Ploumilliau

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Ploumilliau /Plouilio
Vue extérieure de l'église paroissiale Saint-Milliau
Vue extérieure de l'église paroissiale Saint-Milliau
Blason de Ploumilliau /Plouilio
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Plestin-les-Grèves
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
Marcel Prat
2014-2020
Code postal 22300
Code commune 22226
Démographie
Gentilé Milliautais
Population
municipale
2 515 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 51″ N 3° 31′ 22″ O / 48.680833333, -3.52277777848° 40′ 51″ Nord 3° 31′ 22″ Ouest / 48.680833333, -3.522777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 133 m
Superficie 34,69 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Ploumilliau

Ploumilliau [plumiljo] est une commune trégorroise du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.Son nom breton est Plouilio

Ses habitants s'appellent les Milliautais et les Milliautaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Ploumilliau est située dans l'ouest du département des Côtes-d'Armor, non loin de la limite du département du Finistère et à proximité de la Manche, plus précisément de la Baie de Lannion et de la plage de Saint-Michel-en-Grève. Ploumilliau se trouve à moins de 10 km au sud-ouest de Lannion.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ploumillau
Trédrez-Locquémeau Ploulec'h
Saint-Michel-en-Grève Ploumillau Ploubezre
Plouzélambre Plouaret

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est une ancienne paroisse bretonne primitive dont le nom est formé à partir des mots plou, signifiant paroisse en breton, et Méliau (saint Méliau, comte et roi de Cornouaille au VIe siècle). Ploumilliau a une petite façade maritime, au nord, à Pont-Roux (Baie de La Vierge).

Le menhir (néolithique) du Clandy, les souterrains de l'Âge du fer de Saint-Jean et de Kerhélary, les traces de fortifications romaines du Roudoulou, attestent l'ancienneté de la présence humaine à Ploumilliau.

Paroisse du diocèse de Tréguier, elle n'est mentionnée pour la première fois qu'à la fin du XIVe siècle. Bien que son nom n'apparaisse pas dans les chartes de 1160 et de 1182 énumérant les possessions des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et des Templiers en Bretagne, ces deux ordres étaient présents en plusieurs points de la paroisse, notamment à Keraudy, à Christ, et au Mouster.

La paroisse, devenue commune, a élu sa première municipalité au début de l'année 1790.

C'est aujourd'hui une commune dynamique, avec de nombreux commerces, artisans et services.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au léopard de sable surmonté de trois coquilles du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1813 1816 Yves Le Bihan    
1816 1829 Pierre Le Scornet    
1829 1832 Yves Perrot    
1832 1837 Pierre Decouvrant    
1837 1852 Louis Lintanf    
1852 1860 Yves-Marie Le Bourdonnec    
1860 1865 Guillaume Scolan    
1865 1870 Yves Le Meur    
1870 1873 Guillaume Scolan    
1873 1878 Yves Le Meur    
1878 1882 Jean-Marie Le Guern    
1882 1899 Guillaume Scolan    
1899 1906 Yves-Marie Derrien    
1906 1910 Jean-Marie Bourdonnec    
1910 1912 Pierre Le Guern    
1912 1929 Jean Auregan    
1929 1943 François Le Caer    
1943 1945 Toussaint Guyomar    
1945 1953 Gestin Le Pierres    
1953 1959 Jean Lachater    
1959 2000 André Cresseveur    
2000 2001 Michel Kerneis    
2001 2008 Denise Grandjean    
2008   Marcel Prat PS Responsable vie scolaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 515 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 760 2 540 2 788 3 128 3 100 3 363 3 496 3 480 3 480
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 553 3 650 3 763 3 528 3 581 3 308 3 531 3 115 3 074
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 754 2 871 2 885 2 686 2 551 2 407 2 297 2 125 1 800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 772 1 735 1 865 2 100 2 223 2 173 2 449 2 489 2 515
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ploumilliau offre la particularité de posséder deux églises :

Église Saint-Milliau de Ploumilliau
Gargouille de l'église Saint-Milliau

Saint Milliau[3], évêque venu d'Irlande au Ve siècle, devenu le saint patron de la paroisse, a donné son nom à l'Île Milliau, au large de Trébeurden sur laquelle il aurait débarqué et à la commune de Locquémeau, son ancien ermitage. À découvrir entre autres à l’intérieur : la statue de l’Ankou[4] (voir ci-dessous) et les treize panneaux de la Passion (voir le lien externe). Logo monument historique Classé MH (1921)

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • l'église Notre-Dame de Keraudy[5] (XVIe, XVIIIe et XIXe siècles). Logo monument historique Classé MH (1935)
  • De nombreuses croix et calvaires disséminés le long des chemins, constituent une partie du patrimoine religieux de Ploumilliau.
  • À signaler également le Château de Lanascol[8] (privé), construit au début du XIVe siècle, agrandi aux XVIe et XVIIe siècles par la famille Quemper de Lanascol.

Keraudy / Keraodi[modifier | modifier le code]

Commentaire historique : Le village de Keraudy est situé à l'extrémité sud du territoire. La datation des œuvres repérées est comprise entre le début du XVIe siècle et la fin du XIXe siècle. Le nom de cet écart est formé à partir du mot ker, signifiant "village" en breton, auquel est associé l'anthroponyme Audy, également attesté sous la forme Ody dès le XVIe siècle. Keraudy a été le siège d'un établissement de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem dépendant de la commanderie de Pont-Melvez. Une maison attenante au cimetière, existant encore, portait ainsi le nom de L'Hôpital (section E, 3e feuille, parcelle 1077 du cadastre de 1848). Elle était également dénommée selon Bernard Tanguy Le Temple de Saint-Jean, saint à qui était dédiée l'église de Keraudy avant de passer sous le patronage de la Vierge. Trève de la paroisse de Ploumilliau depuis 1653, Keraudy a été rattaché à la commune de Ploumilliau vers 1790 (avant le 16 février 1791 selon Régis Le Saulnier de Saint-Jouan), puis érigé en paroisse en 1851. Datation(s) principale(s) : 1re moitié XVIe siècle ; XVIIe siècle ; XVIIIe siècle (?) ; XIXe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'Ankou[modifier | modifier le code]

Les Bretons comme les anciens Celtes considèrent la mort comme le début d'une vie meilleure. Dans les enclos paroissiaux, les ossuaires témoignent de cette relation naturelle avec la mort. Et pourtant, même si la mort est familière en Bretagne, on craint ses ‘‘intersignes’’ annonciateurs. On les retrouve partout dans chaque conte de Bretagne, sous forme d’animaux, bruits, objets ou personnages. Ainsi l’Ankou, maître de l’au-delà, est un squelette tenant une faux emmanchée à l’envers, il annonce la mort aux vivants dont la dernière heure est venue. En breton ‘‘Anken’’ signifie chagrin, ‘‘Ankoun’’ oubli. Il circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Entendre ce bruit ou le croiser en chemin sont les signes annonciateurs de la mort d’un proche. C’est le dernier mort de l’année (ou le premier dans certains villages), qui devient l’Ankou pour l’année suivante. L’Ankou nous met en garde contre l’oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur de nombreux murs d’ossuaires ou d’églises : « Souviens-toi homme que tu es poussière » (La Roche-Maurice), « Pense à mourir, regarde la fin » (Lannédern).

L’Ankou et Ploumilliau :

« Fanch ar Floc’h était forgeron à Ploumilliau ... ». Ainsi commence l’histoire où une certaine veille de Noël, un forgeron travailla fort tard, tandis que sa famille allait à l’église. Le bruit de son marteau sur l’enclume l’empêcha d’entendre les cloches du début de la messe de Noël. Aussitôt après, un étrange visiteur entra dans la forge, demandant qu’un clou soit rivé à son outil. Il exhiba alors une large faux avec le tranchant à l’extérieur. Malgré sa surprise et pressé d’en finir avec ce ténébreux client, le forgeron eut vite fait son ouvrage. - Maintenant, je vais vous payer, dit l’homme. - Oh ! ça ne vaut pas qu’on en parle. - Si ! tout travail mérite salaire. Je ne vous donnerai pas d’argent, mais, ce qui a plus de prix que l’argent et que l’or : un bon avertissement. Allez vous coucher, pensez à votre fin, et, lorsque votre femme rentrera, commandez-lui de vous chercher un prêtre. Le travail que vous venez de faire pour moi est le dernier que vous ferez de votre vie. L’homme à la faux disparut. Fanch ar Floc’h n’eut que la force de gagner son lit où sa femme le trouva suant les angoisses de la mort. - Retourne, lui dit-il, me chercher un prêtre. Au chant du coq, il rendit l’âme, pour avoir forgé la faux de l'Ankou.

(Retrouvez le texte intégral dans le livre intitulé La Légende de la Mort d’Anatole Le Braz)

Simple petite statuette en bois, l’Ankou de Ploumilliau est aujourd’hui la seule statue de ce type encore présente au sein même d’une église. Anatole Le Braz, qui a passé ses premières années à Ploumilliau, ajouta que cette statuette fut la terreur de son enfance. On dit enfin, qu’on ne vient jamais à Ploumilliau sans faire visite à l’Ankou ... une visite des plus courtoises bien sûr !

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]