Pavel Tigrid

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Pavel Tigrid

Description de l'image  Pavel Tigrid.jpg.
Nom de naissance Pavel Schönfeld
Activités écrivain, journaliste, homme politique
Naissance
Prague Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès (à 85 ans)
Héricy Drapeau de la France France
Langue d'écriture tchèque, anglais, français

Signature

Signature de Pavel Tigrid

Pavel Tigrid[1] (Prague, - Héricy, ) est un écrivain, journaliste et militant politique tchèque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pavel Tigrid est né en 1917 dans une famille juive assimilée[2]. Il est apparenté aux écrivains Antal Stašek et Ivan Olbracht.

À la fin des années 1930, il fait des études de droit à l'Université Charles de Prague.

Il s'intéresse aussi au théâtre et la littérature (fondateur de l'association Mladé Divadelní kolektiv et éditeur de Studentský Časopis).

En 1939, il s'enfuit à Londres où il est d'abord manutentionnaire et serveur, puis il collabore aux émissions en tchèque de la BBC. Il écrit dans divers magazines, notamment Kulturní zápisník (publié en tchèque et slovaque et en anglais) et Review 42 (en anglais).

À son retour à Prague, il travaille au ministère des Affaires étrangères, et de 1946 à 1948 dans la presse du Parti populaire tchécoslovaque (démocrate-chrétien) : Lidová demokracie, Obzory et l'hebdomadaire Vývoj, dont il est rédacteur en chef.

Après le coup de Prague de février 1948, il s'installe en Allemagne de l'Ouest. En 1950-1951, il contribue à créer Radio Free Europe et en dirige les émissions à destination de la Tchécoslovaquie en 1951-1952. De 1952 à 1960 il vit aux États-Unis, avant de s'établir à Paris.

En 1956 il fonde le magazine trimestriel Svědectví (Témoignage), rédigé en tchèque et en slovaque, imprimé d'abord aux États-Unis, puis de 1960 à 1990 en France et depuis 1990 en République tchèque.

Il est un des principaux porte-paroles idéologiques et politiques des exilés tchécoslovaques après le 25 février 1948 et après la normalisation qui a suivi le Printemps de Prague.

Après la révolution de velours, il revient en Tchécoslovaquie. De décembre 1989 à 1992 il est dans l'entourage de Václav Havel devenu président de la République comme conseiller puis il devient ministre tchèque de la Culture (1994-1996). En 1996, il échoue aux élections sénatoriales. En 1997-1998 il est conseiller du président de la République tchèque pour les relations tchéco-allemandes.

Il revient ensuite en France où il meurt en 2003.

Il est l'auteur de nombreux articles de presse, essais, pièces, émissions de radio et livres.

Son épouse Ivana, décédée en juin 2008 à 82 ans, avait été pendant 6 décennies sa fidèle collaboratrice[3][4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Pavel Tigrid
  • Ozbrojený mír (La Paix armée) (1948)
  • Marx na Hradčanech (Marx à Hradčany) (New York 1960)
  • La chute irrésistible d’Alexander Dubček, Calmann-Lévy (Paris, 1969)
  • Le Printemps de Prague (Pražské jaro), Le Seuil, (1968) Collection Combats (ISBN 2-02-002488-8)
  • Politická emigrace v atomovém věku (L’Émigration politique à l'âge de l'atome) (Paris 1968, Cologne 1974, Prague 1990)
  • Amère révolution, Albin Michel (1977) (ISBN 978-2226004789) (Préface de Vladimir Boukovski)
  • 1953-1981 Révoltes ouvrières à l'est, éditions Complexe, 1982 (ISBN 2870270755)
  • Dnešek je váš, zítřek je náš (Aujourd'hui est à vous, demain est à nous) (1982)
  • Kapesní průvodce inteligentní ženy po vlastním osudu (Toronto 1988, Prague 1990)
  • Jak to šlo (1994)
  • Glosy o české politice (à partir des émissions sur Radiožurnál dans les années 1996-1999; 2000)
Ouvrages sur Pavel Tigrid

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom de famille d'état civil est Schönfeld ; Tigrid est un nom de guerre qu'il a pris lors de son premier exil à Londres et qu'il a gardé par la suite.
  2. Il était de religion catholique
  3. Zemřela Ivana Tigridová, vdova po Pavlu Tigridovi
  4. http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/dernier-adieu-a-ivana-tigrid

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]