Plonévez-Porzay

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Plonévez-Porzay / Plonevez-Porzhe
Image illustrative de l'article Plonévez-Porzay
Blason de Plonévez-Porzay / Plonevez-Porzhe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteaulin
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay
Maire
Mandat
Paul Divanac'h
2014-2020
Code postal 29550
Code commune 29176
Démographie
Gentilé Plonévézien, Plonévézienne
Population
municipale
1 755 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 30″ N 4° 13′ 12″ O / 48.125, -4.22 ()48° 07′ 30″ Nord 4° 13′ 12″ Ouest / 48.125, -4.22 ()  
Altitude 90 m
Superficie 29,23 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Plonévez-Porzay

Plonévez-Porzay [ploneve pɔʁzɛ] (en breton : Plonevez-Porzhe) est une commune située dans la partie sud du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Héraldique et devise de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le premier quartier du blason représente Sainte Anne présentant un livre ouvert à Marie sa fille.
  • Sur le deuxième quartier du blason est présenté trois épis de blé d'or joints à leur pointe.
  • Sur le troisième quartier du blason sont disposées trois hermines de sable sur une bande d'argent.
  • Le dernier quartier du blason représente la mer déchaînée.
  • Les quartiers du blason sont séparés par une croix blanche.

La devise de la commune est Kaloneg ha Krenv c'est-à-dire Chaleureux et Fort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Plonévez-Porzay fait partie de la paroisse de Ploéven jusqu'au IXe siècle.[réf. nécessaire]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La famille de Névet fit construire au XVe siècle le château de Lézargant, situé dans la trève de Kerlaz alors dépendante de Plonévez-Porzay et dont il ne reste rien. On a seulement découvert à la fin du XIXe siècle des vestiges souterrains portant des marques de tacherons[1].

Article détaillé : Névet.

Époque moderne (XVIe-XVIIIe)[modifier | modifier le code]

Moulins et meuniers[modifier | modifier le code]

Roger Garrec résume ainsi son article sur "Moulins et meuniers de Plonévez-Porzay au XVIIIe siècle" :

« Les moulins ont occupé dans la vie quotidienne de nos ancêtres une place originale, à une époque où la nourriture était faite surtout de pain de seigle, de bouillie d’avoine et de crêpes de blé noir. Avant 1789, ces moulins étaient propriété des seigneurs; domaniers et fermiers y étaient assujettis. Des neuf moulins de Plonévez-Porzay, seuls ceux de Moëlien, de Névet et de Tréfeuntec étaient de bon rapport. Le montant de la dot que les meuniers de ces trois moulins assuraient à leurs enfants révèlent leur réelle aisance. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’évolution est sensible. Certains domaniers rachètent le droit de suite, contre une petite rente annuelle, pour suivre le moulin de leur choix. D’autres rachètent le moulin lui-même. Sur les neuf moulins qui tournent encore en 1789, seuls trois, dont celui de Moëlien, seront vendus comme biens nationaux. Tous reprendront leur activité au XIXe siècle, mais aucun moulin neuf ne fut créé[2]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Barque Ailée : Jean-Marie Le Bris a décollé, un dimanche matin de décembre 1856, de la Plage de Tréfeuntec à bord de son "Albatros". Grâce à cette barque ailée, qu'il avait lui-même conçue, il a plané à une hauteur d'une centaine de mètres sur une distance d'environ deux cents mètres.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La rafle du 30 juin 1944[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 1944, à la suite d'actes de sabotages commis dans la région de Crozon, les Allemands bloquent toutes les routes accédant à Crozon et arrêtent toutes les personnes qui se présentent, qui sont conduites vers la mairie où leurs papiers sont contrôlés par un officier allemand. Si une centaine de personnes approximativement sont relâchées, 43 hommes sont alignés sur la place de l'Eglise (un homme s'échappe discrètement en se cachant dans l'église) et 42 hommes sont conduits à la carrière de Menez Gorre, puis convoyés en camions à la gare de Quimper. En cours de route, les Allemands procèdent à une seconde rafle à Plonévez-Porzay où se déroulait un enterrement et 10 otages supplémentaires sont pris parmi l'assistance. Sans avoir été jugés, ces 52 hommes sont convoyés dans des wagons à bestiaux au camp de transit de Royallieu près de Compiègne, mettant dix jours et onze nuits pour y parvenir, puis 50 d'entre eux[3] parviennent au camp de concentration de Neuengamme, puis dispersés dans divers kommandos du nord de l'Allemagne. 34 otages sur les 50 parvenus à Neuengamme survivent au début de mars 1945, mais beaucoup décèdent pendant les mois de mars et avril 1945 victimes des marches forcées, de la faim, du typhus, des bombardements, etc.., si bien que 18 otages seulement de la rafle du 30 juin 1944 revinrent vivants en France entre le début de mai et la fin de juin 1945. La liste de tous les otages victimes de cette rafle du 30 juin 1944, ainsi que des témoignages et des renseignements supplémentaires, sont consultables sur un site Internet[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason ville fr Plonévez-Porzay (Finistère).svg Blason Écartelé : au premier d'azur à Sainte Anne présentant un livre ouvert à Marie, le tout d'or, au deuxième de sinople aux trois épis de blé d'or joints en pointe, au troisième de sinople à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable, posées dans le sens de la bande, au quatrième d'azur à la mer démontée d'argent en fasce ; à la croix d'argent brochant sur l'écartelé.

Ornements extérieurs : devise : Kaloneg ha krenv ("Chaleureux et fort")

Statut Présenté sur le site officiel de la commune[5]
Concept. Y.Clerc'h

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Yves Le Gac    
mars 2008 en cours Paul Divanac'h    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 053 2 724 1 985 2 227 2 305 2 674 2 487 2 585 2 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 627 2 616 2 653 2 713 2 881 2 905 3 032 3 119 3 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 131 3 203 3 173 3 147 3 046 2 701 2 035 1 781 1 607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 620 1 527 1 533 1 643 1 663 1 582 1 656 1 666 1 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose essentiellement sur l'agriculture, le tourisme, l'artisanat et une petite industrie. On y trouve également tous les commerces et les services.

Histoire[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plonévez-Porzay dispose d'une école publique mixte et d'une école privée Sainte-Anne.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative est particulièrement diversifiée.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Les sports sont particulièrement bien représentés :

  • Badminton
  • Basket ball
  • Dojo du Porzay
  • Racing Cast Porzay ( fusion du Football club du Porzay et de l'association sportive de Cast)
  • Gymnastique de Plonévez-Porzay (Ass. de)
  • Gymnastique féminine
  • Moto club
  • Tennis club
  • Raquette du Porzay (Tennis de table)
  • Volley ball
  • Savate boxe française

Autres associations[modifier | modifier le code]

  • A.C.E. Associations catholique des enfants
  • A.D.M.R. Aide à domicile
  • A.F.R.
  • A.P.E. École publique
  • Anciens combattants
  • A.P.E.L. École Ste Anne
  • Ar Bugale Bihan
  • Ass. La Clarté
  • Ass. Ste Anne
  • Belote
  • Bibliothèque
  • Centre aéré
  • Chorale du Porzay
  • Comité Jumelage
  • F.N.A.C.A.
  • Mardi-loisirs
  • Mémoire de Plonévez
  • Moto-club
  • O.G.E.C. École Ste-Anne
  • Office de tourisme
  • Poussettes et Cie
  • Société de chasse
  • Société de pêche
  • Théâtre Glazik
  • Vivre à Plonévez

Événements[modifier | modifier le code]

  • En février :
Le Bal des gras - Ar Bugale Bihan.
  • En mars :
Le loto de l'école Sainte-Anne.
  • En avril :
La chasse à l'œuf - Ar Bugale Bihan (Pâques).
Jeu de l'intrus dans les vitrines « Association vivre à Plonévez ».
  • En mai :
Le petit pardon de La Clarté.
Loto FCP.
Salon de la maquette et du modélisme.
  • En juin :
Opération fête des mères : Roses dans les commerces « Association vivre à Plonévez ».
  • En juillet :
Le vide grenier.
Feu d'artifice et animation « Association vivre à Plonévez ».
Soirée moules - frites.
Spectacle du centre aéré.
Petit pardon de Sainte-Anne-la-Palud.
Le don du sang.
  • En août :
Cochon grillé.
Grand pardon de Sainte-Anne-la-Palud.
  • En septembre :
Forum des associations.
Grand pardon de La Clarté.
  • En octobre :
Loto de la MAPA.
Repas raclette.
Téléthon.
Marché de Noël.
Tombola de Noël des commerçants.

Légendes[modifier | modifier le code]

  • Selon une légende, collectée par Anatole Le Braz, Sainte Anne mère de la Vierge Marie serait originaire de Plonévez-Porzay. Anne aurait épousé un seigneur armoricain et serait partie en Judée après sa mort, où elle se serait remariée. Il est dit aussi que Jésus serait venu en Bretagne avec Pierre pour y recevoir la bénédiction de sa grand-mère avant d'être crucifié. Et qu'en enfonçant son bâton dans le sol, il aurait fait jaillir la fontaine. Anne serait morte à Plonévez-Porzay où fut construite la première chapelle Sainte-Anne-la-Palud (datant du XVIIe siècle et aujourd'hui disparue).
  • Une autre légende raconte qu'Anne serait une déesse christianisée de la fertilité, mère des dieux d'Irlande. La statue de Sainte Anne, mère de la Vierge, surplombe aujourd'hui une fontaine, située près de la chapelle du même nom, reconstruite au XIXe siècle. Les pèlerins s'y retrouvent, un cierge à la main, le deuxième dimanche de Carême, le mardi de Pâques, le dimanche après l'Ascension, le 26 juillet et tous les dimanches du mois d'août (surtout le dernier). Boire de l'eau de la fontaine donnerait des forces et s'en recouvrir le cou et les manches présagerait d'une grossesse.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Point de vue[modifier | modifier le code]

  • La Pointe de Tréfuntec, fréquentée par les randonneurs et les parapentistes, offre une vue sur la Baie de Douarnenez, les falaises de la Presqu'ile de Crozon, Douarnenez.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Lannion ;
  • Jean-Marie Le Bris, pionnier de l'aviation, il s'éleva dans les airs - à une date inconnue située entre 1858 et 1861 - en survolant dans sa "barque ailée" - tirée par un cheval au galop pour le décollage - la plage de Trefeuntec.
  • Lucien Teisseire, coureur cycliste ayant vécu à Plonévez Porzay
  • Marie-Anne Le Minor, née Marie-Anne Cornic le 29 janvier 1901 à Plonévez-Porzay, mariée le 31 mars 1920 à Plonévez-Porzay avec Louis Jacques Marie Le Minor, minotier, développa à partir de 1936 un artisanat d'habillage de poupées (certaines furent présentées à l'exposition universelle de Paris de 1937). Après la Seconde guerre mondiale, elle développa une activité de broderie (coussins, napperons, gants, linge de table, chasubles, etc..) et de tapisserie ( y compris des bannières de procession), s'inspirant d'artistes comme Pierre Toulhoat (par exemple pour la nappe Locmaria[8]), Mathurin Méheut, etc.., devenant l'amie de Colette, Jean de La Varende et d'autres personnalités du monde littéraire. Elle est décédée en 1984. La "Maison Le Minor" existe toujours à Pont-l'Abbé[9].
  • Pierre Guillou, né le 16 juin 1908 à Plonévez-Porzay, résistant déporté mort en déportation, impliqué dans la Source K, opération de renseignements de la Résistance intérieure française. Un square Pierre-Guillou est inauguré en juin 2011 dans la commune [10],[11].
  • L’Helgoualch Yves, né le 23 avril 1914 à Plounevez-Porzay (29. Il est déporté de Compiègne vers Neuengamme le 28 juillet 1944. (Matricule 40726). Autres lieux de déportation: Bremen (Brême)-Osterort, Sandbostel où il décède le 15 mai 1945 avant le rapatriement[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.actuacity.com/chateau_m47917/
  2. Roger Garrec, "Moulins et meuniers de Plonévez-Porzay au XVIIIe siècle", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXX, 2001
  3. Un otage malade, Joseph Téphany, est resté au camp de Royallieu ; un autre otage, Joseph Guivarch, décède en cours de trajet
  4. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/rafle-crozon-m-drevi.htm
  5. Site officiel de Plonévez-Porzay
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. http://leminor.com/zencart/index.php?main_page=product_info&cPath=1&products_id=95
  9. http://www.leminor.com/
  10. « Résistance. Le square Pierre-Guillou inauguré », Le Télégramme,‎ 22 juin 2011 (lire en ligne).
  11. « Pierre Guillou », sur plaques-commemoratives.org.
  12. L’Helgoualch

Liens externes[modifier | modifier le code]