Jacques Sédat

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Jacques Sédat
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Jacques Sédat, né en 1950, est un psychanalyste français, membre de la société psychanalytique Espace analytique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Sédat fait des études de philosophie et de psychologie à la faculté des lettres de Paris et à l'université Paris-Diderot. Sa formation psychanalytique se déroule à l’École freudienne de Paris (EFP) et au Quatrième Groupe. Il fait une analyse avec François Perrier et devient psychanalyste en activité clinique privée en 1972[1].

En 1980, il participe, avec plusieurs psychanalystes, notamment Serge Viderman, François Roustang et Conrad Stein, à la fondation du « Collège de psychanalystes », au moment de la dissolution de l'École freudienne de Paris[2].

Il rejoint ensuite le Centre de formation et de recherches psychanalytiques (CFRP), fondé en 1982 par Maud Mannoni, Octave Mannoni et Patrick Guyomard[3], puis Espace Analytique fondé en 1994 par Maud Mannoni après la dissolution du CFRP.

Il participe à la fondation par Alain de Mijolla de l’Association internationale d'histoire de la psychanalyse (AIHP)[4], devenue en 2011 l'Association internationale Interactions de la psychanalyse (A2IP), association dont il a été le vice-président jusqu'en 2016.

Recherches et activités[modifier | modifier le code]

Lecteur de Freud[modifier | modifier le code]

Jacques Sédat est connu pour être un lecteur assidu du texte freudien : « Il a écrit sur Freud et nombreux sont ses articles sur les écrits et les concepts freudiens », estime Jean-Pierre Lehmann dans sa présentation de l'ouvrage de J. Sédat Comprendre Freud (2007, 2008)[5]. Sur Freud paru en 2000, Yves Baumstimler situait la lecture de Freud par Jacques Sédat de manière suivante : « Sédat introduit à une lecture de Freud à partir de Lacan ; on peut dire qu’il s’agit d’un retour à Freud à partir du travail de Lacan »[6].

Position dans le mouvement psychanalytique français[modifier | modifier le code]

Dans l' Histoire de la psychanalyse en France, Élisabeth Roudinesco brosse un portrait de Jacques Sédat, comme représentant « une composante bien “française” de la psychanalyse disparue depuis la mort de Pichon », spécialement dans la période de fonctionnement du Collège de psychanalystes. Jacques Sédat, écrit-elle, a « une bonne connaissance de tous les aspects du mouvement psychanalytique et n'est hostile à aucun d'eux. Aussi deviendra-t-il progressivement membre de nombreux groupes issus de la crise de la SPP et de la dissolution de l'EFP, donnant plutôt sa préférence à un antimillérisme actif »[2]. Roudinesco note que « fasciné par le corporatisme et l'esprit “intergroupe” des années 1970-1980 », il « met en œuvre un programme de défense de la profession, face aux contraintes fiscales imposées par l'État »[2].

Responsabilités éditoriales[modifier | modifier le code]

Rédacteur en chef adjoint de la revue Figures de la psychanalyse (rattachée à l'Espace analytique), il collabore à plusieurs revues psychanalytiques et généralistes, et il est membre du comité de rédaction de la revue Esprit [1]. Il a dirigé la collection « Psychanalyse » dans la « Bibliothèque des introuvables » chez Tchou. Il est l'éditeur scientifique de la nouvelle édition de Chaussée d'Antin de François Perrier chez Albin Michel.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Freud, Paris, Armand Colin, 2000.
  • Comprendre Freud, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus », 2007 (ISBN 978-2-2003-5535-7).
  • (éd. scientifique) François Perrier, La Chaussée d'Antin, Édition nouvelle révisée et augmentée par Jacques Sédat, Paris, Albin Michel, 1994 (ISBN 2-226-07491-0)
  • (dir.) Retour à Lacan ?, Paris, Fayard , 1981.

Articles dans le Dictionnaire international de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

  • « Ricœur, Freud et la démarche psychanalytique », in Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia (dir.), Paul Ricœur et les sciences humaines, Paris, La Découverte, 2007.
  • « Sur l'origine du transfert », in Claude Schauder (éd.), Françoise Dolto et le transfert, Érès, 2008 (ISBN 978-2749205397).
  • « Le temps à retrouver », in René Frydman & Muriel Flis-Trèves (dir.) L'irrésistible course du temps, Paris, PUF, 2011 (ISBN 978-2-13-058647-0).

Articles de revues[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Page auteur sur le site des PUF, consultée en ligne le 24.09.15
  2. a b et c É. Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France. 2. 1925-1985, annexes, p.  613.
  3. É. Roudinesco, p. 693: sur le CFRP comme « la deuxième composante du lacanisme des années quatre-vingt », en face de « l'ECF et en rivalité absolue avec elle ».
  4. « De l’histoire personnelle à l’histoire de la psychanalyse : une trajectoire », Entretien avec Alain de Mijolla, Annick Ohayon, dans Nouvelle revue de psychosociologie, 2015/2 no 20, p. 247-262, « Devenirs de la psychanalyse ».
  5. Jean-Pierre Lehmann, recension de l'ouvrage de Jacques Sédat, Comprendre Freud », Che vuoi ? 2007/2, no  28, p. 153-162.
  6. Yves Baumstimler, « Jacques Sédat : Freud », Figures de la psychanalyse, 2001/1, (no 4), p. 223-224 en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France. 2 — 1925-1985, Paris, Fayard, 1994, p. 613 notamment. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]