes dans le monde parlent cette langue [4]. Son aire de pratique s'étend, outre sur l'ensemble du Grand-Duché de Luxembourg, sur les communes belges limitrophes depuis Tintange jusqu'à Athus (formant le Pays d'Arlon), avec la ville largement francisée d'Arlon (où la variante locale est appelée arlonais ou areler), ainsi que sur le territoire de Beho.
Le luxembourgeois est aussi parlé en France (Lorraine) et en Allemagne, dans les arrondissements de Bitburg et de Daun, ainsi que dans une partie de la vallée de la Moselle.

À la suite d'une très forte[réf. souhaitée] émigration en fin du XIXe siècle et début du XXe siècle, « eis Sprooch », « notre langue », est également parlée en Amérique du Nord[réf. souhaitée], notamment au nord des États-Unis et au Canada.

Si, dans les pays francophones limitrophes du Grand-Duché, il a été honni et banni à cause de la politique linguistique française, aux deux guerres mondiales du XXe siècle et à l'annexion de l'Alsace-Lorraine comme territoire de l'Empire allemand, il a en revanche été au Luxembourg un ciment national, un moyen d'identification et de résistance (ainsi, la population a refusé de considérer l'allemand comme sa langue, malgré la pression nazie, lors d'un recensement). Il suffit de penser à la devise nationale, gravée au fronton de la Maison Communale d'Esch-sur-Alzette (Esch-Uelzecht en luxembourgeois) : Mir welle bleiwen wat mer sinn (« Nous voulons rester ce que nous sommes »). Cette même phrase peut également être trouvée sur une façade de la Vieille-Ville de Luxembourg-Ville, rue de la Loge avec une graphie légèrement différente : « Mir wölle bleiwe wat mir sin ».

Il fut un temps où les Luxembourgeois appelaient cette langue « l'allemand luxembourgeois » ou « l'allemand du Luxembourg »[5]. Ainsi que « dialecte allemand luxembourgeois » au XIXe siècle[6] .

Langue nationale du Grand-Duché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Multilinguisme au Luxembourg.

En novembre 1984, par décret, le luxembourgeois est devenu, avec le français et l'allemand, la troisième langue administrative du Grand-Duché. Le , a été promulguée (en français) la loi suivante :

  1. La langue nationale du Luxembourg est le luxembourgeois.
  2. Les textes légaux sont rédigés en français.
  3. Les langues administratives sont, au choix, le luxembourgeois, l'allemand ou le français.
  4. Dans l'administration, il doit être, dans la mesure du possible, répondu par le fonctionnaire au demandeur dans la langue que ce dernier a utilisée : français, allemand ou luxembourgeois.

Le luxembourgeois est de ce fait une langue nationale et reconnue. Des efforts sont par ailleurs faits, partout dans le pays, pour la codifier et l'unifier. La presse nationale, par exemple les quotidiens Luxemburger Wort, Tageblatt, Lëtzebuerger Journal, sont rédigés majoritairement en allemand et partiellement en français, sans que l'article soit traduit dans l'autre langue. On y trouve aussi quelques lignes rédigées en luxembourgeois : le courrier des lecteurs, les annonces personnelles ayant trait à la vie privée (nécrologies, faire parts divers…). Pour les romanophones (non autochtones), il existe aussi des quotidiens et hebdomadaires monolingues en français.

Au sein de la Communauté française de Belgique, le luxembourgeois bénéficie du décret sur la protection des langues régionales endogènes.

Cependant, le luxembourgeois n'est pas une langue officielle de l'Union européenne.

Entre 2000 et 2002, le linguiste luxembourgeois Jérôme Lulling a développé une banque de données de 125 000 formes de mots luxembourgeois pour le premier correcteur orthographique informatique appliqué à la langue luxembourgeoise (projet C.ORT.IN.A)[7]. Le développement d'un tel instrument a constitué une étape importante dans l'informatisation de la langue luxembourgeoise qui dispose également d'une version Wikipedia en luxembourgeois.

Le luxembourgeois en France[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée bilingue de Roussy-le-Bourg (Moselle, France).

En Lorraine, il était langue vernaculaire dans le Nord-Est de l'arrondissement de Briey[n 1] : Soit en 1790, dans une partie du district de Longwy[8] et dans les années 1860, à partir de Mont-Saint-Martin[9] jusqu'à Villerupt. Au début des années 2010, le luxembourgeois, sous sa forme standard, est réintroduit via la voie scolaire dans cet arrondissement, soit dans quelques écoles[10]. Certains lieux-dits de ce territoire, ont plus ou moins conservé une orthographe germanique[n 2].

Cette langue était également vernaculaire dans le Nord-Ouest de l'actuel département de la Moselle (57) autour de Thionville (Diddenuewen en luxembourgeois), Cattenom (Kettenuewen) et Sierck-les-Bains (Siirk). Cette particularité valut à ses habitants d'être annexés à l'Empire allemand de à en même temps que le reste de la Moselle et les deux départements alsaciens du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

Au début du XVIIe siècle, le dialecte s'étendait au sud jusqu'à une ligne qui passait par Lommerange, Talange et Villers-Bettnach. Plusieurs éléments ont contribué à son recul, notamment la guerre de Trente Ans, suivi d'un repeuplement par des colons étrangers à la région. Les épidémies de choléra du XIXe siècle[11] entre Metz et Thionville, ainsi que la politique linguistique française après 1944.

Vers 1828, M. Teissier remarquait déjà que l'idiome parlé dans les villages environnants à Thionville était, selon lui, inintelligible avec la « langue de Wieland et de Goethe »[12], soit l'allemand standard. Quelques décennies plus tard, M. Bouteiller fit une remarque similaire concernant ce « patois allemand » usité dans l'arrondissement de Thionville, en particulier à propos de celui parlé dans les cantons limitrophes du Grand-Duché. Expliquant que ses différences caractéristiques se rapportent à une langue particulière. Soit à cause de mots propres ne se trouvant pas dans l'allemand et de la prononciation de quelques voyelles et de quelques consonnes[9].

D'après un recensement de 1962, les cantons de Cattenom et de Sierck, avaient chacun entre 60 et 80 % de locuteurs du francique[13]. En 1975, Thionville comptait entre 2500 et 6500 locuteurs de la langue[14]. En 1990, Le Bureau européen pour les langues moins répandues estime que la France devait compter 40 000 luxembourgeophones. Durant cette même décennie, en 1995, une enquête diligentée par l'Inspection Académique de la Moselle révéla que 424 familles (représentant 491 élèves) de la commune de Sierck et ses environs, demandaient l'enseignement du francique luxembourgeois pour leurs enfants. Une autre enquête de 2004 faite par la même inspection académique et concentrée sur quelques communes choisies, a recueilli les demandes de 60 % des parents d'élèves en faveur de l'enseignement de cette langue. Un dispositif a minima d'une heure et demi par semaine d'enseignement du luxembourgeois (langue et culture régionales) a été mis en place dans quelques communes seulement, là où les demandes étaient les plus fortes[15].

À partir de la rentrée 1996-97, l'enseignement de la langue fut effectif à Rustroff, Berg-sur-Moselle, Ritzing, Launstroff, puis au collège de Sierck. En septembre 2004, devant le refus d’Inspection Académique de répondre au demandes parentales, la commune de Roussy-le-Village mit en place des cours de luxembourgeois. Pour l'année scolaire 2005-2006, l’enseignement du luxembourgeois fut dispensé dans 11 écoles des communes de : Montenach, Manderen, Kirsch-lès-Sierck, Rustroff, Merschweiller, Ritzing, Launstroff, Gavisse, Kœnigsmacker et Sierck[16]. Enfin, pour l'année scolaire 2013-2014, il fut également enseigné à Rettel, Basse-Rentgen et Thionville.

Les personnalités représentatives de cette zone linguistique en France, depuis les années 1970, ont été notamment Daniel Laumesfeld (musicien, écrivain), Jo Nousse (musicien, poète, enseignant) et Albert Piernet (ancien enseignant), ce dernier étant le fondateur de l'association francique Hemechtsland a Sprooch en 1975[17] (une des premières en France), qui publiait une revue sous le même nom[18]. En 1979, Jean-Marie Becker fonda une association concurrente dénommée Wei laang nach ? (Jusqu’à quand ?)[17].

Spécificités[modifier | modifier le code]

Le luxembourgeois traditionnel de Lorraine est différent du « Luxembourgeois standard »[n 3], celui-ci peut même varier d'un village à un autre, notamment pour le vocabulaire. Par exemple à Russange, commune frontalière avec le Luxembourg, les habitants nés avant 1900 disaient Huaamer au lieu de Hummer (marteau), Nuaam au lieu de Numm (nom), ou encore Mättigogo au lieu de Schleek (escargot)[19],[20]. Même chose pour les verbes : par exemple à Metzervisse, on dit heren au lieu de héieren (entendre), woossen au lieu de wuessen (croître), ou encore dau bascht au lieu de du bass (tu es)[21]. Enfin, il existe aussi des variantes dans la phonétique : à Volkrange, Metzange et Beuvange, les [a] brefs sont fréquemment prononcés [å], soit presque comme un [o] ; dans le pays de Thionville, ce cas phonétique n'existe que dans ces trois localités[22].

Pour certains mots, selon les zones, [o] devient [ue] et inversement[23].

Entre Manom et Cattenom, les mots finissant par -er se prononcent -är (comme le français aire) au lieu de [ɐ]. Soit par exemple, frère se dit Bruddär au lieu de Brudder[24].

Dans huit villages situés entre l'ouest et le sud de Thionville[n 4], à l'exception de quelques mots brefs, les [n] situés en fin de mots disparaissent, cela quel que soit leur position dans la phrase. Et concernant l'article defini den, il se réduit à de sauf si le nom suivant commence par une voyelle[22].

Le luxembourgeois en Belgique[modifier | modifier le code]

En 1976, sous l’impulsion de l'instituteur Gaston Mathey, est fondée l’ALAS : « Arelerland a Sprooch »[25], ayant pour but la promotion de la langue et de la culture luxembourgeoise du pays d'Arlon.

Construction du luxembourgeois[modifier | modifier le code]

Plaque bilingue français / luxembourgeois à Martelange (Belgique).

Même si chaque région du pays possède son dialecte, de même que le sud de la Belgique possède une forme locale du luxembourgeois (Pays d'Arlon), il est possible de donner un aperçu des caractéristiques standard de la langue.

Historique[modifier | modifier le code]

Le plus ancien des textes rédigés en luxembourgeois étant connu à ce jour (1999), est celui de Yolanda von Vianden (XIIIe siècle)[26].

Antoine Meyer (1801-1857), originaire de Luxembourg-ville, a tenté de donner une grammaire et une orthographe au luxembourgeois[27]. Son ouvrage de 1829 intitulé E' Schrek ob de lezeburger Parnassus (Un pas sur le Parnasse luxembourgeois), inclut des remarques sur la grammaire et les méthodes qu'il a suivies dans la fixation de l'orthographe[28].

Par la suite, M. Gloden fit paraitre en 1845 dans l'ouvrage de Meyer intitulé Luxemburgische gedichte und fabeln, une introduction grammaticale et l'explication des mots plus ou moins propres au dialecte[29].

L'orthographe de cette langue, qui fut longtemps flottante, a été fixée officiellement en 1976[30]. Celle-ci fut à nouveau remaniée via le Règlement grand-ducal du .

Construction des mots[modifier | modifier le code]

La construction des mots est basée le plus souvent sur une modification systématique des tonalités dans ceux-ci par rapport aux langues française et allemande. Ceci est dû à l'accent du pays. Par exemple, le suffixe -heit (die Schönheit, la beauté) de l'allemand est automatiquement remplacé par -heet (d'Schéinheet) en luxembourgeois. Il en est exactement de même avec certaines terminaisons françaises comme -ion (Direction), qui devient -ioun (Directioun).

Articles et genres[modifier | modifier le code]

En règle générale, le genre est défini par le mot allemand, mais des écarts de langage, ou l'influence du français, peuvent le faire varier. Exemples de divergences: l'all. die Brille (les lunettes) devient en lux. de Brëll (donc, fém.→ masc.); idem pour die Ecke (le coin) qui devient den Eck (fém. → masc.). Le mot all. das Bier (la bière), qui est neutre, devient masculin en lux. : de Béier.

Les articles luxembourgeois sont analogues aux allemands der, die, das, ein, eine, etc.

Masculin Féminin Neutre
Défini de(n) d' d'
Indéfini e(n) eng e(n)

Au masculin, l'article défini masculin den et l'article indéfini (masculin et neutre) en perdent leur -n final si le mot qui suit commence par une consonne différente de h, n, d, t et z. Si le mot commence soit par une voyelle, soit par une de ces cinq consonnes, le -n est conservé. Il en est de même avec les formes verbales.

Exemples : den Alphabet (l'alphabet), en Elefant (un éléphant), den Hammel (le mouton), en Duerf (un village) / e Lamm (un agneau), de Bierg (la montagne), e Paërd (un cheval)…

Verbes[modifier | modifier le code]

Verbes réguliers[modifier | modifier le code]

Les formes verbales luxembourgeoises sont similaires aux formes allemandes, du fait que les verbes se ressemblent. Les terminaisons sont aussi héritées de l'allemand, quoique légèrement modifiées.

personne terminaison
ech (je) verbe infinitif
du (tu) -s
hien, si, hatt (il, elle, +neutre) -t
mir (nous) verbe infinitif
dir (vous) -t
si (ils, elles) verbe infinitif

Deux verbes luxembourgeois conjugués :

wunnen (habiter) drénken (boire)
ech wunnen drénken
du wunns drénks
hien, si, hatt wunnt drénkt
mir wunnen drénken
dir wunnt drénkt
si wunnen drénken

Verbes irréguliers[modifier | modifier le code]

sinn (être) hunn (avoir)
ech sinn hunn
du bass hues
hien, si, hatt ass huet
mir sinn hunn
dir sidd hutt
si sinn hunn

Comme pour les articles, si le mot suivant le verbe commence par une consonne différente de h, n, d, z, ou t, le n final disparaît.

Exemples[modifier | modifier le code]

Français Allemand Néerlandais Luxembourgeois Prononciation standard
la terre die Erde de aarde d'Äerd ɛət
le ciel der Himmel de hemel den Himmel ˈhɪməl
l'eau das Wasser het water d'Waasser ˈvaːsɐ
le feu das Feuer het vuur d'Feier ˈfaiɐ
l'homme der Mann de man de Mann mɑn
la femme die Frau de vrouw d'Fra fʁaː
manger essen eten iessen ˈiəsən
boire trinken drinken drénken ˈdʁeŋkən
grand groß groot grouss gʁəus
petit klein klein kleng klɛŋ
la nuit die Nacht de nacht d'Nuecht nuəɕt
le jour der Tag de dag den Dag daːx
  • Moien - Bonjour
  • Äddi - Au revoir
  • Wann ech gelift - s'il te/vous plaît
  • Merci - Merci
  • Lëtzebuerg - Luxembourg
  • lëtzebuergesch - luxembourgeois
  • Trottoiren - trottoirs

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dictionnaires[modifier | modifier le code]

  • J. F. Gangler, Lexicon der Luxemburger Umgangssprache mit hochdeutscher und französischer Uebersetzung und Erklärung, V. Hoffmann, (lire en ligne)
  • Wörterbuch der luxemburgischen Mundart, M. Huss, (lire en ligne)
  • Luxemburger Wörterbuch, 1950-1977 (lire en ligne)
  • Jérôme Lulling et François Schanen, Luxdico : Dictionnaire bilingue, lëtzebuergesch-franséisch, français-luxembourgeois, Schortgen (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après Hans Witte, au XVIe siècle, l'« allemand » était courant dans la partie septentrionale de la région de Longwy.
  2. Notamment à Villerupt, Thil, Tiercelet et Crusnes.
  3. Il était surnommé « la koinè des banquiers » par D. Laumesfeld, écrivain dialectophone du pays thionvillois (Cf. GLOTTOPOL, n°4, juillet 2004).
  4. Soit : Volkrange, Metzange, Beuvange-sous-Saint-Michel, Veymerange, Elange, Florange, Ebange et Guentrange.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.luxembourg.public.lu/fr/societe/langues/etranger/belgique/index.html
  2. http://www.luxembourg.public.lu/fr/societe/langues/etranger/france/index.html
  3. Luxemburger Lexikon - Das Großherzogtum von A-Z
  4. http://www.lessentiel.lu/news/story/10727803 consulté ce 26/07/12
  5. Rosemarie Kieffer, Littératures luxembourgeoises ?, 1990.
  6. Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Vol. 18, 1863.
  7. (fr) Projet Cortina
  8. Jean-Louis Masson - Histoire administrative de la Lorraine, des provinces aux départements et à la région, page 185.
  9. a et b Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868, § 12 : Ethnographie et linguistique.
  10. Apprendre le luxembourgeois ce n’est pas du luxe sur Le Républicain lorrain
  11. P. Brasme - La population de la Moselle au XIXe siècle.
  12. Guillaume Ferdinand Teissier, Histoire de Thionville, Metz, 1828
  13. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.
  14. Daniel Laumesfeld - La Lorraine francique : Culture mosaïque et dissidence linguistique
  15. Intervention du SNUIPP Moselle, Paris, novembre 2012.
  16. [PDF]D'lëtzebuergesch sprooch endléch an der schoul ! / Le francique luxembourgeois enfin à l'école !
  17. a et b Auburtin Éric, Langues régionales et relations transfrontalières dans l'espace Saar-Lor-Lux, Hérodote, (lire en ligne), p. 102-122
  18. Revue qui paraissait sous l' (ISSN 0762-7440).
  19. Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Réisséng, H.A.S. (no 8), (ISSN 0762-7440)
  20. Luxemburger Wörterbuch
  21. Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Metzerwis, H.A.S. (n°16), 1987
  22. a et b Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch : Woolkrénge a Metzénge, H.A.S. (no 12), (ISSN 0762-7440)
  23. mairie-manom.fr
  24. Albert-Louis Piernet (dir.), Hemechtsland a Sprooch, n°1 et n°3, 1983
  25. GLOTTOPOL, Revue de sociolinguistique en ligne, n°4, juillet 2004
  26. (de)Andrea Rapp, Yolanda von Vianden: Der älteste luxemburgische Text, 1999
  27. Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique du Luxembourg, 1838.
  28. Dictionnaire des hommes de lettres, des savans et des artistes de la Belgique ; présentant l'énumération de leurs principaux ouvrages, Bruxelles, 1837
  29. Félix Thyes, Essai sur la poésie luxembourgeoise, 1854 (lire en ligne).
  30. Malcolm Offord, A reader in French sociolinguistics, 1996.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]