Psychologie politique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Après son apparition au dix-neuvième siècle avec Gustave le Bon, et des recherches expérimentales dans les années cinquante, principalement pour étayer les théories du fascisme (étude de ses causes), la psychologie politique, étude des liens entre les attitudes, pratiques politiques collectives et individuelles et le psychisme humain, est de retour depuis quelques années dans les milieux universitaires, notamment aux États-Unis et en Amérique latine. Un renouveau moins visible en Europe, car les clivages universitaires traditionnels résistent à l’évolution des frontières disciplinaires. Elle peut travailler en effet aussi bien avec les données de la psychologie sociale que de la psychosociologie, de la philosophie morale, de la philosophie politique, de l'anthropologie politique, de l'histoire ou de l'actualité. On éclaircira ici rapidement ses antécédents historiques, son aspect interdisciplinaire malgré son nom usuel, ses orientations actuelles, et l'on envisagera les nouveaux « chantiers » d’urgence.

Repères historiques de la psychologie politique[modifier | modifier le code]

Dès l'antiquité, une importance a été attachée au lien entre la psychologie humaine et la pratique politique. C'est le cas par exemple avec l'étude par Aristote de la magnanimité, vertu essentielle des gouvernants selon lui. Après cette approche des qualités des gouvernants, on se rapprocha de l'étude de celles des peuples, par exemple avec Montesquieu, qui affirme que c'est en république que la vertu est la plus nécessaire: la vertu est le fondement du gouvernement républicain[1], comme la peur est celui du gouvernement despotique. Cette évidence conduisit la Philosophie des Lumières à souligner l'importance de l'instruction du peuple. Enfin, tout au long du XIXe siècle, et à commencer par l'étude d'Alexis de Tocqueville De la démocratie en Amérique, sur la forme que pourrait prendre insidieusement le tyrannie dans une démocratie, les liens entre le psychologique et le politique se trouvent fortement impliquées dans la formation de diverses « écoles de pensée » dont la psychologie politique contemporaine est l’héritière.

Toutefois, c’est à la fin des années cinquante que se détachent plusieurs domaines qui formeront plus tard l'arrière-fond des études de psychologie politique. Parmi ceux-ci, la dynamique des groupes et les études sur les sources du pouvoir; la psychologie de l’autoritarisme (avec les études sur la personnalité autoritaire de Theodor Adorno et l'expérience de Milgram), l’influence sociale et la persuasion, le leadership dans les organisations, la personnalité des hommes politiques et les déterminismes socioculturels, les communications de masse et les processus électoraux (étudiés en particulier par Seymour Martin Lipset). Ces analyses ont récemment été complétées par les travaux de Christopher Lasch et de Richard Sennett.

Une construction interdisciplinaire.[modifier | modifier le code]

[réf. souhaitée] Aucune définition canonique ne semble convenir à cette approche tant les sources d’inspiration, remontant à l’invention de la politique, et les doctrines interprétatives, ancrées dans les sciences humaines, ont trouvé des niches d’implantation dans les nouveaux champs disciplinaires ouverts à la fin du XIXe siècle. Pourtant, la psychologie politique n’est pas seulement une branche de la psychologie, ni de la sociologie ni de la politologie ou science politique, elle reste un carrefour des connaissances en quête d’un paradigme fédérateur et d’une place indépendante au cœur des sciences sociales et des sciences politiques. Son mérite premier est la tentative d’articuler plusieurs approches: l’histoire des civilisations, les questions de philosophie politique, la sociologie compréhensive, le ré-examen de la psychologie sociale collective, l’anthropologie socioculturelle, l’économie politique critique. Quant au fil conducteur méthodologique c’est une posture a-dogmatique dans la diversité et l’unité de l’humain. D’autant que les chantiers de recherche rappellent une vision élargie dans le temps et dans l’espace.

Les psychologies politiques dans le monde[modifier | modifier le code]

La fondation de la «Société Internationale de Psychologie Politique» (ISPP) en janvier 1978, aux États-Unis, marque le retour de la discipline dans les milieux universitaires. Ses membres sont d’origine composite : des psychologues, des politologues et, en moindre nombre, des représentants de disciplines voisines : la sociologie, le droit, l’anthropologie, l’histoire, la philosophie politique. La revue Political Psychology (depuis 1979) et la réalisation d’un congrès international annuel témoignent d’une grande vitalité dans l’espace anglophone.

Dans les années 1990 des groupements et des associations nationales se sont créés dans divers pays européens et latino-américains : Argentine, Allemagne, Brésil, Espagne, France, Grèce, Mexique, Roumanie. La publication de la revue « Psicologia politica » (à Valencia en Espagne) et des revues électroniques en Argentine, Brésil et France jouent un rôle dynamique dans les milieux hispanophones et francophones. Aussi, de manière encore balbutiante, des groupes issus des sciences humaines et sociales (SHS) s’incorporent progressivement au mouvement dans les pays d’Europe orientale et d’Asie.

En quelques mots le sceau original de ces approches est la prise en compte de l’intégralité de l’être humain et le caractère «holiste» des études psychopolitiques, le dépassement de la dualité rationaliste et du monisme épistémologique, la tolérance méthodologique, l’engagement personnel à l’égard de l’objet d’étude.

Les traces de la psychologie politique en France[modifier | modifier le code]

En France la poussée est restée paradoxale. Après une longue absence, l’essentiel des contributions en psychologie politique se situent à l’ombre des courants universitaires dominants, notamment de la psychologie sociale et des sciences politiques. La fondation de l'Association française de psychologie politique (AFPP) à l'Université de Caen le 22 novembre 1999 est une première tentative pour élargir la perspective et rendre possible la construction des passerelles avec d’autres disciplines concernées. La publication depuis 2002 de la revue Les C@hiers de psychologie politique (en ligne) est l’effort d’un groupe d’universitaires pour maintenir le dialogue et la proposition d’une vision partagée sur la question politique même si le cloisonnement institutionnel entre les disciplines rend l’articulation difficile et lente.

Les principaux chantiers de la psychologie politique[modifier | modifier le code]

La psychologie politique se nourrit de la praxis des situations de crise. D’où l’importance des enjeux concrets. Car les grands chantiers qui forment la psychologie politique actuelle ne sont pas figés, mais en mouvement. Un inventaire rapide de ces chantiers tiendra compte des urgences et une bibliographie abondante existe, bien que peu visible:[réf. souhaitée]

  • Premier chantier : les diagnostics de la crise des sociétés démocratiques.
  • Deuxième chantier : les enjeux idéologiques dans la lecture de la réalité politique contemporaine.
  • Troisième chantier : la construction de la mémoire socioculturelle.
  • Quatrième chantier : les discours politiques et les stratégies persuasives.
  • Cinquième chantier : le biais machiavélique de la démocratie.
  • Sixième chantier : le rôle des leaders charismatiques et les avatars du populisme.
  • Septième chantier : l’économique et ses effets psychologiques.
  • Huitième chantier : l’impact du religieux dans la sphère du politique.
  • Neuvième chantier : les nouvelles formes de militantisme politique.
  • Dixième chantier : Le rôle de la propagande et les mass media.
  • Onzième chantier : la critique du modèle libéral et les manipulations mentales.
  • Douzième chantier : L’influence de la technologie dans les nouvelles formes de gouvernance.
  • Treizième chantier : violences et terrorismes.
  • Quatorzième chantier : citoyenneté, idéologies et organisations politiques.

Un versant controversé : la psychologie des dirigeants politiques.[modifier | modifier le code]

Si le recours à la psychologie pour comprendre les déviances et l'usage de la violence est une approche actuellement préconisée (par exemple: Pierre Legendre), un aspect controversé de la psychologie appliquée à la politique est l'étude des caractéristiques psychologiques des gouvernants. En effet, sans relation suivie avec le patient ou sans l'usage de tests psychotechniques reconnus, la démarche est deontologiquement contestable et risque d'être vaine.

Alice Miller, dans C'est pour ton bien, racines de la violence dans la psychologie de l'enfant (1985), pense pouvoir établir un lien entre les attitudes politiques d'Adolphe Hitler et les maltraitances qu'il aurait subies durant l'enfance. De même ont suscité des interrogations, en 2017 et 2018, les travaux sur le psychisme d'un dirigeant comme Donald Trump[2],[3].

La critique psycho-politique de la psychologie[modifier | modifier le code]

Une présentation du champ de la psychologie politique serait néanmoins réductrice si on la limitait à la mise en perspective en sens unique de la politique, et si on ne l'ouvrait pas au mouvement critique inverse, à savoir l'examen politique et critique de la psychologie. On reconnaîtra ici par exemple la dénonciation humaniste et politique de l'usage de la psychiatrie punitive en URSS, mais aussi les champs ouverts, à gauche, dans les années 1960 et 1970 par Michel Foucault, Félix Guattarri, l'antipsychiatrie et un mouvement comme le MLF avec sa tendance Psychépo (Antoinette Fouques), ou bien encore par Jean Oury, et jusque dans les implications éducatives et sociétales de la psychologie par Fernand Oury. Cette critique politique de la psychologie fut faite au nom d'une autre manière de penser la politique, la psychologie et le psychique, allant jusqu'à la remise en cause de la notion de sujet, par exemple chez Michel Foucault ou Judith Butler[4]. Cette remise en cause des normes du psychisme (ou, dans ce cadre, des prétendues normes) est une ligne de pensée où l'on trouve Gayle Rubin, Monique Wittig, et la question du genre, apparu non plus naturel ou psychique, mais aussi construit et politique. De telles approches radicales sont parfois résumées dans l'expression de French Theory. Mérite aussi d'être citée la critique de la soumission de l'humain à l'objet chez Marx (fétichisme de la marchandise), reprise par Georg Lukács, prolongée par le situationnisme, Guy Debord et par Jean Baudrillard, lesquels montrent le rapport dialectique entre pensée et réalité, sur fond d'aliénation, de société de consommation et de politique spectacle. Pour ces auteurs, comme pour Joseph Gabel, c'est la situation matérielle (notamment les rapports humains déterminés par l'économie) qui définit le type de fonctionnement de la conscience, laquelle, aujourd'hui hantée par la puissance de l'objet, n'arrive plus à se comprendre elle-même ni à comprendre le fonctionnement réel du monde, car elle est, en référentiel marchand, une fausse conscience. On notera aussi la position critique et politique de Georges Politzer dans Critique des fondements de la psychologie (1928), où il condamne aussi bien l'introspection que le behaviorisme.

De l’utilité de la psychologie politique[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps la psychologie politique est perçue par ses initiateurs (notamment G. Le Bon) sous l’angle utilitaire de l’art de gouverner. Plus tard, les connaissances sur les phénomènes psychologiques (individuels) et les phénomènes politiques (collectifs) forment une base solide à la constitution d’une discipline à part entière. D’où sa place transversale dans les sciences humaines et sociales (SHS) et son besoin de réaffirmer ses options, à la fois épistémologiques et méthodologiques, dont l’analyse holiste des problèmes de la société contemporaine. Souhaitant avant tout participer à la construction du sens dans le cadre sociétal, elle rappelle, comme le dit Alexandre Dorna évoquant Blaise Pascal, que "la logique de la raison dérape sans la logique du cœur"[5]. Elle peut aider à comprendre comment des habitants peuvent politiquement réagir après des séquelles de guerre, et s'intéresse donc à la polémologie. C'est encore le lien entre psychologie, droit, philosophie et politique qui est en jeu dans des attitudes de réconciliation politique comme la Commission de vérité et de réconciliation initiée par Nelson Mandela et Desmond Tutu, et dans la mise en place de la justice transitionnelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Montesquieu, L’esprit des lois, Tome 1, Livre 4, chapitre 5
  2. (en) Rene J. Muller, The Four Domains of Mental Illness: An Alternative to the DSM-5, Routledge, , 358 p. (ISBN 9781138308145, lire en ligne)
  3. (en) « Donald Trump's malignant narcissism is toxic: Psychologist », sur usatoday.com, (consulté le 14 mars 2018)
  4. Judith Butler, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, préface d'Eric Fassin, traduction de Cynthia Kraus, Paris, La Découverte, (ISBN 978-2-7071-5018-9)
  5. Alexandre Dorna, « La psychologie politique : le retour d'une discipline inattendue », Les cahiers de psychologie politique [En ligne], Université de Caen,‎ numéro 1, janvier 2002 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Ansart P. (1983) : La gestion des passions politiques. L’âge de l’homme. Paris.
  • Barus-Michel J. Giust-Desprairies F. et Ridel L. (1996) : Crises: Une approche de psychologie sociale clinique. Desclée de Brouwer (Paris).
  • Barus-Michel J. (2007) : Le politique entre les pulsions et la loi. Eres. Paris.
  • Baugnet L. et al ( 2003) : Constructions identitaires et dynamiques politiques. Lang. Bruxelles.
  • Beauvois J.L. (1994): Traité de la servitude libérale. Paris. Dunod.
  • Beauvois J.L. (2005) : Les illusions libérales, individualisme et pouvoir social. PUG. Grenoble.
  • Boutmy, Emile (1901). - Essai d'une psychologie politique du peuple anglais au XIXe siècle. Paris : A. Colin.
  • Boutmy, Emile (1902.) : Éléments d'une psychologie politique du peuple américain : la nation, la patrie, l'État, la religion. Paris . A. Colin,
  • Boutmy, Emile (1904): À propos de la souveraineté du peuple. Paris : A. Picard,
  • Braud Ph. (1991) : Le jardin des délices démocratiques. PSP. Paris
  • Braud Ph. (1996) : L’émotion en politique. PSP. Paris.
  • Barus-Michel J. Giust-Desprairies F. et Ridel L. (1996) : Crises: Une approche de psychologie sociale clinique. Desclée de Brouwer (Paris).
  • Barus-Michel J. (2007) : Le politique entre les pulsions et la loi. Eres. Paris.
  • Cevipof (1990) : L’électeur français en question. Presses FNSP. Paris.
  • Damasio Antonio (1995): L'erreur de Descartes: la raison des émotions. Odile Jacob. Paris.
  • Dorna A. et Ghiglione R. (l990) : Psychologies Politiques. Psychologie Française. T. 35-2. Paris.
  • Dorna A. (1996) : Personnalité machiavélique et personnalité démocratique. Hermès no 19. Paris.
  • Dorna A. (1998) : Fondements de la psychologie politique. Paris. PUF.
  • Dorna A. (2004) : De l’âme et de la cité. L’Harmattan. Paris
  • Dorna A. et Georget P. (2004) : La démocratie peut-elle survivre dans le XXIe siècle ? In presse. Paris
  • Dorna A. (2006) : Pour une psychologie française. Paris. In Press.
  • Dorna A. et Sabucedo J.M. (2006) : Études et chantiers de psychologie politique ; L’Harmattan. Paris ;
  • Dorna A., Quellien J. Simonnet S. (2008) : La propagande : images, paroles et manipulation. L(Harmattan. Paris.
  • Enriquez E. (1991) : Les figures du maître. Arcantere. Paris.
  • Elster J. (1990): Psychologie politique. Minuit. Paris.
  • Farrugia Francis. (2005) La construction de l'homme social. Essai sur la démocratie disciplinaire. Syllepse. Paris
  • Farrugia Francis. (2014) Les endotechniques du contrôle politique et social un syndrome narratif normatif, Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 25, juillet 2014. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=2770
  • Farrugia Francis. (2016) Libérer les consciences et les inconscients, Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 28, janvier 2016. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=3262
  • Fournier L. (2006) : Les mères de la patrie. PUC. Caen.
  • Ghiglione R. et al. (1989) : Je vous ai compris. Colin. Paris
  • Grawitz M. et Leca J. (1985) : Traité de sciences politiques. PUF. Paris
  • Hamon A. (1894) : Psychologie du militaire professionnel. Rosez. Bruxelles.
  • Hamon A. (1895) : Psychologie de l’anarchiste socialiste. Stock. Paris.
  • Le Bon G. (1895-1986): Psychologies des foules. Flammarion. Paris.
  • Le Bon G. ( 1911): La psychologie politique et la défense nationale. Amis de G. Le Bon. Paris
  • Moscovici S. (1979) : Psychologie des minorités actives. PUF. Paris.
  • Moscovici S. (1981) : L’âge des foules. Paris. Fayard.
  • Moscovici S. (1988) : La machine à faire des dieux. Fayard. Paris.
  • Montero M. (1990) : La psychologie politique latino-américaine: une discipline du social. Psych. Française. Vol.35,no 2. Paris.
  • Namer G. (2003) : Le contretemps démocratique. L’Harmattan. Paris
  • Niqueux M et al (2007) : Le caractère national : mythe ou réalité ? PUC. Caen
  • Niqueux M et al (2005) : Religion et Nation. PUC. Caen
  • Pages M. et al (2003) : La violence politique. Eres. Ramonville.
  • Rouquette M.L. (1989) : Psychologie politique. PUF. Paris.
  • Rouquette M.L. (1994) : Sur la connaissance des masses. PUG. Grenoble.
  • Santuret J. (1996): Le refus du sens, humanité et crime contre l'humanité. Ellipses. Paris.
  • Sperber M. (1938) : Psychologie du pouvoir. Jacob. Paris. 1995.
  • Stafford Mark, « La pathologie de la norme : la troublante analyse de Woodrow Wilson par Freud », Essaim, 2013/2 (n° 31), p. 19-32. DOI : 10.3917/ess.031.0019. URL : https://www.cairn.info/revue-essaim-2013-2-page-19.htm
  • Tarde G. (1890) : Les lois de l’imitation. Alcan. Paris.

En anglais[modifier | modifier le code]

Wikisource[modifier | modifier le code]

Jules Barni: Les Principes et les Mœurs de la République/Les principes républicains/V

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cahiers de psychologie politique

EPOPS Réseau de Psychologie Politique Societale

ISPP International Society of Political Psychology

European Centre of Excellence for Political Psychology

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Conceptions et notions-ressources[modifier | modifier le code]

Expériences de psychologie sociale ayant des implications en psychologie politique[modifier | modifier le code]

Auteurs[modifier | modifier le code]

France et francophones

École italienne, juridique et sociologique

Courant d'origine ou d'expression germanique

Apport britannique

Apport nord-américain

Apport espagnol et portugais[réf. souhaitée]

  • A. Garzon
  • T. Ibanez
  • L. Iniguez
  • D. Paez
  • J. Jesuino
  • A. Rodriguez
  • J.M. Sabucedo
  • J. Seoane

Apport latino-Américain

  • T. Acosta
  • O. D’Adamo
  • I. Dobles
  • A. Dorna
  • P. Fernandez
  • M. Gonzalez
  • A. Quiroz
  • E. Lira
  • M. Lozada
  • I. Martin Baro
  • H. Meza
  • M. Montero
  • G. Motta
  • M.A. Prado
  • A. Rodriguez Kauth
  • C. Van Stralen
  • F. Uribe

Auteurs ressources[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]