Psychanalyse dans le monde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

À la fin du XXe siècle, des études montrent que la psychanalyse est implantée presque dans le monde entier, soit dans environ quatre des cinq continents.

Situation vers la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Selon Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, toutes les études montrent que « la psychanalyse s'est implantée dans quatre des cinq continents, avec une forte dominante en Europe et en Amérique (Nord et Sud) »[1]. Un ouvrage collectif édité en Allemagne par Peter Kutter (éd.)[2] recense en 1992 quarante et un pays où la psychanalyse a eu un petit ou grand impact : Allemagne, Argentine, Australie, Autriche (Vienne), Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Chine, Colombie, Corée (du Sud), Croatie, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Inde, Israël, Italie, Japon, Lituanie, Mexique, Pays-Bas, pays scandinaves (Danemark, Finlande, Norvège, Suède), Pérou, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Slovénie, Suisse, Uruguay, Venezuela[1].

Psychanalyse en Europe[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Autriche[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en France[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Hongrie[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Allemagne[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Italie[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Suisse[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Belgique[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Espagne[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Grèce[modifier | modifier le code]

Psychanalyse aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Psychanalyse dans les pays scandinaves[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Danemark[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Finlande[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Roumanie[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Russie[modifier | modifier le code]

La psychanalyse y a été introduite en 1905 par Nicolaï Ossipov qui avait effectué un stage avec le Dr Carl Gustav Jung au Burghölzli à Zurich et par Moïse N. Wulff qui s’installant à Odessa venait de faire lui un stage avec Karl Abraham.

Freud écrit en 1914 : « En Russie, la psychanalyse a été très largement connue et diffusée : presque tous mes écrits comme ceux d'autres adeptes de l'analyse, sont traduits en russe. Mais une compréhension tant soit peu approfondie des doctrines analytiques ne se sont pas encore produites en Russie. Les contributions de médecins russes doivent à l'heure actuelle être qualifiées de négligeables. Seule Odessa possède en la personne de M. Wulff un analyste ayant une formation »[3].

En Russie comme en URSS, la psychanalyse, avait suscité un engouement dans l'intelligentsia russe/soviétique jusque dans les années 1930 puis elle a été ignoré. L’association psychanalytique russe a existé au début des années 1920 et s'est éteinte dans les années 1930 car la représentation conceptuelle freudienne du sujet clivé était incompatible avec le marxisme.

Psychanalyse en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Psychanalyse aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont connu des œuvres psychanalytique comme celle de Ralph Greenson, Margaret Mahler, de Harold Searles, Heinz Kohut, Otto F. Kernberg, Edith Jacobson.

Psychanalyse au Canada[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Amérique Latine[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Argentine[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Brésil[modifier | modifier le code]

Le Brésil est le premier pays d'implantation du freudisme en Amérique du Sud[réf. souhaitée].

Psychanalyse au Chili[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Colombie[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Mexique[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Asie[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Japon[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Inde[modifier | modifier le code]

Les premières influences de la psychanalyse freudienne en Inde ont débuté à Calcutta avec Girindrashekhar Bose[5], médecin et psychopathologue. La Société psychanalytique indienne[6] s'est réunie pour la première fois en 1922 avec Bose comme président et quinze membres. Bose en a demandé l'affiliation à l'Association psychanalytique internationale Freud et à Ernest Jones. Un deuxième centre s'est plus tard ouvert à Bombay, il l'a été par le psychanalyste italien, Emilio Servadio (it)[7].

Psychanalyse en Chine[modifier | modifier le code]

Psychanalyse en Corée[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Maghreb et au Machrek[modifier | modifier le code]

Psychanalyse au Liban[modifier | modifier le code]

Au Moyen-Orient, la Société libanaise de psychanalyse, est la première société psychanalytique dans un pays de langue arabe, en 1980. De cette première société se dégagent groupes et associations dont la dernière en date, l'Association libanaise pour le développement de la psychanalyse (ALDeP), fondée en 2009 et première à être rattachée à l'Association psychanalytique internationale, en .

Les balbutiements de la psychanalyse au Liban remontent au début des années 1970 avec des psychiatres et des psychologues intéressés par l’enseignement de Freud. Parmi les pionniers, nous citons Michel Asfar et Marie-Thérèse Spelz Asfar, Mounir Chamoun, Adnan Houbballah et Adel Akl, rejoints peu après par Liliane Ghazaly. La guerre de 1975 réfrène quelque peu les activités, encore modestes, de ces premiers analystes, mais ne les empêche pas de poursuivre leur pratique clinique et universitaire.  

Quelques années après, la Société libanaise de psychanalyse est fondée. Ses activités se développent pour l’essentiel après la fin de la guerre (début des années 1990) avec l’admission de nouveaux membres et le développement de ses activités scientifiques. Moins d’une dizaine d’années plus tard, une série de crises institutionnelles aboutira à une succession de démissions et à la création de nouveaux groupes actuellement dissous pour la plupart[8]. Nous citons de ces groupes Cercle d’études psychanalytiques (CEP)[9], Société de psychothérapie psychanalytique de l’enfant et de l’adolescent (SPADEA)[10], Centre arabe de recherches psychanalytiques et psychopathologiques (CARPP)[11] et École libanaise de psychothérapie et de psychanalyse (ELPP). En 2009, l’Association libanaise pour le développement de la psychanalyse (ALDeP) est fondée par cinq analystes membres de l’Association psychanalytique internationale.

Psychanalyse en Israël[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochothèque », (1re éd. 1997), 1789 p. (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 652-658.
  2. Peter Kutter (éd.), Psychoanalysis International, Guide to Psychoanalysis throughout the World, 2 vol., Stuttgart-Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992.
  3. Œuvres complètes. 1913 - 1914, Volume 12, Sigmund Freud, Presses universitaires de France, 2005
  4. Ruben Gallo, Freud au Mexique, Paris, Campagne première, coll. « Un parcours », (ISBN 2915789924)
  5. T.C. Sinha Psychanalyse en Inde, in Lumbini Park Silver Jubilee Souvenir, 1966, p. 61-77
  6. Site actuel
  7. Sudhir Kakar, « Considérations sur l'histoire et le développement de la psychanalyse en Inde », Revue internationale d'histoire de la psychanalyse, 1989/2, p. 499-503.
  8. Maurice Khoury, « Au carrefour des cultures monothéistes, la psychanalyse au Liban ; du conflictuel au dialectique », Revue française de psychanalyse, Paris, Presses universitaires de France, vol. 81, no 2,‎ , p. 382-395.
  9. Colloque du "Cercle d'études psychanalytiques", L'Orient-le-Jour, 9 mai 2009.
  10. Publication de la SPADEA, Dir. Y. Gueutchérian, Beyrouth, 2004, 150 p.
  11. Adnan Houbballah, « Liban, une expérience rare dans le monde arabe », Cultures, n° 47, 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

(Dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs)

  • Ayouch Thamy, « Adnan Houbballah : de l'exil d'un psychanalyste à une psychanalyse de l'exil », Topique, 2002/3 (no 80), p. 81-88. DOI : 10.3917/top.080.0081. [lire en ligne]
  • Jacques Chemouni, Histoire du mouvement psychanalytique, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? », 1990.
  • Collectif, « Le dévoilement historique », Topique, 2007/1 (n° 98), L’Esprit du temps, [lire en ligne]
  • Céline Gür Gressot et Jean-Michel Quinodoz (dir.), L’Année psychanalytique internationale 2020, Traduction en langue française d’un choix de textes publiés en 2018-9 dans The International Journal of Psychoanalysis, Éditions in press, juin 2020, site consulté le 21 juillet 2020, (ISBN 978-2-84835-594-8), [lire en ligne], Extrait : [lire en ligne]
  • Peter Kutter (éd.), Psychoanalysis International, Guide to Psychoanalysis throughout the World, 2 vol., Stuttgart-Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992
  • Peter Kutter, Psychoanalysis international : a guide to psychoanalysis throughout the world, vol. 1 Europe, Londres, Routhledge, (ISBN 978-0-203-77862-3, lire en ligne)
  • Alain Gibeault, « Le tour du monde de la psychanalyse », dans Magali Molinié (dir.), La psychanalyse, Auxerre, Editions Sciences Humaines, (ISBN 9782912601520, lire en ligne), p. 299 à 306
  • Jean-Pierre Lehmann, « L'expérience d'un thérapeute en Afrique noire », Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, 2013/1 (n° 60), p. 83-96, DOI : 10.3917/rppg.060.0083, [lire en ligne]
  • Dans : Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse, Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-2530-1); rééditions : Hachette-Littérature, 2005 (ISBN 9782012791459).

Articles annexes[modifier | modifier le code]