Métro de Toulouse
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| Métro de Toulouse | |
| Situation | Toulouse Balma Ramonville |
|---|---|
| Type | Métro |
| Entrée en service | 1993 |
| Longueur du réseau | 27,5 km |
| Lignes | 2 |
| Stations | 37 |
| Rames | 99 |
| Fréquentation | 330 000 voyageurs par jour |
| Propriétaire | Tisséo-SMTC |
| Exploitant | Tisséo-Réseau urbain |
| Vitesse maximale | 80 km/h[1] |
| Réseaux connexes | |
| Transports en commun de Toulouse |
|---|
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| Métro |
| A · B |
| Train urbain |
| C · D |
| Tramway |
| E · F · G |
| Bus · TAD |
Le métro de Toulouse est un réseau de métro de type VAL desservant Toulouse et une partie de son agglomération. Il est exploité par Tisséo, une régie publique sous l'autorité du Syndicat mixte des transports en commun de Toulouse, plus communément appelé SMTC.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Alors que la décision de principe de la construction d'un nouveau TCSP avait été prise en 1980 par le SMTC, il était attendu que le mode tramway fut choisi, vu que Marcel Cavaillé, secrétaire d'état aux transports ayant lancé un concours sur la mise en place des tramways en France, était maire-adjoint de Toulouse.
Lorsque le débat sur la sélection du mode a été lancé, un vif débat s'est établi ; la majorité municipale étant favorable à un VAL et l'opposition à un tramway. Les élus sont allés voir eux-mêmes le Stadtbahn de Hanovre (en) puis le VAL de Lille. Peut-être est-ce la campagne de "sensibilisation" de Matra qui a été efficace, ou l'annonce quelques jours avant d'une subvention de 500 millions de francs de l'État, mais le 9 juillet 1985 le SMTC décide d'une courte avance lors d'un vote à égalité (le président Guy Hersant ayant une voix prépondérante) de choisir le VAL.
Les travaux de construction commencèrent en 1989, après un peu plus de trois ans pour la réalisation de l'avant-projet sommaire, d'une concertation et de l'enquête publique. La déclaration d'utilité publique est signée le 27 octobre 1988 et la ligne ouvre cinq ans plus tard, en juin 1993. Le jour de son inauguration, il tomba en panne, à cause de son succès (trop de voyageurs pour sa capacité maximale). Une profonde restructuration du réseau de bus est effectuée en même temps.
En 1997, est décidée l'extension de la ligne A (ainsi que la construction de la ligne B) par l'ajout de trois nouvelles stations. Les travaux commencent en 2001 et l'inauguration est faite fin 2003.
[modifier] Chronologie
- 1980 : Vote par le Conseil Municipal du principe de la création d'une ligne de métro sur un axe sud-ouest/nord-est.
- 1984 : Le SMTC confirme le principe d'un TCSP sur cet axe, au moins enterré pour le passage au centre ville.
- 1985 : Le SMTC adopte le principe du VAL (9 juillet).
- 1986 : Fin des études techniques de la ligne A définissant son tracé définitif.
- 1987 : Le projet est déclaré d'utilité publique par le préfet (27 octobre).
- 1989 : Début des travaux de la ligne A.
- 1993 : inauguration de la ligne A.
- 1997 : Début des études préliminaires pour l'extension de la ligne A et pour la construction de la ligne B.
- 2001 : Début des travaux d'extension de la ligne A et de construction de la ligne B.
- 2003 : Ouverture à l'exploitation de la ligne A complète en décembre.
- 2007 : Ouverture de la ligne B à l'exploitation (30 juin).
Prévisions :
- 2014 : extension sud de la ligne B vers Labège Innopôle (correspondance à la gare SNCF Innopôle). Toutefois, cette ligne aérienne (promue par Labège) est en concurrence avec une ligne de tramway reliant à la fois Saint-Orens et Labège, promue par Toulouse.
[modifier] Réseau
Le métro toulousain est actuellement composé de deux lignes. La ligne A, orientée sud-ouest - nord-est, a été mise en service le 26 juin 1993. Elle relie Mirail — Basso-Cambo à Balma — Gramont. La ligne B est orientée nord - sud et relie Borderouge à Ramonville. Sa mise en service commerciale a eu lieu le 30 juin 2007.
Ces deux lignes, se croisant à la station Jean-Jaurès, au centre de Toulouse, constituent la colonne vertébrale du réseau de transports en commun de l'agglomération toulousaine.
[modifier] Ligne A
[modifier] Service actuel
Actuellement, la ligne A comporte 18 stations réparties sur un parcours de 12,5 km. Avant 2003, elle s'arrêtait à Jolimont. Maintenant, elle s'étend à partir du centre commercial de Balma Gramont à travers Toulouse en passant par des points nodaux tels la gare SNCF Toulouse Matabiau, le Capitole, l'Université du Mirail, etc. Elle se termine par un garage-atelier après la station Basso-Cambo[2]. Ce dernier assure le stockage, l'entretien et les essais des rames pour l'ensemble du réseau. Le Poste de Commandement Centralisé (PCC) se trouve sur le même site que ce garage-atelier.
Une section à deux tunnels distincts s'étend de la station Jean Jaurès jusqu'en avant de la station Saint-Cyprien République, après le franchissement de la Garonne.
La ligne A fonctionne tous les jours de 5h15 à 0h00 (1h00 le vendredi et le samedi). Les rames se succèdent à une fréquence d'une minute cinq secondes en heure de pointe et de six minutes en heures creuses.
Le trafic sur la ligne A est augmentation continuelle depuis sa mise en service, il est passé de 110 000 voyageurs/jour en 1993 à 132 000 en 2000 pour atteindre 185 000 voyageurs par jour en 2007.[3]
Des parkings relais se trouvent à proximité de cinq stations de la ligne A. Ces parkings sont gratuits pour les utilisateurs des transports en commun (sortie sous présentation du ticket) et sont ouverts de 4h45 à 0h15 (ou 1h15 les vendredis et samedis)[4]. Ces parkings permettent aux banlieusards de profiter du métro, celui-ci n'ayant pas pu aller très loin en périphérie.
[modifier] Parkings Relais
Détail de ces parkings :
- Balma-Gramont (1577 places),
- Argoulets (1050 places),
- Jolimont (350 places),
- Arènes (580 places à la suite d'une liquidation de 200 places en raison de travaux du Tramway E),
- Basso-Cambo (690 places), 4247 places au total.
[modifier] Projets
Pour des raisons politiques[réf. nécessaire], les travaux de préparation de quais longs n'ont pas été fait sur quatre des 18 stations de la ligne A (Patte d'oie, Fontaine Lestang, Mermoz et Basso-Cambo). Ces quais longs (52 m) sont nécessaires afin d'exploiter la ligne avec des rames de quatre voitures au lieu de deux (les VAL marchent uniquement par assemblages de paires de voitures), afin de doubler la capacité de la ligne. En effet, treize ans après son ouverture, la ligne A est saturée, la période d'heure de pointe dure de plus en plus longtemps, et les ouvertures de la ligne B (juin 2007), de la ligne E (2010) et de différentes lignes de bus en site propre entre temps amèneront des flux supplémentaires de voyageurs vers la ligne A. Actuellement, avec 186 000 validations par jour [5], la ligne est presque saturée. L'ouverture de la ligne B amène 30 % de voyageurs supplémentaires...
En 2005, et après avoir été retardés à de nombreuses reprises, des travaux ont été décidés pour mettre à niveau la longueur des quais, les automatismes, et la mise au norme de sécurité dans toutes les stations afin de mettre en service des rames de 52 m à quatre voitures pour l'automne 2013. Les travaux se feront pendant cinq semaines durant les vacances d'été 2011, 2012 et 2013 où le métro ne fonctionnera pas[6]. Le coût des travaux est estimé à 230 millions d'euros dont 30 pour l'achat des rames supplémentaires[3]. La réalisation effective ne sera finalement décidée que courant 2009, lors de la finalisation du nouveau PDU.
[modifier] Ligne B
[modifier] Service actuel
Elle comporte dans un premier temps 20 stations réparties sur un parcours de 15 km. Sa mise en service a eu lieu le 30 juin 2007. Des parkings-relais ont été installés au niveau des stations Borderouge, La Vache et Ramonville. De nouvelles gares de bus ont été crées aux stations Borderouge, Université Paul Sabatier et Ramonville. Le croisement de cette nouvelle ligne avec la ligne A se fait sur la station Jean-Jaurès. C'est l'unique point d'échange de voyageur entre les deux lignes.
Le garage-atelier de la ligne B se trouve au terminus Nord de la ligne, après la station Borderouge, en limite du périphérique. Mais la ligne B ne possède pas son propre PCC, la circulation des rames est gérée depuis le PCC de la ligne A, installé au garage-atelier de Basso-Cambo.
En ce qui concerne les stations de la ligne B, tous les quais ont été construits à 52 mètres avant la mise en exploitation, mais seulement quatre ont été aménagées avec les douze portes nécessaires pour des rames de 52 mètres à quatre voitures. Cela a été fait car des études de trafic ont montré qu'une exploitation à 52m n'était pas nécessaire dans les années qui arrivent. Comme ces équipements d'ouverture et de fermeture deviennent vite obsolètes s'ils ne fonctionnent pas et ne sont pas entretenus régulièrement, il a été décidé de ne pas les mettre en place s'ils ne devaient pas être utilisés à court terme.
Le cout total prévu initialement pour la ligne B s'élève à 968 Millions d'euros (Hors taxes), hors prix des rames, ce qui reviens a un cout d'environ 65M€/km
L'ouverture de la ligne B coïncide avec la fin d'un nombre importants de travaux d'embellissement de la ville, en particulier aux abords des stations nouvellement créées, mais aussi en certain points du centre, comme pour la ligne A. Le réseau de bus a également été restructuré afin de déplacer les terminus actuels sur les nouvelles stations et ainsi libérer le centre ville pour le rendre plus piéton. Par exemple, les voies bus de la rue "Alsace-Lorraine" (plein centre) ont été supprimées au profit d'un élargissement conséquent des trottoirs actuels. Les lignes de bus traversant le centre ont donc un trajet passant par les boulevards.
[modifier] Projets
En janvier 2006, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc avait annoncé son souhait d'une décision rapide sur une extension sud de la Ligne B. L'extension alors envisagée aurait été en métro aérien composé de 5 km de ligne en viaduc, avec franchissement du Canal du Midi et de l'autoroute A61, quatre stations et aurait pour terminus Labège - Innopole. Le coût de construction est alors estimé à 330 millions d'euros pour une ouverture en 2013.
Ce projet est actuellement remis en cause étant donné son coût, et les finances de Tisseo. Le financement reporté pourrait permettre de réaliser une ligne de tramway d'au moins 20km. Ce projet est dans tous les cas retardé, et une possible alternative tramway, train cadencé, ou BSP pourrait être envisagé dans le nouveau PDU courant 2009.
Cette remise en cause a conduit le Sicoval à engager diverses actions de communication comme par exemple la mise en place d'un site[7] afin de recueillir des témoignages et d'exposer les arguments en faveur de l'extension de la ligne B jusqu'à Labège - Innopole.
[modifier] Parkings Relais
La ligne B compte elle aussi plusieurs parkings relais:
- Borderouge (1000 places);
- La Vache (430 places);
- Ramonville Métro (1050 places).
Si l'extension à la gare de Labège-Innopôle est réalisée, un parking y sera installé.
[modifier] Technique
Les lignes A et B utilisent un métro guidé automatique (sans conducteur) de petit gabarit (2m de large) : le VAL, fabriqué par Siemens Transportation Systems. Actuellement, trois types de matériel roulant sont en circulation, le VAL 206, le VAL 208, et le VAL 208 Nouvelle Génération, ces deux derniers étant d'une génération plus récente. Actuellement, le parc s'étend à 99 rames : Sur la ligne A, on trouve 29 rames de VAL 206 et habituellement 25 rames de VAL 208 ; Sur la ligne B, on trouve habituellement 45 rames de VAL 208 (le VAL 206 ne peut pas rouler sur cette dernière ligne).
Chaque rame est composée de deux voitures qui pourront être couplées par paires. Elles seront prochainement deux fois plus longues, passant de 26 à 52 mètres afin d'assouvir les besoins des utilisateurs.[réf. nécessaire] Les bordures de quai sont isolées des voies par des portes palières synchronisées sur les portes des rames. Pour cette raison, chaque quai doit être rigoureusement droit. Chaque rame peut accueillir jusqu'à 150 à 200 personnes.
Les rames circulent sur pneus, disposent d'une traction électrique et sont alimentées par un rail en courant continu de 750 V. Le guidage s'effectue par des rail latéraux comme sur les métro sur pneumatiques (ils servent à la fois au guidage et à l'alimentation). Elles peuvent gravir des pentes allant jusqu'à 7%, atteindre une vitesse commerciale d'environ 65 km/h, et circuler sur la ligne avec une fréquence maximale d'une minute et cinq secondes sur la ligne A. Un Poste Central de Contrôle, situé au garage atelier de Basso-Cambo, régule et assure la sécurité du réseau, en intervenant à distance sur les rames en cas d'incident ou de panne.
Une annonce sonore du nom de la station abordée a lieu avant l'arrêt de la rame au quai, mais également juste après le départ de la station précédente. À l'intérieur des VAL 208, le nom de la station suivante et les correspondances bus possibles défilent sur un panneau à diodes.
[modifier] L'art et le métro
Lorsque le choix fut fait de construire une première ligne de métro, il fut décidé que chaque station serait ornée d'une œuvre d'art permanente, en plus de confier la conception de chaque station à un architecte ou à un groupement d'architectes différent. Les stations de la ligne A offrent donc toutes un visage différent, bien que répondant à une même charte générale : murs couverts de céramique blanche, faux plafonds gris, bouches recouvertes de granit rose
Le même principe est appliqué à la construction de la ligne B. Après la mise en service de la ligne B, le métro toulousain comporte trente-neuf œuvres d'art dans les trente-huit stations du réseau.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
[modifier] Articles connexes
- Transports en commun de Toulouse
- Tisséo
- Tramway de Toulouse
- Ligne A du métro de Toulouse
- Ligne B du métro de Toulouse
- Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse
- Ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse
- Ligne E du tramway de Toulouse
- Lignes de bus de Toulouse
- Transport à la demande dans l'agglomération toulousaine
[modifier] Bibliographie
- Hugues Beilin, Un Métro pour le Grand Toulouse, Éditions Privat, Toulouse, 1993 (ISBN 2708990713)
[modifier] Notes, sources et références
- ↑ Vitesse maximale d'une rame de VAL
- ↑ Google Maps
- ↑ a b « Double métro en 2013 : Repères », dans La Dépêche du Midi Toulouse, 1er juin 2008, p. 2
- ↑ Source : site de tisséo
- ↑ La dépêche du Midi 21 avril 2006
- ↑ « Double métro en 2013 », dans La Dépêche du Midi Toulouse, 1er juin 2008, p. 2
- ↑ Plus de ligne B

