Kate Bush

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Kate Bush
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Kate Bush en 1978.

Informations générales
Nom de naissance Catherine Bush[1]
Naissance (59 ans)
Bexleyheath, Welling[1](Royaume-Uni)
Activité principale Auteure-compositrice-interprète, chanteuse, musicienne, danseuse
Activités annexes Productrice de disques
Genre musical Art rock[1], college rock[1], pop, pop rock[1], pop baroque, rock alternatif, rock progressif[2]
Instruments piano, Fairlight CMI, clavier, basse, guitare, violon
Années actives Depuis 1975
Labels EMI (depuis 1975), Columbia Records (1989-2009), Legacy Recordings (depuis 2010), Fish People (division d'EMI ; depuis 2011)
Influences The Beatles · David Bowie · Brian Eno · Genesis · Elton John · King Crimson · Pink Floyd · Joni Mitchell · Laura Nyro · Roxy Music[3]
Site officiel http://www.katebush.com
50 Words for Snow Director's Cut (album de Kate Bush) Aerial The Red Shoes (album) The Sensual World The Whole Story Hounds of Love The Dreaming Never For Ever Lionheart (album) The Kick Inside

Catherine Bush, dite Kate Bush, est une musicienne, auteure-compositrice-interprète, danseuse, chanteuse et productrice de disques britannique, née le 30 juillet 1958 à Bexleyheath[4] au Royaume-Uni.

Son style musical éclectique et ses performances vocales de soprano[5] ont fait d'elle la chanteuse britannique qui a eu le plus de succès ces trente-cinq dernières années.

En 1978, à l'âge de 19 ans, Kate Bush est en tête du UK Singles Chart au Royaume-Uni pendant quatre semaines avec son premier 45-tours Wuthering Heights, qu'elle a elle-même écrit[6], faisant d'elle la première et la seule femme auteur-compositrice-interprète à atteindre le sommet des classements au Royaume-Uni[7]. Deux ans plus tard, elle sera la première chanteuse au sommet du UK Albums Chart avec son disque Never for Ever[8] et par la même occasion, la première à avoir jamais atteint cette place no 1 dès son entrée dans le classement[9]. Elle dénombre un total de dix albums studios ainsi qu'une compilation, des albums live et d'autres formats. Tous ses albums studios se sont classés dans le Top 10 britannique. Deux d'entre eux, ainsi que sa compilation, ont atteint la première place au Royaume-Uni[10]. Parmi ses plus grands succès figurent entre-autres Running Up that Hill, Cloudbusting, Babooshka, The Man with the Child in His Eyes[11], et son duo sur Don't Give Up de Peter Gabriel[12].

Parmi les récompenses qui lui sont décernées au fil de sa carrière, Kate Bush remporte notamment en 1987 le Brit Award de la « meilleure chanteuse britannique », et en 2002 un Ivor Novello Award pour sa « contribution exceptionnelle à la musique britannique »[13] en reconnaissance de son talent de parolière. Au cours de sa carrière, elle est également nommée pour trois Grammy Awards[14]. En 2013, elle reçoit des mains de la reine Élisabeth II[15] la décoration de « commandeur de l'ordre de l'Empire britannique » pour les services rendus à la musique[16],[17]. En 2014, l'artiste de 56 ans suscite toujours l’intérêt du public en vendant plus de 80 000 billets en 15 minutes, pour sa série de concerts à Londres, Before The Dawn[18]. La même année, Kate Bush devient la première femme dans l'histoire du Royaume-Uni à avoir huit albums en même temps dans le Top 40, derrière Elvis Presley en 1977 avec douze albums et The Beatles en 2009 avec onze albums[19]. Surnommée «la Sorcière du son» par la presse[20],[21] et considérée comme une "icône vivante" au Royaume-Uni[22], elle est actuellement la première et la seule artiste féminine à avoir atteint le top 3 du UK Albums Chart au cours de chacune des cinq dernières décennies[23].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Catherine Bush nait le 30 juillet 1958 à l’hôpital de Bexleyheath, dans la banlieue du sud est de Londres. Son père Robert John Bush est médecin généraliste. Sa mère Hanna Patricia Daly est une ancienne infirmière irlandaise qui a stoppé ses activités professionnelles pour se consacrer à sa famille. Cathy a deux grands frères, John Carder (surnommé Jay) né en 1944 et Paddy né en 1952. La famille vit dans la ville de Welling, à East Wickham Farm, une ancienne ferme avec son étang, sa roseraie et sa grange. À six ans, Cathy fait son premier grand voyage. Elle part avec ses parents et Paddy en Océanie plusieurs mois, rendre visite à la famille de sa mère. Les activités artistiques, notamment musicales, rythment la vie familiale. Jay et Paddy sont mélomanes et musiciens et se passionnent pour la musique folk. Cathy est bercée par cet environnement et commence à s’intéresser à la littérature. Elle regarde beaucoup la télévision, notamment des films. Certains inspireront certaines de ses futures chansons. La première révélation artistique a lieu en 1973, au Hammersmith Odeon de Londres où elle assiste à l'ultime show de David Bowie en tant que Ziggy Stardust. Elle est scolarisée à Abbey Wood mais s'ennuie à l'école. Toutefois, l'élève se distingue dans l'écriture. À tel point que certains de ses poèmes sont publiés dans le magazine de l'établissement scolaire. Mais surtout, c'est quand son père lui apprend les rudiments du piano qu'elle se découvre une passion pour cet instrument et devine les immenses possibilités qui s'ouvrent à elle. À partir de ce moment, elle travaille tous les jours, plusieurs heures sur son piano. Elle travaille également sa voix. La famille Bush se rend compte que la cadette dispose d'un talent rare qu'il convient de choyer et de promouvoir[24].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

1973-1977 : Les débuts[modifier | modifier le code]

Jay compte parmi ses connaissances Ricky Hopper. Celui-ci travaille pour le label Transatlantic Records et possède un solide carnet d'adresses. Les démos qu'il envoie à différentes maisons de disques ne donnent rien. Il fait écouter les bandes son à l'un de ses amis musiciens, David Gilmour. Ce dernier semble intéressé et se rend chez les Bush en 1973 pour rencontrer et écouter la jeune fille chanter ses compositions en direct. Gilmour est conquis et la convie à son home studio afin d'y enregistrer quelques morceaux. Cathy s'y rend donc, accompagnée de Ricky Hooper. Malgré la qualité des enregistrements, les maisons de disques restent hermétiques. L’adolescente commence à douter et à envisager d'autres carrières professionnelles. Elle devient végétarienne à l'âge de seize ans. David Gilmour décide de financer une session d'enregistrement à AIR Studio en 1975, sous la responsabilité de son ami Andrew Powell. Le directeur Général d'EMI, Bob Mercer, est séduit par les nouvelles démos et propose un rendez vous avec Mr Bush et sa fille. La signature d'un contrat est envisagée. La deuxième révélation artistique a lieu la même année quand l’adolescente assiste à deux shows du chorégraphe Lindsay Kemp. C'est décidé, elle fera aussi de la danse. Cathy arrête ses études en 1976 malgré la réticence de ses parents. Grâce a un petit héritage, elle quitte le cocon familiale pour un appartement appartenant à ses parents à Lewisham, avec ses frères pour voisins épisodiques. Désormais Cathy s’appellera Kate et a plein de projets. Le contrat avec EMI est signé cette même année. En échange des droits, la maison de disques financera les coûts des futurs enregistrements. La jeune fille suit des cours de mime et de danse avec notamment comme professeurs : Adam Darius et Lindsey Kemp. En parallèle, elle compose régulièrement avec un objectif, faire un album. Mercer estime qu'elle doit continuer à mûrir en passant par l’expérience de la scène. Le groupe KT Bush Band est créé avec les musiciens Brian Bath, Vic King et Del Palmer. Ce dernier sera son petit ami et un précieux conseiller. Le groupe se produit dans différentes pubs. Bob Mercer assiste à l'un des concerts et décide qu'il est temps de passer à l'étape suivante. L'entrée en studio est programmée pour juillet 1977[24].

1977-1978 : Succès international et découverte du show business[modifier | modifier le code]

EMI confie la production de l'album à Andrew Powell, déjà aux manettes lors des sessions d'enregistrements de 1975, assisté de Jon Kelly. Powell recrute les musiciens de son choix. À l'exception de Paddy, Kate n'a pas les moyens d'imposer les siens[25] [26]. L'album The Kick Inside ne ressemblera à aucun autre album connu. La chanson qui va lui assurer un fulgurant succès a failli ne pas y figurer. En effet, Wuthering Heights a été écrite juste avant les séances d'enregistrement à AIR Studios, rejoignant au dernier moment la liste des titres choisis pour le disque[27]. Toutes les chansons sont écrites et composées par Kate. Avant tout, EMI prévoit de sortir un 45-tours avant l'album. Bob Mercer choisit James And The Cold Gun, titre lui paraissant accessible au plus grand nombre. Kate s'y oppose. Pour elle, se sera Wuthering Heights. Après de longues discussions, elle aura gain de cause. Les gens d'EMI buttant contre la grande détermination de la jeune fille[28].

La sortie du single est prévue pour le 4 novembre 1977. La maison de disque se ravise, préférant éviter la concurrence des nombreuses sorties discographiques de la période des fêtes de fin d'année. Trop tard! Des exemplaires promotionnels ont déjà été adressés à nombre de journalistes et de stations de radios. EMI leur demande de ne pas diffuser le morceau avant sa sortie officielle. Tous acceptent sauf Eddie Puma et Tony Myatt de Capital Radio. Le 45-tours passe sur les ondes. Presque aussitôt, le standard de la radio reçoit des appels d’auditeurs surpris, cherchant à s’enquérir de l'identité de l'artiste. Les deux complices continuent de diffuser la chanson quand soudain, tout s'emballe. Wuthering Heights auquel collabore Ian Bairnson (membre du Alan Parsons Project) sur le solo de guitare qui conclut la chanson, et dont le texte est inspiré par le roman du même nom d'Émily Brontë (en français : Les Hauts de Hurlevent) sort dans les bacs des disquaires le 20 janvier 1978. Dans la foulée, pour promouvoir le titre, deux vidéos sont tournées. Dès le 7 février le titre entre dans les charts britanniques, jusqu'à s'y installer à la première place le 7 mars pendant quatre semaines. Il sera classé dans différents pays européens et océaniens, jusqu'à atteindre la première place en Australie, en Irlande, en Italie et en Nouvelle-Zélande. Succès d'autant plus remarquable que nous sommes alors en pleine période punk et Kate Bush se démarque déjà, avec ses airs romantiques et évaporés (présence théâtrale due à sa formation de danseuse et de mime). Le 17 février The Kick Inside sort à son tour. Il atteins la troisième place des charts britanniques, se classant même à la première place aux Pays-Bas et au Portugal. C'est un triomphe[29] [30][26]! Pour célébrer ce succès, EMI offre à Kate une réception à Paris ainsi qu'un piano Steinway[31].

Commence le revers de la médaille. Loin de son travail créatif, les apparitions promotionnelles s'enchainent au Royaume-Uni et à l'étranger. Kate doit se soumettre aux interviews et aux séances photos (à cette époque, elle sera considérée comme la femme la plus photographiée en Grande-Bretagne)[32]. La nouvelle venue devient l'objet de multiples articles. Les tabloïds veulent connaitre sa vie privée[33]. Cependant, la famille Bush veille au grain. Sur les conseils de David Gilmour et de son manager Steve O'Rourke, différentes sociétés sont fondées et dirigées par les cinq membres de la famille dans le but d'être associés aux différentes décisions prises, de contrôler l'image publique de la cadette et de garder le contrôle de ses finances. EMI leur conseil de prendre un manager. Les Bush doute de son utilité. L'expérience sera éphémère. Kate n'en aura pas[34].

Malgré deux voyages promotionnels aux États-Unis, les programmateurs des radios américaines restent peu réceptifs au travail de Kate. Il la trouvent trop étrange pour le marché américain. Elle sera longtemps considérée comme une artiste du circuit alternatif. On lui propose toutefois d'assurer la première partie de la fin de la tournée américaine de Fleetwood Mac. Proposition qu'elle décline[35].

EMI lui mets la pression. Elle doit enregistrer un second album dans la foulée du premier. Elle considère manquer de temps pour le faire correctement mais celle fois-ci, la jeune fille arrive à imposer son groupe de musiciens à Andrew Powell. Toutes les chansons sont écrites et composées par Kate. La plupart des enregistrements ont lieu pendant l'été en France, au Studio Super Bear[36]. Lionheart sort le 10 novembre 1978. Ce disque est dans la continuité du premier. Il atteindra la sixième place des ventes aux Royaume-Uni et se classera dans des charts en Europe, en Océanie et au Japon[37].

1979 : La tournée[modifier | modifier le code]

Pour gérer le flot continu du courrier des fans, le Kate Bush Club voit le jour. Kate a désormais une assistante. Celle-ci est chargée de faire le tri parmi des nombreuses sollicitations. C'est ainsi que Kate décline des rôles dans des films d'horreur ou encore l'enregistrement du morceau-titre du futur James Bond, Moonraker[38].

D'un commun accord avec la maison de disque, une tournée est envisagée. Kate imagine intégrer danse, mime, poésie, jeu de lumière et magie au futur spectacle. Tous les tickets sont vendus dés le mois de mars 1979. Les concerts de The Tour of Life courent du 3 avril au 14 mai au Royaume-Uni et sur le continent. Malheureusement, à l'issue de l'avant première du 2 avril, l'éclairagiste Bill Duffield se tue en tombant d'une galerie. L'équipe est sous le choc. Kate envisage un instant d’annuler la tournée. Finalement, celle-ci est maintenue. Ancêtre du micro-casque, un micro fixé face au visage de la chanteuse est bricolé, tel un casque lui permettant de chanter en dansant. Trois dates sont ajoutées dont l'une au bénéfice de la famille de l'éclairagiste décédé avec en guest stars Steve Harley et Peter Gabriel. Malgré les critiques enthousiastes de la presse et un succès en nombre d'entrées, The Tour of Life est un gouffre financier à la charge de la famille Bush. Kate sort de cette expérience complètement épuisée[39] [40].

1979-1980 : Coproductrice et nouveau succès à la croisée des chemins[modifier | modifier le code]

Kate Bush envisage un troisième album. Elle se remets à la composition à partir de juin 1979. Des changements s'imposent. Elle décide de ne pas renouveler sa collaboration avec Andrew Powell et d'avoir plus de liberté en coproduisant le futur album avec Jon Kelly. En septembre commence la première partie des sessions d'enregistrement à AIR Studio[41].

En fin d'année, Kate participe à deux émissions télévisées de la BBC, dont l'une où elle en est la vedette, avec Peter Gabriel en invité exceptionnel[42].

En janvier 1980, Kate enregistre les chœurs pour deux chansons du nouvel album de Peter Gabriel. En février, elle chante sur un titre du nouvel album de Roy harper[43].

Après une petite pause, reprise des sessions d'enregistrement du nouvel album impliquant un changement de studio et de méthode de travail. De AIR Studio, les sessions se font à Abbey Road. Fini les performances d'un groupe de studio, façon Powell. Désormais chaque musicien est sélectionné selon le besoin de chaque morceau. Autre nouveauté, l'utilisation du Fairlight CMI. Peter Gabriel a fait découvrir à Kate ce premier échantillonneur numérique. Comme pour le piano, quelques années auparavant, Kate se découvre une passion pour cet outil et devine les immenses possibilités qui lui sont offertes. En effet, les facultés du travail sur le son, font du Fairlight CMI un outil révolutionnaire pour l'époque[44]. Kate est la première femme à l'utiliser. Elle tâtonne en créant des sons avant de les traiter avec son nouveau jouet. C'est comme cela qu'elle en arrive à casser une partie de la vaisselle de la cantine des Studios Abbey Road, qu'elle claque des portes, qu'elle recharge des armes etc pour en échantillonner les sons et les retravailler. Une large place de l'album en cours est aussi donnée aux instruments acoustiques de Paddy tels que l'harmonica, la scie musicale, la balalaïka, la mandoline, la sitar et le psaltérion. Comme pour les albums précédents, toutes les chansons sont écrites et composées par la jeune femme mais à partir de celui-ci, les voix masculines sont plus présentes dans son œuvre[45].

Breathing, le premier 45-tours du nouvel album Never for Ever est dans les bacs en avril 1980 et se classe dans les charts britanniques. Mais le grand hit est Babooshka qui sort en juin. La chanson se classe dans différents pays, atteignant la deuxième place en Australie, la quatrième en Norvège, la cinquième en France, en Irlande, en Israël, en Italie et au Royaume-Uni. C'est son plus grand succès depuis Wuthering-Heights[46].

Une nouvelle révélation artistique a lieu en septembre 1980, au stade de Wembley de Londres où Kate assiste à un show de Stevie Wonder. Le même mois, Never for Ever sort dans les bacs. A nouveau, les apparitions promotionnelles s'enchainent au Royaume-Uni et à l'étranger. Fait rare, le disque se classe à la première place du classement musical Britannique dés son entrée. Pour une femme, c'est une première au Royaume-Uni. Il atteint aussi la première place en France. L’album se classe en Europe, en Océanie ainsi qu'au Canada et au Japon. C'est à nouveau un succès[47]! Never for Ever est un album à la croisée des chemins. Il est plus innovant que les précédents et pas autant que le prochain[48]. L'année 1980 marque une étape décisive. Devenue coproductrice, Kate Bush confirme son besoin d'indépendance et son exigence artistique. La presse spécialisée la surnomme la « sorcière du son ».

1981-1982 : Désormais productrice et virage à 180°[modifier | modifier le code]

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Elle revient avec The Dreaming (1982). Ce disque ne bénéficie pas d'un accueil à la hauteur de son ambition, mais il est souvent considéré par les admirateurs de Kate Bush comme son meilleur album.

Le succès est de nouveau au rendez-vous en 1985 avec Hounds of Love (avec la collaboration du compositeur de musique de film Michael Kamen). Porté par des titres tels que Running Up That Hill, Cloudbusting, Hounds of Love et The Big Sky, c'est l'album de la consécration (critique et commerciale) planétaire : en effet, avec cet album elle se fait connaître aux États-Unis.

Surfant sur le succès de Hounds of Love, son duo avec Peter Gabriel sur la chanson Don't Give Up sur l'album So de 1986 lui permet de conquérir un nouveau public et elle reçoit début 1987 le prix de la meilleure interprète féminine de l'année en Grande-Bretagne.

Les albums suivants, The Sensual World (1989) - auquel collaborent David Gilmour et Alan Stivell - et The Red Shoes (1993) ne rencontreront pas le même succès en Europe, même si Kate Bush garde une certaine popularité en Grande-Bretagne où ces deux albums atteindront la 2e place des charts. Son album The Red Shoes, avec des participations de Prince, Gary Brooker (membre du groupe Procol Harum), Eric Clapton et Jeff Beck, est entré dans les classements américains.

Le 7 novembre 2001, Kate reçoit la récompense Q award pour l'ensemble de sa carrière.

L'année suivante elle retrouve David Gilmour sur scène pour interpréter avec lui Comfortably Numb, extrait de The Wall de Pink Floyd.

Un double album intitulé Aerial, est sorti le , après une interruption de sa carrière d'une douzaine d'années, pendant lesquelles elle se consacre à sa vie personnelle, en particulier à l'éducation de son fils Albert (Bertie) qu'elle a eu avec le guitariste Danny Mcintosh. Le seul extrait de l'album, le single King of the Mountain, est paru le .

Elle enregistre en 2007 la chanson du générique de fin du film À la croisée des mondes : La Boussole d'or.

Le neuvième album de Kate Bush, Director's Cut, est sorti en mai 2011. Cet album est basé sur des reprises de deux anciens albums : The Sensual World et The Red Shoes. Un premier single promotionnel, Deeper understanding, a vu le jour le 4 avril. L'album est également édité sous la forme d'un coffret de trois disques, avec The Sensual World et une version remasterisée de The Red Shoes, auquel elle a souhaité donner un son plus organique, par opposition à la production numérique de l'époque, jugée trop « froide ».

Un nouvel album, cette fois composé de chansons inédites, intitulé 50 Words for Snow et comprenant les participations du comédien Stephen Fry, d'Elton John, du batteur Steve Gadd, du guitariste Andy Fairweather-Low, et de son fils Albert, sort le 21 novembre 2011.

En 2012, Kate Bush décline la proposition des organisateurs des Jeux olympiques d'été de se produire à la cérémonie de clôture. Son succès réenregistré de Running Up that Hill sera diffusé pour l'occasion[49].

Auteur, compositeur, interprète, Kate Bush produit et arrange elle-même ses albums. Elle travaille en famille chez elle, se montrant extrêmement discrète et n'assurant que le minimum de promotion. L'artiste semble s'éloigner de plus en plus du format pop « classique », notamment sur la deuxième partie d'Aerial et sur 50 Words for Snow.[réf. nécessaire]

En 2014, trente-cinq ans après sa dernière tournée[50],[51], Kate Bush donne une série de concerts à l'Hammersmith Apollo de Londres du 26 août au 1er octobre[52],[53]. Les 80 410 billets pour les 22 représentations de Before the Dawn se vendent en 15 minutes[54],[55]. Dès les premières dates, les critiques se joignent à l'engouement du public et saluent la performance[56],[57],[58],[59],[60],[61].

Influences[modifier | modifier le code]

À partir des années 1980, il est devenu courant pour les auteurs-compositrices-interprètes d'être comparées à Kate Bush par les médias. Cette dernière est considérée comme une source d'inspiration pour des artistes comme Tori Amos[62], Imogen Heap, Alison Goldfrapp[63], Björk[64], Nerina Pallot[65], KT Tunstall[66] ou Émilie Simon[67]. Maylis de Kerangal rend hommage à Kate Bush dans son roman Dans les rapides[68]. Solange Knowles déclare s'inspirer de la chanteuse dans le registre de la mode[69].

En plus de ces artistes qui affirment que Bush a eu une influence sur leurs propres carrières, d'autres personnalités ont exprimé leur intérêt, voire, leur admiration pour son œuvre ou son parcours, tels qu'Annie Lennox[70], Sky Ferreira[71], Lily Allen[72], Mylène Farmer[73], Étienne Daho[74], Nicolas Winding Refn[75], Pat Benatar, Warpaint[76], Adele[77], Elton John[78], Joe Elliott[79], Patti Smith[80], Marina and the Diamonds[81], Brian Kennedy[82], Susanne Sundfør[83], Cameron Crowe[84], Lou Doillon[85], Moddi[86], Boy George[87], Christine and the Queens[88], Yelle[89], Elizabeth Fraser[90], David Gilmour[91], Lenny Henry[92], Daphné[93], Forest Swords[94], The Married Monk[95], Annie Clark[96], Chrissie Hynde[97], Andy Bell[98], Dree Hemingway[99], Lykke Li[100], Cécile Corbel[101], Lindsay Kemp[102], Nigel Kennedy[103], Camélia Jordana[104], Placebo (groupe)[105], Neil Gaiman[106], Peter Gabriel[107], John Lydon[108], Dave Gahan[109], Midge Ure[109], Toyah Willcox[109], André 3000[110], Gary Brooker[111], Sophie Ellis-Bextor[112], Michael Chiklis[113], Brisa Roché[114], Roy Harper[115], Bloc Party[116], Florence Welch[117], Eoin Colfer[118], Bernard Lenoir[119], Jim Kerr[120], Danny Thompson[121], Marianne Faithfull[122], Marc Almond[123], Fredrika Stahl[124], Rachel Sermanni[125], Deborah Harry[126], Tracey Emin[127], Olympe[128], Röyksopp[129], The Dismemberment Plan[130], John Boyne[131], Gemma Arterton[132], Natalie Dessay[133], An Pierlé[134], David Rhodes[135], Gered Mankowitz[136], Robert Smith de The Cure[137] ou encore Annabella Lwin du groupe Bow Wow Wow[138]. Bush était l'un des artistes que Prince a remerciés dans les notes de la pochette de Diamonds and Pearls en 1991[139] et d'Emancipation en 1996[140].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Kate Bush est née à Bexleyheath, dans le comté de Kent. Elle grandit aux côtés de Robert Bush, son père, Hannah Daly, sa mère et ses deux frères, John et Paddy[141]. Elle est élevée dans un milieu tourné vers les arts : sa mère était une ancienne danseuse de folk irlandais, son père pianiste, Paddy multi instrumentiste et John poète et photographe[142].

L'influence musicale de sa famille fait qu'elle décide d'apprendre par elle-même à jouer du piano à l'âge de 11 ans mais aussi de l'orgue et du violon. Elle écrira ses premières chansons durant son adolescence[143].

Kate Bush est mariée au guitariste Dan McIntosh. Ils sont parents d'un fils, Albert[144]. Anciennement résidente à Eltham[145], au sud-est de Londres, elle habite dans le Devon[146] et avait jusqu'à la fin 2011 une autre résidence près de Theale (en), dans le West Berkshire[147].

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Bruce Eder, « Kate Bush », sur AllMusic, Rovi Corp (consulté le 9 juin 2013), Overview.
  2. (en) Ron Moy, « A Daughter of Albion? Kate Bush and mythologies of Englishness », sur popular-musicology-online.com, (consulté le 24 juin 2013), However, side two's song suite, taken as an entity, does encourage the listener to makes connections with that most English of genres — progressive rock.
  3. Bexleyheath était rattaché en ce temps dans le Kent et aujourd'hui dans le Grand Londres.
  4. (en) « Kate Bush- Vocal Profile/ Range », sur www.divadevotee.com, (consulté le 24 juin 2013) : « Dramatic Soprano », p. Vocal Range.
  5. (en) Graeme Thomson, « Kate Bush's only tour: pop concert or disappearing act? », sur www.guardian.co.uk, (consulté le 10 juin 2013), A little over a year earlier, Bush had announced her arrival with the single Wuthering Heights, as strange a song as any that has spent four weeks at No 1.
  6. (en) « Why Kate Bush’s Comeback Is and Isn’t », sur cheatsheet.com, (consulté le 8 juin 2015).
  7. (en) « 10 important Kate Bush songs you need to know », sur nbhap.com (consulté le 27 août 2014).
  8. (en) « Never For Ever », sur archive.is (consulté le 28 juillet 2012).
  9. (en) « Kate Bush », sur officialcharts.com (consulté le 8 juin 2015).
  10. (en) Bruce Eder, « Kate Bush Awards », sur AllMusic, Rovi Corp (consulté le 23 juin 2013).
  11. Don't Give Up est une chanson extraite de l'album So de Peter Gabriel.
  12. (en) « Kate Bush », sur brits.co.uk (consulté le 26 juin 2013), BRITs profile.
  13. (en) « Kate Bush Awards », sur metrolyrics.com, MetroLyrics.com (consulté le 13 juillet 2013).
  14. (en) Fraser McAlpine, « Kate Bush Takes Her CBE From The Queen », sur bbcamerica.com, BBC Worldwide Americas Inc, (consulté le 30 juin 2013), There’s Kate Bush, there’s the Queen (...)And even when you know that Kate is receiving her CBE for services to the music industry (...).
  15. (en) « New Year Honours: Famous faces », sur www.bbc.co.uk, BBC, (consulté le 7 mai 2013) : « Said she was "deeply honoured" », Olympic heroes head New Year Honour.
  16. (en) « Supplément », The London Gazette, (consulté le 7 mai 2013).
  17. (en) « Kate Bush’s return at the Hammersmith Apollo reveals the singer still has that esoteric magic », sur http://news.nationalpost.com, (consulté le 7 juin 2016).
  18. (en) « Kate Bush becomes the first female artist in UK history to have eight simultaneous Top 40 albums », sur New Musical Express (NME) (consulté le 31 août 2014).
  19. « La résurrection de Kate Bush, « la sorcière du son » », sur lemonde.fr, (consulté le 22 septembre 2016).
  20. « Kate Bush – Director’s Cut », sur discordance.fr, (consulté le 9 juillet 2016) : « Las de ses apparitions publiques, de promos éprouvantes et souhaitant élargir ses champs d’action, la désormais nommée "Sorcière du son" crée son propre studio d’enregistrement au début des années 80. ».
  21. (en) « Living icons », sur bbc.co.uk, (consulté le 26 juin 2016).
  22. (en) « Kate Bush On Track for First U.K No. 1 Album In Almost 30 Years », sur billboard.com, billboard, 11/29/2016 (consulté le 26 février 2017).
  23. a et b https://books.google.fr/books/about/Kate_Bush.html?id=YL0EDgAAQBAJ&printsec=frontcover&source=kp_read_button&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
  24. (en) « THE GARDEN A Chronology of Kate Bush's Career (to April 1990) », sur gaffa.org, 1990 (consulté le 31 juillet 2017).
  25. a et b (en) « Kick Inside (the) [album] », sur katebushencyclopedia.com (consulté le 1er août 2017).
  26. Frédéric Delâge, KATE BUSH Le temps du rêve, Le mot et le reste, , p. 39
  27. Frédéric Delâge, KATE BUSH Le temps du rêve, Le mot et le reste, , p. 41
  28. Frédéric Delâge, KATE BUSH Le temps du rêve, Le mot et le reste, , p. 42/43
  29. (en) « Wuthering Heights », sur katebushencyclopedia.com (consulté le 1er août 2017).
  30. Frédéric Delâge, KATE BUSH Le temps du rêve, Le mot et le reste, , p. 45
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Delâge, Kate Bush, Le Temps du Rêve, Le Mot et le Reste, , 218 p., 14,8 x 21 cm (ISBN 9782360542383, présentation en ligne).
  • (en) John Carder Bush, Cathy, Sphere, (1re éd. 1986), 144 p., 24 × 17,5 cm, relié (ISBN 978-0751559897 et 075155989X, présentation en ligne).
  • Tim Walker, Robin Muir (contribution) et Ruth Ansel (dir.) (trad. Anne Levine, préf. Kate Bush, photogr. Tim Walker), Story Teller, Thames and Hudson Ltd, , 256 p., 35,2 × 28,4 cm (ISBN 978-2878113952 et 2878113950, lire en ligne).
  • (en) Graeme Thomson, Under the Ivy : The Life and Music of Kate Bush, Omnibus Press, (1re éd. 1 mai 2010), 384 p. (ISBN 1-84772-930-4).
  • (en) Deborah Withers, Adventures in Kate Bush and Theory, Hammeron Press, (ISBN 0-9564507-0-9).
  • (en) Kate Bush, Gianni Jetzer et Ali Subotnick (photogr. Shirana Shahbazi (en)), Meanwhile, Jrp Ringier, , 64 p. (ISBN 978-3-905829-05-1).
  • (en) Rob Jovanovic, Kate Bush : The Biography, Piatkus Books (1re éd. octobre 2005), 256 p., 19,6 × 13,0 cm, broché (ISBN 0749951141 et 9780749951146).
  • (en) Robert Godwin, The Illustrated Collectors Guide To Kate Bush, Apogee Books (réimpr. 26 Octobre 2005), 104 p., 23,0 × 15,0 cm, broché (ISBN 1894959450 et 978-0-9695736-0-9).
  • (en) John Mendelssohn, Waiting for Kate Bush, Omnibus Press, , 240 p., relié (ISBN 1844494896 et 9781844494897, présentation en ligne).
  • (en) Kevin Cann et Sean Mayes, Kate Bush : A Visual Documentary, Omnibus Press, (ISBN 0-7119-1039-1).
  • (en) Fred Vermorel, The Secret History of Kate Bush and the Strange Art of Pop, Omnibus Press, (ISBN 0-7119-0152-X).
  • (en) Fred Vermorel et Judy Vermorel, Kate Bush : biography : princess of suburbia, Target Books, , couverture en papier glacé 217 × 288 mm.


Liens externes[modifier | modifier le code]