Ludvík Svoboda

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Ludvík Svoboda
Image illustrative de l'article Ludvík Svoboda
Fonctions
Président de Tchécoslovaquie

(&&&&&&&&&&&026157 ans, 1 mois et 28 jours)
Prédécesseur Antonín Novotný
Successeur Gustáv Husák
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Hroznatín, Moravie
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Prague, Bohême
Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie

Signature

Ludvík Svoboda
Présidents de la République socialiste tchécoslovaque

Ludvík Svoboda, né le 25 novembre 1895 à Hroznatín, en Moravie et décédé le 20 septembre 1979 à Prague, est un héros national tchécoslovaque qui s'est illustré au cours des deux guerres mondiales et est devenu plus tard président de la République socialiste tchécoslovaque.

un militaire classique[modifier | modifier le code]

Svoboda en URSS avec des soldats tchécoslovaques.

Pendant la Première Guerre mondiale, Svoboda déserte de l'Armée austro-hongroise et combat en Russie dans les légions tchèques. Il travaille ensuite avec son père avant de faire carrière dans l'Armée : il étudie à l'académie militaire entre 1931 et 1934.

Après l'invasion allemande, en mars 1939, il devient membre de l'organisation clandestine Obrana národa (Défense de la nation). On peut supposer qu'à cette époque il est en relation avec les services de renseignement soviétiques. En juin 1939, il se réfugie en Pologne, constitue une unité militaire tchécoslovaque à Cracovie, avant d'être fait prisonnier par les Soviétiques après l'invasion de la partie orientale de la Pologne par l'URSS en septembre de la même année. Il échappe à la mort en demandant à ses geôliers d'appeler un numéro de téléphone à Moscou où ils pourraient obtenir des renseignements sur sa personne.

Après l'ouverture des hostilités entre l'Allemagne et l'URSS, il devient le chef d'une unité militaire tchécoslovaque qui combat les Allemands à partir de mars 1943. Il obtient la confiance de Klement Gottwald, dirigeant communiste tchécoslovaque exilé à Moscou, et monte ainsi dans la hiérarchie militaire jusqu'au grade de général d'Armée en 1945.

un des architectes du Coup de Prague[modifier | modifier le code]

Ministre de la Défense dans le gouvernement d'union nationale, en 1945, il est désireux d'adhérer au PC tchécoslovaque, mais celui-ci lui demande de garder son adhésion secrète.

En février 1948, lors du Coup de Prague, non seulement il refuse de faire donner l'Armée pour s'opposer aux milices armées du PC tchécoslovaque, mais encore il procède aux arrestations d'officiers jugés peu sûrs, en même temps que la police arrêtait les opposants aux communistes. Son intervention a été déterminante, avec la passivité du Président Edvard Beneš , pour permettre aux communistes de l'emporter dans l'épreuve de force.

Il quitte l'Armée en 1950 et devient vice-premier ministre du gouvernement communiste jusqu'en 1951.

Au cours de la période des purges, Svoboda est d'abord révoqué de son poste, puis affecté à la direction d'une ferme collective, enfin emprisonné. Il est relâché après la mort de Staline. Il dirige alors l'Académie militaire. En novembre 1965, il reçoit le titre de Héros de l'Union soviétique.

la caution libérale du totalitarisme[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1968, sur recommandation du premier secrétaire du parti Alexander Dubček, il succède à Antonín Novotný comme président de la République pour rassurer les Soviétiques à cause de son passé. Il sera néanmoins l'une des figures " libérales " du Printemps de Prague.

Le 26 août 1968, avec Dubček et Černik, il signe les Protocoles de Moscou qui légitiment la présence des forces du Pacte de Varsovie qui ont envahi la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août précédent tout en laissant croire que la politique d'après-janvier 68 continue. Or, très rapidement, le pays est repris en main par la fraction dure du PCT.

Après la Normalisation et l'éviction de Dubček en avril 1969, il reste à son poste. Il résiste aux pressions du nouveau premier secrétaire du Parti Gustav Husák pour le faire démissionner, parce qu'il symbolise, malgré lui, le Printemps de Prague. Il finit par démissionner en 1975 alors qu'il est en très mauvaise santé.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]