Saint-Goazec

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Saint-Goazec
Le château de Trévarez.
Le château de Trévarez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Jean-Claude Gouiffès
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29249
Démographie
Gentilé Saint-Goaziens
Population
municipale
713 hab. (2012)
Densité 21 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 52″ N 3° 46′ 51″ O / 48.164444444, -3.78083333348° 09′ 52″ Nord 3° 46′ 51″ Ouest / 48.164444444, -3.780833333  
Altitude Min. 33 m – Max. 295 m
Superficie 33,76 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Saint-Goazec [sɛ̃gwazɛk] (en breton : Sant-Wazeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Goazec est délimitée au nord par le cours de l'Aulne canalisé, et à l'ouest par un de ses affluents. La commune est très vallonnée. En effet, on y trouve plusieurs sommets appartenant à la chaîne des Montagnes Noires : le Roc'h an Aotroù situé à l'extrémité sud qui domine du haut de ses 304 m la vallée de l'Aulne et le Menez an Dug au pied duquel l'Odet prend sa source.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, le nom de cette commune viendrait de saint Woazec ou Gwazec, disciple de saint Patrice et évêque en Irlande. Comme ce nom apparaît tardivement, il est possible qu'il ne s'agisse que d'un « San Wazec », c'est-à-dire littéralement une « vallée riche en sources et ruisseaux ».

Saint-Goazec est issu d'un démembrement de la paroisse de Laz sous le Concordat, époque à laquelle elle prend le statut de paroisse. Elle était jusque là une trève de la seconde. Saint-Goazec dépendait de l'ancienne seigneurie de Laz également, puis de celle de La Roche et Laz dans l'ancien évêché de Cornouaille. On trouve les appellations suivantes : Saint Goazec (en 1643), Saint Ouazec (en 1695), Saint Goazec (en 1700).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreux monuments mégalithiques :

  • L'allée couverte de Castel-Ruffel a été fouillée au début du XXe siècle par Maurice Halna du Fretay qui y a découvert des pointes de flèche et un épieu en schiste. Cette allée couverte se trouve à la base d'un camp préhistorique, composé de deux enceintes elliptiques concentriques, ayant respectivement 80 et 100 mètres de plus grand axe, formées de pierres amoncelées sans ciment, situé dans un site remarquable, un mamelon formant un des sommets les plus élevés des Montagnes Noires[1]. Une légende, racontée par Christophe-Paul de Robien en 1756 dans son ouvrage Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique, prétend que les morceaux de pierre du sommet du Castel-Ruffel seraient les restes d'un château et que le seigneur du lieu, fou de colère de voir sa fille s'enfuir avec son amant, un officier du château, aurait jeté les pierres du château dans leur direction, provoquant ainsi la ruine du château.
  • Un alignement de dix menhirs datant du néolithique, dont sept étaient renversés et trois encore debout en 1901, hauts de 3 à 4 mètres, se trouve à Trimen, au bord de la route allant de Saint-Goazec à Roudouallec[2] ; ils ont été classés monument historique par arrêté du 9 mai 1914[3].
  • Un autre alignement coudé, formé de trois menhirs et deux dolmens en ruines se trouve à Croas-an-Teurec, classés monument historique par arrêté du 8 février 1924[4].
  • Deux autres menhirs se trouvent dans le bois de Quéinec.
  • Le tumulus de Coat-Penn-Goat date de l'âge du bronze.
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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1486, les seigneurs de Laz font extraire du schiste ardoisier au lieu-dit Mengleuz-Moguer en Saint-Goazec. Au cours des XVe siècle et XVIe siècle, les ardoises de Saint-Goazec servent entre autres à couvrir la cathédrale Saint-Corentin de Quimper et l'église Saint-Maclou de Rouen[5].

Les seigneuries de Kerbigodou et La Salle-Penquélen dépendaient de la baronnie de Laz[6].

Article détaillé : Laz#La baronnie de Laz.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le fief de Trevarez appartient en 1601 à Jean de Linloët. Cette terre est saisie sur cette famille par Anne de Coatanezre, marquise de la Roche et Laz, le 19 octobre 1623. Elle passe ensuite, par alliance, entre les mains de la famille de Kernezne qui habite Trévarez en 1660 et 1759. Cette terre, ainsi que celle de Trégoazec, est acquise peu après par la famille Monjaret de Kerjégu. D'une superficie de 2600 ha, le domaine possède 1200 ha de terres labourables divisées en quarante exploitations, 700 ha de landes, 700 ha de bois.

En août 1655, le Père Julien Maunoir prêcha une Mission à Saint-Goazec (il en avait prêché une le mois précédent à Laz).

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Homme de Saint-Goazec (dessin d'Albert Racinet publié en 1888).

La commune de Saint-Goazec est connue pour ses sabotiers/charbonniers qui vécurent au cours des siècles passés (XVIIIe-XIXe siècle) dans les forêts et bois environnants et pour ses ardoisières dont l'exploitation s'est interrompue dans les années 1950-1960.

L'ardoisière du Rick[modifier | modifier le code]

L'ardoisière du Rick fut la plus grande carrière à ciel ouvert de Bretagne : 80 mètres de profondeur, 180 mètres de longueur, 160 mètres de largeur. Elle fut exploitée initialement sous le nom de Mengleuz-Moger et reprise en 1866 par la famille de Kerjégu. En 1904, 170 carriers y travaillent, mais la Première Guerre mondiale et la crise de 1929 vont provoquer son déclin (elle n'emploie plus que 12 ouvriers en 1935). Elle a fermé après la Seconde Guerre mondiale, et a connu une réexploitation temporaire modeste, de nature artisanale, des années 1960 aux années 1980 (famille Crublé)[5].

La ferme-école de Trévarez[modifier | modifier le code]

La ferme-école de Trévarez est créée en 1847 par Louis de Kerjégu. En 1865, son siège est transféré à Kerwazec, en plein cœur des montagnes Noires. D'une superficie de 188 ha, dont 40 ha de terres labourables, 16 ha de prés, 118 ha de bois, la ferme-école voit ses bâtiments achevés en 1866 et accueille chaque année une dizaine d'apprentis. La ferme-école a largement contribué à développer les nouveaux procédés de culture, l'irrigation, le drainage, la propagation des plantes fourragères, etc.[7]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Goazec porte les noms de 89 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Goazec porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[8]

Saint-Goazec : le monument aux morts.

Dans la nuit du 29 au, Yves Herviou, sa femme Marie née Thomas et leur fille Denise âgée de 17 ans, sont tués par des "Russes Blancs" dans leur maison, à Kroaz-An-Teurec lors d'une rafle. Les raisons de ce massacre ne sont pas connues - il n'y a pas eu de témoin.30 mars 1944

Le maquis de Saint-Goazec - Spézet : le bataillon Stalingrad[modifier | modifier le code]

Le premier maquis de Bretagne[9], le "bataillon Stalingrad", appelé aussi "maquis de Saint-Goazec - Spézet", est fondé au village de Kervigoudou[10] en Saint-Goazec, fin avril 1943 à l'instigation de Daniel Trellu[11], et en présence d'Hippolyte Balc'h, instituteur à Saint-Goazec, d'Yves Le Gall, de Châteauneuf-du-Faou et de Marcel Cariou de Pont-l'Abbé[12].

Les premiers recrutés au printemps 1943 sont 8 réfractaires au S. T. O. de Pont-l'Abbé (Noël Guyader, Marcel Le Moal, Lucien Lebrun, René Le Bolzer, Lucien Mavric, Jo Larnicol, Jean Le Berre, Pierre Durand, mais cinq d'entre eux abandonnèrent ce maquis assez tôt, y trouvant les conditions de vie trop difficiles, seuls Lucien Guenneau[13], Marcel Cariou et René Le Bolzer y restant). Partis de Pont l'Abbé en juin, ils passent une semaine à Plomelin chez M. et Mme Bordier puis sont accueillis début juillet 1943 par Jean-Louis Berthélémé[14] dans sa ferme de Kersalut en Plonévez-du-Faou, et conduits à Kervigoudou vers le 21 juillet. Ils sont rejoints peu après par 4 Camarétois[15], puis en septembre 1943 par 8 autres Camarétois[16], car la plupart des hommes de Camaret étaient réquisitionnés pour travailler pour le compte des Allemands dans la base aéronavale de Poulmic où certains, soupçonnés d'avoir commis des attentats, jugeaient plus prudent de prendre le maquis.

Les jeunes maquisards s'installent à l'orée du bois "Coat Quéinec" dans un vieux moulin désaffecté à la limite de Saint-Goazec et Spézet[17]. D'autres les rejoignent peu après, comme Yves Le Page[18], réfractaire du STO et Hervé Laniel, tous deux de Pleyben, deux Tchèques déserteurs de l'armée allemande, etc.[19].Le moulin ayant été repéré par les Allemands, les maquisards dressent leur campement au plus profond des bois et se déplacent très souvent. Sur la journée, ils participent aux travaux agricoles, ceci leur permet de nouer des relations avec la population.

Les opérations menées par le maquis de Saint-Goazec - Spézet ne sont pas spectaculaires dans ses premiers mois d'existence, le but des maquisards était de créer un climat d'insécurité pour les troupes allemandes basées dans la région.

Ces actions sont de 4 types :

- se procurer des armes : plusieurs attaques de soldats allemands isolés ;

- se procurer des vivres : vols de tickets d'alimentation dans les mairies de Spézet et Saint-Goazec, hold-up dans des perceptions, vols de tabac (les débitants de tabacs sont remboursés) ;

- punitives : contre les collaborateurs notoires et contre les espions (dans le cas des espions et traîtres, ils sont exécutés - on ne peut pas faire de prisonniers au maquis) ; des fermes appartenant à des paysans aiséset refusant leur aide aux résistants sont aussi incendiées.

- sabotages : lignes électriques, incendie d'un dépôt de fourrage destiné à l'armée allemande .

René Galand a écrit : « On envoya des équipes avec du plastic et des détonateurs pour détruire les lignes de chemin de fer et les ponts. (...) Nous avons erré de-ci de-là à travers le pays, des limites de Landeleau à celles de Pleyben et de Laz à Plonévez. C'est pendant la nuit que nous nous déplacions »[20].

De nombreuses rafles sont organisées par les Allemands, certaines mobilisent plus de 400 soldats, l'ennemi imagine que le nombre des maquisards est très important, en réalité ils ne sont au maximum qu'une vingtaine. Ces grandes rafles ont leurs limites, la population prévenant les maquisards qui se dispersent aussitôt. Les "descentes" dans les commerces fréquentés par les patriotes sont bien plus efficaces. C'est ainsi qu'au mois de novembre 1943 que les premières arrestations eurent lieu. Yves Bevin et Maurice Cam, ce dernier originaire de Pont-de-Buis, sont arrêtés au Fell en Spézet le 24 novembre 1943, emprisonnés à Quimper et fusillés le 21 avril 1944 en compagnie de 32 autres résistants sur la plage de Steir-Poulguen à Penmarc'h[21].

Pourchassés par les Allemands, les autres maquisards se cachent pendant l'hiver 1943-1944 dans le bois de Conveau, à cheval sur les communes de Tréogan (Côtes-du-Nord) et Langonnet (Morbihan) dans les Montagnes Noires; ils trouvent aussi refuge dans une maison isolée située à 1 km du bourg de Plévin (Côtes-du-Nord) sur la route de Paule. De là, ils mènent des expéditions punitives, rançonnant en particulier des personnes soupçonnées de collaboration. Le 21 janvier 1944, après avoir rançonné un notable du bourg de Plévin qui était un collaborateur notoire, sept maquisards font irruption dans le village de Gartulan en Plévin dans le but de trouver de l'argent et tuent deux paysans, Joseph Hourman et Corentin Mahé qui tentent de s'y opposer. Une opération de police consécutive à ces assassinats entraîna une dizaine d'arrestations ; trois des maquisards ayant participé à cette opération furent arrêtés, puis exécutés à Rennes le 19 mars 1944[22]. Un procès tenu en 1947 entraîna pour ces deux crimes l'arrestation de deux autres personnes[23], qui furent condamnées à respectivement 15 et 10 ans de travaux forcés[24].

Ce maquis éclata au début de l'année 1944 en deux groupes, l'un, dirigé par Lucien Guenneau, restant dans le giron du Parti communiste clandestin, refusant désormais d'attaquer des cibles civiles, l'autre, "incontrôlé", comprenant notamment Jean Pennec, dit "Capo"[25], Georges Saint-Cyr, Simon Vigouroux, Joseph Scotet[26] et partisan d'actions beaucoup plus dures[24].

Dans la nuit du 8 au 9 juillet 1944, les maquisards de Saint-Goazec-Spézet réceptionnèrent trois parachutistes Jedburgh de l'équipe Giles (le capitaine français Le Bel, le capitaine américain Bernard Knox et le sergent opérateur radio anglais Gordon Track), chargés d'encadrer les résistants locaux, sous l'autorité du général Éon[27] et de son adjoint le colonel Passy, parachutés à Kerien (entre Bourbriac et Saint-Nicolas-du-Pélem) dans la nuit du 4 au 5 août 1944 dans le cadre de la "mission Aloès" pour fédérer les actions des mouvements de résistance de Bretagne intérieure[28].

D'autres maquis se sont constitués en Bretagne à la même époque, notamment les maquis des Montagnes Noires (dit aussi maquis du Bois de Conveau, le maquis de Bubry[29] et Saint-Marcel dans le Morbihan et celui des cimes de Kerchouan en Saint-Bihy au début de 1944 dans les Côtes-du-Nord[30]. Un monument érigé à Gourin porte la mention "À la mémoire des résistants des Montagnes Noires, victimes du nazisme" : 92 noms y sont inscrits. Une plaque commémorative a été apposée dans le hameau du Fell en Spézet en 1993 :"50ème anniversaire FFI-FTPF. Hommage au premier maquis de Bretagne créé au printemps 1943 entre Spézet et Saint-Goazec"[31].

Le 24 juin 1944, onze résistants[32] arrêtés à Spézet le 21 juin 1944, sont fusillés à Rozangat en Lanvénégen après avoir été condamnés à mort par une cour martiale allemande siégeant dans l'école Sainte-Barbe au Faouët[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Louis Monjaret de Kerjégu    
    comte Eudes de Rouvroy de Saint-Simon    
         
mars 2001 2008 Lois Stervinou    
mars 2008 2020 Jean-Claude Gouiffès   Responsable technique en retraite
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 713 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 075 898 986 815 1 104 1 135 1 104 1 121 1 105
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 053 1 099 1 230 1 201 1 307 1 362 1 420 1 480 1 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 740 1 860 1 774 1 605 1 569 1 562 1 439 1 510 1 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 042 976 845 876 771 725 707 705 713
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture demeure une activité essentielle à Saint-Goazec.

Les eaux de la source communale de « la Reine » sont embouteillées et commercialisée par la société SEMA sous la marque « Isabelle ».

Tout près se trouvent une station expérimentale régionale bovine à Trévarez, et une station expérimentale régionale porcine à Guernevez, installées sur le territoire des communes avoisinantes par la Chambre d'agriculture.[réf. nécessaire]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Trévarez.
  • Manoir du Vieux Trévarez (Station agricole. Visite possible à certaines dates. Contacter l'office de tourisme de Châteauneuf du Faou).
  • Ruines d'un château médiéval.
  • Le canal de Nantes à Brest avec l'écluse du Voaquer (Gwaker) et son échelle à saumons et à truites, qui permet à ceux-ci de remonter le cours de l'Aulne pour frayer.
Article détaillé : Château de Kervoazec.
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  • L'église paroissiale Saint-Pierre, construite en 1896[36].
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Saint-Goazec compte également un camping municipal, un gîte rural et le complexe touristique de Penn ar Pont[38].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Salaün, né en 1926 à Saint-Goazec, participa à partir de l'été 1944 à la compagnie "Victoire" du réseau de résistance "Stalingrad". Il fut arrêté et détenu pendant une semaine à Sizun, avant d'être relâché. Il devint après-guerre officier dans l'infanterie de marine avant de quitter l'armée en 1961 pour travailler dans l'industrie, puis dans un établissement financier. Il est mort en novembre 2005[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul du Chatellier, Exploration des tumulus des Montagnes Noires (Finistère), "Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2033297/f317.image.r=Leuhan.langFR
  2. Paul du Chatellier, Exploration des tumulus des Montagnes Noires (Finistère), "Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2033297/f320.image.r=Leuhan.langFR
  3. http://www.monumentum.fr/alignement-des-menhirs-trimen-pa00090412.html
  4. http://www.monumentum.fr/alignement-coude-dit-croas-an-teurec-pa00090413.html
  5. a et b Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, [ISBN 978-2-84346-383-9]
  6. R. Delaporte, Notice sur les seigneuries de La Roche-Helgomarc'h, Laz et Botiguigneau, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207710t/f240.image
  7. "Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux en France", Imprimerie nationale, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5628088t/f590.pagination.r=Le+Faou.langFR
  8. a et b http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29249&pays=France&dpt=29&idsource=35664&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  9. Le village de Trédudon-le-Moine en Berrien (Finistère) a toutefois le titre de "Premier village résistant de France", qui lui fut décerné après la Libération par l'état-major FTPF, car des armes y furent cachées par Pierre Plassart, un dirigeant local de l'Organisation spéciale, avec la complicité de la population, et le village servit de dépôt d'armes, de lieu de refuge et de réunions clandestines pour les dirigeants des FTPF, voir http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003687
  10. http://www.richardferrand.fr/wp-content/uploads/2013/04/CHATEAULIN_2013.0430_20.pdf
  11. Daniel Trellu, né le 31 octobre 1919 à Quéménéven, décédé le 23 avril 1998 à Port-de-Carhaix en Carhaix, instituteur, dit "colonel Chevallier" dans la Résistance, responsable du Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France dans le Finistère et de l'Organisation spéciale. Après la Seconde Guerre mondiale, Daniel Trellu fut professeur de français dans un lycée de Quimper. Il quitta le Parti communiste français en 1984
  12. http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2009/05/16/le-circuit-des-steles-le-plan.html
  13. http://www.lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/sites/lycee-laennec-pontlabbe.ac-rennes.fr/IMG/pdf/heros_et_martyrs_de_la_liberation.pdf
  14. Jean-Louis Berthélémé, fait prisonnier au début de la Seconde guerre mondiale parvint à s'évader à plusieurs reprises et fut ensuite l'un des principaux animateurs de la Résistance dans le centre de la Bretagne et en particulier du maquis de Saint-Goazec. Dénoncé, il fut arrêté dans la nuit du 9 au 10 décembre 1943 et déporté à Dora et mourut le 4 mars 1945 à Nordhausen
  15. Yves (Youenn) et Jean Bevin, Jean Pennec, Auguste Delon (originaire de la région parisienne)
  16. Roger Signor (fusillé au Poulguen en Penmarc'h le 21 avril 1944) après avoir été arrêté à Gourin en janvier 1944), Etienne Callec, Georges Saint-Cyr, Pierre Quillien, Roger Fournier, Pierre Cadiou, André Le Mignon, Charles Mazeau
  17. "Résistants et maquisards dans le Finistère, témoignages", ouvrage collectif, Les amis de la Résistance du Finistère - ANACR, éditions Keltia Graphic, 2008 [ISBN 2353130305] et http://bugalesantwoazec.blogs.letelegramme.com/archive/2013/09/19/temp-d4e6d273135e41e0479adf51a66d87b2-469224.html
  18. http://francaislibres.over-blog.com/article-avec-yves-le-page-le-dernier-combattant-et-resistant-disparait-pleyben-86814851.html
  19. Témoignage de Lucien Guenneau dans "Résistants et maquisards dans le Finistère, témoignages", ouvrage collectif, Les amis de la Résistance du Finistère - ANACR, éditions Keltia Graphic, 2008 ISBN 2353130305 
  20. René Galand, War hentoù an Tremened, revue AL Liam n°333, 2002 (citation traduite du breton)
  21. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html et http://www.gillespichavant.com/blog/2011/03/01/resistance-monument-des-martyrs-du-steir-poulguen-a-penmach/
  22. Yves Manac'h, de Plestin-les-Grèves ; Yves Pages, de Loqueffret, Jean Le Floc'h, de Plévin
  23. Raphaël Quevesseur, marin-pêcheur à Locquémeau et Charles Mazeau, marin-pêcheur à Camaret
  24. a et b Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la Résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 (ISBN 978-2-916579-52-8)
  25. Né le 12 février 1921 à Camaret-sur-Mer, voir http://lesamisdelaresistancedufinistere.com/page96/page18/page113/index.html
  26. Dit "Job la Mitraille", originaire de Spézet, devint le chef du maquis des Montagnes Noires et fut mortellement blessé par les Allemands le 6 mai 1944
  27. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=67421
  28. http://www.almrd22.fr/IMG/pdf/i20_Une_liberation_rapide_et_installation_des_nouvelles_autorites.pdf
  29. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  30. http://almrd22.fr/IMG/pdf/h17_Lutte_armee_dans_l_ouest_et_repression_allemande.pdf
  31. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-152.pdf
  32. Yves Bloas, Pierre Clech, Michel Clech, Jean-Marie Clech, Jacques Guéguen, Jean Guillou, Jean Jaouen, Louis Lollier, Jean Le Roux, tous dix de Spezet, et Jean Le Goff de Saint-Goazec, voir http://breizh2952.e-monsite.com/pages/mes-pages/monuments-aux-fusilles-commune-de-lanvenegen.html
  33. http://lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-155.pdf
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  36. http://www.saintgoazec.com/rubrique/28-eglise.html
  37. http://fr.topic-topos.com/calvaire-saint-goazec
  38. Site de Penn ar Pont
  39. Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ISBN 978-2-916579-09-2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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