Le Cloître-Pleyben

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Le Cloître-Pleyben
Vue du bourg.
Vue du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Pleyben
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pleyben
Maire
Mandat
Dominique Bilirit
2014-2020
Code postal 29190
Code commune 29033
Démographie
Gentilé Cloîtriens
Population
municipale
577 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Population
aire urbaine
6 685 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 28″ N 3° 53′ 21″ O / 48.257778, -3.88916748° 15′ 28″ Nord 3° 53′ 21″ Ouest / 48.257778, -3.889167  
Superficie 20,42 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.region-de-pleyben.fr/

Le Cloître-Pleyben [lə klwatʁ plɛbɛ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Cloître-Pleyben est située à 33 km au nord-est de Quimper et à 35 km de la mer. La commune est proche du parc naturel régional d'Armorique qui commence sept kilomètres plus au nord. Le territoire communal forme un plateau bosselé compris entre 140 et 163 mètres d'altitude, le point culminant se trouvant à l'ouest-sud-ouest du bourg, au sud du hameau de Quinquis Ivin ; le bourg lui-même est situé à 142 mètres d'altitude. Ce plateau est échancré par quelques vallons encaissés formés par des affluents de rive droite de l'Aulne, le principal étant le Ster Goanez qui prend sa source au sud du bourg de Loqueffret et sert ensuite de limite communale à l'est avec Plonévez-du-Faou ; ou des affluents de rive gauche de la Douffine comme le Ster Roudou, venu de Lannédern et qui sert un temps, ainsi qu'un de ses affluents, de limite communale à l'ouest avec Brasparts.

Ses habitants sont les Cloîtriens et les Cloîtriennes[1].

Le bourg d'importance modeste, a tendance à s'étirer vers le sud-est jusqu'aux hameaux de Prajou-Marie et Gars ar Garo ; l'habitat rural est dispersé en hameaux (villages dans le vocabulaire local), les principaux étant ceux de Garz ar Goff au sud-est ; de Kerrouet, Kergadoret, Kerdantet et Le Manoir à l'est ; de Kerauffret, Menez Rouz, Botmézer et Le Rest au nord-est ; de Trévoën, Cleuz Coat, Coat Hiz Ven (près de la chapelle Saint-Jean), Coat Caër et Guen Graonic au nord-ouest ; de Cleuz Guen, Quinquis Ivin, Kerizella, Cleuziou Meur, Leïn ar Forn, Leïnon, Goazigou et Kermontet au sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Cloître provient du latin claustrum signifiant monastère, enceinte en raison d'un monastère qui aurait été fondé par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les variantes orthographiques "Cloistre", "Le Clostre", "Cloestre" ont été relevées au cours du Moyen Âge. Le Cloître est une ancienne trève de la paroisse de Pleyben sous l'Ancien Régime, faisant partie de l'évêché de Cornouaille[2].

Par décret en date du 25 mai 1955, la commune portera désormais le nom de Le Cloître-Pleyben[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Plusieurs habitats néolithiques ont été trouvés sur le territoire communal (souterrains du Quinquis et de Cleuz-Guen) attestant une sédentarisation humaine[4].

L'ancienne voie romaine, devenue le chemin dénommé Hent-Ahès au Moyen Âge « venant de Carhaix passait par Plouguer, Le Pénity en Landeleau, le Respidal en Collorec, 400 m au sud du Cloître-Pleyben, 2 800 m au nord de Pleyben, la chapelle de Lopars en Châteaulin, Dinéault, 2 400 m au sud d'Argol, Crozon et la chaussée de l'anse du Kerloc'h pour parvenir à Camaret »[5].

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'importance du culte de saint Jean-Baptiste dans la paroisse laisse supposer que celle-ci pourrait avoir été créée par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Une motte féodale existait à Kerrouet ; elle a été arasée au XXe siècle.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Selon Marteville et Varin en 1843[6], pour une superficie totale de 2 045 ha, les terres labourables occupaient 937 ha (45,8 % de la superficie totale), les prés et pâturage 160 ha, les bois 48 ha, les vergers et jardins 40 ha, les landes et incultes 738 ha (36,1 % de la superficie totale). Quatre moulins se trouvaient alors sur le territoire communal.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de la commune porte les noms de 85 personnes mortes pour la France dont 74 pendant la Première Guerre mondiale (l'un d'entre eux a été effacé) et 11 pendant la Seconde Guerre mondiale[7].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Le Monument aux morts du Cloître-Pleyben

Le 23 janvier 1943, un avion Boeing B-17 Flying Fortress, appartenant à la 427e escadrille (squadron) du 303e groupe de bombardement (Bomb Group) de la 8e armée aérienne (8th Air Force) américaine qui a décollé de Molesworth, base aérienne située au nord-est de Londres, est abattu par la défense antiaérienne allemande et est en feu avant de toucher le sol, s'écrase à Edern, avec à son bord le corps du bombardier, Roy R. Moser, tué à bord. Huit membres de l'équipage descendent en parachute et atterrissent au Cloître-Pleyben, vus par une partie de la population. Le pilote, Harry A. Robbey, décédé atteint par des balles allemandes, est enterré au cimetière communal. Les aviateurs sont cachés dans des fermes du Cloître-Pleyben à Kergonan et Balanec. Deux furent ensuite conduits au château de Tréfry en Quéménéven possédé par Césaire de Poulpiquet ; deux autres, blessés, à Garz ar Garo. Une vingtaine d'enquêteurs allemands viennent rechercher les aviateurs au Cloître-Pleyben mais sans rien trouver. Par la suite deux des aviateurs furent cachés dans une boulangerie de Plonévez-du-Faou, puis conduits à Carantec où ils embarquèrent clandestinement vers l'Angleterre. Trois autres furent cachés à Guen Garonic, puis à Kergoat Piriou en Lannédern avant de rejoindre le château de Tréfry où ils retrouvèrent deux des leurs qui s'y trouvaient déjà. Conduits à Paris, puis à Saint-Pierre-des-Corps, ils y furent arrêtés le 13 février 1943 suite à une trahison. Les cinq aviateurs furent envoyés en captivité en Allemagne et leurs convoyeurs français déportés (parmi eux, Louis Nouveau, qui revint de Buchenwald). Seize personnes de Lannédern, Port-Launay, Châteaulin et Quéménéven furent arrêtées et emprisonnées à Quimper et six d'entre elles furent condamnées à mort le 2 juin 1943, mais ces peines furent commuées en travaux forcés : les 11 hommes furent internés dans le camp de concentration du Hinzert où Césaire de Poulpiquet décéda le 5 août 1943, certains étant ensuite dispersés dans d'autres camps et 9 d'entre eux se retrouvent en septembre 1944 au camp de Gross-Rosen en Silésie où 6 d'entre eux (René Cozanet, Jean-Louis Le Baut, Jean-Louis Le Bihan, Jean-Louis Moal, Jean-René Hascoët, Émile Baley) décèdent d'épuisement en décembre 1944, un autre (Jean-Yves Hascoet) en mars 1945 à Dachau. Deux seulement sont libérés par les Américains et survivent à la déportation : Jean Crouan et René Hascoët. Les quatre femmes ont été déportées à Ravensbruck, puis à Mauthausen où elles sont libérées par les Américains, mais l'une d'entre elles décède dans le train du retour : Marie-Anne Hascoët. Les trois autres reviennent : Louise Le Page, Marie-Anne Cuzon, Annaïck Moal[8].

Par ailleurs, Pierre Marie Le Corre, né le 7 août 1904 au Cloître-Pleyben, mécanicien à Paray-Vieille-Poste (Seine-et-Oise), membre du Front national pendant la Seconde Guerre mondiale, fut fusillé au mont Valérien le 5 janvier 1942[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
837 883 862 899 950 984 1 027 1 087 1 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 115 1 087 1 102 1 114 1 269 1 246 1 303 1 356 1 396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 426 1 513 1 479 1 360 1 307 1 278 1 139 1 147 1 043
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
881 791 673 588 512 536 555 562 579
2011 - - - - - - - -
577 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Le Cloître-Pleyben est actuellement beaucoup moins peuplé qu'il y a deux siècles ayant perdu en 213 ans, de 1793 à 2006, 282 habitants soit -33,7 % de sa population totale. Cette diminution globale masque toutefois des évolutions très contrastées selon les périodes : la population croît nettement pendant la première moitié du XIXe siècle, gagnant 278 habitants entre 1793 et 1856 en partie à cause du dynamisme induit par la construction du canal de Nantes à Brest et atteignant 1 115 habitants en 1856. Après un léger fléchissement pendant le troisième quart du XIXe siècle, la population de la commune recommence à augmenter, atteignant son maximum en 1906 avec 1 513 habitants. La quasi-totalité du XXe siècle montre par contre un déclin presque constant et important (Le Cloître-Pleyben perd 1 001 habitants entre 1906 et 1990, soit les deux tiers de sa population totale en 84 ans) jusqu'en 1990, année du minimum démographique avec seulement 512 habitants. La commune est lourdement frappée par l'exode rural. Les deux dernières décennies montrent toutefois des raisons d'espérer : un regain démographique est perceptible, la commune ayant gagné 43 habitants entre 1990 et 2006, soit +8,4 % en 16 ans.

Le solde naturel est resté négatif jusqu'en 1999, devenant toutefois pour la première fois depuis longtemps légèrement positif entre 1999 et 2006 (+0,2 % l'an en moyenne). Le solde migratoire, négatif pendant la quasi-totalité du XXe siècle est lui redevenu positif depuis 1982 (+0,5 % l'an en moyenne entre 1999 et 2006). La structure par âges de la population montre une population en moyenne âgée : en 2007, les 65 ans et plus représentaient 23,8 % de la population et les moins de 15 ans 19,6 % seulement. Des constructions neuves montrent toutefois l'amorce d'un nouveau dynamisme : 32 nouvelles résidences principales se sont construites dans la commune entre 1990 et 2004. Les 68 résidences secondaires recensées en 2007, représentent 20,3 % du parc immobilier total[12].

Services[modifier | modifier le code]

Mairie, poste, transport scolaire, garderie périscolaire, école.

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Blaise, vue d'ensemble
Article détaillé : Église paroissiale Saint-Blaise..

L'Église paroissiale Saint-Blaise date pour sa majeure partie du XVIe siècle, mais l'abside à pans coupés a été ajoutée au XIXe siècle. La flèche est de style gothique. La tourelle d'escalier est coiffée d'un dôme à lanternon de style néoclassique. Son ossuaire démoli en 1952, a été remonté à Plougastel-Daoulas. Le calvaire du placître date du XVIe siècle[13].

Autrefois l'église était entourée du cimetière. C'est en 1943, que celui fut déplacé au nord-ouest de la commune. Les piliers de l'entrée principale sont aujourd'hui utilisés pour l'entrée dans le cimetière.

La bannière de saint Blaise est depuis 1995 classé comme patrimoine historique. D'autres objets sont classés tels que la cloche de 1696 portant les inscriptions venite adorare deum Lesoueff me fecit anno 1696. La statue de saint Yves entre le pauvre et le riche, l'autel et le retable.

Chapelle Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Jean (village de Caot-Ilis-Ven).
La chapelle Saint-Jean-Baptiste.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste date du XVIIe siècle. Située à Coat-Ilis-Ven (le Bois de l'église blanche), au nord-ouest du bourg, elle a probablement été fondée par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Son portail, de style néoclassique comprend une porte en plein cintre entre deux pilastres, surmontée d'une frise. Au-dessus du fronton cintré brisé se trouve une pietà[14].

Chapelle Saint-Voarin[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Voarin.
La chapelle Saint-Voarin.

La chapelle de Saint-Voirin ou Saint-Voarin date de 1673 et est située à l'ouest-sud-ouest du bourg. Son nom proviendrait de saint Warhem et elle appartenait à l'abbaye de Landévennec[15]. Elle possède une statue de saint Voarin en évêque ainsi qu'une autre de la Vierge Marie. Le calvaire de son placître date du XVIe siècle[2]. La fontaine Saint-Voarin[16] se trouve à proximité.

Les croix et calvaires[modifier | modifier le code]

Des croix à Croaz-Lanneguer, Saint-Jean et dans le cimetière. L'oratoire de Notre-Dame du Quinquis fut construit grâce à la famille Berthélémé, qui y fit ériger la statue de la Vierge à l'Enfant. Une inscription y est gravée « Secour ar Christenien, pedit evidom », c'est-à-dire, secours des chrétiens, priez pour nous.

Manoir de Kerdanet[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kerdanet date du XVIIIe siècle.

Il est composé d'une bâtisse principale, devant laquelle se trouve un puits. Sur le terrain, un pigeonnier particulier car il se trouve sur le pignon d'un des bâtiments secondaires.

En contrebas, une étendue créée par les moines qui demeuraient à une période à Kerdanet. En ayant barré la rivière, les religieux avaient une réserve d'eau mais aussi créé une pisciculture de truites.

En descendant toujours vers la vallée, se trouve un piège à loup qui aujourd'hui est en ruine. L'histoire dit que deux sonneurs un peu trop imbibés par l'alcool et revenant d'un pardon, tombèrent dans le piège. Celui-ci déjà occupé par un loup. Pour calmer l'animal, les deux compères durent jouer le reste de la nuit. Au lever du jour, des paysans entendirent la musique et purent libérer les musiciens.

En s'approchant du Ster Goanez, il y a les vestiges d'un pont reliant Le Cloître Pleyben à Plonévez du Faou. Aujourd'hui, on peut voir un amas de pierres et terres, recouvert de végétation.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Pardon du Cloître.
  • Tournoi de l'ASCL football.
  • Nuit Bidard.
  • Pardon de la Saint-Jean, à la chapelle, le 1er dimanche de septembre.
  • La fête de la chasse, le 1er dimanche de septembre
  • Pardon de Saint-Voirin le troisième dimanche de juin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-le-cloitre-pleyben.html#descriptif
  2. a et b http://www.infobretagne.com/cloitre-pleyben.htm
  3. Journal officiel du 2 juin 1955, page 5602
  4. http://fr.topic-topos.com/le-cloitre-pleyben
  5. René Kerviler, Armorique et Bretagne, recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, éditeur H. Champion, Paris, 1893, Gallica
  6. Jean Ogée, A. Marteville, Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Molliex éditeur, Rennes, 1843, Books Google [archive] ↑ http://pompierspleyben.pagesperso-orange.fr/histoire.htm
  7. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29033&pays=France&dpt=29&idsource=47525&table=bp07&lettre=&debut=50
  8. http://www.mairiepleyben.fr/joomla-mairie/images/stories/documents/docs_historiques/bombardier-abattu.pdf
  9. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=63
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29033-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  13. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-blaise-le-cloitre-pleyben
  14. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-jean-baptiste-le-cloitre-pleyben
  15. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-voirin-le-cloitre-pleyben
  16. http://www.flickr.com/photos/kerjzquel/4293490933/