Capitole de Toulouse

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Capitole de Toulouse
Le Capitole de nuit
Le Capitole de nuit
Présentation
Nom local Capitole
Période ou style Classique
Type Hôtel de ville
Architecte Guillaume Cammas
Destination initiale Palais des capitouls
Propriétaire Ville de Toulouse
Destination actuelle Hôtel de ville et théâtre
Protection Logo monument historique Classé MH (1840, 1911, 1995)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Commune Toulouse
Accès et transport
Métro Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse Capitole
Localisation
Coordonnées 43° 36′ 16″ N 1° 26′ 38″ E / 43.604444, 1.443889 ()43° 36′ 16″ Nord 1° 26′ 38″ Est / 43.604444, 1.443889 ()  

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Capitole de Toulouse

Le Capitole est un monument de la ville française de Toulouse, qui abrite aujourd’hui l'Hôtel de ville et le théâtre du Capitole. Sa construction a été décidée par les Capitouls en 1190, afin d’y établir le siège du pouvoir municipal. Il est l’emblème de la ville et c’est l’emplacement du pouvoir municipal depuis plus de huit siècles. Le Capitole est entouré par la place du Capitole à l'ouest, la rue de la Pomme et la rue du Poids de l'Huile au Sud, le square Charles-de-Gaulle et la pseudo-rue Ernest Roschach à l'Est et la rue Lafayette au Nord. Appelé autrefois la Maison Commune, il se composait d’un ensemble plus important de bâtiments achetés, construits et modifiés au fil des siècles selon les besoins. Aujourd’hui, seules subsistent la tour des archives ou Donjon datant du XVIe siècle, les galeries de la cour Henri-IV du XVIIe siècle et la façade de l’hôtel de ville du XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction de l'ensemble[modifier | modifier le code]

L'histoire de cet édifice commence en 1190 lorsque les consuls de Toulouse recherchent un bâtiment pour héberger la maison commune. Ils ont ambition de construire une cité administrative entourée par des remparts au XIIIe siècle. Mais ce n'est qu'au XVIIe siècle que le palais que nous connaissons aujourd'hui est construit par les capitouls. Le nom de cette maison commune fait référence à l'antique Capitole, temple légendaire dédié à Jupiter, et pourvu d'un grand escalier. Il rappelle surtout les magistrats qui l'ont fait édifier, puisqu'en latin, Chapitre se dit Capitulum.

L'emplacement n'est pas choisi au hasard. Il est situé loin du château comtal à la limite de la cité et du bourg de Saint-Sernin contre une tour désaffectée de l'ancien rempart gallo-romain[1]. Les capitouls font l'acquisition de nombreux bâtiments et terrains autour de la maison commune afin de regrouper les services administratifs, les archives, la prison, les salles de réunion et de réception. Au XIVe siècle, la maison commune forme un ensemble fortifié percé de portes correspondant à la superficie de l'actuelle Capitole et de l'actuel square Charles-De-Gaulle.

Au XVIIe siècle, les capitouls veulent construire un palais municipal unique en France. Sa construction va durer près de deux cents ans. La façade du Capitolium a été bâtie en 1750 pendant dix ans sur les plans de Guillaume Cammas. La façade était à l'origine couverte d'un badigeon blanc. Il fut retiré en 1883 par grattage. En 1974 puis en 1987 et 1994, les façades sont rénovées par sablage ainsi que les blasons.

Les huit colonnes de la façade en marbre de Caunes-Minervois symbolisent les huit premiers capitouls. En ce temps, Toulouse était divisé en huit quartiers : les « capitoulats », chacun géré par un capitoul. Cette façade avait pour but de cacher l'ensemble hétéroclite de bâtiments que les magistrats n'arrivaient pas à harmoniser. Elle donne sur la place du Capitole et protège la cour Henri-IV. Ainsi que le rappelle une plaque commémorative, c'est dans cette cour que le duc de Montmorency, ennemi de Richelieu, fut décapité en 1632.

Anciens bâtiments[modifier | modifier le code]

Plan du Capitole au XVIIIe siècle.

1.Façade du Capitole 2.Cour Henri-IV 3. Poids Commun et la Bouille 4. Grand Consistoire 5. Chapelle des Consistoires 6. Salle octogone 7. Logis de l'écu 8. Donjon du Capitole 9. Tour de la Vis 10. Tour Charlemagne 11. Prison des hommes 12. Arsenal 13. Poids de l'huile 14. Petit Versailles

Bâtiments[modifier | modifier le code]

La tour du donjon, les façades intérieures de la cour Henri IV et la façade donnant sur la place du Capitole par la liste de 1840 et par arrêté du 11 février 1911. La salle des Illustres, la salle des Pas Perdus, la salle du conseil municipal, la salle des mariages et le grand escalier d'honneur sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1995[2].

Façade extérieure[modifier | modifier le code]

Façade du Capitole.

Le capitole est construit en pierre calcaire[3] et en briques qui furent longtemps cachées par de la peinture blanche suivant les plans de Guillaume Cammas. Le bâtiment est constitué de deux étages, de trois avant-corps couronnés de frontons et d'un entablement supportant un attique. La façade est percée de quarante-et-une fenêtres ornées de balcons en fer forgé. Chaque balcon est décoré d'écussons : deux (les sixième et seizième balcons) possèdent les écussons colorés des armes de la ville, les autres représentent les armes des capitouls en exercice à l'époque de construction. Ces blasons ont été forgés par Bernard Ortet. Mais en 1760, lors de la pose des écussons, les capitouls n'étaient plus les mêmes et refusèrent de poser les armes de leurs prédécesseurs. Les blasons furent placés dans les combles du Capitole et remplacés par ceux des capitouls en place. Pendant plusieurs années, à chaque changement des capitouls, les blasons connaissaient le même sort jusqu'en 1770. En 1793, les révolutionnaires arrachèrent les blasons en place mais oublièrent ceux cachés dans les combles. On les a retrouvés en 1827 pour les remettre en place sur les balcons. En 1988, ils sont remplacés par des copies à cause de leur état de dégradation. Le portail a été dessiné par Nicolas Bachelier.

La façade est ornée de nombreux mascarons représentant entre autres des figures de la mythologie grecque.

Outre les colonnes, l'édifice est percé d'un porche surmonté d'un fronton triangulaire. Il a été modifié au gré des régimes en place dans le pays. Il porte aujourd'hui et depuis 1871, le sceau de la République française, « R.F. » sur fond or. Mais au début, il portait l'effigie de Louis XV, puis celle de la déesse de la Liberté, l'effigie de Napoléon Ier, puis celle de Louis XVIII en marbre, puis la devise « Liberté ordre public ».

Le fronton est surmonté de plusieurs statues qui sont des copies des œuvres du sculpteur Louis Parant. Elles représentent au centre une allégorie de la Justice et de la Force avec deux anges soutenant un écusson. Au-dessus de la mairie à gauche, se trouve une représentation de Clémence Isaure et de Pallas, tandis qu'à droite au-dessus du théâtre se trouve une représentation de la Tragédie et de la Comédie. Les sculptures originelles ont été remplacées en 1988 et mises à l'abri.

Enfin, une plaque de marbre portant les inscriptions « Capitolium » sous le fronton date de 1759 et a remplacé l'ancienne inscription « Capitolium Tolosanum ».

La cour Henri-IV[modifier | modifier le code]

Accès de la cour Henri-IV côté place du Capitole.

On y accède par le portail de l'hôtel de ville qui perce la façade principale. Elle est entourée de deux galeries construites entre 1602 et 1607 sur les plans de Pierre Souffron. Elles ont remplacé deux tours et un poste de garde trop encombrants pour les conserver lors de la construction de la façade. Les galeries sont les parties les plus anciennes du Capitole.

Au début du XVIIe siècle, les capitouls souhaitent construire une galerie leur permettant de montrer leurs blasons et portraits afin d'accroître leur prestige. Les parlementaires ne voient pas cela d'un bon œil et ne votent pas tous les crédits nécessaires. Les capitouls demandent alors l'argent au roi Henri IV, en échange de la construction d'une statue à son effigie, la seule réalisée de son vivant[4].

La statue d’Henri IV en marbre polychrome de Thomas Hurtamat datant de 1607 est installée au-dessus du portail de Nicolas Bachelier. Mais, elle est remplacée entre 1799 et 1800 par une Liberté puis retrouve sa place en 1815[5]. Elle est constituée d'un corps en armure noire et une tête blanche couronnée de lauriers verts placée dans une niche entre deux oculi et des blasons des capitouls. Sous la statue, une inscription datant de la Révolution demeure : « Vivant, le peuple entier l'aima. Il le pleura quand il fut enlevé. La postérité ne cessera de l'aimer d'un amour pieux. »

Le portail de Nicolas Bachelier est une porte en plein cintre. Au-dessus de l'arc, se trouve Pallas l'autre nom de la déesse Minerve et à gauche une figure ailée porte un bâton sur lequel était posé une chouette et depuis la restauration de 1873, une croix occitane. À droite, se trouve une autre figure ailée qui brandit une couronne de lauriers et une branche fleurie.

Étoiles à huit branches avec armes de Toulouse, d'Henri IV et croix occitanes.

La statue se trouve sous un auvent de bois peint en 1610 par Pierre Fournier. Les étoiles à huit branches, motif typique de l'art mudéjar, pourraient laisser penser que le plafond a été réalisé par un morisco chassé d'Espagne[4].

Dalle rappelant l'exécution de Henri II de Montmorency.

Sur le sol de cette cour, une dalle scellée rappelle l'exécution par décapitation de Henri II de Montmorency le 30 octobre 1632 sur ordre de Richelieu et de Louis XIII. Il était coupable d'avoir participé au soulèvement du Midi contre le pouvoir royal.

Intérieur du palais[modifier | modifier le code]

Le porche traverse le Capitole de la place en passant par la cour Henri-IV jusqu'au jardin Charles-de-Gaulle où se trouve le donjon du Capitole. Il a été construit et décoré par Nicolas Bachelier en 1546.

Escalier d'honneur[modifier | modifier le code]

Cet escalier a été reconstruit en 1674 par Rivals et est orné d'une peinture de Jean-Paul Laurens du XIXe siècle. Il représente la première distribution des fleurs aux Jeux floraux de Toulouse le 3 mai 1324 dans le verger des Augustines. Le jury est composé de sept troubadours de la compagnie du Gai Savoir (Gay Saber) qui récompensèrent Arnaut Vidal de Castelnaudary pour son poème à la Vierge. Une représentation du triomphe de Clémence Isaure faite par Jean-Paul Laurens est aussi peinte au plafond. Le premier étage est une galerie d'apparat qui est constituée de plusieurs salles.

Salle Gervais[modifier | modifier le code]

Cette salle est nommée d’après le peintre Paul J. Gervais qui décora la salle avec des allégories de l'Amour. Cette salle servait de salle de mariage. Trois tableaux représentent l'amour à 20 ans, 40 ans et 60 ans, un autre représente l'île de Cythère.

Salle du Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Salle du conseil municipal lors des journées européennes du patrimoine 2012.

Elle est décorée de peintures de Paul J. Gervais représentant des monuments de la ville et de sa région et des scènes champêtres. Une peinture d'André Roucolle (L'entrée de Louis XI à Toulouse) et d'Édouard Debat-Ponsan (Molière et Goudouli dans la cour d'une maison languedocienne) décorent aussi la salle. Des bustes sculptés par Marc Arcis dont celui de Raymond IV et de rois wisigoths sont présents dans des niches. Une plaque de marbre rose liste l'ensemble des maires de la ville depuis 1790.

Salle Henri Martin[modifier | modifier le code]

Elle est décorée de dix toiles géantes de Henri Martin. La plus connue est Les rêveurs et représente Jean Jaurès au milieu de célébrités dont le peintre lui-même au bord de la Garonne. Elle est aussi ornée de trois bustes de figures toulousaines : le sculpteur et architecte Nicolas Bachelier, le mathématicien Pierre de Fermat et le juriste Jacques Cujas. Cette salle se dénommait salle des Pas Perdus qui servaient à exposer les plus fameux capitouls. Cette salle représente aussi quatre panneaux représentant les saisons : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.

Salle des Illustres[modifier | modifier le code]

Située le long de la façade du Capitole, elle est classée Monument historique depuis 1994. La galerie actuelle remplace la vieille salle des Illustres construite en 1674 et détruite en 1887. Cette galerie est l'œuvre des architectes Paul Pujol et Pierre Esquié, elle est formée par la réunion de l'ancienne salle des Illustres, des deux salles des fêtes, de la salle du Trône et de la salle des Pas Perdus, elle mesure 60 mètres de long et 9 mètres de large. Son nom de salle des Illustres lui vient des nombreux bustes des célébrités toulousaines qui l'ornent.

En 1892, le maire de la ville Camille Ournac décide la création d'une immense galerie décorée par les artistes toulousains. L'Etat, qui assure la moitié des frais de rénovation, et la mairie, se disputent sur la liste des peintres qui participeront à l'ouvrage[6]. Celle-ci est fixée le 20 janvier 1892, et le choix de la mairie de ne prendre que des artistes de l'école de Toulouse est retenu[6]. La salle est ornée des œuvres de Jean-Paul Laurens, Benjamin-Constant, Jean-André Rixens, Paul J. Gervais, Édouard Debat-Ponsan, Henri Rachou Paul Pujol et Henri Martin. Elle sert aujourd'hui de salle de réception pour les hôtes de marque de la ville de Toulouse et pour les mariés. Lors de la reconstruction en 1892, on y a installé une carcasse métallique hourdée en ciment avec des arcs-doubleaux sans rôle porteur mais qui servent à diminuer l'effet de renflement de la partie centrale. La plupart des colonnes sont en stuc et peintes en faux marbre, décorées par les peintres Faure et Monlong. Des insectes et des canetons sont aussi représentés de façon impromptue ; les murs sont peints et remaniés par Paul Pujol qui s'est inspiré de la galerie du palais Farnèse de Rome. On peut citer quelques tableaux comme La défense de Toulouse contre Simon de Montfort de Jean-Paul Laurens et L'entrée à Toulouse du pape Urbain II de Benjamin Constant. Cette salle est consacrée à la gloire de Toulouse tel qu'imaginé en 1900.

La commande d'Henri Martin est particulièrement précise : « Ici les Troubadours écoutent pour la première fois les voix impératives des muses, là ils se joignent dans la ville au brillant cortège de Clémence Isaure qui en haut est couronnée immortellement par la poésie »[7]. Henri Martin est particulièrement en avance sur les autres peintres, puisqu'il peut réutiliser le travail préparatoire qu'il avait effectué pour Les Troubadours, présenté au Salon des Artistes Français en 1893[6]. Fidèle à la vérité historique, il choisit d'habiller ses troubadours en longue robe rouge brun et capuchon florentin et les représente sous les traits de ses amis : le compositeur Maillol dans Troubadours, Jean Rivière, Jean Jaurès, Armand Silvestre et Viennot dans L'Apparition de Clémence Isaure[6]. Celle-ci est meilleure que les deux versions des Troubadours : les muses sont positionnées plus naturellement dans les airs, les Troubadours sont plus vivants. Les éléments représentatifs de son œuvre : laurier rose dans le coin gauche, statuette de Minerve, sol remontant brusquement[6]. Le plafond représente L'Apothéose de Clémence Isaure ; les couleurs et le trait sont académiques : teintes sombres, touches larges mais avec un trait affirmé. Le mouvement de la figure est jugé « à la fois très harmonieux et tout à fait plafonnant »[8].

Tous les 3 mai, en ce lieu est organisée la remise des prix de l'Académie des Jeux floraux. Les trophées fleuris sont alors ramenés de la basilique de la Daurade en procession pour être remis aux vainqueurs.

Donjon du Capitole[modifier | modifier le code]

Après 60 ans de travaux sur les ruines du grand incendie du Capitole, les Capitouls décident, en 1525, de construire le Donjon, aussi appelé tour des Consistoires afin de protéger les archives et la poudre à canon en prévision d'une invasion du Languedoc par les espagnols lors de la guerre entre François Ier et Charles Quint[9]. Cette construction a aussi pour but de renforcer le rempart de défense de la porte Villeneuve. Il fut construit en quatre ans par Pierre de Naves puis Laurent Clary. En raison de l'absence d'escalier intérieur, sans doute par raison de sécurité pour séparer la poudre, au premier étage, de la salle de réception, au rez-de-chaussée, un escalier de bois extérieur est construit en 1527, mais il est rapidement détruit par les intempéries[10]. À l'origine le toit était orné d'une fire de ferronnerie au-dessus de laquelle est installée, en 1529 un enfant-girouette de bois. Cette girouette est remplacée en 1544 par une Dame Tholose, démontée et restaurée en 1827 puis exposée face à la halle aux Grains en 1834 sur la place Dupuy. En 1557, un arsenal ou chambre de l'Artillerie est construit à côté du donjon. Celui-ci est restauré par Viollet-le-Duc entre 1873 et 1887 car il menaçait de s'effondrer. Il ajoute lors de cette rénovation un beffroi flamand (en ardoise) avec un clocheton très original dans une ville où d'ordinaire s'expriment la brique (sur les façades) et les tuiles (sur les toits), typiques du style méridional. Jean Calas a été interrogé dans ce donjon.

Ce donjon est constitué d'un étage appelé chambre haute où les archives sont conservées jusqu'en 1946 et d'un rez-de-chaussée appelé chambre basse ou salle du Petit-Consistoire qui servait de salle de réunion au Capitouls et était alors recouvert de fresques représentants les capitouls et surmonté d'une voûte de charpente avec sur ses clefs des blasons du roi, de la ville et des capitouls. Il devient en 1948 l'Office du Tourisme de la ville de Toulouse; on y trouve ainsi des livres, des cartes, des prospectus, ainsi que de nombreuses informations concernant la région Midi-Pyrénées.

Théâtre du Capitole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théâtre du Capitole de Toulouse.

Projet de façade du XVIIe siècle non réalisé [11][modifier | modifier le code]

Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle les capitouls ont le souci d'augmenter leur prestige et envisagent une nouvelle façade pour le palais municipal. Autour de l'année 1685 c'est Jean-Pierre Rivalz qui est désigné pour ébaucher ce projet, il occupe les fonctions d'architecte de la Ville et a déjà travaillé sur des programmes de réfection du Capitole, notamment sur l'ancienne Salle des Illustres (de 1674 à 1678).

L'architecte s'inspire des palais de Rome plus que de Paris pour son projet, principalement du palais de Montecitorio édifié par Le Bernin en 1650. Un attique et un programme statuaire très ambitieux sont notamment prévus pour enrichir cette façade de 96 mètres de long.

Mais entre les faibles moyens de la ville et l'opposition des parlementaires, ce projet ne verra finalement jamais le jour.

Projet non réalisé de Jean-Pierre Rivalz pour la façade du Capitole de Toulouse au XVIIe siècle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le capitole de Toulouse, édition Privat, page 15, (ISBN 2-7089-9714-9)
  2. « Notice no PA00094497 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Pierres issues de Belbèze, de Carcassonne, de Pezens et de Roquefort-sur-Soulzon.
  4. a et b Corinne Clément et Sonia Ruiz, Toulouse secret et insolite : Les trésors cachés de la ville rose, Les Beaux jours / Compagnie Parisienne du livre,‎ septembre 2007, 184 p. (ISBN 978-2-35179-015-1), page 13
  5. Description du portail sur site de la mairie de Toulouse
  6. a, b, c, d et e Claude Juskiewenski, Henri Martin : Paysagiste et décorateur,‎ 1974, 115-119 p., p. La Muse toulousaine : la légende de Clémence Isaure à la salle des Illustres du Capitole de Toulouse
  7. Archives Nationales F 21 4370
  8. Archives Nationales F 21 2140
  9. Baudis 1988, p. 20
  10. Baudis 1988, p. 22
  11. Un projet inédit pour la façade du Capitole, Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LVII (1997) (http://www.societes-savantes-toulouse.asso.fr/samf/memoires/T_57/PDF/07_Prin_Tollon.pdf)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Eynard, Le capitole de Toulouse, Privat (ISBN 2-7089-9714-9)
  • Dominique Baudis, Le Capitole de Toulouse, Daniel Briand,‎ novembre 1988
  • Histoire monumentale de l'Hôtel de Ville de Toulouse, Jules Chalande
  • Toulouse - Le Capitole, Christian Cau, Éditions Loubatières

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles complémentaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]