Henrik Ibsen

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Henrik Ibsen
Description de l'image Schaarwächter Henrik Ibsen cropped.jpg.
Naissance
Skien Drapeau de la Norvège
Décès (à 78 ans)
Christiania Drapeau de la Norvège
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Dano-norvégien
Mouvement Réalisme
Genres

Œuvres principales

Signature de Henrik Ibsen

Henrik Johan Ibsen (, Skien, Norvège - , Christiania) est un dramaturge norvégien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fils de Marichen Ibsen (née Altenburg) et de Knud Ibsen, Henrik Johan Ibsen naît dans un foyer que la faillite des affaires paternelles, à la suite de spéculations malheureuses, en 1836, désunit rapidement. L'ensemble de la famille déménage à Gjerpen, où Henrik Ibsen fait sa confirmation en 1843.

Son père sombre dans l'alcoolisme après que les biens familiaux ont dû être vendus, tandis que sa mère se tourne vers le mysticisme protestant. À cette époque et jusqu'en 1945, l'Église luthérienne est la seule autorisée en Norvège, les catholiques ayant été chassés et leurs biens confisqués depuis 1683[1]. Cette autorité unique et marquée par l'intransigeance morale marque durablement le jeune Ibsen ; plusieurs pièces s'en font l'écho, dont Une maison de poupée.

Il quitte le domicile familial la même année pour s'installer à Grimstad : entre 1844 et 1850, il travaille comme apprenti en pharmacie chez Jens Aarup Reimann, tout en poursuivant ses études pour devenir médecin. Orientation qu'il abandonne ensuite.

Premiers écrits[modifier | modifier le code]

Les événements révolutionnaires de 1848 le conduisent, l'année suivante, à écrire sa première pièce, Catilina. Celle-ci est publiée à compte d'auteur, en 1850, en 250 exemplaires, sous le pseudonyme de Brynjolf Bjarme, par les soins d'Ole Carelius Schulerud. Cet ami de Henrik y consacre une somme d'argent héritée, après le refus du manuscrit par le Christiana Theater. La pièce sera jouée pour la première fois en 1881 à Stockholm[2].

À l'époque de cette première publication, Henrik Ibsen travaille toujours comme apprenti préparateur en pharmacie, étudie et écrit la nuit, prend des cours privés de latin et participe à la rédaction du journal de l'Association des étudiants et de l'hebdomadaire littéraire et satirique Andhrimner. Le , il se rend à Christiana (aujourd'hui Oslo) pour passer son baccalauréat et entrer à l'université.

Cette même année, il couche sur le papier une seconde pièce en un acte, Le Tertre des guerriers, qui est acceptée par le Christiana Theater. Le est ainsi jouée pour la première fois une pièce de Henrik Ibsen (toujours sous le pseudonyme de Brunjolf Bjarme), devant un public de 557 spectateurs. L'accueil est mitigé. En 1851, il publie Norma et s'intéresse à la politique, notamment au syndicalisme et au mouvement socialiste de Marcus Thrane[3].

1852-1857 - Bergen[modifier | modifier le code]

La même année, le violoniste Ole Bull, fondateur du Norske Theater de Bergen, lui propose d'en devenir le directeur artistique. Henrik Ibsen accepte ce poste et s'installe à Bergen. Il fait aussi un voyage d'études à Copenhague, puis à Dresde, pour se familiariser avec les techniques du théâtre.

Entre 1852 et 1857, Ibsen collabore au Théâtre national de Bergen, pour lequel il écrit et met en scène. Ses propres représentations n'y connaissent cependant pas un grand succès, jusqu'à la présentation du Banquet de Solhaug, pièce influencée par le folklore populaire norvégien, en 1856. Durant ses six années à Bergen, Ibsen « ne s'y fait guère remarquer. Séparé de sa famille, rejetant la religion dominante, naviguant à la limite de la pauvreté, Ibsen est dépeint par tous ceux qui l'ont connu alors comme solitaire et taciturne. De plus, les pièces qu'il écrit ne rencontrent guère de succès : le style épique n'est pas le sien. Sa quatrième pièce recueille pourtant un certain écho, ce qui lui permet de fréquenter des cercles plus influents. C'est parmi eux qu'Ibsen rencontre Suzannah Thorensen, qui va devenir son épouse en 1858 et l'accompagner jusqu'à la fin de sa vie, en 1906[4] ».

1857-1864 - Christiana[modifier | modifier le code]

En 1857, il revient dans la capitale norvégienne Christiana afin de reprendre la direction du Théâtre national, le Christiana Theater. Il épouse, l'année suivante, Suzannah Thorensen (1836-1914), avec qui il a un fils, Sigurd, né le 23 décembre 1859, qui deviendra Première ministre norvégien en 1905 avant d'achever sa vie en Italie, où il a grandi.

Très rapidement, la situation se dégrade : Ibsen « se soucie peu du théâtre qu'il est censé diriger : il se laisse aller et se met à boire ; on le retrouve parfois, errant dans la ville. Financièrement, sa situation se dégrade ; celle du théâtre également : les recettes fondent, les dettes s'accumulent[4]. » Incapable de gérer une institution, Ibsen voit peu à peu des oppositions se lever. Il est démis de ses fonctions de directeur, mais gardé au Christiana Theater en tant que conseiller ; il vit essentiellement de commandes de textes en vers. Après avoir demandé une bourse du gouvernement pour un voyage en Europe, il essuie un refus qui le laisse dans une profonde déception. Celle-ci laisse peu à peu la place à une profonde déception, renforcée par ses ennemis qui réclament sa démission complète[5].

En 1862, le Christiana Theater doit fermer ses portes. Ibsen, libéré de ses obligations de directeur, entreprend un voyage dans le Gudbrandsdal et dans l'ouest de la Norvège afin de récolter des éléments de légendes populaires nordiques. Ces matériaux lui permettent d'écrire une pièce qui revêt la forme d'une apologie de la nation : Les Prétendants de la couronne (1863). Le succès de cette pièce lui permet d'obtenir une bourse, complétée par son ami Bjørnstjerne Bjørnson : il quitte la Norvège pour l'Italie ; il ne reviendra dans son pays qu'en 1891.

1864-1891 - Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Ibsen part pour Rome où il s'installe, après des séjours à Copenhague, pendant quatre ans. C'est là qu'il écrit, dès 1865, un drame en vers très acerbe contre les notables : Brand (« Incendie »). Rompant avec le lyrisme national à la gloire de la Norvège, ce texte apparaît comme un premier pas vers le réalisme social. La pièce connaît un fort succès et suscite un grand intérêt. Le Storting, le Parlement norvégien, décide de lui accorder une bourse d'écrivain annuelle, une pension à vie. Il fait publier l'année suivante Peer Gynt qui est particulièrement acclamé en Norvège et qui inspirera le compositeur Edvard Grieg[6].

En 1868, Ibsen quitte Rome pour Dresde, où il s'installe pendant près de sept ans ; il écrit Empereur et Galiléen en 1873, pièce qui passe plutôt inaperçue à sa publication.

En 1874, Ibsen part pour Munich, où il vit jusqu'en 1878. C'est dans cette ville qu'il écrit en 1877 Les Piliers de la société, pièce qui constitue un véritable tournant dans l'œuvre du dramaturge, avec l'ouverture d'un cycle centré sur la critique sociale, marqué par le réalisme des descriptions et l'usage de la prose. « Le drame ibsénien, c'est un peu la tragédie grecque qui se démocratise et qui frappe la famille bourgeoise », écrit le philosophe belge Michel Meyer[4].

De retour à Rome - pour sept ans - en 1878, Henrik Ibsen poursuit dans la même veine, avec la publication du drame social Une maison de poupée, publié en 1879. La pièce, en raison de sa chute novatrice et scandaleuse, obtient un succès international. Sa renommée est telle que ses pièces sont progressivement montées dans toutes les capitales d'Europe. Deux ans plus tard, sa pièce Les Revenants est l'objet d'une critique sévère qui augmente encore son aura ; il y aborde des thèmes houleux, tels que les maladies vénériennes, l'inceste et l'euthanasie[7].

Entre 1882 et 1890, il publie cinq pièces qui l'installent définitivement parmi les plus grands dramaturges de son temps : Un ennemi du peuple (1882), satire des idéaux petit-bourgeois, Le Canard Sauvage (1884), illustrant son relativisme croissant, Rosmersholm (1886), La Dame de la mer (1888), dans laquelle le folklore populaire est mis au service d'une analyse psychologique des personnages[8], et Hedda Gabler (1890). Ces trois dernières pièces sont écrites à Munich, où Ibsen séjourne entre 1885 et 1891.

En 1890, ses œuvres sont traduites pour la première fois en anglais par William Archer.

1891-1906 - Retour triomphal en Norvège et dernières années[modifier | modifier le code]

Il rentre en Norvège en 1891, après vingt-sept ans d'absence, en auteur internationalement connu. Installé à Christiana, où il demeure jusqu'à la fin de sa vie, il continue d'écrire des pièces, qui connaissent le même succès : Solness le constructeur (1892), Le Petit Eyolf (1893), John Gabriel Borkman (1896) et Quand nous nous réveillerons d'entre les morts (1899). Cette dernière pièce est considérée comme le testament littéraire d'Ibsen, en raison de la longue réflexion du héros principal sur son œuvre[9].

Son 70e anniversaire, en 1898, est l'occasion de festivités nationales à Christiana, Copenhague et Stockholm notamment. Cet anniversaire est l'objet de célébrations un peu partout en Europe. Ses œuvres complètes sont éditées et des représentations de ses pièces sont jouées dans tous les plus grands théâtres.

Henrik Ibsen pour son 70e anniversaire en 1898

En 1900, il est victime d'une attaque cérébrale, qui le laisse dans l'incapacité d'écrire jusqu'à son décès le .

Commentaires[modifier | modifier le code]

Ses œuvres les plus connues sont Une maison de poupée, Le Canard sauvage, Rosmersholm, Hedda Gabler. Certaines plus politiques, comme Les Prétendants à la couronne, Les Soutiens de la société, Les Revenants et surtout Un ennemi du peuple ont souvent heurté l'opinion progressiste ou de la gauche norvégienne. Cependant, selon Jeanne Pailler, Henrik Ibsen est un « auteur de drames historiques et de pièces intimistes, considéré comme un réformiste acharné par les uns, comme un conservateur par les autres »[10]. Hostile aux partis cléricaux et au traditionalisme de la monarchie norvégienne de son temps, il est souvent vu comme un libéral en Norvège. Bien que traduite par le titre Le Canard sauvage, le volatile dont il est question dans la pièce est en réalité une cane ; les déterminants du nom dans la langue d'origine le confirment.

Citations[modifier | modifier le code]

« L'État est la malédiction de l'individu. Il faut que l'État disparaisse. Voilà la révolution que je veux faire. Que l'on ruine le concept d'État, que l'on fasse du libre vouloir et des affinités le lien unique de toute association, et ce sera là le germe d'une liberté qui aura quelque portée. Modifier la forme du gouvernement n'est pas autre chose que de farfouiller parmi les rossignols d'une arrière-boutique[11]. »

« Ce que vous appelez liberté, je le nomme des libertés, et ce que j’appelle la lutte pour la liberté n’est pourtant rien d’autre que l’acquisition répétée et vivante de l’idée de la liberté. Celui qui possède la liberté autrement que comme l’objet à rechercher, la possède morte et sans esprit, car la notion de liberté a ceci de particulier qu’elle s’étend toujours pendant l’acquisition, et si donc quelqu’un s’arrête au milieu de la lutte, disant : je l’ai maintenant, il montre justement par là qu’il l’a perdue. » (Lettre au critique danois Georg Brandes, février 1871[12])

« On a dit que moi aussi, à partir de ma position avancée, j’ai contribué à l’avènement d’une ère nouvelle. Je crois plutôt que l’époque à laquelle nous vivons maintenant pourrait tout autant être considérée comme une conclusion et que quelque chose de nouveau est en gestation.

En effet, je crois que la théorie de l’évolution enseignée par les sciences naturelles est valable aussi pour les facteurs spirituels de la vie.

Je crois que très bientôt viendra un temps où la notion politique et la notion sociale cesseront d’exister sous leurs formes actuelles, et qu’elles engendreront ensemble une notion unique qui réunira provisoirement en elle les conditions du bonheur de l’humanité.

Je crois que la poésie, la philosophie et la religion se fondront pour former une nouvelle catégorie et une nouvelle force vitale dont nous, qui vivons maintenant, ne pouvons pas avoir une représentation très claire.

On a dit, à diverses occasions, que j’étais pessimiste. Et je le suis, certes, dans la mesure où je ne crois pas à l’éternité des idéaux humains. Mais je suis aussi optimiste dans la mesure où je crois pleinement et fermement à la capacité de reproduction des idéaux et à leur faculté d’évolution.

Je crois plus précisément qu’en sombrant, les idéaux de notre époque tendent vers ce à quoi j’ai fait allusion dans mon drame Empereur et galiléen, en parlant du troisième règne. Permettez-moi donc de trinquer à l’avenir, aux temps futurs[13]. » (24 septembre 1887)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henrik Ibsen
Portrait par Eilif Peterssen (1895).
Théâtre Ibsen de Vienne.
Lithographie de Frank Wedekind (1898).

Premières éditions théâtrales en norvégien[modifier | modifier le code]

  • (no) Catilina, P. F. Steensballe, Christiana, 12 avril 1850.
    • Première représentation : 3 décembre 1881 au Nya teatern de Stockholm. Mise en scène : Ludvig Oscar Josephson.
  • (no) Kjæmpehøjen (Le Tertre des guerriers), in Scandinavian Studies and Notes, 1917 (posthume).
    • Première représentation : 26 septembre 1850 au Christiania Theater. Mise en scène : Christian Jørgensen.
  • (no) Norma (Norma), in Écrits posthumes T.I, 1909 (posthume).
    • Première représentation : 5 novembre 1994 par le Studentenes Interne Teater à Trondheim. Mise en scène : Marit Moum Aune. (posthume)
  • (no) Sancthansnatten (La Nuit de la Saint-Jean), in Écrits posthumes T.I, 1909 (posthume).
    • Première représentation : 2 janvier 1853 au Norske Theater de Bergen.
  • (no) Fru Inger til Østeraad (Dame Inger d'Østråt), en feuilleton du 31 mai au 23 août 1857 dans la revue Illustreret Nyhedsblad.
    • Première représentation : 2 janvier 1855 au Norske Theater de Bergen.
  • (no) Gildet paa Solhoug (La Fête à Solhaug), Chr. Tønsberg, Christiana, 19 mars 1856.
    • Première représentation : 2 janvier 1856 au Norske Theater de Bergen. Mise en scène : Henrik Ibsen.
  • (de) Olaf Liljekrans (Olaf Liljekrans), (trad. Emma Klingenfeld), in Œuvres complètes de Henrik Ibsen, Berlin, 1898.
    • Première représentation : 2 janvier 1857 au Norske Theater de Bergen. Mise en scène : Henrik Ibsen.
  • (no) Hærmændene paa Helgeland (Les Guerriers de Helgeland), supplément à l'hebdomadaire Illustreret Nyhedsblad, Christiania, 25 avril 1858.
    • Première représentation : 24 novembre 1858 au Christiania Norske Theater.
  • (no) Kjærlighedens Komedie (La Comédie de l'amour), supplément gratuit à l'hebdomdaire Illustreret Nyhedsblad, Christiania, 31 décembre 1862.
    • Première représentation : 24 novembre 1873 au Christiania Theater. Mise en scène : Ludvig Josephson.
  • (no) Kongs-Emnerne (Les Prétendants à la couronne), Johan Dahl, Christiania, octobre 1863.
    • Première représentation : 17 janvier 1864 au Christiania Theater.
  • (no) Brand (Brand), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 15 mars 1866.
    • Première représentation intégrale : 24 mars 1885, au Nya Teater de Stockholm. Mise en scène : Ludvig Josephson.
  • (no) Peer Gynt (Peer Gynt), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 14 novembre 1867.
    • Première représentation : 24 février 1876, au Christiania Theater.
  • (no) De unges Forbund (L'Union des jeunes), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 30 septembre 1869.
    • Première représentation : 18 octobre 1869 au Christiania Theater.
  • (no) Kejser og Galilæer (Empereur et galiléen), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 16 octobre 1873.
    • Première représentation : 5 décembre 1896 au Leipzig Stadttheater (Allemagne) (version retravaillée de 6 actes)
  • (no) Samfundets Støtter (Les Soutiens de la société), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 octobre 1877.
    • Première représentation : 14 novembre 1877 à l'Odense Teater (Danemark).
  • Et Dukkehjem (Une maison de poupée), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 4 décembre 1879.
    • Première représentation : 21 décembre 1879 au Kongelige Teater de Copenhague.
  • (no) Gengangere (Les Revenants), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 13 décembre 1881.
    • Première représentation : 20 mai 1882 à l'Aurora Turner Hall (Chicago).
  • (no) En folkefiende (Un ennemi du peuple), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 28 novembre 1882.
    • Première représentation : 13 janvier 1883 au Christiania Theater. Mise en scène : Johannes Brun.
  • (no) Vildanden (Le Canard sauvage), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 novembre 1884.
    • Première représentation : 9 janvier 1885, à la Nationale Scene de Bergen. Mise en scène : Gunnar Heiberg.
  • (no) Rosmersholm (Rosmersholm), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 23 novembre 1886.
    • Première représentation : 17 janvier 1887, à la Nationale Scene de Bergen. Mise en scène : Gunnar Heiberg.
  • (no) Fruen fra Havet (La Dame de la mer), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 28 novembre 1888.
    • Première représentation : 12 février 1889 : au Hoftheater de Weimar et au Christiania Theater.
  • (no) Hedda Gabler (Hedda Gabler), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 16 décembre 1890.
    • Première représentation : 31 janvier 1891 au Residenztheater (Munich).
  • (no) Bygmester Solness (Solness le constructeur), Gyldendalske Boghandels Forlag, Christiana, 12 décembre 1892.
    • Première représentation : 19 janvier 1893 au Lessing-Theater (Berlin).
  • (no) Lille Eyolf (Le Petit Eyolf), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 décembre 1894.
    • Première représentation : 12 janvier 1895 au Deutsches Theater (Berlin).
  • (no) John Gabriel Borkman (John Gabriel Borkman), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 15 décembre 1896.
    • Première représentation : 10 janvier 1897 au Svenska Teatern (Théâtre suédois) et au Suomalainen Teaatteri (Théâtre finlandais).
  • (no) Når vi døde vågner (Quand nous nous réveillerons d'entre les morts), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 22 décembre 1899.
    • Première représentation : 26 janvier 1900 au Hoftheater (Stuttgart).

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Entre 1914 et 1915, le Français Pierre Georget La Chesnais (connu en Norvège sous le nom de P.G. La Chesnais) traduit l'intégralité de ses œuvres dramatiques commentées en seize volumes qui paraîtront dans les années 1930.

  • Œuvres complètes, texte français Pierre Georget La Chesnais, Librairie Plon, Paris, 1930-1945, 16 vol.
    • Tome I, Œuvres de Grimstad (1847-1850), 1930: Poèmes / Le Prisonnier d'Akershus / Catilina (1850).
    • Tome II, Œuvres de Kristiania (avril 1850-octobre 1851), 1930: Poèmes / Proses / Norma (1851) / Le tertre du guerrier (1850).
    • Tome III, Œuvres de Bergen (octobre 1851-août 1857), 1932: Poèmes / Proses / La Nuit de la Saint-Jean (1852) / Mme Inger d'Astract (1854).
    • Tome IV, 1932: Œuvres de Bergen (octobre 1851-août 1857 suite): La Fête à Solhaug (1855) / Olaf Liljekrans (1850-1856) / Les Guerriers à Helgeland (1854-1857).
    • Tome V, Œuvres de Kristiania. Second séjour (1857-1864), 1934 : Poèmes et Proses.
    • Tome VI, Œuvres de Kristiania second séjour, (suite), 1934 : La Comédie de l'amour (1862) / Les Prétendants à la couronne (1863).
    • Tome VII, Œuvres d'Italie. Premier séjour (1864-1869), 1935 : Brand(1865).
    • Tome VIII, Œuvres d’Italie. Premier séjour (suite), 1936 : Peer Gynt (1867).
    • Tome IX, Œuvres de Dresde (1867-1873), 1937 : L'Union des jeunes (1867-1869) / Poèmes / Empereur et Galiléen (notice).
    • Tome X, Œuvres de Dresde (1867-1875), 1937 : Empereur et Galiléen (1873).
    • Tome XI, Les Drames modernes, 1939 : Poèmes / Discours / Les Soutiens de la société(1877) / Maison de poupée (1879).
    • Tome XII, Les Drames modernes (suite), 1940 : Les Revenants (1881) / Un ennemi du peuple (1882).
    • Tome XIII, Les Drames modernes (suite), 1941 : Le Canard sauvage (1884) / Rosmersholm (1886).
    • Tome XIV Les Drames modernes (suite), 1943 : La Dame de la mer (1888) / Hedda Gabler(1890).
    • Tome XV, Œuvres de Kristiania, troisième séjour (1895-1906), 1945 : Le Constructeur Solness (1892) / Petit Eyolf (1894).
    • Tome XVI, Œuvres de Kristiania, troisième séjour, suite, 1945 : John Gabriel Borkman (1896) / Quand nous nous réveillerons d'entre les morts (1899), Proses, Tables.
  • Les douze dernières pièces, texte français et présentation de Terje Sinding, Imprimerie Nationale - Actes Sud, coll. « Le Spectateur français », Paris, 4 vol.
    • Tome 1, 1991: Les Piliers de la société / Maison de poupée / Les Revenants
    • Tome 2, 1991 : Un Ennemi du peuple / Le Canard sauvage / Rosmersholm, texte français en collaboration avec Bernard Dort.
    • Tome 3, 1993 : La Dame de la mer / Hedda Gabler / Solness le constructeur
    • Tome 4, 1993 : Le Petit Eyolf / John Gabriel Borkman / Quand nous nous réveillerons d’entre les morts
  • Empereur et Galiléen traduit par Denise Bernard-Folliot, Éditions théâtrales, 2000
  • Plusieurs pièces chez Actes Sud :
  • John Gabriel Borkman, traduit par Maurice Prozor, Arles, Actes Sud, « Papiers », 1989
  • Les Revenants, traduit par Jean-Claude Buchard, Émilie Smadja, Nathalie Sultan, Arles, Actes Sud, « Papiers », 1990
  • La Dame de la mer, traduit par Jean-Claude Buchard, Émilie Smadja, Nathalie Sultan, Arles, Actes Sud, « Papiers », 1990
  • Peer Gynt, traduit par Marie Cardinal, Arles, Actes Sud, « Papiers », 1991
  • Le Constructeur Solness, traduit par Eloi Recoing et Ruth Orthmann, Arles, Actes Sud, « Papiers », 1993
  • Hedda Gabler, suivi de Petit Eyolf, traduit par Michel Vitoz, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2003
  • Quand nous nous réveillons d'entre les morts, traduit par Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2004
  • Brand : un poème dramatique, traduit par Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2004
  • Une maison de poupée, traduit par Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2009
  • Rosmersholm, traduit par Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2009
  • Le Canard sauvage, traduit par Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, « Papiers », 2013
  • Un volume d'œuvres théâtrales contenant Les Piliers de la société, Une maison de poupée, Les Revenants, Un ennemi du peuple, Le Canard sauvage, Rosmersholm, La Dame de la mer, Hedda Gabler, Solness le constructeur, Le Petit Eyolf, John Gabriel Borkman, Quand nous nous réveillerons d’entre les morts :
  • Un volume d'œuvres théâtrales contenant Les Prétendants à la Couronne, Brand, Peer Gynt, La Ligue des jeunes, Empereur et Galiléen, Les Soutiens de la société, Une maison de poupée, Les Revenants, Un ennemi du peuple, La Cane sauvage, Rosmersholm, La Dame de la mer, Hedda Gabler, Solness le Constructeur, Petit Eyolf, John Gabriel Borkman, Quand nous ressusciterons :

Représentations en France[modifier | modifier le code]

Cercle des Escholiers[modifier | modifier le code]

Théâtre des Bouffes du Nord[modifier | modifier le code]

Théâtre des Menus-Plaisirs[modifier | modifier le code]

Théâtre de Paris|Nouveau Théâtre[modifier | modifier le code]

Théâtre de l'Odéon[modifier | modifier le code]

Théâtre national de la Colline[modifier | modifier le code]

Théâtre de Cornouaille de Quimper[modifier | modifier le code]

  • Les Revenants, mai 2013, avec Thomas Ostermeier, Éric Caravaca, Valérie Dreville, Jean-pierre Gos, François Loriquet, Mélodie Richard, Olivier Cadiot[14].

Édition française[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

La pièce de théâtre Un ennemi du peuple a été adaptée :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Miller (dir.), L’Europe protestante aux XVIe et XVIIe siècles, Belin-De Boeck, , 362 p.
  2. Ibsen, Peer Gynt, trad. de Régis Boyer, GF-Flammarion, Paris, 1994, p. 328
  3. Ibid. p. 328
  4. a, b et c Michel Meyer, Henrik Ibsen, Drames contemporains, Librairie Générale Française, coll. « La Pochothèque », , 1278 p. (ISBN 978-2-253-13128-1), p. 6-38
  5. Ibid. p. 330
  6. Ibid. p. 332
  7. Ibid., p. 335-336
  8. Ibid., p. 336-337
  9. (en) Halvdan Koht (trad. Ruth Lima McMahon et Hanna Astrup Larsen), The Life of Ibsen, vol. 1-2, New York, W. W. Norton,
  10. Jeanne Paille, Rosmersholm d’Ibsen, un drame de l’impossibilité, vox-poetica.org
  11. Noël Godin, Anthologie de la subversion carabinée, L'Âge d'homme, 1988, page 363.
  12. Henrik Ibsen, Œuvres complètes, t. XVI, Centenaire
  13. Hans Heiberg (trad. Éric Guilleman), Henrik Ibsen, Esprit Ouvert,
  14. {{lien web url=http://29.agendaculturel.fr/theatre/quimper/theatre-de-cornouaille/les-revenants.html#LgRZ44FyeqZr4yjr.99 titre=Théâtre de Cornouaille }}

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]