Ilham Tohti

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Ilham Tohti

Ilham Tohti (chinois simplifié : 伊力哈木•土赫提; ; pinyin : Yīlìhāmù•Tǔhètí) (né le 25 octobre 1969 au Xinjiang, Chine) est un militant ouïghour et un économiste chinois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ilham Tohti enseigne le droit constitutionnel et le commerce international à l'Université des Minorités de Pékin. Il est célèbre pour ses conférences libres où il n'hésite pas à aborder des sujets difficiles comme le bilinguisme au Xinjiang, le contrôle de la presse et du net... Cet enseignement lui vaut une surveillance permanente[1].

Mise au secret en 2009[modifier | modifier le code]

Il a été arrêté à Beijing, Chine en juillet 2009 par les autorités chinoises en raison de sa critique de la politique du gouvernement chinois envers les Ouïghours dans la Région autonome Ouighour du Xinjiang[2]. La détention de Tohti s'est produite quelques jours après les émeutes au Xinjiang en juillet 2009.

En juillet 2009, Wang Lixiong et sa femme Woeser ont lancé une pétition[3] afin de demander la libération de l'universitaire Ilham Tohti. La pétition souligne qu’Ilham Tohti revendique des relations amicales entre nationalités. Son blog a été conçu comme un espace d'échange, Ilham Tohti ne saurait être tenu pour responsable des propos tenus par des participants au forum du blog[4]. Le 14 juillet, 250 personnes avaient signé cette pétition.

Hou Hanmin le porte-parole du Bureau d’Information de la région autonome du Xinjiang et relayé par l’agence de presse Xinhua affirme qu’Ilham Tohti est « parti en vacances ». Le journal Mandarin news a essayé sans succès d'entrer en contact avec le blogueur.

Concernant cette affaire l'organisation non gouvernementale internationale Reporters sans frontières indique le 7 août 2009 que « les dirigeants du Xinjiang ont déclaré à la télévision nationale que les sites Uyghur Online et Diyarim.com étaient deux canaux à travers lesquels les manifestations étaient organisées. Plus d’une cinquantaine de forums Internet et de plateformes de discussions ont été fermés, dont Uyghur Online, ainsi que de nombreux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, MSN messenger). Pour Reporters sans frontières, cette censure partielle d’Internet traduit la volonté des autorités d’empêcher les mobilisations de ouïghours et la publication d’informations alternatives à la propagande du gouvernement »[5].

Le 25 août 2009, Ilham Tohti a été libéré. Il indique avoir été assigné à résidence dans un hôtel proche de Pékin, puis dans son logement. Il dit ne pas avoir subi de mauvais traitements[6].

Arrestation en 2014[modifier | modifier le code]

Lors d'une opération musclée, près de 30 policiers de Pékin et du Xinjiang chinoises l'ont arrêté à nouveau le 15 janvier 2014, et quatre ordinateurs, des téléphones portables et des mémoires de ses étudiants ont été emportés de son domicile[7],[8]. Il est accusé d’un « crime » qui peut être puni de la peine de mort ou de la prison à perpétuité[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]