Melanie Klein

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Melanie Klein
Portrait de Melanie Klein

Melanie Klein 1952

Biographie
Naissance
à Vienne, Drapeau de l'Autriche Autriche
Décès (à 78 ans)
à Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nationalité(s) Britannique
Enfant(s) Melitta SchmidebergVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Psychanalyse
Titres Psychanalyste
Profession(s) PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux position paranoïde-schizoïde
position dépressive
Auteurs associés
Partisans
(A influencé)
Hanna Segal, Donald Winnicott, Betty Joseph, Wilfred Bion, Esther Bick
Détracteurs
(Critiques)
Anna Freud

Melanie Klein, née Reizes le à Vienne et morte le (à 78 ans) à Londres, est une psychanalyste britannique d'origine autrichienne, une personnalité du mouvement psychanalytique anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Melanie Klein (1900)

Melanie est née à Vienne, dans une famille de tradition juive. Elle est quatrième d'une fratrie, jeune soeur d'Emilie, Emmanuel et Sidonie. Elle fait ses études au lycée et décide d'étudier la médecine, projet pour lequel elle passe son examen d'entrée à l'université, mais auquel elle renonce lorsqu'elle se fiance en 1899 à Arthur Klein, qu'elle épouse le 31 mars 1903, à 21 ans. leur premier enfant, Melitta, naît en 1904, suivie de Hans, en 1907 et d'Erich en 1913. À partir de 1909, la famille est à Budapest, où Melanie, aux prises avec d'importantes phases de dépression, commence une analyse avec Sándor Ferenczi en 1914. En 1918, elle assiste au Ve congrès de l'Association psychanalytique internationale qui se tient à Budapest, où elle voit pour la première fois Sigmund Freud.

Elle présente en 1919 sa première contribution scientifique, qui porte sur une observation d'un enfant qu'elle nomme « Fritz », devant la Société psychanalytique de Budapest, dont elle devient membre peu après. Alors que l'antisémitisme devient très important, Arthur Klein part travailler en Suède, tandis que Melanie réside avec ses enfants à Rosenberg, dans sa belle-famille. Elle assiste au VIe congrès de l'Association psychanalytique internationale, à La Haye où elle fait la connaissance de Joan Riviere, puis s'installe à Berlin (1921-1925), où d'autres analystes hongrois se sont installés, à l'abri de l'antisémitisme en vigueur sous le régime de Miklós Horthy, notamment Alice et Michael Balint, et Sándor Radó. Elle présente en février 1921 une observation d'un enfant qu'elle nomme « Felix ». Elle participe aux travaux de la Société psychanalytique de Berlin, où elle est acceptée comme membre associée en 1922, puis membre à part entière en 1923. Malgré une nouvelle tentative de vie commune, le couple Klein se sépare définitivement (1924). Melanie commence cette même année une deuxième psychanalyse, avec Karl Abraham. Elle présente le une communication à la Société psychanalytique de Vienne, où elle rencontre une hostilité réservée, alors que Hermine von Hug-Hellmuth, précurseure de l'analyse des enfants, a été assassinée par son neveu qu'elle psychanalysait, quelques mois auparavant. Melanie se lie avec Alix Strachey, venue à Berlin dans le but d'effectuer une analyse avec Abraham. Celle-ci soutient auprès de son époux, James Strachey et leurs amis, l'idée d'une invitation de Melanie Klein à la Société britannique de psychanalyse. En juillet 1925, Melanie donne une série de conférences chez Adrian Stephen, puis se fixe définitivement à Londres en septembre 1925, où la rejoint son plus jeune fils Erich peu après : elle a négocié avec Ernest Jones une invitation, où elle va analyser les enfants de celui-ci.

L'apport et les travaux de Melanie Klein[modifier | modifier le code]

Concepts[modifier | modifier le code]

Melanie Klein a particulièrement théorisé les positions : position paranoïde-schizoïde et position dépressive

Article détaillé : position paranoïde-schizoïde.
Article détaillé : position dépressive.

Influence[modifier | modifier le code]

Des aspects théoriques radicaux du corpus, des pratiques techniques nouvelles restent discutées, mais le cœur de l'œuvre : ses découvertes sur les mécanismes archaïques (position schizo-paranoïde, position dépressive, identification projective, destructivité, réparation, etc.) sont très souvent présentes dans la plupart des énoncés et des pratiques[1] de psychanalystes actuels, de manière peut-être moins prégnante chez les lacaniens.

Jouets utilisés dans la technique d'analyse des enfants

Melanie Klein s'est d'abord consacrée à la psychanalyse des enfants, qui s'est considérablement développée depuis dans plusieurs directions. Ses travaux ont marqué le mouvement analytique international. Elle s'est attachée à analyser la psyché dans sa dimension « archaïque », « primaire ». Grâce à ses travaux, à ses disciples et à la poursuite de leurs recherches théorico-cliniques, la psychanalyse a pu s'ouvrir à un champ de psychopathologies plus large, notamment celui de la psychose.

70e anniversaire de Melanie Klein
  • Au Royaume-Uni, Hanna Segal qui a écrit plusieurs ouvrages d'introduction à la pensée de Melanie Klein, Donald Winnicott qui a notamment conceptualisé la notion d'objet transitionnel, Wilfred Bion s'est appuyé sur les théories de Melanie Klein pour développer sa propre pensée, élaborant une conception de l'identification projective pathologique menant à la formation d'objets bizarres, qui se distingue d'une identification projective normale, Donald Meltzer, Herbert Rosenfeld, John Steiner, etc.
  • En Argentine, l'école argentine qui comprend José Bleger, Leon Grinberg, Enrique Pichon Rivière, Willy Baranger, Marie Langer, notamment s'est inspirée des œuvres de M. Klein.
  • En France l'accueil réservé à ses travaux a été assez discret. Jacques Lacan l'appelait la « tripière géniale », il a tenté de faire traduire La psychanalyse des enfants, finalement établie par Jean-Baptiste et Françoise Boulanger. Un certain nombre de psychanalystes ont diffusé les conceptualisations kleiniennes ou postkleiniennes, parfois par un passage par l'inspiration bionienne : Salomon Resnik, James Gammill, Geneviève Haag, Jean Bégoin et Florence Bégoin-Guignard, Didier Anzieu, Didier Houzel, etc.

[2]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Voir à ce sujet la bibliographie sélective sur le site de la BnF[3]
    • Selon les éditions
  • Deuil et dépression, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2004 (ISBN 2228898139)
  • L'Amour et la haine: Le besoin de réparation, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2001 (ISBN 2228894303)
  • Psychanalyse d'enfants, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2005 (ISBN 2228899992)
  • Développements de la psychanalyse avec Joan Riviere, Paula Heimann et Susan Isaacs, Paris, Puf, 2009, Coll. Quadrige Grands textes, (ISBN 2130573894)
  • La psychanalyse des enfants, Paris, Puf, 2009, Coll. « Quadrige Grands textes », (ISBN 2130575978)
  • Essais de psychanalyse 1921-1945, Paris, Payot, 1989, (ISBN 2228881449)
  • Le sevrage (1936), inédit traduit par Olivier Bonnard, Tribune psychanalytique, no  2 , 2000, Ed. de L'Aire, ISBN 2-88108-506-7
  • Envie et gratitude et autres essais, Paris, Gallimard, 1978, (ISBN 2070297802)
  • Le transfert et autres écrits, Paris, Puf, 1995, (ISBN 2130472206)
  • Le complexe d'Œdipe, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2006, (ISBN 2228900680)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Horacio Etchegoyen: Fondements de la technique psychanalytique, Préface de Daniel Widlöcher et Jacques-Alain Miller,  éd. Hermann, 2005, ISBN 2-7056-6517-X
  2. Bercherie, Épistémologie de l'héritage freudien (suite et fin), in revue Ornicar ?, septembre 1984, no 30, p. 94-125.
  3. Mélanie Klein - (1882-1960) Bibliographie sélective, Bibliothèque nationale de France - direction des collections - département Philosophie, histoire et sciences de l’homme. Décembre 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie principale[modifier | modifier le code]

  • Robert D. Hinshelwood, « Klein-Reizes, Melanie », p. 890-892, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Paris, Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • James Gammill, À partir de Melanie Klein, Lyon, Césura, (ISBN 2905709812)
  • Phyllis Grosskurth, Melanie Klein, son monde et son œuvre, Paris, Puf, coll. «Quadrige», 2001, (ISBN 2130523641).

Bibliographie secondaire[modifier | modifier le code]

  • Willy Baranger, Position et objet dans l'œuvre de Melanie Klein, Ramonville-St-Agne, Erès, 1999 (ISBN 286586698X)
  • James Gammill, La position dépressive au service de la vie, In Press, 2011, Coll. «L'enfant et le travail du psychanalyste», (ISBN 978-2-84835-216-9)
    Voir Marie-Ange Maraval-Lopez, « La position dépressive au service de la vie de James Gammill », Revue française de psychanalyse, vol. 72, no 3,‎ , p. 871-879 (ISBN 9782130567721, DOI 10.3917/rfp.723.0871, lire en ligne)
  • Robert D. Hinshelwood
    • Dictionnaire de la pensée kleinienne, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », Paris, PUF, 2000 (ISBN 2130504019).
    • Le génie clinique de Melanie Klein, (1994) Paris, Désir/Payot, 2001 (ISBN 222889477X)
  • Donald Meltzer, Le développement kleinien de la psychanalyse : Freud, Klein, Bion, Paris, Bayard, 1994 (ISBN 9782227233010)
  • Hanna Segal :
    • Introduction à l'œuvre de Melanie Klein, Paris, Puf, 2011, (ISBN 213058571X)
    • Mélanie Klein. Développement d'une pensée, Paris, Puf, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », 1985, (ISBN 2130391486)
  • Dominique J. Arnoux, Melanie Klein, coll. « Psychanalystes d’aujourd’hui », no 7, Paris, Puf, 2004, (ISBN 2130483399)
  • Monique Lauret et Jean-Philippe Raynaud, Melanie Klein, une pensée vivante, Paris, Puf, 2008, (ISBN 2130570399)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]