Forclusion (psychanalyse)

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Tiré du vocabulaire juridique, où il désigne la déchéance d'un droit qui n'a pas été exercé dans les délais prescrits, le terme de forclusion a été introduit dans le langage psychanalytique contemporain par Jacques Lacan pour traduire un mot utilisé par Freud : Verwerfung. Lacan propose ce terme pour désigner le mécanisme de défense spécifique à la psychose, et qui en serait à l'origine[1].

La forclusion : entre déni et psychose[modifier | modifier le code]

La forclusion serait ainsi le rejet d'un signifiant, comme le phallus[note 1], hors de la sphère symbolique du sujet : le signifiant phallique serait donc forclos hors de la psyché, et donc non seulement « oublié » mais perçu comme n'ayant jamais existé. Ce mécanisme mène donc au délire ou au déni.

La forclusion se distingue du refoulement en ceci que les signifiants forclos ne sont pas contenus dans l'inconscient du sujet, ils sont hors toute instance psychique. Ainsi, ils ne font pas retour de l'intérieur, comme les émotions pulsionnelles névrotiques refoulées, mais reviennent à travers le délire et l'hallucination, de l'extérieur.

Jean Bergeret quant à lui utilise le terme de forclusion pour qualifier un des mécanismes de défense spécifique à l'organisation des états limites, utilisant le déni et le clivage du moi pour la psychose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le phallus pouvant être compris comme le signifiant du complexe de castration

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]