Jean Laplanche

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Jean Laplanche
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à BeauneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Drapeau : France française
Thématique
Formation École normale supérieure, agrégation de philosophie () et docteur en médecine ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Titres Doctorat d'État, lettres et sciences humaines.
Profession Psychanalyste, psychiatre, écrivain, professeur des universités, traducteur (d) et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres‎ (d), Sigourney Award (d) () et chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Laplanche, né le et mort le , philosophe de formation, est un psychanalyste français.

À la suite du « retour à Freud » de J. Lacan dans les années 1950, les travaux de Jean Laplanche commencent par une confrontation avec le Lacan « structuraliste » de la « Métaphore du Nom-du-Père » et de « l'inconscient structuré comme un langage », vis-à-vis duquel Laplanche adopte une position critique dès 1960 au colloque de Bonneval sur « L'inconscient ».

Dans l'histoire de la psychanalyse, l'apport théorique principal de cet auteur consiste dans la théorie de la séduction généralisée (Nouveaux fondements pour la psychanalyse, 1987).

Le Vocabulaire de la psychanalyse (1967) de J. Laplanche et J.-B. Pontalis est un ouvrage de référence, traduit dans de nombreuses langues.

Jean Laplanche s'est consacré à l'enseignement de la psychanalyse à l'université, en l'amenant, en tant que Professeur à la Sorbonne (Université Paris VII), au niveau de la recherche. Ses cours sont rassemblés dans les sept ouvrages des Problématiques.

Outre ses activités éditoriales aux Presses universitaires de France et son engagement dans l'institution psychanalytique française et internationale, Jean Laplanche fut le traducteur au long cours de nombreux textes de Freud, ainsi que le directeur scientifique de la traduction française des Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse (OCF.P) aux P.U.F.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Jean Laplanche, né le , est d'ascendance vigneronne (la Bourgogne du côté paternel, et la Champagne du côté maternel).

Études[modifier | modifier le code]

Après ses études primaires et secondaires accomplies au collège Monge à Beaune (Côte-d'Or) et une formation scientifique, il s'oriente vers la philosophie et prépare son admission à l'École normale supérieure au Lycée Henri IV à Paris. Jean-Bertrand Pontalis se souvient: « J’ai connu Jean Laplanche en 1941. À cette époque, le jeune Laplanche venait de finir ses études au lycée de Beaune et se lançait à la conquête de Normale Sup », confie-t-il. « Je me souviens qu’il n’avait pas étudié le grec pendant le secondaire. Il a rattrapé le niveau en à peine trois mois[1] ».

Admis à l'ENS en 1944-1945, il y est formé par Jean Hyppolite, Gaston Bachelard ou encore Maurice Merleau-Ponty. Pendant l'année 1946-1947, il étudie à l'université Harvard, période pendant laquelle il rencontre Rudolph Loewenstein. En 1950, il obtient l'agrégation de philosophie et se marie avec Nadine Guillot. Il est Docteur d'État ès lettres et sciences humaines en 1970.

Premiers engagements[modifier | modifier le code]

Engagé dès l'adolescence dans l'Action Catholique, il participe activement à la Résistance à Paris et en Bourgogne (1943-1944)[2].

Depuis la Libération, il est actif dans le mouvement d'extrême-gauche antistalinien. Il est l'un des fondateurs, avec Cornelius Castoriadis et Claude Lefort du groupe et de la revue Socialisme ou barbarie (1948).

Jean Laplanche vigneron[modifier | modifier le code]

En 1966, il prend la direction avec sa femme Nadine du domaine familial du château de Pommard qu'il cèdera seulement en novembre 2003. Il partage alors son existence entre la Bourgogne et Paris, passant régulièrement une partie de l'été en Grèce à Samos [3]. En 2000 il apparaît dans le film Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda. Celle-ci l'a rencontré pour l'interroger sur la question du glanage. En 2002, elle retourne le voir et approfondit l'entretien pour son film Les glaneurs et la glaneuse... deux ans après.

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Il a commencé en 1947 une cure psychanalytique avec Jacques Lacan. Sur le conseil de ce dernier, il entreprend alors une formation médicale comme préalable à la formation analytique. Il est interne des Hôpitaux psychiatriques et soutient sa thèse de médecine en 1959, thèse qui sera publiée en 1961 sous le titre : Hölderlin et la question du père. À l'automne 1960 a lieu le colloque de Bonneval où il présente avec Serge Leclaire le rapport : L'inconscient, une étude psychanalytique[4]. À partir de 1962, Laplanche enseigne à la Sorbonne à l'invitation de Daniel Lagache.

Il rompt bientôt avec Lacan et devient en 1964 l'un des membres fondateurs de l'Association psychanalytique de France (APF).

En 1967, il publie avec Jean-Bertrand Pontalis, sous la direction de Daniel Lagache, le Vocabulaire de la psychanalyse, ouvrage de référence, dont la diffusion est internationale (« traduit en plus de quinze langues », relève Dominique Scarfone en 1997[5]).

Il est professeur titulaire à l'université Paris VII de 1970 à 1993, où il introduit un enseignement de la psychanalyse au niveau de la recherche (DEA et doctorat de psychanalyse créés en 1976 et 1980).

Aux Presses Universitaires de France, Laplanche dirige la Bibliothèque de psychanalyse (1973), la collection Voix nouvelles en psychanalyse (1979) qui rassemble des premiers travaux de chercheurs d'origine universitaire, et la revue Psychanalyse à l'université (1975-1994).

À partir de 1983, il réunit une équipe de traduction, dont il est le directeur scientifique, composée d'André Bourguignon, Pierre Cotet, François Robert, Alain Rauzy et Janine Altounian, dans la perspective de publier aux Presses universitaires de France, les Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse (OCF.P). Le premier volume, numéroté XIII paraît en 1989. En 2015, après la parution en 2014 du volume VII 1905 Le trait d'esprit et sa relation à l'inconscient, restent à paraître : le volume I. 1886-1893 Premiers textes et le volume XXI Glossaire et index. Également paru en 1989, l'ouvrage collectif de Jean Laplanche, André Bourguignon et Pierre Cotet, intitulé Traduire Freud[6] explicite les orientations scientifiques et techniques de l'équipe de traduction. Dans la même optique, Janine Altounian a publié en 2003 L'écriture de Freud[7].

Jean Laplanche, professeur émérite à la Sorbonne Université Paris VII, est également docteur honoris causa des universités de Lausanne, Buenos-Aires et Athènes. Il est chevalier des Arts et des Lettres (1990), ainsi que lauréat du Mary S. Sigourney Award (1995).

Après plusieurs colloques internationaux « Jean Laplanche » des années 1990, ont lieu en groupe plus restreint les « Journées Jean Laplanche » des années 2000. On peut y entendre résonner « l'exigence[8] » de la pensée de Jean Laplanche, par exemple lors d'un entretien à Lanzarote en 2006, où Laplanche réclame plus de « scientificité » face à une « mollesse de la pensée psychanalytique en général », « mollesse » qui donne trop facilement prise à la « critique » de la psychanalyse et des psychanalystes par les milieux intellectuels et scientifiques [9]:

« c’est certainement pour moi une préoccupation ancienne, mais qui ne fait qu’augmenter devant la "mollesse" de la pensée psychanalytique en général, sa mollesse et sa divagation. C’est-à-dire qu’on dit à peu près n’importe quoi, dans n’importe quelle langue, et on se soucie peu d’être compris. Nous sommes très critiqués par les milieux intellectuels en général, et les milieux scientifiques en particulier, qui pensent qui n’y a pas de dialogue possible avec les psychanalystes. Or, je pense qu’il faut rétablir cette possibilité et que celle-ci n’est possible que sur la base de ce que j’appelle la scientificité : un accord minimum sur ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, ce qui est admissible et ce qui ne l’est pas, ce qui est réfutable et ce qui ne l’est pas. »

— Jean Laplanche, Entretien avec Alberto Luchetti, Lanzarote, 2006

À l’Institut de France, la « Fondation Jean Laplanche[10] », qui porte le nom des Nouveaux fondements pour la psychanalyse, a entre autres pour but de traduire en anglais les œuvres de Jean Laplanche, traductions que celui-ci supervise à côté de celles, encore inachevées, des Œuvres Complètes de Freud:

« Un château datant de 1802 dans le petit village de Pommard, en Bourgogne, près d'un autre qu'il a vendu, il y a six ans, renonçant du même coup à la viticulture. À 85 ans, Jean Laplanche, continue à y superviser la traduction des Œuvres complètes de Freud aux Presses universitaires de France, initiées dans les années 1960 [...] »

— « Jean Laplanche, les mots pour le traduire », Journal Libération, N° 8908, 2 et 3 janvier 2010, p. 5, de son envoyée spéciale à Pommard (Côte-d'Or), Frédérique Roussel.

Le 12 avril 2010, sa femme Nadine décède à 85 ans. À cette date, Jean Laplanche s'est complètement retiré à Pommard pour travailler et diriger l'achèvement de la traduction des Œuvres complètes de Freud.

Décès[modifier | modifier le code]

Jean Laplanche décède à l’hôpital de Beaune, des suites d’une fibrose pulmonaire, le , le « jour anniversaire de la naissance de Freud[note 1] ».

Lors des obsèques en l'église de Pommard le samedi 12 mai 2012, après que Hubert de Montille, « sous sa casquette de viticulteur », eut dressé le portrait du « vigneron hors pair » que fut Jean Laplanche, Jean-Bertrand Pontalis, l'ami de jeunesse et psychanalyste coauteur avec lui du Vocabulaire de la psychanalyse, rend un vibrant hommage au disparu [11].

Sur la théorie de la séduction généralisée dans l'histoire de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

D'après Patrick Merot,« Jean Laplanche poursuit une lecture critique de l'œuvre de Freud, à laquelle ses propres théories donnent une plus grande ampleur: ainsi, la théorie de la séduction généralisée est une reformulation de la théorie de la séduction. Il poursuit de même un dialogue, implicite celui-ci, avec Jacques Lacan, dont il reprend le terme de signifiant, avec le concept de "signifiant énigmatique" qu'il reformulera plus tard en "message compromis", c'est-à-dire infiltré par l'inconscient sexuel des parents. »[12]. P. Merot rappelle que pour Laplanche, « l'asymétrie du dispositif analytique reproduit l'asymétrie de la situation anthropologique fondamentale » dans « la relation enfant-parent »[13].

Au cours d'une journée scientifique d'avril 2004 sur l'œuvre de Jean Laplanche, Patrick Guyomard mettait le doigt sur « un dialogue permanent » avec Lacan qui subsistait selon lui dans la pensée de Laplanche, en dépit de la critique opérée par celui-ci de la fameuse formule lacanienne « L'inconscient est le discours de l'Autre »; Guyomard interrogeait: « Faut-il s'en étonner pour une pensée qui n'a pu se déployer, traduire et commenter l'œuvre de Freud sans croiser la lecture lacanienne, emblématiquement nommée “retour à Freud”? »[14]. Toutefois, la référence à Ferenczi, « régulièrement convoqué par Laplanche comme témoin et précurseur de la révolution copernicienne inachevée », n'était pas de mise chez Lacan qui, en 1958, « tourna le dos », « furieux », à Wladimir Granoff[15] lors de l'exposé de ce dernier sur « la confusion des langues » remise au rang d' « enfantillages » (pour Lacan, « le retour à Freud n'est pas un retour à des enfantillages ») [16]. Laplanche, dans sa réponse à Guyomard, tout en marquant sa différence entre le grand Autre de Lacan et l'autre de la théorie de la séduction généralisée de Laplanche, insista dans le débat sur l'ignorance volontaire par Lacan de la 1re théorie de la séduction de Freud : « si Lacan a ignoré avec mépris le texte de Ferenczi, il a aussi ignoré la théorie de la séduction de Freud de A à Z. »[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Hölderlin et la question du père, Paris, PUF, 1961; 2e éd.: 1969; rééd. poche, Paris, PUF, 1984, coll. "Quadrige", (ISBN 2-13-038314-9)).
  • avec Serge Leclaire. L’inconscient une étude psychanalytique (colloque de Bonneval, automne 1960), in J. Laplanche, Problématiques IV. L’inconscient et le ça. Paris, PUF, 1981, p. 261-321.
  • et Jean-Bertrand Pontalis, Fantasmes des origines. Origines du fantasme [1964], Paris, Hachette, 1985, coll. "Textes du XXe siècle"); rééd poche, Paris, Hachette, 2002, coll. " Pluriel".
  • et Jean-Bertrand Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse, Paris, PUF, 1967; rééd. poche, Paris, PUF, 1997, coll. "Quadrige", (ISBN 2-13-056050-4).
  • Vie et mort en psychanalyse, Paris, Flammarion, 1970; 2e éd. 1971, suivie de Dérivation des entités psychanalytiques, 1977, rééd. poche, Paris, PUF, 2008, coll. "Quadrige", (ISBN 2-13-056673-1).
  • Problématiques I : L'angoisse, Paris, PUF, 1980; 2e éd. 1981, (ISBN 2-13-036989-8). Rééd. poche, Paris, PUF, 1998, coll. "Quadrige".
  • Problématiques II: Castration, symbolisations, Paris, PUF, 1980; 2e éd. 1983 (ISBN 2-13-036990-1) Rééd. poche, Paris, PUF, 1998, coll. "Quadrige".
  • Problématiques III : La Sublimation, Paris, PUF, 1980; 2e éd. 1983 (ISBN 2-13-036991-X). Rééd. poche, Paris, PUF, 1998, coll. "Quadrige".
  • Problématiques IV : L'Inconscient et le ça, Paris, PUF, 1981, (ISBN 2-13-036714-3). Rééd. poche, Paris, PUF, 1998, coll. "Quadrige".
  • Problématiques V : Le Baquet. Transcendance du transfert, Paris, PUF, 1987, (ISBN 2-13-040026-4) Rééd. poche, Paris, PUF, 1998, coll. "Quadrige".
  • Nouveaux fondements pour la psychanalyse, Paris, PUF, 1987, (ISBN 2-13-040279-8); 2e éd. avec un Index général des "Problématiques", 1990, (ISBN 2-13-046044-5). Rééd poche, Paris, PUF, 2008, coll. "Quadrige".
  • Traduire Freud, (en coll. avec A. Bourguignon, P. Cotet F. Robert). Paris, PUF, 1989, (ISBN 2-13-042342-6).
  • La Révolution copernicienne inachevée, (Travaux 1967-1992), Paris, Aubier 1992, (ISBN 2-7007-2166-7). Réédition, Le Primat de l'autre en psychanalyse, Paris, Flammarion, 1997, (ISBN 2-08-081390-0); rééd. poche sous le titre La Révolution copernicienne inachevée, Paris, PUF, 2008, coll. "Quadrige".
  • Le fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 1993, rééd. augmentée sous le titre : La Sexualité humaine, biologisme et biologie, Paris, Synthélabo, 1999, coll. "Déjà classique!"; Problématiques VII : Le Fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud suivi de Biologisme et biologie, Paris, PUF, 2006, (ISBN 2-13-055518-7).
  • Entre séduction et inspiration : l'homme, Paris, PUF, 1999, (ISBN 2-13-049994-5).
  • Problématiques VI : L'après-coup - La "Nachträglichkeit (de)" dans l'après-coup (1990-1991), Paris, PUF, 2006, (ISBN 213055519 5).
  • Sexual. La sexualité élargie au sens freudien. 2000-2006, Paris, PUF, 2007, (ISBN 978-2-13-055376-2).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elisabeth Roudinesco, « Mort du psychanalyste Jean Laplanche », sur LeMonde.fr, Le Monde Interactif,‎ (consulté le 7 mai 2012). Articles dans les journaux imprimés : Libération, mardi 8 mai 2012, p. 30-31 (CULTURE), « Laplanche, en signes de deuil » par Robert Maggiori; La Croix, no 39271, mardi 8 mai 2102, p. 23 (ESSENTIEL) « DÉCÈS: Le psychanalyste Jean Laplanche est mort » ; Le Monde, no 20932, mercredi 9 mai 2012, p. 28, (DISPARITIONS) par Élisabeth Roudinesco : « Psychanalyste, universitaire, vigneron Jean Laplanche ». É. Roudinesco note que : mort « le 6 mai 2012, jour anniversaire de la naissance de Freud », le psychanalyste « engagé à gauche », aura été « empêché » par sa maladie « de suivre l'élection présidentielle » (élection de François Hollande à la présidence de la République française, le 6 mai 2012).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal de Saône et Loire, Le bien public, édition de Beaune, 13 mai 2012, « Pommard. Un grand hommage rendu à Jean Laplanche »
  2. Dominique Scarfone, Jean Laplanche, Paris, PUF, 1997, p. 5. Voir aussi Élisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France. 2 1925-1985, Paris, Fayard, 1994, p. 299, portrait de Jean Laplanche : « Élevé dans un milieu catholique, où règne la plus large indépendance d'examen, libéral sinon libertaire et volontiers pacifiste, il passe, à l'âge de dix-huit ans, de l'Action catholique étudiante à la résistance. Hostile au stalinisme, il se porte, à la libération, vers le trotskisme et participe à la fondation du groupe Socialisme et Barbarie. »
  3. Page 10 de son livre sur Jean Laplanche, Dominique Scarfone relève ce détail biographique lié à la "métaphore astronomique" qu'il observe dans l'œuvre du psychanalyste [selon un balancement entre le pôle « copernicien » (l'inconscient) et le pôle « ptoléméiste » (le recentrement narcissique de l'humain)], « ce qui ne manque pas de saveur quand on sait », dit-il, que Samos est « l'île même d'Aristarque, grand astronome de l'Antiquité grecque et premier à postuler l'héliocentrisme »
  4. J. Laplanche a écrit les sections I, II et IV de "L'inconscient, une étude psychanalytique" (dans: J. Laplanche, Problématiques IV L'inconscient et le ça, p. 261-321). Le premier paragraphe de la section I, « a) Sens et lettre. Examen de la critique de Politzer », situe le « contexte » polémique du débat qu'engage J. Laplanche avec "l'inconscient structuré comme un langage" de Lacan dans l'histoire de la psychanalyse en France : la polémique s'exerce par rapport à « la position que nous dirions aujourd'hui "narrativiste" du philosophe Georges Politzer », relève D. Scarfone (D. Scarfone, Jean Laplanche, p. 21). J. Laplanche écrit (p. 262 dans P. IV L'inconscient et le ça) : « L'inconscient est-il un sens ou une lettre? À cette question Politzer répond de façon exemplaire, par un radicalisme du sens qui veut reprendre à son compte l'ensemble de la découverte freudienne tout en éliminant le réalisme de l'inconscient ».
  5. D. Scarfone, Jean Laplanche, Paris, PUF collection "Psychanalystes d'aujourd'hui", 1997, p. 6.
  6. Traduire Freud, présentation sur le site des PUF.
  7. L'Écriture de Freud, présentation sur le site des PUF.
  8. « L'exigence » est un mot de Jean Laplanche qui revient souvent sous sa plume, notamment dans l' « Avertissement » des Problématiques, ainsi dans les avant-dernières Problématiques VI - L'après-coup, parues 16 ans après leur prononcé en 1990 à l'université, en 2006, cf. J. Laplanche, Problématiques VI L'après-coup, Paris, PUF/Quadrige, 2006, p. 6.
  9. Extraits d’un entretien avec Jean Laplanche, publié dans le quotidien Il Manifesto (Roma) qui s'est déroulé à l'issue des Journées Internationales Jean Laplanche, version mise au point par Alberto Luchetti, Vincent Magos et Francis Martens et revue par Jean Laplanche entretien
  10. Fondation Laplanche : La Fondation Jean Laplanche - Nouveaux fondements pour la psychanalyse, « a pour but de contribuer au développement de la psychanalyse en France et à l’étranger, dans l’esprit qui a inspiré la vie scientifique du fondateur ». Le professeur Christophe Dejours est président du conseil scientifique.
  11. Le Journal de Saône et Loire, Le bien public, édition de Beaune, 13 mai 2012, « Pommard. Un grand hommage rendu à Jean Laplanche ».
  12. Dictionnaire international de la psychanalyse (Sous la dir. de Alain de Mijolla), Mise à jour 2013, Fayard/Pluriel, Complément, entrée « Laplanche, Jean (1924-2012) »: p. XIV.
  13. Dictionnaire international de la psychanalyse (dir. Alain de Mijolla), Complément 2013, entrée: « Jean Laplanche », p. XIV.
  14. Patrick Guyomard, « Laplanche et Lacan — Quelques questions, suivie de la réponse de Jean Laplanche », prononcé au cours de la journée scientifique organisée à l'initiative de Jacques André et en présence de Jean Laplanche sur le thème « La séduction, réalités et théorie. L'œuvre de Jean Laplanche en débat », échange reproduit dans « Jean Laplanche en débat, Le primat de l'autre » de l'annuaire de l'A.P.F., 2015, sur « La conviction », p.  131.
  15. W. Granoff, Lacan, Ferenczi et Freud, Paris, Gallimard, 2001, p. 129. Cité par P. Guyomard, dans annuaire de l' A.P.F., 2015, p.  133.
  16. P. Guyomard, 2004, « Laplanche et Lacan — Quelques questions, suivie de la réponse de Jean Laplanche », dans « Jean Laplanche en débat, Le primat de l'autre » de l'annuaire de l' A.P.F., 2015, p.  133.
  17. L. Laplanche, réponse à P. Guyomard, P. Guyomard, 2004, « Laplanche et Lacan — Quelques questions, suivie de la réponse de Jean Laplanche », dans « Jean Laplanche en débat, Le primat de l'autre » de l'annuaire de l'A.P.F., 2015, p.  144.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et liens[modifier | modifier le code]

Sources biographiques[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

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