Trégarvan

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Trégarvan
Église de Trégarvan. À gauche et à droite du portail d'entrée du cimetière se trouvent une statue de saint Budoc et une pietà.
Église de Trégarvan. À gauche et à droite du portail d'entrée du cimetière se trouvent une statue de saint Budoc et une pietà.
Blason de Trégarvan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteaulin
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay
Maire
Mandat
Jean-Claude Ferezou
2014-2020
Code postal 29560
Code commune 29289
Démographie
Gentilé Trégarvanais
Population
municipale
140 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 07″ N 4° 13′ 20″ O / 48.251944, -4.22222248° 15′ 07″ Nord 4° 13′ 20″ Ouest / 48.251944, -4.222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 223 m
Superficie 9,68 km2
Localisation

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Trégarvan [tʁegaʁvɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villes de la presqu'île Crozon.

Trégarvan est situé, dans un méandre, sur la rive gauche de l'Aulne maritime, au pied du Ménez-Hom, entre Landévennec à 5,3 km au nord-est, Châteaulin à 11,6 km à l'ouest, et Crozon à 19,7 km à l'est (distances orthodromiques ou « à vol d'oiseau »).

De Trégarvan, on distingue vers le nord-ouest les piliers du pont de Térénez ou plutôt des ponts de Térénez, qui enjambent l'Aulne sur l'axe routier Le Faou-Crozon : le pont de 1951 (qui lui-même remplaçait celui de 1925, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale) côtoie en effet encore pour quelque temps le superbe pont inauguré en 2011, qui est le premier pont courbe à haubans de France.

En face de Trégarvan, sur l'autre rive de l'Aulne, vers l'amont, en direction de Chateaulin, un rocher dénommé « Saut-du-Loup », surplombe l'Aulne d'une trentaine de mètres. Plus loin, sur la colline à droite du rocher, on distingue le village de Rosnoën et son clocher. En arrivant à Trégarvan, dans la descente qui mène au bourg, le point-de-vue sur l'Aulne, vers Chateaulin, et sur la colline de Rosnoën, est superbe, notamment à marée haute.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Jadis (jusqu'aux années 1980) la plupart de ces lieux-dits correspondaient à des exploitations agricoles indépendantes, vivant essentiellement de la culture céréalière (blé, orge) et de l'élevage de vaches laitières et de porcins. Les plus grandes de ces « fermes » exploitaient 30 à 40 ha. Depuis, ces exploitations ont disparu, ou cédé leurs terres à de plus gros exploitants. Les bâtiments eux-mêmes ont souvent été convertis en gîtes ruraux, parallèlement à la démocratisation du tourisme en Bretagne. Parmi ces lieux-dits, citons : Bel-Air, Brigneun, Belle Vue, Kerfréval, Kerfénan, Toul ar Gloët, Kerdudal, Kéranquéré, Rulann, Keravel, la Fonderie, Ty Vigouroux, Kerzuel, Keravel, Kergantic, Keryé, Kerloc'h, Stanquelen, Le Cosquer. Certaines de ces fermes sont situées dans la lande, au pied du Menez-Hom (Toul ar Gloët, Kerfréval, Kerfénan), d'autres sont plus proches de l'Aulne et du bourg même de Trégarvan (Keryé). Goulenez, qui est plus un lieu-dit qu'une ferme, est situé quelques centaines de mètres avant le bourg de Trégarvan, situé au bord de l'Aulne. Goulenez regroupait jadis un certain nombre de petites exploitations depuis reconverties pour la plupart d'entre elles en gîtes ruraux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Trégarvan ou « la perle de l'Aulne », qui doit son nom à l'ancien breton treb (trève) et du cours d'eau « Garvan », fait partie de la communauté de communes du pays de Châteaulin et du Porzay.
Certains documents portent les nominations suivantes : Tribu Carvan (XIe siècle)[1], Treffcarvan en 1535 ou Tregarven en 1599.
Trégarvan, qui était à l'origine une trève de la paroisse d'Argol et dépendait de l'évêché de Cornouaille, devint commune en 1792.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Musée de l'école rurale en Bretagne[modifier | modifier le code]

Aux portes de la presqu'île de Crozon, dans le parc naturel régional d'Armorique, l'ancienne école de Trégarvan est le cadre idéal pour l'évocation de thèmes clés liés à l'école : ruralité, langue française et langue bretonne, école du « diable » et école du « bon Dieu », monde de l'écolier et de ses maîtres[2].

Plan des hameaux de la commune de Trégarvan.

École édifiée en 1907 au centre du territoire communal, et en 1910, plus de 100 élèves venus des hameaux dispersés fréquentaient l'établissement. La position géographique de l'école permettait aux élèves, même les plus éloignés, de parcourir moins de 2 km à pied pour rejoindre l'établissement. L'école occupait en effet une situation stratégique, au lieu-dit : « la Croix », unifiant ainsi les fermes et habitants du bourg proprement dit de Trégarvan et de Goulenez, au bord de l'Aulne, à ceux de la « montagne », c'est-à-dire des habitants des fermes situées au pied du Menez-Hom (Toul-ar-Gloët, Kerfrenan, Kerfreval, Kervilly). L'école se situait sur l'axe routier Argol-Dinéault, ce qui facilitait le transport des élèves.

La déruralisation amena aussi la baisse de la présence qui passa à 5 élèves en 1974 et la fermeture de l'école suivit quelques années plus tard et sa transformation en musée.

L'église Saint-Budoc[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Budoc de Trégarvan.

Selon la légende, l'église devait être édifiée sur les hauteurs de Trégarvan, mais les pierres amoncelées pour la mise en œuvre dévalèrent la pente jusqu'à la berge. Cet étrange phénomène imposa la prudence et l'église fut bâtie sur les rives de l'Aulne.
L'église Saint-Budoc (XVIe ‑ XVIIIe siècle), en partie reconstruite au début du XVIIIe siècle (ainsi que l'indique la date intérieure de 1706). On remarquera son élégant clocher ouvragé du XVIIe siècle.
Devant l'église, à l'entrée du cimetière, une émouvante pietà et la statue de saint Budoc à la légende non moins mystérieuse : on le dit né en Irlande et arrivé miraculeusement en Bretagne dans une auge de pierre… une plaisante façon de décrire les curraghs : bateau à fond plat et lesté d'une grosse pierre et utilisé par les moines d'outre-Manche dans leurs pérégrinations vers l'Armorique. Sur l'île Lavrec, près de Bréhat, où il crée un monastère, on lui confie un jeune homme plein d'avenir : Guénolé, le futur fondateur de la prestigieuse abbaye de Landévennec. À noter que la statue de saint Budoc porte un liséré blanc au niveau du cou, vestige d'une décapitation accidentelle survenue au début du XXe siècle(un enfant, juché sur la statue, en aurait été la cause).

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de croix aux hameaux de : Kerloc'h ou Croas-Nevez (1615), Rulann ou Keranquéré (XXe siècle).
  • Les moulins à eau de Kerfréval, du Cosquer, de Garvan (dont certains sont transformés en maisons d'hôtes).

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
310 317 360 365 433 487 563 609 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
575 532 533 496 515 529 577 572 549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522 528 515 452 438 418 383 369 361
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
328 274 224 192 164 146 138 137 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Extrait du Cartulaire de Landévennec », Paris, imprimerie nationale, 1886.
  2. Musée de l'école rurale en Bretagne
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011