Anna Freud

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Anna Freud
Portrait de Anna Freud

Anna Freud en 1957.

Biographie
Naissance
à Vienne, Autriche
Décès (à 86 ans)
à Londres, Angleterre
Nationalité(s) Royaume-Uni (-)
Autriche (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père Sigmund FreudVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère Martha BernaysVoir et modifier les données sur Wikidata
Frère(s) Ernst Ludwig Freud (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Psychanalyste
Profession(s) PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction(s) Anneau d’honneur de la ville de Vienne (d) et commandeur d'or de l'ordre du Mérite autrichien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie américaine des arts et des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata

Anna Freud, née le à Vienne et morte le à Londres, est une psychanalyste, née en Autriche, puis exilée en Angleterre en 1938, et naturalisée britannique. Elle est la fille du psychanalyste Sigmund Freud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Anna Freud est la dernière enfant de Sigmund et Martha Freud[1]. Sixième d'une fratrie nombreuse et dont la naissance n'est pas désirée[2], elle lutte pour être reconnue[1]. Elle souffre d'anorexie[3]. Elle suit une formation d'enseignante à l'école Montessori de Vienne[4] et passe le concours pour devenir institutrice en 1914, devenant la seule fille de Freud qui exerce un métier[5]. Elle est titularisée en 1917, année où elle est atteinte de tuberculose[6] et enseigne jusqu'en 1920[7],[1].

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Sa première analyse est menée par son père Sigmund Freud de 1918 à 1922 (puis une seconde analyse de 1924 à 1929). Jacques Van Rillaer qualifie cette analyse d'incestueuse[8]. À ce sujet, Freud écrit plus tard à Edoardo Weiss, qui lui demandait conseil à propos de son fils que, même si avec sa fille il avait bien réussi, prendre un fils en analyse était une chose qu’il ne pouvait pas conseiller[9].

À la suite de cette analyse, Freud publie en 1919 une étude intitulée « Un enfant est battu, Contribution à la connaissance de la genèse des perversions sexuelles », où l’un des cas cités, le cinquième, ne peut être que celui de sa propre fille, selon Elisabeth Young-Bruehl[10]. Cette hypothèse est reprise par Linda Hart et Teresa de Lauretis[11]. Or le 31 mai 1922, alors qu’elle suivait déjà depuis plusieurs années de façon informelle leurs discussions, Anna Freud se présente devant les membres de la Société psychanalytique de Vienne, avec une conférence d’admission intitulée « Schlagephantasie und Tagtraum (Fantasme d’être battu(e) et rêverie diurne) »[12]. La conférencière remarque dès le début : « Dans la communication que j'apporte, il s'agit d'une petite illustration d'une étude du professeur Freud " Un enfant est battu ". Elle est née d'une série de conversations avec Mme Lou Andreas-Salomé, que je dois beaucoup remercier pour son intérêt et pour son aide. » Selon Elisabeth Young-Buehl[13] et Ruth Menahem[14], le cas exposé, celui d’une jeune fille de 15 ans, est réalité le sien propre, puisqu’à cette époque elle n’avait pas encore de patients.

Anna Freud met en question la théorie freudienne du refoulement des désirs incestueux dans le complexe d’Œdipe. Teresa de Lauretis parle d’un « pas-si-refoulé-que-ça ». Anna Freud a contribué à ce que les conceptions de Freud sur la sexualité féminine, sur le complexe d’Œdipe, soit bouleversées. Plusieurs groupes de chercheurs ont suivi cette piste : en France, Isabelle Mangou a parlé de « Queer Anna », Mayette Viltard, se référant à l'étude de la Gradiva de Jensen, évoque le psychanalyste comme « un cas de nymphe »[15]. Linda Hart analyse la conférence comme « un dialogue fille/père, où la fille parle à la fois le langage du père et le sien propre », ce qui fait de la conférence une performance. Colette Piquet, avec un groupe de recherche de l’École lacanienne de psychanalyse, analyse le texte de la conférence comme une pièce de théâtre où chaque protagoniste joue son propre rôle, Freud, Anna Freud et Lou Andreas-Salomé[16].

En 1920, Sigmund Freud offre à Anna « l'anneau réservé aux membres du Comité »[17] : une intaille montée sur un anneau d'or[18]. Alors qu'elle pratique la psychanalyse depuis 1923 à Vienne[19], elle est acceptée comme membre de la Société psychanalytique de Vienne en 1924[20]. D'après Plon et Roudinesco, à la suite de la rupture de Sigmund Freud avec Otto Rank en 1924, elle remplace celui-ci au comité secret[21], écrivant à Max Eitingon : « [le comité] me reçoit en tant que membre » (lettre du 4 décembre 1924)[22]. Selon Barratt, elle n'intègre le comité qu'à la mort de Karl Abraham, en 1926[23].

Elle publie en 1936 Le Moi et les mécanismes de défense, essai dans lequel elle reprend des théorisations sur l'identification à l'agresseur, initiées par Sandor Ferenczi[24].

Elle demeure tout au long de sa vie proche de son père, affectivement et intellectuellement, devenant, avec son frère Ernst, héritière légale des archives et de l’œuvre de S. Freud[25].

Psychanalyse des enfants[modifier | modifier le code]

Anna Freud entre dans le mouvement psychanalytique avec la psychanalyse pour les enfants, en présentant un travail le devant la Société psychanalytique de Vienne (Wiener psychoanalytische Vereinigung)[26],[27].

Sa première analyse d'enfant est celle de son neveu, W. Ernest Freud, qui est lui-même l'enfant observé par Freud dans le « jeu de la bobine »[28].

Elle fonde en 1927 à Vienne, avec Eva Rosenfeld puis Dorothy Burlingham une école inspirée à la fois par la psychanalyse et par la pédagogie nouvelle, notamment la pédagogie par les projets[29]. Elle est appuyée dans cette entreprise par August Aichhorn[30]. L'école d'Hietzing (quartier de Vienne) existe jusqu'en 1932[6].

En février 1937[31], elle fonde, grâce au soutien financier de la psychanalyste Edith Jackson, et avec l'appui de Dorothy Burlingham, une institution, la Jackson Nursery, à mi chemin entre la crèche et la nurserie[32], qui est avant tout destinée à prendre soin — selon des principes psychanalytiques — d'une douzaine d'enfants nécessiteux de moins de deux ans ; dans cet établissement les premiers stades de l'enfance[33] sont observés. Après son exil en Angleterre et du fait de la guerre, elle ouvre une institution pour enfants, la Hampstead War Nursery, qu'elle tient avec D. Burlingham[34]. Cette institution sert de laboratoire à ses recherches, où elle forme ses collaborateurs[35].

Opposition avec Melanie Klein[modifier | modifier le code]

En 1927, elle écrit Introduction à la psychologie des enfants, point de départ de dissensions importantes avec Melanie Klein portant sur la conception du cadre analytique pour enfants. Pour Anna Freud, la psychanalyste établit un transfert positif, et assure un rôle pédagogique et éducatif avec l'enfant analysé, alors que Melanie Klein prône le jeu, qui correspond aux libres associations de la cure pour adultes.

Ces divergences prennent de l'ampleur à partir de 1938, lorsque Anna Freud s'exile après l'Anschluss pour échapper aux menaces antisémites et s'inscrit à la Société britannique de psychanalyse. Elles donnent lieu à des controverses scientifiques, dans la Société, entre 1941 et 1945[36].

Hommages[modifier | modifier le code]

Freud à l'université Clark (1909)

En 1950, Anna Freud reçoit un doctorat honoris causa de l'Université Clark (Massachusetts), l'université où son père avait donné une série de conférences psychanalytiques en 1909, introduisant ainsi la psychanalyse aux États-Unis.

Homophobie et homosexualité[modifier | modifier le code]

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Anna Freud est « la compagne de toute une vie » de Dorothy Burlingham[37]. Celle-ci s'installe en 1929 avec ses quatre enfants dans un appartement de l'immeuble viennois où habitent les Freud, et où Anna a un appartement[38]. Contrairement à son père, Sigmund, elle est convaincue que l'homosexualité est une « maladie »[39][réf. insuffisante],[40] ; elle s'oppose à l'exercice de la psychanalyse par des homosexuels[40]. La cure avec son père lui fait « haïr sa propre homosexualité »[41] tout en lui permettant de vivre une vie d'intellectuelle et de faire autorité dans le mouvement psychanalytique elle est conservatrice sur le plan moral parce qu'elle est dépositaire de l'orthodoxie[42]. Pour Annie Fortems, son « discours quasi-homophobe »[43] s'apparente à une « haine de soi » qui lui permet aussi de se protéger à une époque où l'homosexualité est illégale. Le journaliste Matthew Campbell rapporte que selon Roudinesco[pertinence contestée], elle fut accusée, comme d'autres disciples de Freud, d'homophobie[44] ; il est également destiné à l'IPA, dont Anna représente l'un des principaux courants[45], qui est hostile à cette pratique[43]. D'après Maxime Foerster, elle est à la fois « lesbienne et homophobe »[46][pertinence contestée]. Selon Jean Allouch, « l'homosexualité d'Anna » (une relation avec Lou Andreas-Salomé qu'il qualifie de très éloignée de « l'homosexualité actuelle » était encouragée par Sigmund Freud et connue de quelques-uns au moins des élèves de celui-ci[47]. D'après Michel Onfray, elle est homosexuelle[3].

Influence[modifier | modifier le code]

L'influence d'Anna Freud se manifeste aussi dans la psychologie du moi, école qui s'est développée aux États-Unis. Elle est aussi une des psychanalystes de Marilyn Monroe.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (Chapitre de livre) « Fantasme d'être battu et rêverie » (1922), in M.-C. Hamon (éd), Féminité mascarade. Études psychanalytiques, Le Seuil, 1994.
  • Le Normal et le Pathologique chez l’enfant (traduit de l’anglais par Daniel Widlöcher), Gallimard, 1968.
  • L'Enfant dans la psychanalyse (traduit de l'anglais par Daniel Widlöcher, François Binous et Marie-Claire Calothy), avant propos de Daniel Widlöcher, Gallimard (collection « Connaissance de l'inconscient »), 1976
  • Le Moi et les mécanismes de défense, Presses universitaires de France, 2001 (ISBN 2130518346)
  • Le Traitement psychanalytique des enfants, Presses universitaires de France, 2002 (ISBN 2130527264)
  • Lettres à Eva Rosenfeld 1919-1937, éditées par Peter Heller, Hachette Littératures, 2003 (éd. anglaise 1992) (ISBN 201235727X)
  • Lou Andreas-Salomé, Anna Freud, À l'ombre du père. Correspondance 1919-1937, Hachette, 2006 (ISBN 2012357288)
  • Les Enfants malades (avec Thesi Bergmann), Toulouse, Privat.
  • Initiation à la psychanalyse pour les éducateurs, Toulouse, Privat.
  • Sigmund Freud, Anna Freud, Correspondance, traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, Fayard, 2012 (ISBN 9782213662299)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • U. H. Peters, Anna Freud, traduit de l'allemand par Jeanne Etoré, Balland, 1986, (1991 Québec)
  • Elisabeth Young-Bruehl (en) (page wikipédia anglaise)
  • Young-Bruehl, E. (1988). Anna Freud, Paris, Payot, 1991 pour l'édition française
  • Houssier, F. (2010). Anna Freud et son école : créativité et controverses. Paris, Campagne Première. 304 p. (ISBN 2915789568)
  • Note de lecture sur le livre de F. Houssier, en ligne dans la revue Cliopsy, no 5, 2011, 127-136. « Florian Houssier. Anna Freud et son école. Créativité et controverses. Aurélie Maurin »[48].
  • Heller, P. (1996) Une analyse d'enfant avec Anna Freud, Collec. Le Fil rouge, Paris, PUF. (ISBN 213046551X). (L'auteur est un ancien élève de l'école de Hietzing, analysé par Anna Freud).
  • Colette Piquet, Le Petit Théâtre d'Anna Freud, Paris, L'Unebévue éditeur, 2008, 93 p. (ISBN 2914596235)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque », (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p.  502
  2. Roudinesco, E. (2012), Préface, op. cit. p. 12)
  3. a et b chapitre X de la deuxième partie intitulé « L’Antigone vierge et martyre" » de Michel Onfray, Le crépuscule d'une idole. L'Affabulation freudienne." Grasset, Paris, 2010.
  4. Houssier, F.(2010). Anna Freud et son école. Créativité et controverses, Paris : Campagne Première, p. 55
  5. Roudinesco, E. (2012), Préface, Sigmund Freud, Anna Freud, Correspondance, Paris, Fayard, 2012, p. 13)
  6. a et b Houssier, F. (2010). Op. cit.
  7. Young-Bruehl, E. (1991) Anna Freud, chapitre « La guerre », Paris, Payot, (éd. anglaise 1988), p. 58 et p. 68.
  8. « Freud a psychanalysé sa fille. C'est ce qu'on appelle une analyse " incestueuse ", une procédure en principe proscrite » p. 427, « Les mécanismes de défense des freudiens. » article de Jacques Van Rillaer publié dans Le Livre noir de la psychanalyse. Vivre, penser et aller mieux sans Freud. sous la direction de Catherine Meyer, Les arènes, Paris, 2005
  9. lettre citée par Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit. p. 105
  10. Elisabeth Young-Bruehl, op. cit.
  11. Teresa de Lauretis, The Practice of Love : Lesbian Sexuality and Perverse Desire, Indiana University Press, 1994. Lynda Hart, Between the body and the flesh, performing sadomasochism, 1998, tr. fr. : La Performance sado-masochiste, entre corps et chair, Paris, EPEL, 2003.
  12. Cette conférence est traduite in Féminité mascarade, Paris, Seuil, 1994.
  13. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit. p. 93 et seq.
  14. «Désorientations sexuelles. Freud et l’homosexualité», de Ruth Menahem, Revue française de psychanalyse, 2003/1 (Vol. 67) « En 1922, Anna fait une conférence pour être admise à la société viennoise ; on sait maintenant qu’elle y a exposé son propre cas. »
  15. publié in L’Unebévue n°19, Follement extravagant. Le psychanalyste, un cas de nymphe ?, Paris, printemps 2002
  16. Colette Piquet, Le Petit Théâtre d'Anna Freud, Paris, l'Unebévue, 2008, 93 p. Cette pièce de théâtre est mise en scène et interprétée le 18 novembre 2006 par Anne-Marie Vanhove, Luc Parisel, Michèle Duffau, devant le public du colloque « Anna Freud, mannequin de son cas ». À la suite de la représentation, Colette Piquet résume la problématique de la conférence-performance d’Anna Freud : « Que se passe-t-il entre un père et une fille ? Amour et violence, répond Anna. De cet amour et de cette violence le père est-il responsable ? Autant que la fille, répond Anna, mais il ne veut pas le savoir. »
  17. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 83.
  18. De l'Orient à l'Occident - 2609 ans d'Histoire de la Psychologie, Robert Patte, Publibook, 2009. p. 137
  19. Anna Freud et son école. Créativité et controverses, Paris, Campagne Première, p. 58
  20. Ibidem, p. 128.
  21. Dictionnaire de la psychanalyse, Plon et Roudinesco. p. 352
  22. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit. p. 137.
  23. «What Is Psychoanalysis?: 100 Years after Freud's 'Secret Committee'», Barnaby B Barratt, Routledge, 2013, p. 3
  24. Freud, A. (1936). Chapitre IX, Identification à l'agresseur, in Le moi et les mécanismes de défense, op. cit., p. 101-112.
  25. Roudinesco, E. (2012). Op. cit., p. 18.
  26. Anna Freud, « Fantasme d'être battu et rêverie » (1922), in M.-C. Hamon (éd), Féminité mascarade. Études psychanalytiques, Paris, Seuil, 1994
  27. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque », (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 503
  28. Sigmund Freud, « Principe du plaisir et névrose traumatique. Principe du plaisir et jeux d'enfants », in Au-delà du principe de plaisir (1920), chap. 2, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2010 (ISBN 2-228-90553-4)
  29. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 71.
  30. Houssier, F. (2010). Anna Freud et son école. Créativité et controverses. Paris : Campagne Première (p. 273)
  31. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 205
  32. Clifford Yorke, « Anna Freud », Dictionnaire international de la psychanalyse, T.1, p. 642.
  33. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 202
  34. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 232.
  35. Young-Bruehl, E. (1991). Op. cit., p. 237.
  36. P. King, « Introduction », in Pearl King, Les Controverses Anna Freud Melanie Klein, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 2-130-47440-3) (p. 31-54).
  37. Roudinesco, E (2012). Op. cit, p. 15.
  38. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque », (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p.  503
  39. "Politisation de l'ordre sexuel", Albert Ledorze Editions L'Harmattan, 2008
  40. a et b Correspondance 1904-1938. Anna Freud, Sigmund Freud, préface de E Roudinesco, Fayard, 2012. « Contre l'avis de son père, elle sera convaincue, comme Jones d'ailleurs, que l'homosexualité est une maladie. »
  41. "Correspondance 1904-1938. Anna Freud, Sigmund Freud" préface de E Roudinesco, Fayard, 2012.
  42. « Mais, en même temps, il l’a poussée à assumer le destin moderne d’une femme intellectuelle. Anna a fait des études et elle a réussi à s’imposer dans le mouvement psychanalytique comme un véritable chef d’école. Elle a été l’une des pionnières de la psychanalyse des enfants et elle donné naissance à un courant qui porte son nom : l’annafreudisme. [...] Anna Freud est une « fille au père », en quelque sorte, gardienne de l’héritage et de la tradition, et donc forcément conservatrice en matière de mœurs sexuelles. Elle a été une orthodoxe de la doctrine. », Élisabeth Roudinesco, « Psychanalyse et homosexualité : réflexions sur le désir pervers, l'injure et la fonction paternelle », Cliniques méditerranéennes 1/2002 (no 65), p. 7-34. DOI: 10.3917/cm.065.0007
  43. a et b Annie Fortems, « Tabou : la famille homoparentale de la fille de Freud - Rue89 », Rue89,‎ (lire en ligne)
  44. article payant Freud slips into France’s row over gay marriage par Matthew Campbell, le 13 janvier 2013. « "Freud's historians have always hidden it", she said, accusing many of his disciples of homophobia, an accusation that has also been levelled at Anna, who described homosexuality as an "illness". [...] It was different in Freud's day, when homosexuality was illegal. »
  45. Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Fayard, coll. « La Pochotèque », (1re éd. 1997) (ISBN 978-2-253-08854-7), p. 506
  46. "La différence des sexes à l'épreuve de la République" de Maxime Foerster, Éditions L'Harmattan, 2003, p.65, Lire en ligne
  47. Jean Allouch, « Freud embringué dans l'homosexualité féminine. », Cliniques méditerranéennes no 65, p. 106-107-108, lire en ligne
  48. Note de lecture, p. 127-136.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]