Saint-Thégonnec

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Saint-Thégonnec
Vue d'ensemble de Saint-Thégonnec.
Vue d'ensemble de Saint-Thégonnec.
Blason de Saint-Thégonnec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Thégonnec (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Solange Creignou
2014-2020
Code postal 29410
Code commune 29266
Démographie
Gentilé Saint-Thégonnécois
Population
municipale
2 633 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ N 3° 57′ O / 48.52, -3.9548° 31′ Nord 3° 57′ Ouest / 48.52, -3.95  
Altitude Min. 7 m – Max. 216 m
Superficie 41,76 km2
Localisation

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Site web site officiel de la commune

Saint-Thégonnec [sɛ̃tegɔnɛk] est une commune chef-lieu de canton du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Thégonnec se situe dans le Finistère Nord, à environ 50 km de Brest, sur le plateau du Léon. Le bourg domine la vallée du fleuve côtier, la Penzé. Saint-Thégonnec est desservie par la voie ferrée électrifiée Paris-Brest via Rennes et Morlaix ; la voie expresse N 12 Paris-Rennes-Morlaix-Brest passe également par la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Couverture du livre de l'abbé François Quiniou.
L'église de Saint-Thégonnec en 1909 (François Quiniou).
Le triptyque de saint Thégonnec dans l'église paroissiale Notre-Dame.
L'ossuaire en 1909 (François Quiniou).

Saint-Thégonnec est issu de la partition de la paroisse primitive de Ploe-Iber, qui à partir du VIe siècle regroupait Saint-Thégonnec, Saint-Martin des Champs, Sainte-Sève, Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix. Le démembrement de cette ancienne vaste paroisse eut lieu en deux temps en 1128 et 1180[1]. On rencontre les appellations suivantes : Ploeyber Riual (vers 1330), Ploeyber Riual Saint Egonneuc (vers 1450), Ploeyber Sanct Egonnec (en 1467 et en 1557), Saint Thégonnec (en 1693).

La vie légendaire de saint Thégonnec[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de saint Quonocus ou Toquonocus (Quonoc, Coquonoc ou Toquonoc), par déformation ensuite Thégonnec, disciple de Pol Aurélien et qui serait comme lui venu au VIe siècle de l'île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne) pour évangéliser l'Armorique[2]. Selon une autre tradition, il serait né à Tréfentec, village de l'actuelle commune de Plonévez-Porzay et aurait construit un ermitage à Plogonnec avant de devenir un disciple de saint Guénolé, abbé de l'abbaye de Landévennec qui l'aurait ensuite envoyé prêcher dans le Léon. Lobineau, dans sa Vie des saints en fait même un saint mythique, qui n'aurait jamais existé. La localité de Pleugueneuc en Ille-et-Vilaine a la même origine.

Selon la tradition paroissiale, Thégonnec reçut un accueil enthousiaste de la population locale avec quelques exceptions toutefois : un jour qu'il avait soif, des habitants du village du Bougès lui refusèrent un verre d'eau. En représailles, le saint prononça un anathème "Boujès a voujezo. Biken dour mad n’iien devezo" ("Les sources de Bougés peuvent être abondantes, mais jamais il n’en sortira une bonne eau". Par contre il bénit les habitants du Herlan où il reçut une hospitalité généreuse. Ce serait l'origine de la source du Stivel, fontaine longtemps vénérée : les jeunes filles venaient encore au début du XXe siècle y jeter des épingles pour trouver un mari.

D'après la légende, Thégonnec avait apprivoisé un cerf avec lequel il allait chercher des pierres dans la montagne à Plounéour-Ménez pour construire la première église. Un loup ayant agressé et tué son cerf, Thégonnec convainquit le loup de se laisser atteler au chariot pour finir le transport des pierres. Ce miracle incita la population à l'aider dans l'œuvre entreprise. Un autre miracle permit de décider de l'emplacement de la construction de l'église. La statue au-dessus de l'entrée principale de l'église représente cette légende, ainsi qu'une sculpture du calvaire de l'enclos paroissial. Saint Thégonnec y est représenté avec une bête à cornes attelée et était considéré localement comme protecteur des ruminants, concurremment à saint Herbot et saint Cornély[3].

Thégonnec devint peut-être par la suite évêque au Pays de Galles même si sa trace précise se perd : les statues le représentant dans l'église de la paroisse le montrent habillé en évêque, mais ses reliques ne sont vénérées nulle part.

La construction par étapes de l'église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église actuelle de Saint-Thégonnec, bâtie à l'emplacement de la première église, appartient à plusieurs époques échelonnées de 1520 à 1667 environ[2]. Le petit clocher a été achevé en 1563, mais par rivalité avec l'église voisine de Pleyben, les paroissiens décidèrent en 1599 la construction d'un second clocher beaucoup plus imposant. Le clocher-porche de style Beaumanoir date de 1653 ; les statues en kersantite qui l'ornent ont été réalisées par Roland Doré en 1625.

En 1670, le bas de l'église est exhaussé pour permettre la mise en place des orgues et enfermer ainsi le petit clocher jusqu’aux galeries entre les deux nouveaux pans de mur. En 1714 la nef principale et l’abside reçurent l’élévation qu’elles ont actuellement.

L'essentiel de l'édifice a été réalisé en "granite de la montagne" de Plounéour-Ménez, mais une quinzaine de types de pierre ont été mises en œuvre au cours des différentes constructions, en fonction des exigences techniques et financières, mais aussi des modes architecturales[4].

Le lin, le chanvre et Saint-Thégonnec[modifier | modifier le code]

C'est la culture et le tissage du lin et du chanvre qui a permis la construction des enclos paroissiaux[5]. Les revenus paroissiaux quadruplent à Saint-Thégonnec entre 1612-1613 et 1697-1698[6].

Pendant des siècles, les paysans ont cultivé lin et chanvre en Bretagne et en ont fabriqué des toiles à l’usage domestique et agricole. Vers le XVe siècle, une industrie de la toile s’est progressivement mise en place : la manufacture des créées du Léon (la créée était le nom de la pièce de toile). Le fil est blanchi avant la confection des toiles. Il suffit pour cela d’une buanderie de la taille d’une petite maison. En breton, on lui donne le nom de "kanndi" qui se traduit littéralement par "maison à blanchir". Quelques-uns de ces kanndi ont survécu jusqu’à nos jours au prix de diverses transformations. Le kanndi le mieux conservé est celui kanndi du Fers à Saint-Thégonnec, restauré en 1996, mais sept autres kanndi se trouvent dans un rayon de 500 mètres autour de celui-ci. Selon le critère du nombre de kanndi par km², c'est Saint-Thégonnec qui arrive en tête avec 2,3 kanndi par km² contre 1,4 en moyenne. Autour de l'église de Saint-Thégonnec, seize kanndi sont dénombrés dans un rayon de un kilomètre[7].

Pendant deux siècles, on a roui le fil de lin à l’eau tiède dans ces cuves après l’avoir enduit de cendres de hêtre. Le rinçage se faisait dans le canal en pierre de schiste qui traverse le bâtiment. Le blanchiment continuait au soleil. L’opération était renouvelée plusieurs fois. Il fallait au total trois mois pour livrer un fil suffisamment blanc pour être tissé[8].
La commune de Saint-Thégonnec s'est enrichie grâce au marché du lin, florissant entre le XVe et le XVIIIe siècle, donnant naissance à une véritable caste paysanne, les Juloded. Les cultures se faisaient sur la commune, puis le lin était exporté par le port de Morlaix. Plus généralement, le lin était cultivé par les paysans dans le nord du Léon puis tissé dans le sud. Après le tissage, les toiles pouvaient enfin être chargées sur des navires en partance pour l'étranger. Les marins anglais venaient dans les ports acheter ces toiles de lin. De nombreuses familles se sont alors enrichies et ont participé à la construction de l'église. Mais la décision politique prise par Colbert de taxer les toiles de lin anglaises stoppa la prospérité de l’ouest breton.

« Saint-Thégonnec est un peu le bouquet final de l'art des enclos. (…) D'abord sans doute parce que Saint-Thégonnec a été la paroisse la plus riche à l'époque de la prospérité des toiles de lin. Et puis cette prospérité s'est prolongée plus longtemps qu'ailleurs, jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Alors cela explique que les paroissiens aient pu plus longtemps embellir, agrandir, rehausser leur église pour la mettre tout simplement au goût du jour. Il suffit de voir qu'elle a deux clochers. D'abord une flèche gothique, qui s'est trouvée démodée au bout de quelques années. Alors, à ce moment-là, au début du XVIIe siècle, les paroissiens ont construit une grande tour avec un dôme Renaissance »[9].

Le docteur Chevrey fait remarquer, à la suite de son voyage en Bretagne en 1924 : « Chose curieuse, ces trésors architecturaux s'élèvent au milieu d'infimes villages, de bourgades misérables. Ce fut pourtant, naguère, une région riche, bien déchue maintenant, de sa splendeur. À Saint-Thégonnec notamment,se tissaient les voiles des navires des Rois de France, et ce sont les artisans de ces tissages qui ont élevé de leurs deniers ces somptueuses cathédrales, ces calvaires uniques au monde. Toute cette prospérité a disparu. Il ne reste dans les églises, comme témoins de ce passé mort, que les inscriptions à demi-effacées des tombes de ces riches marchands, que leurs crânes logés dans d'étroites boîtes ajourées, entassées les unes sur les autres autour du maître-autel, sur la corniche des entablements, comme des bibelots funèbres sur une pieuse étagère »[10].

Les familles nobles de la paroisse[modifier | modifier le code]

Le château et la seigneurie de Penhoat (ou Penhoët)[modifier | modifier le code]

Le premier site occupé est un camp retranché qui se trouve à 800 mètres au sud du château actuel ruiné. Ce camp, nommé Castel-Douar', en lisière du Bois de Coatvoult, se compose d'une enceinte ovale, de 300 mètres environ de périmètre, avec parapet de terre et entouré de douves profondes. La motte féodale est encore perceptible. Une autre butte se trouve d'ailleurs deux kilomètres plus au sud, à Tossen-an-Douvez. Le Pont al lez ["Pont de la loi"] est connu dès le Xe siècle[2].

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Penhoat (ou Penhoët), dont le lignage apparaît dans les chartes dès cette époque (ils seraient issus d'un ramage des comtes de Léon) et qui avaient comme devise Red eo ("Il faut"), construisirent le château en pierre dominant la confluence de la Penzé et de la Coatoulzac'h et qui devint le siège de leur baronnie. Ce château contrôlait la route traditionnelle allant de Morlaix à Lesneven. Les seigneurs de Penhoat, aux armes D’or à une fasce de gueule, disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice avec fourches patibulaires à quatre poteaux, « avec mouvance sur presque tout le Haut-Léon » ; ils étaient premiers prééminenciers et fondateurs des églises paroissiales de Saint-Thégonnec, Taulé, Plouvorn, Plougar, de l’église tréviale de Sainte-Sève, ainsi que de l’église et collégiale de Notre-Dame-du-Mur[11] à Morlaix. Les seigneurs de Penhoat étaient une des plus anciennes familles seigneuriales du Léon. À la suite de mariages ou d’achats, le château est passé successivement dans les familles de Rohan, de Rosmadec, de Kerhoent de Coatanfao, de Kerouartz. Au XVIIe siècle, la seigneurie de Penhoët s'étendait alors sur huit paroisses du Léon (Saint-Thégonnec, Taulé, Plouvorn, Plougar, Guiclan, Pleyber-Christ, Plounéour-Ménez et Commana)[12], mais s'étendait aussi dans les évêchés de Tréguier, Vannes, Saint-Malo ainsi qu'à Fronsac en Guyenne.

« Le château de Penhoat avait une forme presque triangulaire, avec une tour à chaque angle, celle du sud-ouest mesure encore plus de 20 mètres de hauteur au-dessus des douves, où elle plonge profondément. Elle était surmontée d'une tourelle et d'un châtelet et avait quatre étages, éclairés par de larges fenêtres à plein cintre, aux larges embrasures. (...) Ses murailles ont deux mètres de largeur, elles sont revêtues à l'extérieur de pierres de taile bien appareillées, en schiste ardoisier (...). À l'intérieur on distingue, juste à la base du châtelet cylindrique qui la dominait, quelques trous carrés indiquant qu'elle était jadis garnie de hourds en bois. (...) La tour du sud est ronde à l'extérieur et à pans coupés à l'intérieur comme l'autre. (...) Les murailles, peu élevées, ont cependant par places 4, 5 et 6 mètres au-dessus des douves qui les bordent. (...) Il y a des vestiges de constructions adossées aux remparts sur tout le pourtour intérieur. C'était sans doute les demeures des serviteurs et commensaux[13]. »

En 1402, Jean de Penhoat était amiral de Bretagne et capitaine de Morlaix. En compagnie de Guillaume II du Chastel, il battit les Anglais en juin 1403 « à la hauteur de Saint-Mahé (Pointe Saint-Mathieu en fait) dans une grande bataille navale où l'ennemi perdit mille prisonniers, quarante navires et une carraque lourdement chargée[14]. Il arma plus tard, pour la délivrance du duc Jean V, prisonnier des Penthièvre, une compagnie où l'on trouve un grand nombre de noms appartenant à la noblesse morlaisienne de l'époque »[15].

À la fin du XVe siècle, les revenus du lignage de Penhoat sont les troisièmes parmi le presque millier de familles nobles du Léon (en 1476 par exemple, Françoise de Penhoat dispose de 6 000 livres de rente, ce qui explique son mariage avec Pierre de Rohan-Gié). Les seigneurs de Penhoat perçoivent les droits des foires de Guerlesquin, Plounéour-Menez, Plouescat, Lambader, La Chapelle-Glain et bénéficient d'une exemption des fouages dans la "vallée de Penhoat" pour services rendus au duc de Bretagne[16].

Le château fut détruit en 1590 par les Ligueurs pendant les guerres de la Ligue. Prosper Mérimée et, dit-on, Victor Hugo, ont visité Penhoat[16].« Deux tours à demi abattues et quelques pans de courtines, c’est tout ce qu’il reste du château d’un des plus illustres lignages léonard »[17].

Les principaux membres de cette famille seigneuriale[18] ont été :

  • Guillaume de Penhoët né vers 1155, décédé en 1249, marié avec Julienne de Montrelais, aurait été chevalier banneret et aurait participé à la Septième croisade en 1248 aux côtés de Pierre Mauclerc (incertain). Il serait le constructeur de la chapelle de Lambader en Plouvorn.
    • Hamon de Penhoët (1185 - 1216)[19]
      • Guillaume de Penhoët (1215 - 1249, marié avec Mahotte de Kergoudanec'h (née en 1220)
        • Son fils Hervé I, seigneur de Penhoët (1240 - 1266), chevalier, seigneur de Penhoët, marié avec Jeanne de Kernavan (1230 - 1282)
          • Son fils Hervé II de Penhoët (né en 1263, décédé en 1323), marié en 1282 avec Anne du Chastel de Bruillac (1265 -1322)

Les autres seigneuries[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie du Quélennec : les seigneurs du Quélennec avaient un banc dans l’aile droite de l’église et en face un enfeu avec tombe. Cet enfeu existe encore aujourd’hui, au-dessous de l’autel de Notre-Dame de Bon-Secours, et près de la porte d’entrée du côté nord. Les armoiries qui se trouvaient gravées sur les écussons ont été effacées pendant la Révolution (1791). Les familles Le Borgne, Le Gal et Kerhoaz en furent tour à tour propriétaires.
  • La seigneurie de Penfao : elle appartint aux Plessix, puis aux Le Bihan avant de passer aux mains des Coëtlosquet qui étaient en même temps seigneurs de Kérannot et du Hellin.
  • La seigneurie du Hellin : elle appartint aux Daniel, puis aux Quintin avant d'être propriété des Coêtlosquet jusqu'à la Révolution française.
  • La seigneurie de Kerannot : elle fut propriété des Denys, puis des Simon et enfin des Coëtlosquet.
  • Le manoir de Coasvoult : ayant appartenu d'abord aux seigneurs de Penhoat, il devint ensuite propriété de la famille de Queronyant, puis aux Guergolay et ensuite aux Bourg-Blanc.
  • La seigneurie de Lannivinon appartint aux Kersauzon, puis aux Coetquelfen, puis aux Kerhoent de Coatanfao, puis au vicomte du Rumain qui vendit cette seigneurie au sieur de Quélen, syndic des États de Bretagne.
  • Le manoir de Kervily : famille Le Hézou, puis Olivier Croizé sieur de la Maillardière, maire de Morlaix en 1647 et mort en 1694.
  • La seigneurie du Herlan : propriété au départ des Huon, puis des De Kerhoent, puis des Du Parc. Son dernier propriétaire avant la Révolution fut Messire François Provost Douglas, chevalier seigneur de Boisbilly. Il demeurait en son hôtel à Morlaix, quai de Tréguier, paroisse de Saint-Melaine.
  • La seigneurie de Luzec : elle appartint au XVIe siècle à la famille De La Haye, puis à partir de 1670 aux du Dresnay. Joseph-Marie du Dresnay, chevalier seigneur des Roches et de Kérir-Luzec, était en 1700 gouverneur pour le roi de la ville de Saint-Pol-de-Léon. Les seigneurs de Luzec possédaient un banc dans la nef de l’église paroissiale et une tombe dans le sanctuaire. Les armes de Luzec étaient d’argent au rameau de sinople posé en bande accompagné de trois quintefeuilles de gueules.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les deux députés représentant la paroisse de Saint-Thégonnec lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 étaient Bernard Breton et François Collin[23].

Même si de 1790 à 1792, les citoyens de Saint-Thégonnec acceptent de payer une "contribution volontaire" d'un montant de 2696 livres et si le recteur et les marguilliers en charge, François Cottain (de Cozlen) et Joseph Croguennec (de Penfao) acceptèrent de sacrifier « le surplus de l'argenterie de l'église »[24], riches et très croyants, les habitants de Saint-Thégonnec manifestèrent tôt leur hostilité à la Révolution française, dès la Constitution civile du clergé, sinon avant. L'abbé Abjean, curé et son vicaire Robert Tanguy refusent de prêter le serment de fidélité; un nouveau curé, François Allanet, jureur, est élu en mars 1792 et reste en fonction jusqu'en juillet 1793; un nouveau vicaire est aussi choisi, Guillaume Charles, mais en butte à l'hostilité de la majorité des paroissiens, ils eurent bien du mal à s'imposer. Les paroissiens aidèrent le clergé réfractaire (l'abbé Cras, curé de Saint-Thégonnec, insermenté, fut arrêté).

La vie traditionnelle au XIXe siècle et début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Femmes de Saint-Thégonnec au puits[25].

La musique et la danse à Saint-Thégonnec en 1839[modifier | modifier le code]

Fortuné du Boisgobey parcourt la Bretagne pendant l'été 1839.Dans son carnet de voyage, voici ce qu'il écrit à propos de Saint-Thégonnec: "[…] Les danses se sont formées dans le milieu de la grand'route, au beau soleil, au pied d'une charrette sur laquelle trône l'infatigable biniou, secondé cette fois, vu l'importance de la fête, par une sorte de fifre. Cette danse ne se règle guère que sur deux ou trois airs qui reviennent toujours et dont le plus connu et le plus commun est: à la nigouz, etc.. La principale figure est une promenade en rond, cavalier et dame se balançant en face l'un de l'autre et sautillant sur la pointe du pied en avançant de côté. […] Je me suis rassasié de ce spectacle et j'ai regagné Morlaix"[26].

L'agriculture au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Premier Empire, en raison du Blocus continental, est une période de ruine pour les tisserands, parfois de disette, sinon de famine. Le 29 mai 1817, la misère persistant, le recteur Tanguy écrit :

« En ruminant sur les moyens de soulager les misérables, il m'est venu une idée, que je n'ai pas voulu communiquer avant de vous en faire part. Ici, quand il meurt quelque personne d'une certaine aisance, l'usage est de faire dire un certain nombre de messes, une ou deux, quelquefois trois par semaine, pendant un an ou deux. Ne pourrait-on pas, si la misère continue ou augmente, proposer aux familles de destiner une partie de ces honraries au soulagement des pauvres, leur disant que cette bonne œuvre serait aussi agréable à Dieu et aussi profitable à leurs parents décédés que des messes[27] ? »

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole en 1836 est de 3648 personnes pour une population communale totale de 3836 personnes la même année, formant donc 95,1 % de la population. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 2141 ha de terres arables, 1150 ha de landes et bruyères, 395 ha de bois, taillis et plantations, 317 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors 15 moulins en activité. Les paysans de Saint-Thégonnec cultivaient à l'époque 428 ha d'avoine, 428 ha de froment, 321 ha d'orge, 57 ha de seigle, 171 ha de sarrasin, 43 ha de lin, 7 ha de chanvre, 64 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 43 ha de navets et 7 ha de choux), 321 ha de trèfle, 107 ha de pommes de terre, 1093 ha d'ajoncs d'Europe, 150 ha restant en jachère, et élevaient 500 chevaux (350 mâles, 100 juments, 50 poulains), 980 bovins (dont 450 vaches), 360 porcs, 630 ovins (90 béliers, 180 moutons, 300 brebis, 50 agneaux), 35 caprins (25 boucs et 10 chèvres), 1500 poules et 300 coqs, 100 canards, 10 oies, et possédaient 320 ruches à miel[28].

Les foires et marchés[modifier | modifier le code]

Vers 1840, 12 foires, spécialisées dans le commerce des bêtes à cornes et des porcs se tenaient pendant l'année à Saint-Thégonnec, chaque premier mardi du mois ; six d'entre elles étaient légales (janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre) et les six autres consacrées par l'usage, mais toutes étaient aussi importantes. Dans son rapport, le sous-préfet de Morlaix observe qu'« il est étonnant qu'il n'y ait pas de foire aux chevaux à Saint-Thégonnec. Les cultivateurs de cette commune sont tous éleveurs, et le nombre de poulains et bidets qu'ils vendent annuellement est très considérable »[29].

À la fin du XIXe siècle, des foires se déroulaient à Saint-Thégonnec toujours tous les premiers mardis du mois, et en plus le premier jeudi du Carême, le deuxième mardi de juillet, le 10 septembre et la veille du premier vendredi d'octobre[30].

La même source indique en 1890 l'importance de l'élevage des chevaux de trait et de la fabrication de sabots, ainsi que de nombreux moulins, dans la commune.

Saint-Thégonnec en 1902[modifier | modifier le code]

Rue du village.
L'Arc de triomphe du cimetière de Saint-Thégonnec vers 1900 (lithographie d'Albert Robida)

Gustave Geffroy dans son Tour du monde publié en 1902 décrit ainsi les habitants: "À Guimiliau comme à Saint-Thégonnec, l'art ne se complète que par le spectacle de la vie publique. Le dimanche, les paysans des environs, quelques-uns venus de loin, se groupent sur la place, dans le cimetière, devant le porche de l'église. Comme à Roscoff et à Saint-Pol, comme à Landivisiau, les costumes du Léon apparaissent. Les hommes vêtus de drap noir, veste ou habit court à quatre petites basques carrées, long gilet garni de boutons serrés, pantalons tombants, bordures de velours, large ceinture bleue, chapeau rond à rubans, souliers à boucles. En somme une très nette ressemblance avec le sombre costume espagnol, ressemblance aidée encore par les visages rasés, réguliers, fins, le profil net, le regard direct. Les femmes aussi sont vêtues de noir, jupe courte à laisser voir les souliers, petit châle à franges sur les épaules, et la coiffe blanche qui achève le caractère monacal du costume. C'est surtout le jour du pardon, le troisième dimanche de juillet, que l'un peut voir à Guimiliau la belle arrivée des Léonards, hommes et femmes, montés sur les magnifiques chevaux qui sont la fierté du pays. Ce jour-là, les jupes, les châles, les tabliers de couleur, et toutes les coiffes, bonnets pointus, hennins, barbes relevées, étalées sur la nuque, cols dentelés, corsages noirs à galons rouges ou bleus, tous ces costumes du passé parent des créatures vivantes."[31].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Yves Laurent, né le 6 novembre 1917 à Saint-Thégonnec, sous-lieutenant de l'armée de l'air, est tué le 11 novembre 1943 en Angleterre, volant au sein du 342 Squadron Groupe de bombardement Lorraine. Son corps a été rapatrié à Saint-Thégonnec[32].

Le cimetière de Saint-Thégonnec comprend un carré militaire où sont inhumés six aviateurs britanniques du 75 Squadron RNZAF, décédés lors de la seconde guerre mondiale le samedi 23 janvier 1943. Ce jour-là, un avion anglais, un Short Stirling MK1 est touché par la DCA du terrain d'aviation de Ploujean ou par la batterie antiaérienne installée sur les hauteurs de Kernéguès à Morlaix. Il percute le sol à Kerescars sur le territoire de la commune. Le pilote Néo-zélandais saute en parachute et est caché par les paysans des alentours, mais six autres membres Anglais de l'équipage se tuent avec leur avion chargé de bombes qui devaient être lâchées sur la base de Lorient. Les honneurs militaires leur sont rendus et la cérémonie religieuse réunit à l'église une importante foule qui tenait à exprimer ainsi sa sympathie pour la cause des Alliés. Ces soldats s'appelaient G.F. Mitchell, J. E. Brewster, E. Berry, P. D. Fowler, J. W. Schofield et B. Torrance, étaient sergents dans la Royal Air Force. Le 23 janvier 2013 une stèle du souvenir est inaugurée à proximité du site du crasch à Kerescars.

Le 16 janvier 1944, la gare de Saint-Thégonnec est bombardée : une voie est momentanément coupée et des hangars démolis. Une maison d'habitation proche de la gare est endommagée par la chute de deux bombes. Un train est mitraillé en gare de Saint-Thégonnec le 22 mai 1944. Le 3 juin 1944, un train est mitraillé près de Saint-Thégonnec par quatre avions britanniques (dégâts matériels)[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le canton de Saint-Thégonnec regroupe les communes de Le Cloître-Saint-Thégonnec, Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, Pleyber-Christ, Plounéour-Ménez et Saint-Thégonnec.

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Fichou    
1791 1795 Bernard Breton    
1795 1799 Thomas Le Maguet    
1799 1800 François Floch    
1800 1807 François.M Rideller    
1807 1832 J.M Pouliquen    
1832 1848 F.M Pouliquen    
1848 1864 J.B Caroff    
1864 1884 J.M Caroff    
1884 1887 Allain Breton    
1887 1892 J.M Cam    
1892 1900 J.M Calarn    
1900 1904 François-Christophe Le Bras    
1904 1912 J.P Mallégol    
1912 1929 Jacques Pouliquen    
1929 1944 J.P Mallégol    
1944 1944 J.N Charlou    
1944 1945 J.P Mallégol    
1945 1946 Jean-Marie Le Roux    
1946 1953 Jean-François Fichou    
1953 1965 Francis Lapous   Exploitant agricole
1965 1983 Louis Guillou CD puis CDP puis UDF Exploitant agricole
Conseiller général (1964-1979)
Député (1946-1951)
Sénateur (1962-1971)
1983 1989 Joseph Le Mer DVD Industriel
Conseiller général (1979-1992)
1989 2014 Yvon Abiven DVG Professeur d'économie
Conseiller général (1992-2011)
Député (1997-2002)
Vice-président du Conseil général
2014 en cours Solange Creignou DVG Retraitée de la Poste
Conseillère générale (2011-)
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
COA fr Saint-Thégonnec.svg Blason De sinople au loup passant d'argent, animé, armé et lampassé de gueules, au chef aussi d'argent chargé de trois croisettes aussi de gueules.

Ornements extérieurs : devise souscrite « Dalc'h mad atao »

Statut Statut officiel à déterminer…
Concept. Suzanne Gauthier

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 291 3 291 3 422 3 563 3 648 3 836 3 926 3 962 3 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 588 3 957 4 050 3 681 3 548 3 409 3 215 3 317 3 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 144 3 206 3 171 2 980 2 977 2 719 2 536 2 532 2 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 159 2 127 1 986 2 133 2 139 2 267 2 523 2 562 2 633
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La commune connaît un accroissement régulier de sa population dans la première moitié du XIXe siècle, gagnant 671 habitants en 53 ans de 1793 à 1846, date d'un premier maximum démographique. Un léger déclin temporaire se produit entre 1846 et 1856, suivi d'une nette reprise de l'accroissement entre 1856 et 1866 (+ 462 habitants en 10 ans), probablement lié à la construction de la voie ferrée entre Morlaix et Brest. L'apogée est donc atteint vers la fin du Second Empire où la population communale dépasse les 4 000 habitants (4 050 exactement). En dépit de quelques mouvements en dents de scie, le dernier tiers du XIXe siècle et les trois premiers quarts du XXe siècle sont une longue période de déclin démographique, Saint-Thégonnec perdant, entre 1866 et 1975, 2064 habitants en 109 ans (- 51 %). Le minimum démographique est donc atteint en 1975 avec un peu moins de 2 000 habitants (1 986 exactement). Le dernier quart du XXe siècle et la première décennie du XXIe montrent une reprise démographique notable : + 537 habitants en 31 ans (+ 27 %). Saint-Thégonnec reste toutefois en 2006 moins peuplé qu'en 1793, le déficit étant de 768 habitants en un peu plus de deux siècles[36].

En 10 ans, entre 1998 et 2007, Saint-Thégonnec a comptabilisé 344 naissances et 368 décès, soit un faible solde naturel négatif de 24 personnes. Par contre, après plus d'un siècle de solde migratoire négatif en raison de l'exode rural, la commune enregistre depuis 1975 un solde migratoire positif qui s'est même accentué entre 1999 et 2006 (+ 1,7 % l'an en moyenne). La commune est donc redevenue attractive et bénéficie de la périurbanisation, de sa proximité avec les villes de Morlaix et Landivisiau et de sa bonne desserte ferroviaire et routière (voie expresse N 12)[36].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L'adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 22 mars 2006.

À la rentrée 2013, 23 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 6,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[37].

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Deux médecins généralistes
  • Un chirurgien-dentiste
  • Deux cabinets infirmiers
  • Un kinésithérapeute
  • Un magnétiseur
  • Une pharmacie

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Crèche/Centre Multi-Accueil[modifier | modifier le code]

  • Ti ar Bleizig (prochainement, à la rentrée 2014).

Maisons de l'Enfance et de la Jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Ti Glas - EPAL (3-10 ans).
  • Ti Ar Re Yaouank - EPAL (10-13 ans/13-18 ans).

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

  • Ti Glas.

Centre culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Centre culturel de Luzec proposait des conférences et organisait des visites culturelles, il a fermé ses portes fin 2013[38].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Saint-Thégonnec se trouve dans le Léon mais ne possède pas la terre que l'on peut retrouver sur les communes de Plouvorn, Plouénan qui sont très fertiles pour les cultures légumières.

À Saint-Thégonnec, ce sont donc des élevages de porcs et de bovins qui prédominent. Il y a également des cultures céréalières comme le blé et le maïs.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • C'est à Saint-Thégonnec qu'est située l'usine Bosch-Geminox. Geminox est le premier constructeur français de chaudières acier, avec plus de 70 000 pièces fabriquées chaque année. Geminox appartient au Groupe Robert Bosch (Bosch Thermotechnology).
  • Un site de production Glon-Sanders-Vigala, fabricant d’aliments pour animaux d'élevage est implanté sur la commune à proximité de la gare. Le site appartient au Groupe Glon.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame, au cœur de l’enclos paroissial de Saint-Thégonnec.
  • L'enclos paroissial de Saint-Thégonnec est un des plus visité du Finistère[4]. Il regroupe l'église Notre-Dame de Saint-Thégonnec, une porte triomphale, un ossuaire et un calvaire. La crypte de l’ossuaire présente une Mise au tombeau remarquable.
  • 32 croix et calvaires[41] sont présents sur la commune: voir la publication "les calvaires de Saint-Thégonnec"[42]. Parmi les plus connus: celui de Luzec (1864), de Croas-Calafres ou Bodériny (1632), du Broustou (1662).
  • La chapelle Sainte-Brigitte semble remonter au début du XVIIe siècle[43], mais elle a été remaniée au XIXe siècle. En forme de croix latine, elle est consacrée à sainte Brigitte de Suède (rare en Bretagne où c'est généralement sainte Brigitte d'Irlande qui est honorée)[44] et contient plusieurs statues polychromes dont une de sainte Brigitte en abbesse, une Vierge à l'Enfant assise et une autre debout[43]. Le pardon de Sainte-Brigitte a lieu deux fois par an, le 3e dimanche de juillet et le 3e dimanche d'août.
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Autres bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château de Penhoat : le château date des XIIIe et XIVe siècles. Il est situé à la confluence de la Penzé et du ruisseau de Coatoulsac'h. Il appartint à la famille De Penhoët dont l'un des membres, Guillaume de Penhoët, dit Le Boiteux, défendit la ville de Rennes contre les Anglais en 1356 et dont un autre membre, Jean de Penhoët, amiral de Bretagne, battit la flotte anglaise devant la Pointe Saint-Mathieu en 1404[45]. Le château, dont il ne reste que des pans de muraille, fut incendié pendant les guerres de la Ligue et ses fortifications abattues en 1590. L'association Mémoire de Penhoat propose des visites guidées ; la commune de Saint-Thégonnec a acquis les vestiges et effectué des travaux de maçonnerie afin de conforter l'ouvrage[16]. Il est classé Monument historique par arrêté du 21 juin 2006.
  • Le kanndi du Fers, restauré en 1996 par l'association Saint-Thégonnec patrimoine.
  • La maison de Pennavern, typique des maisons à avancées (apotheiz) du premier tiers du XVIIe siècle[46].
  • La butte du Télégraphe, située entre Saint-Thégonnec et Pleyber-Christ (vestiges du télégraphe Chappe mis au point par Claude Chappe à la fin du XVIIe siècle).
  • 15 moulins dont le moulin à eau de Lauteric, Kerincaff, Prat-Guen, Luzec, Pont-ar-Ros, du Pont…

Jumelage[modifier | modifier le code]

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Festivités[modifier | modifier le code]

  • Début mai, chaque année depuis 2002, une fête du terroir, des vins et de la gastronomie est organisée au printemps avec vins en fêtes de la vallée du Rhône.
  • Début juin, depuis 1980 l'ESST organise le Tournoi du Loup, un tournoi de football pour les séniors très prisé dans la région. Le lendemain a lieu le Tournoi des Petits Loups pour les catégories jeunes.
  • Début septembre,chaque année depuis 1994, à l'occasion du pardon, le second dimanche de septembre, une course relais de course à pieds a lieu durant 2 heures dans le bourg sur un circuit de 1 kilomètre par équipe de trois coureurs. Cet évènement est organisé par les Trotteurs de la Penzé.
  • Le 31 décembre, à l'occasion du réveillon de la St-Sylvestre, depuis 2001 tous les ans la commune accueille le Fest-noz Bloaz Nevez d'Amnesty International.

Sports à Saint-Thégonnec[modifier | modifier le code]

  • Football : Étoile Sportive de Saint-Thégonnec (ESST), l'équipe A évolue en DSR depuis 2014.
  • Basket : Basket Club de Saint-Thégonnec, l’équipe 1 féminine évolue en Division 1.
  • Course à pieds :
    • Trotteurs de la Penzé, association présente aussi sur les communes de Guiclan et Guimiliau ;
    • Courir à l'infini.
  • Marche à pieds : Trotteurs de la Penzé.
  • Tennis : Tennis Club des 2 Rives, en entente avec Guiclan.
  • Badminton: Tennis Club des 2 Rives.
  • Judo : Saint-Thé Judo Club.
  • Cyclisme : Cyclo-club de Saint-Thégonnec .
  • Gymnastiques :
    • Gym Adultes ;
    • Gym Loisir ;
    • Gym Enfants/Motricité.
  • Pétanque : Pétanqu'club de Saint-Thégonnec.
  • Équitation :
    • Société hippique de Saint-Thégonnec ;
    • Kezeg Sant Tegoneg.
  • Danse Bretonne : Danserien Bro Sant Tegoneg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Rioual, né le 18 décembre 1793 à Saint-Thégonnec, fils de Olivier et Marie Renée Floch, curé de Scaër, décédé à la maison de retraite pour ecclésiastiques Saint-Joseph de Saint-Pol-de-Léon le 17 août 1843 aveugle et paralysé, est l'auteur du célèbre cantique en langue bretonne Ar Baradoz ("Le Paradis"), composé sur l'air du Sanctorum meritis[47].

Dicton[modifier | modifier le code]

  • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Saint-Thégonnec :

À Lampaul les cornes
À Saint-Thégonnec les bombances
À Guimiliau les mauvaises langues
Plounéour la pauvre
Commana la misérable
À Pleyber-Christ est la sagesse[48].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine religieux de Bretagne, sous la direction de Maurice Dilasser, éditions le Télégramme, 2006
  • Saint-Thégonnec, Yannick Pelletier, éditions Gisserot
  • Saint-Thégonnec, Yves-Pascal Castel, éditions Jos Le Doaré, 1969
  • Saint-Thégonnec. L’Église et ses annexes de François Quiniou, 1909 (une paroisse bretonne sous la Révolution).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.infobretagne.com/saint-thegonnec.htm
  2. a, b et c Abbé François Quiniou, "Saint-Thégonnec :l'église et ses annexes", éditions F.Paillart, Abbeville, 1909, 2e édition, consultable http://fr.wikisource.org/wiki/Saint-Th%C3%A9gonnec._L%E2%80%99%C3%89glise_et_ses_annexes
  3. Bulletin de la Société académique de Brest, année 1900, série 2, tome 26, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076565.image.hl.r=Saint-Herbot.f106.langFR
  4. a et b magazine du Conseil Général du Finistère, Penn ar Bed, n°93, juillet 2005, p.12-13
  5. http://www.bagadoo.tm.fr/patrimoine-breton/lin.html
  6. Jean Tanguy, "Commerce et Industrie dans le Finistère d'autrefois", dans "Finistère", ouvrage collectif, Brest, 1972, page 60
  7. http://fr.topic-topos.com/porte-de-kanndi-saint-thegonnec
  8. http://www.saint-thegonnec.fr/fr/les-kanndi.php
  9. Georges Prouvost, cité dans http://www.zevisit.com/ZEVISIT/FR/Theme/14/042/0/Script-Circuit-de-Morlaix-sur-la-route-des-enclos-paroissiaux.html
  10. Docteur Chevrey, "Impressions de voyage en Bretagne", Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5419025v/f37.image.r=Guimiliau.langFR
  11. http://www.infobretagne.com/morlaix-notredame-dumur.htm
  12. Arthur de La Borderie, "La vicomté ou principauté du Léon", Revue de Bretagne et de Vendée, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f114.image.r=Roche.langFR
  13. Louis Le Guennec, Notes sur le château de Penhoat, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1903, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076654/f70
  14. a et b http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=29
  15. Guillaume Marie Lejean, "Histoire politique et municipale de la ville et de la communauté de Morlaix, depuis les temps reculés jusqu'à la Révolution française", 1846, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5789163j/f196.image.r=Penhoat.langFR
  16. a, b et c http://www.saint-thegonnec.fr/fr/le-chateau-de-penhoat.php
  17. Patrick Kernével et Guy Travel, "Les seigneurs de Penhoët en Saint-Thégonnec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXIX, 2000
  18. D'après la généalogie établie sur le site http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=173609
  19. Cité dans un acte de 1235 concernant un accord avec les moines de l'abbaye du Relec en Plounéour-Ménez
  20. http://provincehistorique.over-blog.com/article-les-seigneurs-de-penhoet-65007408.html
  21. http://www.infobretagne.com/guerlesquin.htm
  22. http://www.infobretagne.com/botsorhel.htm
  23. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises", imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  24. Diocèse de Quimper, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", année 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109993p/f160.pagination
  25. Constant de Tours (Chiemelenski), "20 jours en Bretagne de Saint-Malo à Brest", Libraiiries-imprimeries réunies, 1892
  26. Fortuné du Boisgobey, "Voyage en Bretagne, 1839, réédition Ouest-France, 2001, 281 pages
  27. Lettre du recteur Tanguy à Mgr Doubidau de Crouseilhes, Archives diocésaines de l'évêché de Quimper, dossier Saint-Thégonnec
  28. Jean-Marie Éléouet, " Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix", imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  29. Jean-Marie Éléouet, " Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix", imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f288.image.r=bovins.langFR
  30. Adolphe-Laurent Joanne, Dictionnaire administratif de la France et de ses colonies, Paris, 1890
  31. Gustave Geffroy, "Le tour du monde", 1902, consultable http://www.roscoff-quotidien.eu/leon-1902.htm#st-thegonnec
  32. Colonel Henri Lafont, "Les aviateurs de la liberté", Service historique de l'armée de l'air
  33. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  36. a et b http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=SAINT+THEGONNEC&codeZone=29266-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  37. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  38. Centre de Luzec. Clap de fin pour les 20 ans, Le Télégramme, 13 décembre 2013. Consulté le 13 décembre 2013.
  39. http://www.gaultmillau.fr/restaurant/bretagne/st-thegonnec-29410/creperie-steredenn-7019/
  40. http://restaurant.michelin.fr/restaurant/france/29223-saint-thegonnec/auberge-saint-thegonnec/2csps7x?FromPoiList=/restaurants/france/29410-saint-thegonnec/restaurants-michelin
  41. http://www.croix-finistere.com/commune/saint_thegonnec/saint_thegonnec.html
  42. http://www.saint-thegonnec.fr/fr/les-calvaires-de-saint-thegonnec.php
  43. a et b http://www.saint-thegonnec.fr/fr/la-chapelle-sainte-brigitte.php
  44. http://fr.topic-topos.com/chapelle-sainte-brigitte-saint-thegonnec
  45. B. Girard, La Bretagne maritime, 1889.
  46. http://www.saint-thegonnec.fr/fr/pennavern.php
  47. Abbé Louis-François-Bernard Kerné, "Saint-Joseph, autrefois Bel-Air, maison de repos pour les prêtres âgés et infirmes, à Saint-Pol-de-Léon", 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6112450m/f337.image.r=Carantec.langFR
  48. Recueilli et traduit par F.L. Sauvé, Lavarou Koz a Vreiz Izel, Revue celtique, 1876-1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6205534r/f239.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR