Psychanalyse en Allemagne

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La psychanalyse en Allemagne a constitué l’une des plus fortes implantations de la psychanalyse en Europe jusqu'au début des années 1930.

Sous le national-socialisme et avec l'application des lois de Nuremberg, de nombreux psychanalystes juifs allemands émigrèrent aux États-Unis, tandis qu'un certain nombre périt dans les camps d'extermination.

L'ancienne Association psychanalytique de Berlin (Berliner Psychoanalytische Vereinigung / B.P.V.) créée en 1910 par Karl Abraham en étroite relation avec Freud à Vienne, et renommée la Société allemande de psychanalyse (Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft / D.P.G) en 1926, connut de graves dissensions en son sein au sortir de la guerre. En 1950, l' Association psychanalytique allemande (Deutsche Psychoanalytische Vereinigung / D.P.V.) nouvellement créée se sépara de la D.P.G.

Aujourd'hui, Francfort est devenu un foyer de renouveau pour la psychanalyse en Allemagne avec l'Institut psychanalytique de Francfort recréé et, pour la recherche en psychanalyse, l' « Institut Sigmund Freud ».

Les lois promulguées en 1967 qui autorisent le remboursement des psychothérapies par les caisses d'assurance maladie font néanmoins problème à présent dans la pratique de la psychanalyse en Allemagne.

Terre de prédilection de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

Si la psychanalyse en Allemagne rencontre au début du XXe siècle de fortes oppositions, elle devient rapidement le pays de prédilection de la diffusion de la psychanalyse jusqu'à l'arrivée des nazis au pouvoir.

Oppositions au tournant du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bien que Freud reprît une partie de sa nosologie, le psychiatre Emil Kraepelin, ainsi que ses confrères, lui reprochaient d'avoir un style littéraire et rejetaient sa métapsychologie, même si ce sont des psychiatres qui s'intéressèrent les premiers aux théories freudiennes, pour ensuite s'en détourner[1].

La psychologie allemande, dont le modèle était les sciences biologiques, s'y opposa également[1].

Les philosophes contemporains tels Husserl et Jaspers en firent de même[1].

1907 : l'essor[modifier | modifier le code]

Poul Bjerre Eugen Bleuler Maria Moltzer Maria Gincburg Lou Andreas-Salomé Beatrice M. Hinkle Emma Jung Maria von Stach Toni Wolff Martha Sigg-Böddinghaus Franz Riklin Otto Rank Ludwig Binswanger Debout première rangée, 3e depuis la gauche Isidor Sadger Oskar Pfister Sándor Ferenczi Carl Gustav Jung Debout première rangée, 5e depuis la droite Debout première rangée, 4e depuis la droite James Jackson Putnam Ernest Jones Wilhelm Stekel Jan Nelken Ludwig Jekels Max Eitingon Sigmund Freud Karl Abraham Debout deuxième rangée, 4e depuis la droite Debout deuxième rangée, 3e depuis la droite Debout deuxième rangée, 2e depuis la droite Johannes Jaroslaw Marcinowski Debout troisième rangée, 1er depuis la gauche Debout troisième rangée, 2e depuis la gauche Alphonse Maeder Debout troisième rangée, 4e depuis la gauche Debout troisième rangée, 4e depuis la droite Debout troisième rangée, 3e depuis la droite Debout troisième rangée, 2e depuis la droite Debout troisième rangée, 1er depuis la droite Abraham A. Brill Debout quatrième rangée, 4e depuis la droite Paul Federn Debout quatrième rangée, 2e depuis la droite Debout quatrième rangée, 1er depuis la droite Eduard Hitschmann Debout cinquième rangée, 2e depuis la gauche Debout cinquième rangée, 3e depuis la gauche
Congrès de Weimar, 21.09.1911 Naviguez sur l'image pour connaître le nom des personnes.vdm

Selon Ernest Jones, c'est à partir de l’année 1907 que Freud commença à être reconnu à l'étranger[2]. À cette date, la Société psychologique du mercredi (Psychologische Mittwoch-Gesellschaft) créée en 1902 devient la Société psychanalytique viennoise (Wiener Psychoanalytische Vereinigung) et le cercle viennois s'internationalise en s'ouvrant à l'Allemagne, la Hongrie, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Carl Gustav Jung, assistant de Bleuler au Burghölzli de Zurich, rend visite à Freud en mars 1907[3].

En Allemagne, l'arrivée de la psychanalyse se fit par l’intermédiaire de Max Eitingon et surtout Karl Abraham qui fonda en 1910 la Berliner Psychoanalytische Vereinigung (BPV), « l'Association psychanalytique de Berlin »[2],[4], issue du groupe de travail de Berlin formé par Abraham en 1908.

En 1910, eut lieu également le congrès de Nuremberg où fut créée l’Association psychanalytique internationale[2] qui s'appelait encore l'I.P.V. (Internationale Psychoanalytische Vereinigung / I.P.V.). Trois sociétés psychanalytiques nationales, dont celle de Berlin, furent reconnues[5]. En 1911, le congrès de Weimar réunit cent seize participants[2].

Au congrès de Nuremberg en 1910, Freud avait favorisé l'élection de Jung comme premier président de l' IPV. Mais « à partir de 1912, les divergences s'aggravent entre Jung et Freud », et en 1913, « lors du congrès de l'IPV à Munich, la rupture est officielle ». Après plusieurs ruptures, celles avec « les premiers grands dissidents viennois du mouvement psychanalytique » (Alfred Adler, 1911; et Wilhelm Stekel, 1912) et la scission avec Jung, la création d'un « comité secret de l'IPV », Freud se replie sur « un “noyau dur” et personnel. Ce sont désormais les Berlinois, Karl Abraham et Max Eitington, soutenus par Ernest Jones, qui incarnent la ligne freudienne du mouvement »[6].

1918 : Berlin capitale de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

Vienne perd de son importance lors de la chute de l’empire austro-hongrois, tandis qu'à Budapest, le manque de perspectives pour les psychanalystes et l'antisémitisme sont préoccupants au début des années 1920. Ces conditions incitent nombre d’analystes à rejoindre Berlin qui devint, selon Ernest Jones le « cœur de tout le mouvement psychanalytique international »[7].

À Abraham et Eitingon, se joignent Ernst Simmel et Hanns Sachs, et en 1926 l'Association psychanalytique de Berlin devient la « Société allemande de psychanalyse » (Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft / DPG [4]), organe à part entière de l’API. S'ensuit la création d'instituts permettant à la fois la formation de futurs analystes et la possibilité de proposer des traitements psychanalytiques aux plus démunis[8]. Cette orientation fut soutenue par les autorités et les instances universitaires et débouchèrent sur la création en 1920 de Institut psychanalytique de Berlin (Berliner Psychoanalytisches Institut / BPI) et de la polyclinique psychanalytique qui lui était reliée. Le B.P.I. sera le modèle de tous les instituts de l'API dans le monde[8].

1929, création de l'Institut de Francfort[modifier | modifier le code]

Si Berlin est le lieu d’un conservatisme sur le plan politique et théorique, Francfort devient un lieu de réflexion intellectuelle où naît un courant de « gauche freudienne » sous l’influence d'Otto Fenichel et de l'Institut psychanalytique de Francfort (Frankfurter Psychoanalytisches Institut / F.P.I.) créé en 1929 par Karl Landauer et Heinrich Meng (de). L'Institut psychanalytique de Francfort collabore et partage ses locaux avec l'Institut de recherche sociale (Institut für Sozialforschung), où travaillent Erich Fromm, Herbert Marcuse, Theodor Adorno, Max Horkheimer, les fondateurs de l’Ecole de Francfort[9]. En effet, le F.P.I. d'alors ne formait pas de psychanalystes, mais était intégré au monde universitaire et constituait un lieu de débats théoriques[9].

Après les tensions entre les différents groupes psychanalytiques de l'entre-deux guerres,« c'est la ligne politique du mouvement psychanalytique qui devient l'enjeu principal des controverses » à partir des années 1930: si bien que « la gauche freudienne, à l'origine de l'orientation dite “freudo-marxiste” » où dominaient Otto Fenichel, Erich Fromm et Wilhelm Reich, « fut sévèrement critiquée, puis exclue du mouvement »[10].

Pour le germaniste et philosophe Gérard Raulet, Malaise dans la civilisation (1930) est un ouvrage où Freud s'intéresse de façon plus marquée à un « inconscient social » dépendant du « surmoi culturel », et même s'il n'y a pas au bout du compte pour Freud de « remède collectif » et que la psychanalyse reste « une thérapeutique individuelle », Gérard Raulet considère qu'« en dépit de ces réserves, la psychanalyse opère très tôt en Europe son tournant vers la critique de la société ». C'est un tel tournant vers la critique sociale qui donnerait lieu à la création en 1929 de l'Institut de Francfort, dirigé par Landauer et Meng[11].

1933 : l'épuration nazie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Institut Göring.

Avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir, sous la houlette de Matthias Heinrich Göring et en collaboration avec plusieurs psychanalystes (freudiens orthodoxes et surtout adlériens) tels Felix Boehm (de), Harald Schultz-Hencke ou Werner Kemper, se mit en place une politique d’aryanisation de la psychanalyse : elle fut qualifiée de « science juive » et vidée de sa substance par la transformation du vocabulaire (notamment, la référence à la psychanalyse était proscrite)[4] ; les psychanalystes juifs furent exclus alors qu'ils constituaient la grande majorité des 90 membres de la DPG, et leur exil — entamé par certains dès le début des années 1930[4] — vers les États-Unis pour la plupart, s'accéléra[12]. Ceux qui n'y étaient pas parvenus furent assassinés par les nazis, tels John Rittmeister, August Watermann, Karl Landauer ou Salomea Kempner (de)[13]. Un nouvel institut se créa, connu sous le nom d’Institut Göring (qui fut un temps présidé par Jung). Au sein de ce nouvel « Institut allemand », exercèrent une vingtaine de freudiens[14]. La psychiatrie connut la même politique d'aryanisation tandis que les malades mentaux étaient euthanasiés[13] (au sein du programme Aktion T4).

Situation de l’après-guerre[modifier | modifier le code]

Si la psychanalyse en Allemagne parvient à se reconstruire après-guerre, elle ne peut y retrouver l'importance passée.

Des collaborateurs à la reconstruction[modifier | modifier le code]

Après la défaite de l'Allemagne nazie et la disparition de l'institut Göring, la mort de Freud et la disparition du BPI, Ernst Jones, alors président de l'API et avec l'aide de John Rickmann (en) aida les anciens collaborationnistes à réintégrer l'API : Carl Müller-Braunschweig et Felix Boehm eurent pour mission de reconstruire l'ancienne DPG ; Werner Kemper de développer la psychanalyse au Brésil[13]. La DPG resta cependant exclue de l'API, ce qui poussa Carl Müller-Braunschweig à créer en 1950 la Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (de) (DPV) (admise elle à l'API) tandis que Harald Schultz-Hencke créait la néopsychanalyse[15].

Francfort : le renouveau[modifier | modifier le code]

À partir de 1947, ce fut Alexander Mitscherlich, fondateur de la revue Psyche et de l' « Institut Sigmund Freud » à Francfort (Sigmund-Freud-Institut (de) / S.F.I.), qui poussa les psychanalystes allemands à se pencher sur les années sombres du nazisme. Il fut aidé en cela par la renaissance de l’École de Francfort sous l'égide d'Adorno et Horkheimer, ce qui permit la production de travaux érudits, tels ceux de Ilse Grubrich-Simitis (de), spécialiste des manuscrits de Freud[16].

Tandis que la psychanalyse était condamnée en Allemagne de l'Est en tant que « science bourgeoise », elle renaissait en Allemagne de l'Ouest[16].

Alors qu'Herbert Marcuse, dans sa postface à Éros et civilisation (Etats-Unis, 1955), « renvoie dos à dos “l'aile gauche” (Reich) et “l'aile droite” des héritiers de Freud » et développe l'idée d'une « nouvelle société », que Freud aurait tenu « pour une pure utopie », l'école psychanalytique allemande a développé, selon Gérard Raulet, « un parcours propre » par rapport aux débats qui opposent le révisionnisme américain (rejet de la pulsion de mort et du pessimisme freudien) et le radicalisme : « Alexander Mitscherlich aborde la dimension sociale de la psychanalyse par le biais de la médecine psychosomatique », d'où l'ouverture à Francfort d'une clinique psychosomatique rattachée à l'université en 1956. Avec la création de l'Institut Sigmund Freud, vont émerger « les nouvelles têtes pensantes de la psychanalyse comme critique sociale ». Il s'agit notamment d'Alfred Lorenzer, « adversaire farouche de la “psychologie du moi” ». Ce dernier « tend l'oreille aux nouveaux courants, notamment le lacanisme ». 1967 est une date-clé: Mitscherlich devient « professeur de psychanalyse et de psychologie sociale » de l'université Wolfgang Goethe. La même année, « de nouvelles lois incluent les affections psychiques dans les risques couverts par les caisses d'assurance-maladie »[17].

De 1970 à nos jours[modifier | modifier le code]

Avec une douzaine d'instituts de formation présents dans les principales villes allemandes et 800 membres, la DPV est devenue une organisation freudienne de premier plan, mais sous l'effet conjugué du développement de nombreuses psychothérapies et de l’intervention de l’État, par l’intermédiaire des caisses d'assurance-maladie[18],[16], la psychanalyse allemande s'est figée, selon Plon et Roudinesco, en une pratique tournée vers une technique de guérison rapide[16].

Pendant qu'en France le lacanisme se développait, en Allemagne il ne dépassait pas le monde universitaire et le champ philosophique, ainsi que quelques groupes marginaux de psychanalystes. En 1993, cependant, se créa l’Assoziation für die Freudsche Psychoanalyse (AFP), « Association pour la psychanalyse freudienne » qui réunit les lacaniens germanophones d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche[19],[20].

Selon Klaus Rath, les psychanalystes allemands seraient au nombre de 5000 en 2001, 1000 sont affiliés à l'API, une centaine sont lacaniens[18].

La DPG est réintégrée à l'API depuis 2001[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roudinesco et Plon 2011, p. 41.
  2. a, b, c et d Roudinesco et Plon 2011, p. 42.
  3. Dictionnaire du monde germanique, entrée « Psychanalyse » (Jacques Le Rider), p. 888.
  4. a, b, c, d et e Lockot 2008.
  5. . Les deux autres étaient la société psychanalytique de Vienne et celle de Zurich (Dictionnaire international de la psychanalyse, "Association internationale de psychanalyse".
  6. Jacques Le Rider, Dictionnaire du monde germanique, p. 888-889.
  7. Roudinesco et Plon 2011, p. 42-43.
  8. a et b Roudinesco et Plon 2011, p. 43.
  9. a et b Roudinesco et Plon 2011, p. 44.
  10. Dictionnaire du monde germanique, « Psychanalyse » (J. Le Rider), p. 889.
  11. Gérard Raulet, dans Dictionnaire du monde germanique, Entrée « Psychanalyse et critique sociale. 1 — Les débuts: de Freud à Wilhelm Reich », p. 889-890.
  12. Roudinesco et Plon 2011, p. 45.
  13. a, b et c Roudinesco et Plon 2011, p. 47.
  14. Roudinesco et Plon 2011, p. 46-47.
  15. Roudinesco et Plon 2011, p. 47-48.
  16. a, b, c et d Roudinesco et Plon 2011, p. 48.
  17. Gérard Raulet, Dictionnaire du monde germanique, entrée: « Psychanalyse et critique sociale. 2 — Révisionnisme contre radicalisme. De Marcuse à Lorenzer », p. 891-892.
  18. a et b Rath 2001.
  19. Roudinesco et Plon 2011, p. 49.
  20. Rath 2007.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Entrée « Allemagne » dans Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochothèque », (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 40-49 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Klaus Rath, « À propos de l'exercice de la psychanalyse en Allemagne », Journal français de psychiatrie, ERES, vol. 12, no 1,‎ , p. 42-43 (DOI 10.3917/jfp.012.0042, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Regine Lockot, « À propos des changements de nom de l'Association Psychanalytique de Berlin », La revue lacanienne, ERES, vol. 1, no 1,‎ , p. 23-34 (DOI 10.3917/lrl.081.0023, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claus Rath, « Allemagne : Quelques informations concernant les groupes de psychanalystes lacaniens », La revue lacanienne, ERES, vol. 1, no 1,‎ , p. 103-104 (DOI 10.3917/lrl.071.0103, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Anna M. Antonovsky, « Des analystes aryens dans l'Allemagne nazie : les questions d'adaptation, de désymbolisation et de trahison », Revue française de psychanalyse, Presses Universitaires de France, vol. 72, no 4,‎ , p. 1053-1068 (DOI 10.3917/rfp.724.1053, lire en ligne)
  • Olivier Douville, « Diffusion de la psychanalyse dans le monde de Freud », Che vuoi ?, L'Harmattan, vol. 21, no 1,‎ , p. 59-91 (DOI 10.3917/chev.021.0059, lire en ligne)
  • Zimra Georges, Freud, les juifs, les Allemands, Toulouse, ERES, « Point Hors Ligne », 2002, (ISBN 9782749200514)
  • Jacques Le Rider, « La psychanalyse en Allemagne », in Roland Jaccard (dir.), Histoire de la psychanalyse, vol. 2, Hachette, Paris, 1982, p. 107-143
  • Alain de Mijolla, Ici la vie continue de manière surprenante, Association internationale d'histoire de la psychanalsye (AIHP), Paris, 1987
  • Dictionnaire du monde germanique (dir. Élisabeth Décultot, Michel Espagne et Jacques Le Rider), Entrées: « Psychanalyse » (Jacques Le Rider), « Psychanalyse et critique sociale » (Gérard Raulet), Paris, Bayard, 2007, (ISBN 9782227476523). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]