Musée Saint-Raymond

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Musée Saint-Raymond
Image illustrative de l'article Musée Saint-Raymond
Présentation
Protection Logo monument historique Classé MH (1975)
Site web www.saintraymond.toulouse.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Localité Toulouse
Localisation
Coordonnées 43° 36′ 28″ N 1° 26′ 28″ E / 43.607867, 1.44112543° 36′ 28″ Nord 1° 26′ 28″ Est / 43.607867, 1.441125  

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Le musée Saint-Raymond ou musée des Antiques est le musée archéologique de Toulouse. Il est installé dans les murs de l'ancien collège universitaire Saint-Raymond du XVIe siècle[1] qui voisine avec la basilique Saint-Sernin. Il a rouvert ses portes au public le samedi 8 mai 1999, après plus de quatre années de rénovation. Lors de sa rénovation, une partie de l'ancienne nécropole paléochrétienne datant du IVe et Ve siècle a été mise à jour.

Histoire du bâtiment[modifier | modifier le code]

À la place du bâtiment, se trouvait à l'origine un hôpital fondé par Raymond Gayrard (ca) et réservé aux pauvres et aux pèlerins faisant le chemin de Compostelle par la via Tolosane . Enseveli dans la chapelle de l'hôpital, aujourd'hui disparue, Raymond Gayrard y sera vénéré comme un saint. Le lieu devient au XIIIe siècle le collège Saint-Raymond, réservé aux étudiants pauvres de l'université de Toulouse. Le bâtiment du musée date de 1523 et est l'œuvre du maçon Louis Privat. Il a été financé en partie par Mathieu de Saint-André et son père, Pierre de Saint-André. En 1852-1853, lors du réaménagement de la place Saint-Sernin seul l'édifice qui abrite le musée échappe aux démolitions. Entre 1868-1871, le bâtiment est restauré par Eugène Viollet-le-Duc[2] qui construit une maison néogothique dans l'ancienne cours du collège, devenu jardin. Le bâtiment a été réaménagé en 1946-1950, classé monument historique par arrêté du 11 août 1975[2] et ses parties hautes sont restituées en 1981-1982 pour revenir à leur état avant l'intervention de Viollet-le-Duc[3]

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

Le lieu devient un musée en 1891 et est d'abord réservé aux « petites Antiquités », c'est-à-dire les petites œuvres d'arts et objets archéologiques. Il sert ainsi à décharger le musée des Augustins. Il est profondément réorganisé par Émile Cartailhac[4] qui en prend la direction en 1912. Il devient en 1949 le musée archéologique de Toulouse et reçoit ainsi les Antiquités de la ville.

Collections[modifier | modifier le code]

Les collections vont de la préhistoire à l'an mille. Pour la préhistoire, le musée possède des statues-menhirs de Montels et de Frescaty. Pour la protohistoire, le musée possède des bracelets, fibules et haches de l'âge de bronze et des bracelets et anneaux de jambe en or de Fenouillet et de Lasgraïsses pour l'âge de fer et plus précisément de l'époque des Volques Tectosages. Le reste des collections de l'âge de fer provient des sites du Cluzel[5], d'Estarac et de Vieille-Toulouse.

De nombreuses civilisations de la Méditerranée sont représentées : pièces chypriotes et étrusques, vases grecs et italiotes du VIIIe au Ier siècle avant J-C et figurines de terre cuite hellénistiques.

Le musée possède une très importante collection romaine, avec des lampes à huile ornées, des vases sigillés de Montans et La Graufesenque, des clefs et figures de bonzes, des mosaïques de la fin de l'Empire romain en provenance de Sigognac, Granéjouls, Saint-Rustice et Saint-Pierre-des-Cuisines, de nombreuses épigraphes avec un ensemble d'autels votifs.

Article détaillé : villa Chiragan.

Une très importante collection de bustes romains découverts pour partie dans les ruines de la villa Chiragan à Martres-Tolosane et pour partie à Béziers en 1844 est aussi exposée. Elle comporte à la fois de très nombreux empereurs et leur famille mais aussi des magistrats, militaires, hommes, femmes et enfants non identifiés pour le moment. Les découvertes de la villa Chiragan recouvrent aussi des reliefs des travaux d'Hercule, des statues et bustes des divinités gréco-romaines.

Une importante collection de monnaies est aussi présente avec des pièces grecques, gauloises, ibères, romaines, byzantines et mérovingiennes.

Enfin, les collections paléochrétiennes et du haut Moyen Âge se composent de sculptures, inscriptions, lampes, vases liturgiques, céramique, bijoux, fibules et plaques-boucles en provenance de l'Espagne wisigothique, du Lauragais et de l'Ariège.

Muséographie[modifier | modifier le code]

Le musée est organisé en quatre étages. Le second et plus haut étage, qui commence la visite, correspond pour moitié à la Toulouse pré-romaine, pour moitié à la Toulouse romaine[6]. Le premier étage correspond aux objets trouvés dans la villa de Chiragan[7]. Le rez-de-chaussée correspond aux expositions temporaires. Enfin, dans le sous-sol se trouve les nécropoles, inscriptions funéraires ainsi qu'un four à chaux[8].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Archéologie et projet urbain
  • Ave Alix
  • Objets du Moyen Âge méridional
  • Aspect de l'art des Étrusques
  • Le mégalithisme en Midi-Pyrénées
  • Les gladiateurs
  • Dix ans d'archéologie en Midi-Pyrénées
  • Le Trésor de Garonne
  • Palladia Tolosa
  • Toulouse et l'Antiquité retrouvée
  • Ex-pots cassés
  • L'Image et Le Pouvoir : le siècle des Antonins
  • Brut de fouilles
  • La Poétique des ruines
  • Permis de construire. Des Romains chez les Gaulois

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le graphique ci-dessous montre l'évolution de la fréquentation du musée entre 2006 et 2010[9].

Autres missions[modifier | modifier le code]

En plus de la mise en valeur de ses collections, le Musée Saint-Raymond gère des sites archéologiques et un monument historique:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Cousteaux et Michel Valsiguié, Les Musées de Toulouse vus par leurs conservateurs,‎ 1989 (ISBN 2903716153)
  • Daniel Cazes, Le Musée Saint-Raymond,‎ 1999 (ISBN 2850563455)

Liens externes[modifier | modifier le code]