Maison forte de Reignac

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Maison forte de Reignac
Tursac Reignac maison forte (8).jpg
La maison forte de Reignac.
Présentation
Type
Construction
Propriétaire
Jean-Max Touron
Statut patrimonial
 Inscrit MH (1964, Façades et toitures)
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
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La maison forte de Reignac est un château situé sur la commune de Tursac en Dordogne, et demeure le dernier exemple intact de château-falaise en France.

Elle fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.

Localisation[modifier | modifier le code]

La maison forte de Reignac est située dans le quart sud-est du département de la Dordogne, en Périgord noir, sur la commune de Tursac, à un kilomètre et demi au nord du bourg. Elle est implantée à flanc de falaise, sur la rive gauche de la Vézère, le long de la route départementale 706.

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison forte de Reignac.

La maison forte date du XIVe siècle. Plus précisément, sa façade est du XIVe siècle, tandis que l’ouverture des fenêtres remonte à 1508.

Sur le site de la maison forte de Reignac, on peut lire (l'orthographe est ici corrigée) :

« La maison forte de Reignac n’est pas seulement un puissant repaire accroché à flanc de falaise, mais le centre d’un domaine où le seigneur des lieux vit entouré de sa famille et de ses gens de maison. Il exerce son pouvoir et juge sur ses terres les délits mineurs. Le droit de haute et basse justice était exercé par le seigneur de la cité troglodytique de La Roque-Saint-Christophe (à deux kilomètres).

Les fortifications sont suffisantes pour résister aux coups de main de bandes de brigands, pillards, preneurs d’otages, écorcheurs, mais ne sauraient tenir tête longtemps à une véritable armée, bien que l’attaque ne puisse être que frontale, de plus sa situation si particulière en hauteur et abritée sous falaise lui assure avec ses douze bouches à feu, sa bretèche et ses assommoirs, une puissance de tir redoutable.

Les grottes supérieures à 40 mètres de haut constituaient un refuge jamais attaqué. [...]

Au début du XVIe siècle, les premières armes à feu ont fait leur apparition sans toutefois remplacer l’arc, l’arbalète et les pierres de jet qui sont toujours très utilisés. L’arquebuse, le mousquet et l’escopette ont fait progressivement et timidement leur apparition dans la panoplie guerrière. En cas d’attaque, chaque homme, femme, enfant, habitant Reignac connaît le poste qui lui est attribué ; muni de son arme, il doit défendre sa position.

Des centaines de siècles auparavant, des hommes appelés « Cro-Magnons » s’étaient établis sous ces abris en y laissant de nombreuses traces. »[1]

Ses façades et toitures sont inscrites au titre des monuments historiques le 16 octobre 1964[2].

Visites[modifier | modifier le code]

La maison forte est ouverte au public depuis 2006[3].

Elle est ouverte à la visite de février à novembre et pendant les vacances de Noël.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Maison Forte de Reignac », sur maison-forte-reignac.com (consulté le 20 novembre 2019)
  2. « Maison forte de Reignac », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 septembre 2019.
  3. Les Mystères de la Renarde, « Maison Forte de Reignac : le Bouc, l'Alchimiste et les Esprits dans la falaise », sur lesmysteresdelarenarde.fr, (consulté le 22 septembre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Roussot, Julia Roussot-Larroque, « Inscriptions datées à Reignac commune de Tursac (Dordogne) », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1975, tome 102, p. 131-133 (lire en ligne)
  • Alain Roussot, « Clefs anciennes de Reignac commune de Tursac (Dordogne) », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1976, tome 103, p. 66-71 (lire en ligne)
  • Jean-Marie Bélingard, Le Périgord des maisons fortes, Pilote 24, Périgueux, 1999, p. 104,122, (ISBN 978-2-912347-03-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]