Langolen

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Langolen
L'église paroissiale Saint-Gunthiern
L'église paroissiale Saint-Gunthiern
Blason de Langolen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Briec
Intercommunalité Communauté de communes du pays Glazik
Maire
Mandat
Didier Roignant
2014-2020
Code postal 29510
Code commune 29110
Démographie
Gentilé Langolinois
Population
municipale
884 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 04″ N 3° 54′ 41″ O / 48.067778, -3.91138948° 04′ 04″ Nord 3° 54′ 41″ Ouest / 48.067778, -3.911389  
Altitude Min. 70 m – Max. 208 m
Superficie 17 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Langolen [lɑ̃gɔlɛ̃], située dans la Vallée de l'Odet, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Pays Glazik.

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Langolen

Langolen est situé à l'est-nord-est de Quimper et au sud du massif des Montagnes noires, la commune a une superficie de 16,9 km² ; le finage communal se présente comme un plan incliné vers le sud, les altitudes variant de 206 mètres près de Ménez Braz à 70 mètres (à l'extrême sud-ouest de la commune, dans la vallée de l'Odet au sud de Kergariou), le bourg, en position relativement centrale, se situant vers 140 mètres d'altitude. Le relief est dans le détail très vallonné, en raison des vallées assez encaissées formées par le réseau hydrographique composé principalement de l'Odet, qui longe la limite sud du territoire communal et de plusieurs de ses affluents de rive droite : le ruisseau Ar Guip qui limite la commune à son extrême-est, le ruisseau du Pont-Neuf, qui forme lui aussi sur une partie de son cours la limite orientale de la commune et l'affluent du ruisseau de Langelin qui alimente l'étang de Trohanet, à l'ouest du finage communal. Ces ruisseaux ont par le passé alimenté en eau plusieurs moulins comme le moulin de l'Abbé, le moulin de Kerguz, le moulin de Kernévez pour le ruisseau du Pont-Neuf (et le moulin de La Motte pour un des affluents) et le moulin du Stang pour l'Odet lui-même.

Communes limitrophes de Langolen
Briec Edern, Montagnes noires Trégourez
Briec Langolen Coray
Landudal Coray, Elliant, Odet Coray

Langolen a su conserver son paysage bocager et présente un habitat dispersé en de nombreux hameaux qui parsèment le territoire communal. La commune est à l'écart des grandes voies de communication, desservie principalement par les deux routes départementales n° 50 allant d'Edern à Coray, et 51, qui débute au carrefour de Saint-André en Ergué-Gabéric (quand on vient de Quimper par la route départementale n° 15) et se dirige vers Trégourez, les deux routes ne se croisant pas dans le bourg, mais à Croaz Hent.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Langolen est composé dans la partie orientale de la commune de schistes briovériens ; un affleurement de quartz, visible principalement entre Kermadoret et Kerléonec, marque le contact avec le massif de Langolen situé au nord de la commune et composé de granite à mica noir dominant (en particulier près de la carrière de Toull Sabl), de granulite riche en mica blanc (exploité par plusieurs carrières (Kerpanz, Le Lochou, Mesmeur, Kerspern, etc.. au nord-ouest de la commune), de diorite quartzique à sphène dans la région du hameau de La Motte (partie nord de la commune)[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un menhir datant du néolithique se trouve à Stang Lévénez[2].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Langolen signifie le lan de Collen, c'est-à-dire l'ermitage de Collen (ou Colen)[3], saint gallois qui a donné son nom également à la localité de Llangollen[4], située dans le comté du Denbighshire au Pays de Galles. La vie de saint Collen a fait l'objet d'une Vita rédigée en gallois au XVIe siècle dont le récit est probablement plus proche de la légende que de la réalité historique[5].

Il est probable qu'une immigration galloise se soit produite dans la région entre le IVe siècle et le VIIe siècle, comme le laisse penser les noms de deux communes voisines de Langolen, Elliant et Tourch, qui rappellent les noms de deux localités galloises voisines de Llangollen, Lan-Ellian et Twrch[6].

La première mention du nom de Langolen se trouve dans un chant du Barzaz Breiz recueilli par Théodore Hersart de La Villemarqué, qui daterait du VIe siècle, qui évoque la peste d'Elliant et dont voici un extrait traduit du breton :

La peste d'Elliant
Entre Langolen et Le Faouët
Habite un saint barde
Qu'on appelle Père Raslan[7]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La création de la trève de Langolen[modifier | modifier le code]

Langolen était un simple trève de la paroisse de Briec sous l'Ancien Régime, au même titre que Landudal, Quilinen et Tréflez (désormais en Landrévarzec). Langolen se démarque des autres trèves par des velléités d'indépendance religieuse, l'Odet, franchissable seulement à gué, notamment en période hivernale, de même que certains de ses affluents, ainsi que la distance séparant Langolen de Briec, expliquant cette volonté. En 1492, les Trèviens réclament de ne plus être tenus de fréquenter l'église paroissiale, ce qui explique que l'église tréviale soit dotée d'un clocher imposant entre 1540 et 1560.

« (...) Au dit lieu [Langolen], il y a eu anciennement et par tant de temps que mémoire d'homme n'est du contraire, une belle et grande église treffviale ayant cimetière clos (...) et aultres ornements d'église et choses requises pour célébrer la messe et faire les autres offices et services divins en icelle, et que ledit lieu et treff est distant et séparé de l'église paroissiale de Briziac d'une lieue et demie vulgars et plus (...) La distance du chemin et les mauvais passages qui sont entre les deux et espécialement en temps d'hiver, ne pourraient les dits nommés fréquenter ladite église parochiale[8]. »

Un acte de 1696 évoque aussi la création de la trève de Langolen :

« Les habitants de Langolen sont éloignés de plus de deux grandes lieues de l'église paroissiale de Briec, pourquoi ne pouvant sans beaucoup de péril et de danger dans la saison de passer les rivières et qui les séparent pour aller au Service Divin et pour porter leur enfant recevoir le baptême ; les malades sont aussi en danger de mourir sans Sacrement (...). Il dut être érigée audit Langolin laditte église tréviale il y a plus de trois cent ans[9]. »

En 1694, après un procès qui dura quatre ans, les tréviens de Langolen obtinrent le droit de pas payer leur quote-part pour la construction du clocher de l'église paroissiale de Briec, ce qui confirme leur autonomie par rapport à la paroisse-mère.

Les seigneuries de Langolen[modifier | modifier le code]

Langolen dépendait de la seigneurie de La Roche-Helgomarc'h, dont le siège se trouvait sur un piton rocheux situé à Saint-Thois et qui s'étendait aussi sur Trégourez, Edern, Saint-Thois et une partie de Briec. Les seigneurs de La Roche-Helgomarc'h avaient droit de prééminence dans l'église de Langolen et droit de haute justice sur les Langolinois.

Plusieurs autres seigneuries, de moindre importance, existaient à Langolen : la seigneurie de La Motte Kercos, tenue au XVIIe siècle par la famille de Penancoët ; la seigneurie de Kerautret, possédée au XVIIe siècle par la famille de Plœuc ; la seigneurie du Stang (qui s'étendait aussi sur les terres du Moustoir en Elliant), possédée par la famille de Lezaudévez au XVIe siècle ; la seigneurie de La Villeneuve (Kernevez en breton), propriété de la famille de La Villeneuve, puis successivement des familles du Quélennec, du Disquay[10], de Saisy de Kerampuil, de Kersauzon et enfin de Montboucher, au fil des mariages et héritages ; la seigneurie de Trohanet enfin, à cheval sur Briec, Langolen et Landudal, dénommée à l'origine Tuoganet, propriété de la famille de Liziart depuis au moins le XIVe siècle, puis de Penguilly au XVIe siècle et de Penancoët à partir de 1630 environ. Cette seigneurie est vendue en 1696 à Joseph-Hyacinthe Tréouret de Kerstrat (1658-1718), auquel succède son fils Joseph-Louis Tréouret de Kerstrat, qui décède en 1754 (c'est lui qui fit reconstruire le château de Trohanet) ; le fils de ce dernier, Jean-Marie Tréouret de Kerstrat, en hérite à son tour. Marié le 8 janvier 1769 à Briec avec Julie du Bot de Grego, décédée en 1784, il fut le dernier seigneur de Trohanet avant la Révolution française pendant laquelle il émigra en Irlande[6].

Article détaillé : Briec#Le château de Trohanet.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, initialement tréviale, est dédiée à saint Gunthiern, probablement depuis sa reconstruction partielle (la façade et le clocher) entre 1540 et 1560. De l'église antérieure sont conservés le porche nord et probablement les fonts baptismaux. L'existence d'une confrérie de saint Gunthiern à Langolen à cette époque explique sans doute pourquoi l'église reconstruite est alors dédiée à ce saint. Une autre confrérie existait aussi, la confrérie du Rosaire, attestée en 1657[11].

Trois frairies existaient alors à Langolen : la frairie de Trebursut, dans la partie orientale de la trève ; la frairie de Treffmenez, dans sa partie nord ; la frairie de Pontguénan, dite aussi de Poulganou, dans sa partie sud.

Albert Le Grand évoque en ces termes la construction de la chapelle Saint-Magloire en 1640 :

« L'an 1640 a estée bâtie une belle chapelle en la paroisse de Briziac[12] au diocèse de Cornouaille, en l'honneur de S. Magloire, où Dieu a concédé plusieurs graces par l'intercession de ce Saint aux pèlerins qui y sont venus de la pluspart des Eveschez de Bretagne[13]. »

En 1670, une mission est prêchée à Langolen par le père Maunoir, célèbre prédicateur, accompagné de plusieurs missionnaires[14]. En 1756, les délibérants de Langolen écrivent que l'église menace ruine, et en 1796 qu'elle est « couverte d'ardoises, toute percée à jour dans la couverture »[6].

Selon les estimations, Langolen aurait eu entre 700 et 750 habitants au début du XVIIIe siècle et presque 1 000 habitants dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le bourg n'était alors formé que de quelques maisons, l'habitat étant très dispersé (51 hameaux sont recensés sur la carte de Cassini) et plus dense dans la partie nord de la trève que dans sa partie sud[6].

La quasi totalité des terres et fermes de Langolen appartenaient sous l'Ancien Régime, juste avant que ne se déclenche la Révolution française, à trois seigneurs : Jean-Baptiste de Kergus de Kerstang[15], châtelain du Kergus ; à Marie Renée de Kerampuil, marquise de Kersauzon, châtelaine de La Villeneuve ; à Jean-Marie Tréouret de Kerstrat, châtelain de Trohanet. Tous les trois émigrèrent pendant la Révolution française[6].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 1789, les délibérants de Langolen (le marguillier, le notaire et vingt villageois inscrits au rôle des contributions) approuvent par acclamations un modèle-type de cahier de doléances rédigé en fait précédemment par les députés du tiers-état des villes bretonnes, sans rien y changer. Deux langolinois, Yves Boudéhen, du Pérenté, et Nicolas Le Guével, du Leuré, sont élus députés pour représenter Langolen à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper.

Jérôme Cariou, curé de Langolen en 1790, refusa de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant prêtre réfractaire. Il fut remplacé en avril 1791 par Germain Meunier, prêtre assermenté, mais la majeure partie ds paroissiens soutint Jérôme Cariou, resté caché à Langolen et y célébrant des messes clandestines, par exemple au vieux manoir de Stang Bras, jusqu'à l'été 1792, avant d'être déporté en Espagne. Il revint à Langolen en 1802. Un autre prêtre insermenté, Michel Jacq, curé de Gourin, originaire de Langolen, vint se cacher dans sa paroisse natale avant d'être emprisonné en 1793 au Château du Taureau, puis, lui aussi, déporté.

Langolen fut un haut lieu de la Chouannerie pendant la Révolution française : la famille Tréouret de Kerstrat fit du château de Trohanet un repaire chouan, d'abord sous l'impulsion de Jean-Marie Tréouret de Kerstrat, de retour d'Irlande où il avait émigré, puis surtout avec les actions menées par son fils aîné Jean-Hyacinthe Tréouret de Kerstrat qui, après avoir été membre du Régiment Loyal-Émigrant, s'engage dans l'armée royaliste du général de La Puisaye, participe le 17 juin 1795 à l'audacieuse attaque de la poudrerie de Pont-de-Buis aux côtés de Georges Cadoudal[16] avant d'être gravement blessé par des soldats républicains lors de son arrestation au château de Trohanet dans la nuit du 7 au 8 vendémiaire an IV (30 septembre 1795), traîné au tribunal criminel de Quimper, puis au tribunal militaire de Brest qui le condamné à mort et où il est fusillé. Sa sœur Céleste Tréouret de Kerstrat, fut également arrêté à plusieurs reprises pendant la Révolution française en raison de ses activités contre-révolutionnaires, soupçonnée par exemple en 1796 de cacher le chef chouan De Bar. Ce dernier, au printemps 1796, tente « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[17].

En l'an VIII (1799-1800), une résurgence de la chouannerie se produit à Langolen ; un signalement au Préfet précise en l'an VIII qu'un « rassemblement de chouans et de brigands se fait à Edern et à Briec ; ils couchent dans les champs environnant le château de Trohanet (...) Cornouaille[18] et Kerstrat[19] en sont les chefs (...). Ils menacent de mort toute personne qui viendrait les découvrir » et rançonnent les paysans des environs. « Langolen est la commune qui a fourni le plus de chauffeurs et de brigands » écrit le 6 prairial an IX (26 mai 1801) le général Bernardin à Fouché, alors ministre de la police. Le maire de l'époque, René Péron, est accusé par un officier de « protéger les brigands » et demande sa révocation, mais le Préfet du Finistère intervient en sa faveur , arguant : « Un maire qui n'aurait pas l'air d'être du parti des chouans serait de suite leur victime ». Ce fut d'ailleurs le cas par exemple de Pierre Briand, député de Quimper à l'Assemblée législative, puis juge de paix et administrateur du canton de Briec, marié avec une femme originaire de Langolen, qui, après plusieurs tentatives qui échouent, finit par être assassiné le 17 brumaire an VIII (7 novembre 1799) à Landudal par une bande de chouans dirigés par Michel-Armand de Cornouaille. Certains langolinois rejoignirent la chouannerie comme Vincent Jacq, Yves Le Berre ou Hervé Pennanéach, d'autres furent des révolutionnaires convaincus comme François Le Pétillon, fondateur en l'an II de "La Société populaire et montagnarde de Langolen" ou Jean Le Ster, qui acquit l'église paroissiale et le cimetière. L'épouse de ce dernier, Marie Littré, fut assassinée par des chouans[20] le 5 germinal an IX (26 mars 1801)[6].

L'église paroissiale est vendue comme bien national en 1796, ainsi que les chapelles de Saint-Duel et de Saint-Magloire; les biens des seigneurs émigrés sont également vendus comme biens nationaux, les acheteurs étant principalement des bourgeois de Quimper, même si quelques langolinois achètent aussi des terres, certaines étant même rachetées en sous-main au profit de la famille de Kersauzon.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Paysan de Langolen (dessin d'Albert Racinet publié en 1888).

Le déclin de la noblesse[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Kergus ont perdu tous leurs biens à Langolen pendant la Révolution française, vendus comme biens nationaux. La famille de Kersauzon, châtelaine de La Villeneuve, reste propriétaire de onze fermes (247 ha de terres), qui passent aux mains de René-François de Montboucher, époux de Marie-Josèphe de Kersauzon, puis de leurs enfants. Ils demeurent à Rennes et ne fréquentent guère Langolen. Au fil des mariages successifs, La Villeneuve passe aux mains de la famille Hay des Nétumières, puis de la famille Le Cardinal de Kernier, le dernier châtelain de La Villeneuve étant Jacques Le Cardinal de Kernier (1862-1932), qui fut maire du Val d'Izé, député d'Ille-et-Vilaine et membre de l'Action française.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, les descendants de la famille Le Tréouret de Kerstrat se désintéressent de Langolen et de leur château de Trohanet, lequel, ruiné, est vendu en 1851 à Pierre-Paul de La Grandière.

Les familles nobles gardèrent toutefois une grande influence politique à Langolen dans la vie municipale pendant la seconde moitié du XIXe siècle et encore pendant l'Entre-deux-guerres.

La persistance de l'isolement[modifier | modifier le code]

Un texte anonyme daté de 1820 décrit ainsi l'isolement de Langolen : « des chemins intransitables (...) pendant deux mois de l'année Langolen ne peut communiquer avec aucune paroisse voisine sans danger, attendu qu'elle est entourée de rivières de toutes parts qui débordent de manière effrayante et qu'on ne peut passer que sur des poutres longues et très élevées ». En 1882 encore, le préfet du Finistère écrit : « Depuis l'origine des temps jusqu'à ce jour, les trois quarts des habitants de la commune ont été astreints pour se rendre aux foires de Coray et Roudouallec à passer l'Odet sur des poutrelles ». Des hommes et des animaux se noyaient régulièrement aux différents ponts rudimentaires ou gués, comme à Pont Quéo, Pont Guennou ou Pont Nevez (près de Saint-Duel)[6].

En 1879, le conseil général du Finistère classe le chemin de grande communication no 50 de Briec à Rosporden par Langolen et Elliant[21].

Les difficultés de communication ont longtemps persisté : au début de la décennie 1950, la plupart des chemins creux, souvent boueux, menant aux divers hameaux et fermes éparpillés sur le territoire communal étaient encore inaccessibles la plupart du temps à une automobile.

Les dégâts et transformations de l'église paroissiale[modifier | modifier le code]

Entre 1811 et 1821, Langolen n'eut pas de prêtres en raison de la pénurie de membres du clergé à cette époque, le clergé de Briec étant alors chargé de la paroisse.

Vers 1820, un ouragan décapite la flèche du clocher et un autre endommage à nouveau l'église en 1830. À chaque fois, elle est restaurée, la restauration principale étant effectuée par l'architecte diocésain Joseph Bigot en 1843-1844 : l'ossuaire est alors détruit et la maîtresse-vitre démontée ; elle se trouve désormais au Musée départemental breton de Quimper[6].

Un habitant de 28 ans sans état-civil[modifier | modifier le code]

En 1890, les gendarmes secourent à Langolen un ivrogne dont ils contrôlent l'identité et s'aperçoivent que le dénommé "Allanic", employé à la garde d'un troupeau dans une ferme du hameau de Kerautret où il avait été recueilli, amaigri et déguenillé, en 1862, alors qu'il avait cinq ou six ans, n'avait en fait aucun état civil, et avait entre autres, pour cette raison, échappé jusque-là au service militaire[22].

Les épidémies[modifier | modifier le code]

En novembre 1900, le journal La Croix indique ( à tort) qu'une épidémie de cholérine a éclaté à Langolen[23], mais le même journal indique quelques semaines plus tard que « l'épidémie de fièvre typhoïde et de dysenterie, qui sévissait dans les communes de Locquénolé, d'Edern et de Langolen est terminée »[24].

Une société paysanne, bretonnante et en majeure partie analphabète[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1866, sur les 944 habitants de Langolen à cette date, 719 sont agriculteurs ou membres de familles d'agriculteurs (dont une trentaine de journaliers agricoles). C'est peu après cette date que l'exode rural commence, la population agricole n'étant plus que de 390 personnes en 1970 et 14 en 1988.

Parmi les professions non agricoles, on recense en 1866 six moulins à eau (la meunerie faisant alors vivre 93 personnes), 4 tailleurs, 3 tisserands, des sabotiers, menuisiers, charpentiers, etc.. et de nombreux commerces dont 5 cabaretiers. Douze mendiants sont également recensés cette année-là. La congrégation des Filles du Saint-Esprit crée en 1875 un bureau de bienfaisance à Langolen.

En 1855, les cultures du seigle, de l'avoine et du sarrasin occupent chacune 118 ha de terres labourables (la culture du blé est alors inexistante), celle du chanvre 6 ha, celle du lin moins encore et en train de disparaître, la culture des pommes de terre commençant à peine. L'ajonc est cultivé dans les landes qui occupent encore plus d'une centaine d'ha, la jachère et l'écobuage étant encore couramment pratiqués.

Les Langolinois ont longtemps parlé exclusivement le breton, à l'exception des châtelains et de quelques rares personnes comme les instituteurs. Selon une enquête, en 1831, sur 882 habitants, 34 personnes et 6 femmes seulement savent écrire, et uniquement en breton. En 1896, l'inspecteur écrit que sur 145 garçons langolinois d'âge scolaire, 60 ne fréquentent pas l'école (en dépit des lois Jules Ferry), 75 vont à l'école communale et 10 sont placés dans des écoles congréganistes à l'extérieur de la commune. En 1902 encore, « sur 30 enfants de 9-10 ans qui suivent les cours de catéchisme de première communion, un seul, le fils de l'instituteur laïque, est capable d'entendre [comprendre] le catéchisme français »[6].

Les écoles[modifier | modifier le code]

La première école de garçons de Langolen ouvre à la Croix-Rouge en 1852 ; la maison d'école construite n'a qu'une seule pièce de 26 m² et l'école ne dispose ni d'eau, ni de toilettes. En 1895 79 garçons s'entassent dans cette pièce unique, de plus quasiment en ruine (le pignon ouest s'écroule en 1897 et il pleut dans la salle de classe, mais le conseil municipal refuse de débourser le moindre centime pour l'école laïque. Une école publique de filles a ouvert à proximité mais a très peu d'élèves : deux fillettes seulement sont inscrites à la rentrée 1904. Les deux écoles ont fusionné en école mixte en 1917 et cette école publique a fermé en 1966. Les instituteurs laïques[25] ont longtemps eu le sentiment d'être des parias dans la commune.

En octobre 1874, le Conseil général du Finistère accorde une subvention de 3 000 francs à la commune de Langolen « pour la construction d'une maison d'école de filles »[26]. L'école privée de filles, tenue par les Filles du Saint-Esprit, ouvre en 1876 sur un terrain donné par Pierre-Paul de La Grandière et l'école est construite en bonne partie grâce à une donation faite en 1877 par son fils et héritier Augustin-Félix de La Grandière « à condition que l'école sera dirigée à perpétuité par des congréganistes ». En 1880, la commune de Langolen sollicite une aide de 2 191 francs pour l'aider à financer la somme qui reste encore due à l'entrepreneur qui a construit l'école des filles ; « la commune, qui vient de construire un presbytère et de réparer son église paroissiale, ne peut combler le déficit en présence duquel elle se trouve ». Le Conseil général accorde une aide de 1 191 francs[27]. La laïcisation de cette école congréganiste, survenue en 1904 (elle devint alors l'école publique des filles), obligea la commune à rembourser Augustin-Félix de La Grandière en raison du non-respect de la clause particulière de la donation.

Une nouvelle école privée de filles, non tenue cette fois par des religieuses, l'école Saint-Augustin, fonctionna à Langolen dès 1904, construite également aux frais d'Augustin-Félix de La Grandière. Cette école devint mixte en 1963, après la fermeture pour manque d'effectifs de l'école privée de garçons de Saint-René, qui ouvrit en 1930, à l'initiative de l'abbé Bernard[28] et du vicomte d'Espiès[6].

Les écoles privées eurent une telle influence, en particulier pour les filles, à Langolen que 60 religieuses vivantes originaires de la paroisse étaient dénombrées après la Seconde guerre mondiale et encore 30 en 1992. Par contre, seulement neuf prêtres seulement originaires de la paroisse sont recensés au cours des XIXe siècle et XXe siècle dans le diocèse de Quimper, dont Corentin Grill[29], auxquels il faut ajouter 5 prêtres missionnaires dont Hervé Le Grand.

"Blancs" contre "Rouges"[modifier | modifier le code]

Pendant les deux premiers tiers du XIXe siècle, les maires successifs ont géré leur commune en fabriciens, comme si l'on était encore sous l'Ancien Régime, mêlant politique et religion. Les édiles communaux sont peu instruits (sur les 12 conseillers municipaux élus en 1862, cinq ne savent pas signer leur nom) et la gestion souvent approximative, de leur commune s'en ressent.

À partir de 1878 commencent les premiers affrontements entre "républicains" et "réactionnaires", cette année-là voyant l'élection d'un républicain, Yves Barré, pour la première fois comme maire ; les réactionnaires l'emportent à nouveau en 1892 jusqu'en 1902, le refus par l'équipe municipale de réparer l'école publique des garçons, dont l'insalubrité dépasse l'imagination, symbolise cette crispation. Augustin-Félix de La Grandière, qui ne fut jamais maire de Langolen, mais qui était un membre très influent du conseil municipal, ainsi que conseiller général du canton de Briec, joua alors un rôle important.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à l'école et à la laïcité[modifier | modifier le code]

En 1901, le préfet du Finistère met en demeure le conseil municipal de Langolen de voter une somme de 6 525 francs pour l'agrandissement et la rénovation de l'école des garçons, mais le Conseil d'État, saisi par le maire et les conseillers municipaux, donne tort au préfet[30]. En octobre 1902, le maire de Langolen, Mahé, fut révoqué pour avoir participé « à des manifestations contre les décrets de fermeture des écoles » privées catholiques en vertu de la loi de 1901 sur les congrégations religieuses[31]. Le conseil municipal de Langolen démissionna alors « pour protester contre la suspension du maire et la reconstruction de l'école des garçons »[32], le préfet ayant imposé la reconstruction d'office de l'école des garçons qui tombait en ruine[33]. En août 1904, un arrêté du préfet du Finistère laïcise l'école des filles de Langolen[34].

Le 14 mars 1906, la querelle des inventaires donne lieu à des incidents à Langolen :

« À Langolen (Finistère), des incidents violents se sont produits hier, à l'occasion de l'inventaire. Les habitants, conduits par le clergé, ont opposé une vive résistance. Les catholiques, rassemblés dans l'église, lançaient avec des seringues des produits corrosifs, et frappaient les gendarmes et les soldats[35] avec des bâtons garnis de pointes. Le lieutenant de gendarmerie a été blessé au poignet. On a du démolir un mur pour entrer dans la sacristie, où le vicaire, M. Piedoye, a été arrêté et conduit à la maison d'arrêt de Quimper[36]. »

Le vicaire fut condamné par le tribunal de Quimper à quinze jours de prison et 100 francs d'amende sans sursis[37].

En juillet 1914, le préfet du Finistère suspend de ses fonctions le maire de Langolen, Mahé, « parce qu'il ne répond à aucune des instructions qui lui sont adressées, tant dans l'intérêt de sa commune que dans celui de ses administrés, et qu'il apporte une négligence coupable dans l'exercice de ses fonctions »[38].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Langolen : le Monument aux morts

D'après les noms inscrits sur le monument aux morts de Langolen, 57 soldats de la commune sont morts pour la France pendant les guerres dont 50 pendant la Première Guerre mondiale, 5 pendant la Seconde Guerre mondiale et deux pendant la guerre d'Algérie dont le lieutenant-colonel François Fernand Marie De La Vallée de Rarecourt de Pimodan[39].

Parmi les soldats qui se sont distingués pendant la Première guerre mondiale, Jérome Allain, soldat brancardier au 62e régiment d'infanterie, reçut trois citations, dont une à l'ordre de l'armée, la Croix de guerre avec deux étoiles et une palme ainsi que la Médaille militaire[40]

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le clivage "Blancs" contre "Rouges" s'est poursuivi pendant l'Entre-deux-guerres : en 1919, Jean Bleuzen, républicain, est élu maire au troisième tour de scrutin par six voix contre six, au bénéfice de l'âge, battant le candidat blanc, le vicomte d'Espiès, mais c'est René Coroller, militant rouge et simple conseiller municipal, qui futt l'éminence grise de cette municipalité. Les "Blancs" prennent leur revanche le {{date[19|mai|1925}}, mais les pressions de dernière minute sur les électeurs et les achats de vote (on a beaucoup servi à boire aux alentours du bureau de vote !) furent nombreux dans les deux camps, ce qui conduisit la préfecture à annuler les élections municipales, ce qui fut confirmé par le Conseil d'État le 11 février 1927. De nouvelles élections municipales durent donc être organisées en mai 1927, les "Blancs" l'emportant à nouveau.

Le 6 mars 1936, Joseph Quintin, 51 ans, père de 11 enfants, du village de Kerautret, meurt enseveli dans une carrière de sable située près du Croissant en Langolen[41].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Laurent Pennec, né à Valenton le 4 décembre 1921, boulanger à Langolen, membre du groupe Curie au sein des Francs-Tireurs et Partisans, arrêté au Faou le 26 avril 1944, fut fusillé à Fouesnant le 15 mai 1944 en compagnie de 16 autres résistants[42].

Henri de Pimodan, né en 1911 à La Jumellière, lieutenant de vaisseau en 1940, s'engagea dans la Résistance et fut arrêté par la Gestapo le 5 février 1944 ; torturé, il fut déporté au camp de concentration de Ludwiglust où il décéda le 18 avril 1945.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1944, un parachutage d'armes eut lieu à Langolen dans des champs dégagés à cet effet et dénommés du nom de code "Terrain Camembert" au profit d'un groupe de résistants dirigé par le commandant FFI Philibert, installé là provisoirement avant d'aller libérer Quimper[43].

L'après Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La modernisation n'a fait sentir ses effets que tardivement à Langolen : si le premier téléphone est installé le 26 juin 1923, il faut attendre l'après Seconde guerre mondiale pour voir peu à peu les équipements modernes parvenir à Langolen : le bourg de Langolen est électrifié le 13 août 1948 (les hameaux de campagne le sont plus tardivement) et la décennie 1960 pour voir le bitumage des routes vicinales, puis des chemins ruraux menant aux fermes. Le réseau d'eau courante n'a commencé à être installé, d'abord dans le bourg, qu'à partir de 1967.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'opposition aux barrages écréteurs de crue[modifier | modifier le code]

Le SIVALODET, syndicat mixte chargé de la gestion du bassin versant de l'Odet, à la demande principalement de la ville de Quimper qui souffre d'inondations chroniques dues pour partie aux crues de l'Odet, projette la création de petits barrages écréteurs de crue en amont de Quimper et particulièrement à Langolen, Landudal et Coray, ce qui soulève des protestations de la part d'une partie des habitants et des municipalités concernées[44], et particulièrement à Langolen[45].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
9 mars 1790 - 18 octobre 1792 Yves Boudéhen Du Pérenté.
18 octobre 1792 - ? Yves Deniel De Pen-ar-Hoat.
 ? - 14 février 1795 Yves Briand De Coat-Goën.
14 février 1795 - 1799 Joseph Le Goïc De Kerrun.
13 décembre 1799 - 1804 René Péron
1804 - 1815 François Le Pétillon Du Letty.
21 mai 1815 - juillet 1816 Corentin Le Coze
1816 - 1832 Yves Le Gourlay De Keredern.
1er février 1832 - 1835 Joseph Le Ster
1835 - 1848 Yves Le Gourlay De Keredern.
30 juillet 1848 - 13 janvier 1866 Jean Barré Cultivateur au bourg. Meurt dans l'exercice de ses fonctions.
29 janvier 1866 - 21 janvier 1878 Joseph Péron[46]
21 janvier 1878 - 15 mai 1892 Yves Barré Républicain Marchand au bourg.
15 mai 1892 - mai 1900 Noël Boulis Réactionnaire Agriculteur au Leuré.
mai 1900 - 2 septembre 1902 Jean-Baptiste Mahé Réactionnaire Agriculteur à La Villeneuve. Révoqué par le Préfet du Finistère en raison de son refus de construire une nouvelle école publique.
23 novembre 1902 - juin 1904 Yves Barré Républicain Marchand au bourg.
juin 1904 - 12 juillet 1914 Jean-Baptiste Mahé Réactionnaire Révoqué par le Président de la République Raymond Poincaré en raison de sa négligence dans l'exercice de ses fonctions (en fait à cause de son alcoolisme)
août 1914 - 30 novembre 1919 Henri Jacq
30 novembre 1919 - 19 mai 1925 Jean Bleuzen Républicain Ce maire savait à peine lire et écrire ; c'est René Le Coroller[47], un simple conseiller municipal, qui dirige en fait la municipalité
19 mai 1925 - 22 juillet 1944 Comte René d'Espiès[48]
mai 1945 - octobre 1947 Marie-Thérèse de La Grandière Veuve du comte René D'Espiès.
octobre 1947 - 1953 Pierre Auffret De Kerautret. La commune est électrifiée pendant son mandat.
1953 - 1954 Hervé Feunteun
1954 - 1959 Pierre Collorec Commerçant (coiffeur, chaussures, café-tabac).
1959 - 1965 Hervé Feunteun
1965 - 1983 Pierre Collorec
1983 - 1989 Jean Pennanéac'h
1989 - 14 mai 1991 Hervé Morvan Chef d'entreprise. Démissionne à cause de l'"affaire Keropus"[49]
1991 - 1995 Jean Pennanéac'h
1995 - 2008 Didier Hervé Centre-gauche Cadre de préfecture
2008 - 2020 Didier Roignant Technicien de maintenance

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726 591 899 1 107 882 876 906 922 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
934 944 940 912 963 992 995 1 154 1 238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 248 1 206 1 176 1 023 1 056 1 053 1 076 979 898
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
833 773 692 641 648 684 744 775 881
2011 - - - - - - - -
884 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2004[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Langolen a augmenté presque constamment pendant tout le XIXe siècle, passant de 591 habitants en 1800 à 1248 habitants en 1901 ( + 657 habitants, soit + 111 % en 101 ans), année de la population maximale jamais enregistrée (entre 1867 et 1903, Langolen enregistre une moyenne d'environ 45 naissances chaque année, contre une quinzaine en moyenne pendant la première décennie du XXIe siècle); en raison d'un important exode rural, la population décline ensuite fortement jusqu'en 1982 ( - 607 habitants, soit - 48,6 % en 81 ans); depuis cette date, la relative proximité de Quimper, distante de 16 km, explique une certaine reprise démographique ( + 243 habitants entre 1982 et 3011, soit + 37,9 % en 29 ans) engendrée par l'amorce d'une périurbanisation.

Entre 1999 et 2010, la population de Langolen s'est accrue davantage grâce à une immigration nette ( + 1,7 % l'an en moyenne annuelle) qu'en raison d'un solde naturel toutefois également positif ( + 0,6 % l'an en moyenne annuelle), le taux de natalité ( 16,5 pour mille entre 1999 et 2010) restant nettement supérieur au taux de mortalité ( 10,2 pour mille pendant la même période). Ce n'était pas le cas par le passé. par exemple, pour la période intercensitaire 1968-1975, la commune enregistrait une émigration nette ( - 1,0 % l'an, un solde naturel lui aussi négatif ( - 0,6 % l'an), le taux de mortalité (16,9 pour mille) étant alors nettement supérieur au taux de natalité (10,9 pour mille)[52]. On assiste à un net rajeunissement de la population (29,4 % de 0 à 19 ans en 2010 et 13,3 % de 65 ans et plus en 2010 en raison d'une importante augmentation du nombre des résidences principales passées de 264 en 1990 à 366 en 2010 en raison de l'installation de nombreux jeunes couples migrants pendulaires. L'habitant est essentiellement formé de maisons individuelles (96,4 % du total des logements en 2010) et les résidences secondaires sont assez peu nombreuses (21, soit 5 % du total des logements, en 2010)[53].

Monuments[modifier | modifier le code]

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  • Le calvaire de l'enclos paroissial date du XVe siècle ; le panneau situé à sa base représente en relief la Flagellation, le Couronnement d’épines et le Portement de croix ; son fût possède des statues géminées représentant entre autres la Vierge et saint Jean.
  • Sept autres croix et calvaires se trouvent à Langolen[56] : la croix de Kerrun, la croix du cimetière, la Croix-Rouge (date de 1867 et 1903), la croix du porche de l'église et la croix de Saint-Huel, qui date du XVIe siècle, mais qui a malheureusement été vandalisée en 2007[57] ; la croix de Poulparcou date de 1640, mais a été remaniée au XIXe siècle ; elle possède un triskell à son sommet[58]. Le calvaire de Kroas ar Vossen (la "Croix de la Peste")[59] remonte à 1598, année où il aurait été édifié par le seigneur de La Villeneuve pour protéger Langolen de la peste. Il a été remonté dans le bourg en 1935 pour commémorer la mission de 1935.
  • Trois fontaines sacrées existent à Langolen : la fontaine de Saint-Duel, celle de Saint-Gunthiern et la fontaine Saint-Yves.
  • Le château de Trohanet et son parc, classés monument historique par arrêté du 9 novembre 2001, propriété depuis 1988 de Baudoin de Pimodan, sont ouverts l'été au public, sur rendez-vous[60]. Le château actuel date du XVIIe siècle, même si ses façades sud et est ont été refaites vers 1880 et des dépendances construites à la même époque. Le parc paysager a été aménagé par les frères Bühler en 1872[61]. Le château fut la propriété de l'amiral Pierre-Paul de La Grandière au début du XXe siècle.
  • Les manoirs de Koad Koinet de Kernevez, les fermes de Keraotret, Al Laeti et de Kerzoualen et le moulin de Meilh Gerguz sont d'autres éléments du patrimoine communal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie de Kerstrat, nom d'usage de Marie de Tréouret (1841-1920), pionnière du tourisme dans la région de Pont-l'Abbé et de la diffusion des spectacles cinématographiques au Canada et aux États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris et François Le Bail, Le massif de granulite du Menez Gouaillou en Coray (Finistère), "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", octobre 1959, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564977z/f39.image.r=Langolen.langFR
  2. http://fr.topic-topos.com/menhir-langolen
  3. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12596/Saint-Collen.html
  4. https://en.wikipedia.org/wiki/Llangollen
  5. http://nominis.cef.fr/contenus/CollendeDenbighshire.pdf
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Annick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, 1998, [ISBN 2-9512892-0-0]
  7. Allusion à saint Ratian, voir http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Ratian ; Lan Ratian est un hameau de Coray ; voir aussi D'Arbois de Jubainville, Étude sur la première et la sixième édition des chants populaires de Bretagne, recueillis sous le nom de Barzas-Breiz, "Bibliothèque de l'École des Chartes", 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12402f/f284.image.r=Langolen.langFR
  8. Enquête de 1492, Archives du diocèse de Quimper et Léon, cité par http://www.infobretagne.com/langolen.htm
  9. Acte de 1696, cité par Annick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, 1998, [ISBN 2-9512892-0-0]
  10. Le manoir du Disquay se trouve à Bourbriac
  11. a et b http://www.infobretagne.com/langolen.htm
  12. Briziac est le nom porté alors par la paroisse de Briec, dont Langolen n'était à l'époque qu'une simple trève
  13. Albert Le Grand, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches..., 5ème édition, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f576.image.r=Langolen.langFR
  14. EDm. _M. P. du V., Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle, 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f189.image.r=Langolen.langFR
  15. Jean-Baptiste de Kergus de Kerstang demeurait au château du Vertou près de Nantes et émigra en 1793
  16. C'est Jean-Hyacinthe Tréouret de Kerstrat qui achève d'un coup de fusil un institueur d'Edern, Le Prédour, lors du retour de cette expédition ; il participa aussi à l'assassinat du curé de Briec, Goraguer
  17. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  18. Michel-Armand de Cornouaille
  19. Thomas-Paul Charles Tréouret de Kerstrat, fils cadet de Jean-Marie Tréouret de Kerstrat, né le 16 juillet 1780 à Briec, décédé le 10 juin 1838 à Quimper
  20. Parmi les assassins, Jean-Baptiste Lignaroux, Le Goff et Charles Lecat qui avaient participé à l'assassinant de l'évêque de Quimper Yves Marie Audrein
  21. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55621158/f241.image.r=Langolen.langFR
  22. Journal La Lanterne no 4659 du 22 janvier 1890, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7505386q/f3.image.r=Langolen.langFR
  23. Journal La Croix no 5388 du 7 novembre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2192484/f3.image.r=Langolen.langFR
  24. Journal La Croix no 5412 du 5 décembre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219272w/f2.image.r=Langolen.langFR
  25. Le plus connu fut Jean-Pierre Dalle, originaire de Lozère, qui fut directeur de cette école publique de 1888 à 1908
  26. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55647045/f618.image.r=Langolen.langFR
  27. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562053m/f264.image.r=Langolen.langFR
  28. L'abbé François Bernard (né le 18 septembre 1874 à Scaër, décédé en 1940) fut recteur de Langolen de 1928 à 1940 ; forte personnalité, il parlait breton avec ses paroissiens et, membre de l'Action française, lutte activement contre les "Rouges", notamment René Coroller qualifié de "« fils du diable »" dans son journal local, le 'Kanadig Gwen, publié de 1927 à 1939. Il lutta aussi contre la coquetterie féminine, le cinéma, les salles de danses, etc.. et soutint Franco et même Hitler, du moins avant la Seconde guerre mondiale
  29. Corentin Grill, inspecteur des écoles libres du diocèse de Quimper, auteur de méthodes d'enseignement comme "Apprenons à Lire ! Syllabaire", aumônier, y compris dans la Résistance, pendant la Seconde guerre mondiale
  30. "Recueil des arrêts du Conseil d'État", 1902, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57372879/f624.image.r=Langolen.langFR et journal Ouest-Éclair no 1087 du 7 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6396924/f3.image.r=Langolen.langFR
  31. Journal La Lanterne no 9295 du 4 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7510520c/f2.image.r=Langolen.langFR
  32. Journal La Lanterne no 9285 du 24 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75105100/f2.image.r=Langolen.langFR
  33. Journal Le Figaro no 265 du 22 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k286002q/f3.image.r=Langolen.langFR
  34. Journal La Croix no 6552 du 17 août 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220402v/f3.image.r=Langolen.langFR
  35. Un détachement du 118ème régiment d'infanterie a été envoyé sur place
  36. Journal La Lanterne n° 10555 du 17 mars 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7505074g/f2.image.r=Langolen.langFR
  37. La semaine religieuse de Quimper et de Léon, n° du 17 mars 1906, consultable http://laicite-aujourdhui.fr/spip.php?article133
  38. Journal L'Homme libre, no 425 du 3 juillet 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7590167m/f2.image.r=Langolen.langFR
  39. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29110&dpt=29&idsource=8845&table=bp02
  40. Journal Ouest-Éclair no 6198 du 20 juillet 1916, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k644787v/f4.image.r=Langolen.langFR
  41. Journal Ouest-Éclair no 14367 du 8 mars 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660460z/f5.image.r=Langolen.langFR
  42. http://books.google.fr/books?id=igwqd8jAvQUC&pg=PA259&lpg=PA259&dq=Laurent+Pennec+fusill%C3%A9&source=bl&ots=Jc5upcqiMD&sig=N0MtkX9cTTf_edLIAuy6kkS_Ip8&hl=fr&sa=X&ei=-20zVJDcMpexaeHygVg&ved=0CEIQ6AEwCA#v=onepage&q=Laurent%20Pennec%20fusill%C3%A9&f=false
  43. http://www.likes.org/IMG/pdf/dossier_285.pdf
  44. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=24239 et http://www.agencebretagnepresse.com/article.php?id=23819
  45. http://www.paysan-breton.fr/article/12539/la-vallee-de-l%92odet-aura.html
  46. Joseph Péron (1824-1890) fut un maire dynamique qui aménagea le bourg, construisit une école et la mairie et une maison de charité ; il fit construire des routes pour désenclaver Langolen, mais il fut freiné dans ses projets par le manque d'argent, les Langolinois s'opposant à l'augmentation de l'imposition
  47. René Le Coroller (1885-1974), après des études au petit séminaire de Pont-Croix, devint un farouche partisan de la laïcité et œuvra pour la modernisation de l'agriculture, devint président de "Défense laïque" pour le canton de Briec, fonda un journal local, le Kannadik Ru, qui paru quatre fois par an de 1928 à 1939, et lutta contre le clergé local
  48. Adrien Marie René, dit René, comte de Cossart d'Espiès, né à Besançon le 22 mars 1872, officier de cavalerie, marié en 1904 avec Marie-Thérèse-Anne-Caroline de La Grandière, habitait le château de Trohanet. Catholique militant, membre de l'Action catholique, il fut modéré et tolérant dans l'exercice de ses fonctions
  49. Hervé Morvan, maire, a soutenu la transformation du dernier café du bourg en salle de concert "hard-rock" afin de maintenir le commerce, mais le bruit provoqué par la salle de spectacle suscite la création d'un comité de défense de riverains et maintes protestations, provoquant la démission du maire. La salle de spectacle ferma en décembre 1991 en raison de difficultés financières.
  50. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  52. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2010&typgeo=COM&search=29110
  53. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=LOG&nivgeo=COM&codgeo=29110&millesime=2010
  54. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003467
  55. Une chapelle dédiée au culte de saint Magloire a disparu ; la statue de saint Magloire en provient probablement, voir H. de Kerbeuzec, Le culte populaire de saint Magloire à Langolen, "Revue des traditions populaires", octobre 1910, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58342317/f16.image.r=Langolen.langFR
  56. http://www.croix-finistere.com/commune/langolen/langolen.html
  57. http://indignations.org/profanations/index.php/p16
  58. http://fr.topic-topos.com/croix-langolen
  59. http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-mission-langolen
  60. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/decouverte-le-chateau-de-trohanet-a-langolen-31-07-2012-1792090.php
  61. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002870

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, Annick Le Douget, Briec-de-l'Odet, 1998, [ISBN 2-9512892-0-0].
  • Marie de Kerstrat, l'aristocrate du cinématographe, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1987.