Montmiral

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Montmiral
Montmiral
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Drôme des collines
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Daniel Bignon
2014-2020
Code postal 26750
Code commune 26207
Démographie
Gentilé Montmiralois, Montmiraloise
Population
municipale
652 hab. (2015 en augmentation de 5,16 % par rapport à 2010)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 22″ nord, 5° 09′ 02″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 548 m
Superficie 26,69 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-montmiral.fr

Montmiral est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Son activité est principalement agricole et basée sur l'élevage ainsi que sur la production de noix (noix de Grenoble).

Sa superficie est de 2 669 hectares et comporte environ 600 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Laurent-d'Onay Saint-Bonnet-de-Valclérieux Saint-Antoine-l'Abbaye
Isère
Rose des vents
Saint-Michel-sur-Savasse N Montagne
Isère
O    Montmilral    E
S
Parnans

Montmiral se situe à 18 kilomètres au nord de Romans. À signaler de beaux points de vue sur le Vercors et sur la Drôme des collines puisque le village se situe à 400 mètres d'altitude.

Les communes les plus proches sont Saint-Michel-sur-Savasse, Saint-Bonnet-de-Valclérieux, Parnans et Montagne.

Le village est bordé par la forêt du Thivolet et l'étang de Montmiral, qui accueille des touristes et de nombreux parcours pédestres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montmiral serait[évasif] d'origine romaine Montmiratus qui peut être interprété de plusieurs façon, comme « Mont admirable », « Mont d'où l'on mire », ou « Mont d'où on voit loin ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village remonterait[évasif] au temps des romains, puisque dans le quartier Saladot, de nombreux vestiges romains furent découverts, vestiges qui pourraient être ceux de la ville romaine disparue de Solonium[1].

Il aurait[évasif] accueillit en 1533 François Ier qui serait venu chasser dans la forêt du Thivolet. La cheminée de la ferme Chapotière porte une inscription ainsi que le visage du roi sculpté de 1539 qui atteste de son passage.

Dans les faits, le village de Montmiral se retrouve dans les écrits pour la première fois à partir du Xe siècle, sous le nom de Villa Soduli. Un lien est établi entre cette Villa Soduli et Montmiral grâce à leur même paroisse, l’église de Saint Christophe. Dans les textes Montmiral sera appelé ainsi pendant plus de 200 ans. Puis il sera renommé Bourg Saint Christophe, et prendra ensuite divers noms, comme ceux de grande famille du village. Au XIe siècle le château fait sa première apparition dans les textes grâce à la famille Bressieux auquel il aurait appartenu. Enfin, jusqu’au XVIIIe siècle, Montmiral comptât dans sa commune plusieurs églises, dont elle de Saint Michel sur Savasse et celle de Saint Martin, regroupant ainsi les différentes communes d'aujourd’hui en une seule. Cependant en 1797 les églises se séparèrent, ce qui amena les communes à se séparer elles aussi.

Enfin à cette époque Montmiral comptabilisait plus de 1600 habitants, contre 600 aujourd’hui, soit seulement 1 tiers de la population de l’époque en seulement 150 ans[2].

Au cours du Moyen Âge, le village a connu trois églises :

  • L'église Saint-Martin près du château, au sud de la motte castrale. Il a été retrouvé près de ses ruines des tombes des environs de l'an 1000. C'était peut-être l'église du premier bourg castral qui a été rapidement abandonné.
  • L'église Saint-Michel de Montmirail probablement à l'époque de la construction du château en pierre.
  • L'église Saint-Christophe autour de laquelle s'est formé le village actuel. Une charte du XIe siècle qualifie Saint-Christophe d'église mère au temps de Charlemagne. Durant le XIe siècle, elle est remise à l'abbaye Saint-Barnard de Romans qui y établit une communauté de chanoines réguliers. Elle comporte un vieux clocher et deux absides qui sont style roman, alors que les peintures et l'architecture de l'intérieur sont de style art nouveau. L'église est ornée de vitraux "1900" du peintre verrier L. Balmet[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1801 Mr Gerin et Mr LODY    
1801 1831 Antoine Massonet    
1831 1843 Francois Descombes    
1843 1855 Joseph Lardant    
1855 1870 Jean Etienne Galland    
1870 1874 Joseph Morel    
1874 1878 Antoine Marion    
1878 1884 Hector Maurice Ferdinand    
1884 1888 Jean Antoine Ageron    
1888 1892 Romain Gerva    
1892 1893 Jean Antoine Ageron    
1893 1910 Louis Philippe Morel    
1910 1925 Camille Paulin Charvin    
1925 1929 Auguste Boissieux    
1929 1947 Auguste Carra    
1947 1959 Jean Ageron    
1959 1965 Jean Delon    
1965 1977 André Blachon    
1977 1983 Hubert Dumoncheau    
1983 1989 Gabriel Bordier    
1989 2008 Robert Gilibert    
mars 2008 en cours Daniel Bignon[3] DVD Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 652 habitants[Note 1], en augmentation de 5,16 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 5651 7281 8261 9581 9772 1482 0962 049
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8461 8531 8451 8271 8371 6441 011993964
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
908919856754667652624600615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
617506458437418441589621652
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village participe à un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec la commune de Saint-Michel-sur-Savasse pour l'école primaire. L'école de Montmiral comprend la maternelle jusqu'au CE1 et par la suite la commune de Saint-Michel-sur-Savasse accueille les CE2 jusqu'au CM2.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village comporte plusieurs associations, se perpétuant au fil des années, tel que :

  • Le club de chasse
  • Le club des personnes âgées ( Club de La Tour)
  • L’association Rando-VTT, qui a lieu chaque année au mois de mai dont les circuits se situes dans les collines du village
  • L'association de l'Amical Laïque Les collines, associations pour les écoles primaires de Montmiral et Saint Michel

Culture locale et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour féodale du XIIe siècle sur une motte (donjon carré) au lieu-dit : la Tour. Cette tour appartient au château de pierre qui peu à peu a remplacé la fortification de terre[8]. D'après la légende qui entour La Tour au sein de la commune, il y aurait un souterrain qui relierait les tours de Montmiral, de Miribel, de Ratières et d'Albon. Elle fait 1 mètres de haut, 8 mètres de chaque côté. C'est en 1927 que la tour a été catégorisée comme monument historique[9] .
  • Église Saint-Christophe : clocher, abside et absidioles 12e.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Village de Montmiral | Drôme Tourisme », Drôme Tourisme, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  2. Fabrice Lamouille, « La Villa Soduli, les origines de Montmiral », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant
  3. Montmiral sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 694-695
  9. « La tour de Montmiral », sur www.lieux-insolites.fr (consulté le 24 avril 2018)


Liens externes[modifier | modifier le code]

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