Lennon (Finistère)

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Lennon
Mairie-poste.
Mairie-poste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Pleyben
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Pleyben
Maire
Mandat
Jean-Luc Vigouroux
2014-2020
Code postal 29190
Code commune 29123
Démographie
Gentilé Lennonnais
Population
municipale
806 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Population
aire urbaine
6 685 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 30″ N 3° 53′ 52″ O / 48.1917, -3.897848° 11′ 30″ Nord 3° 53′ 52″ Ouest / 48.1917, -3.8978  
Altitude Min. 27 m – Max. 151 m
Superficie 22,94 km2
Localisation

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Lennon [lɛnɔ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Selon Joseph Loth, le nom "Lennon" proviendrait peut-être de saint Nonna, mais plutôt de sainte Nonne, deux saints souvent confondus et tous les deux honorés en plusieurs endroits du Finistère (sainte Nonne est aussi honorée par exemple à Dirinon et un lieu-dit "Lannon" existe à Bannalec)[1]. Une autre hypothèse, émise entre autres par Taldir Jaffrennou, avance l'idée que le mot "Lennon" proviendrait du breton lan qui signifie "petit monastère" ou "ermitage".

Le nom de la paroisse s'écrivait "Lemnon" en 1217, "Lennon" par la suite dès 1330[2].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle gauloise en grès, datant de l'Âge du fer, a été trouvée à Kergoniou et représente une divinité à deux têtes adossées, peut-être symbolisant la vie et la mort. Elle se trouve au "Musée départemental breton" de Quimper.

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Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le blason de Claude Mahé, seigneur de Kermorvan en Lennon

Lennon est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleyben. La paroisse dépendait de la châtellenie de Châteaulin et de l'évêché de Cornouaille[3].

Claude Mahé, écuyer, seigneur de Quermorvan [Kermorvan], de Kerovant, de Pradenou, de Berdouaré, etc.. est confirmé par lettres patentes du roi de France dans ses titres de noblesse en janvier 1668[4].

Les recteurs de Lennon sont connus depuis 1366, année où Jean an Bolaës, de Pont-Croix, cède sa cure à Guillaume Kaër, de Quimper. Le livre d'Yves Chaussy, moine bénédictin à la cure de Lennon, Une paroisse bretonne Lennon, publié en 1953, fournit la liste de tous les prêtres connus de Lennon depuis le Moyen-Âge[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Selon Yves Chaussy, en septembre et octobre 1741, une épidémie de dysenterie provoque de nombreux décès à Lennon (52 décès sont enregistrés pendant ces deux mois . L'épidémie de fièvre typhoïde propagée depuis Brest par l'escadre du comte de la Motte provoque en 1758 70 décès à Lennon, mais c'est une épidémie de nature non précisée survenue en 1786 qui provoqua le plus de décès (12 décès enregistrés dans la paroisse cette année-là)[6].

Tout au long du XVIIIe siècle, la famille de La Sauldraye[7], seigneurs de Kergoniou tentèrent d'imposer leur droit de prééminence qui leur était contesté[8]. Jean-Baptiste Ogée a décrit ainsi Lennon à la fin du XVIIIe siècle :

« Son territoire, plein de vallons et de montagnes, renferme des terres labourables, des prairies, des terres incultes et stériles, et des landes, dont on pourrait cependant tirer un parti avantageux si on les cultivait.[9] »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843, A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d'Ogée, recensent, pour une superficie totale communale de 2277 ha, 1182 ha de terres labourables, 164 ha de prés et pâtures, 37 ha de bois, 104 ha de vergers et jardins, 648 ha de landes et incultes. La commune possède alors, outre l'église paroissiale, trois chapelles (celle de Kernac'hguen dans la partie sud de la commune ; celle de Sainte-Barbe, dans sa partie nord-ouest ; celle de Saint-Nicolas, tout près du canal de Nantes à Brest) et six moulins à eau (dont ceux de Sainte-Barbe, Kerivin, Botdoa et Kergoniou). Les auteurs ajoutent : « L'agriculture est peu florissante dans cette commune, où l'on connaît à peine les prairies artificielles ; l'avoine cependant est l'objet d'un assez fort commerce, on en exporte pas moins de 15 à 20 000 hectolitres par an. On fait quelques élèves [élevages] de chevaux ; malheureusement les cultivateurs préfèrent encore les étalons du pays à ceux des haras »[10].

En 1861, le Conseil général du Finistère accorde une subvention de 5 000 francs à la commune de Lennon pour la reconstruction de son église paroissiale et une autre subvention de 2 500 francs en 1872 pour la reconstruction de son presbytère[11]. Le même Conseil général refuse en 1872 la création, demandée par le Conseil municipal, d'une foire à Lennon car « la multiplicité des foires détourne les cultivateurs de leurs travaux » et que « la commune de Lennon se trouve à proximité de celles de Châteauneuf, de Pleyben, de Brasparts, qui possèdent des foires et marchés, où les cultivateurs de Lennon trouvent de faciles débouchés »[12].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lennon porte les noms de 108 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Jean Gendron[13], caporal clairon au 118e régiment d'infanterie, décédé le 13 octobre 1914 des suites de ses blessures à l'hôpital temporaire n°5 d'Amiens (Somme) fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Huit soldats sont morts sur le sol belge, dont six en 1914 lors de la Course à la mer et les deux autres en 1918 ; deux soldats membres de l'Armée française d'Orient sont morts dans les Balkans, l'un, Yves Miossec[14], décédé en Turquie, et l'autre,Yves Gendron[15] en Macédoine ; un marin, Jean Motreff[16] est mort en mer ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Un soldat, Guillaume Ollivier[17] est mort aussi au Maroc en 1914[18].

L'« auberge rouge » de Ty-Men[modifier | modifier le code]

En 1938 a lieu aux assises du Finistère à Quimper le procès dit de l'« auberge rouge » qui défraya la chronique en son temps : à la suite de la découverte de deux corps, l'un, celui de Jean-Louis Goïc, ouvrier agricole demeurant à Kerisit en Pleyben, le 14 août 1936 dans le canal de Nantes à Brest à 500 m en amont de l'écluse de Rosvéguen en Lennon, l'autre celui d'un inconnu semblant d'origine asiatique et surnommé le « marchand chinois » car il était marchand ambulant. Trois hommes dont deux originaires de Lennon (le troisième de Châteauneuf-du-Faou) sont accusés de ces meurtres. Selon une version, ces crimes auraient eu lieu dans l'auberge de Ty-men en pleyben , d'où le nom donné à l'affaire. La rumeur publique attribua aux accusés d'autres disparitions survenues dans la région dans la quinzaine d'années précédentes[19]. Les deux accusés principaux furent condamnés aux travaux forcés l'un Joseph-Marie Créteau à perpétuité, l'autre Jean Cadiou à vingt ans et le troisième Jérôme Maudire à 5 ans de réclusion[20].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lennon porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, un marin, François Le Saux[21], est mort en mer[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Luc Vigouroux    
Les données manquantes sont à compléter.

Lennon a fait partie dès 1790 du Finistère, du district de Châteaulin devenu arrondissement en 1801 et du canton de Pleiben devenu Pleyben en 1801.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 204 1 307 1 147 1 219 1 229 1 354 1 395 1 508 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 456 1 512 1 568 1 667 1 655 1 723 1 759 1 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 841 1 763 1 756 1 560 1 427 1 418 1 354 1 383 1 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 042 922 770 652 646 645 738 751 806
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Loth, Les noms de saints bretons, "Revue celtique", 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6473212x/f164.image.r=Lennon.langFR
  2. http://www.infobretagne.com/lennon.htm
  3. http://www.infobretagne.com/lennon.htm
  4. Georges Le Gentil, comte de Rosmorduc, "La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse", tome 3, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586686v/f552.image.r=Lennon.langFR
  5. Dom Yves Chaussy, "Une paroisse bretonne Lennon", Librairie Saint-Corentin, Quimper, 1953
  6. Dom Yves Chaussy, "Une paroisse bretonne Lennon", Librairie Saint-Corentin, Quimper, 1953
  7. Par exemple Joachim-Jérôme de La Sauldraye (1672-1754), seigneur de Brigné et de Kergoniou, voir http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=joachim+jerome;n=de+la+sauldraye
  8. http://www.infobretagne.com/lennon.htm
  9. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", Nantes, 1778-1780
  10. Jean Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ei=-GiOVMD8JMrUasHBgbgG&ved=0CEIQ6AEwBQ#v=onepage&q=Lennon&f=false
  11. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", 1861, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562885b/f112.image.r=Lennon.langFR et août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f370.image.r=Lennon.langFR
  12. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f372.image.r=Lennon.langFR
  13. Jean Gendron, né le 4 janvier 1889 à Gouézec
  14. Yves Miossec, né le 19 mai 1893 à Lennon, marsouin au 57e régiment d'infanterie coloniale, disparu le 10 mai 1915 à Seddhul-Bahr (Turquie)
  15. Yves Gendron, né le 1er septembre 1889 à Lennon, canonnier servant au 21e régiment d'artillerie coloniale, mort de maladie le 27 novembre 1918 à l'hôpital de Prilep (Macédoine)
  16. Jean Motreff, né le 5 décembre 1889 à Pleyben, marsouin au 3e régiment d'infanterie coloniale, mort le 26 février 1916 à bord du Provence
  17. Guillaume Ollivier, né le 18 novembre 1872 à Lennon, marsouin au 9e régiment d'infanterie coloniale du Maroc, mort de maladie le 26 novembre 1914 à Casablanca (Maroc)
  18. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29123&dpt=29&idsource=47207&table=bp07
  19. Journal L'Humanité, n° 14275, 18 janvier 1938, Gallica
  20. Journal L'Humanité, n°14278, 21 janvier 1938, Gallica
  21. François Le Saux, né le 16 novembre 1917 à Lennon, matelot mécanicien à bord du contre-torpilleur Jaguar coulé au large de Dunkerque le 23 mai 1940
  22. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29123&dpt=29&idsource=47207&table=bp07
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  25. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003450
  26. http://fr.topic-topos.com/chapelle-sainte-barbe-lennon et https://www.fondation-patrimoine.org/fr/bretagne-6/tous-les-projets-335/detail-chapelle-saint-barbe-a-lennon-3561
  27. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-maudez-lennon
  28. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-nicolas-lennon

Liens externes[modifier | modifier le code]