Université pontificale grégorienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir PUG.
Université pontificale grégorienne
Université pontificale grégorienne
Devise Religioni et Bonis Artibus
(Latin : Religion et culture)
Nom original Pontificia Universitas Gregoriana
Informations
Fondation 18 février 1551
Il y a 466 ans
Fondateur Saint Ignace de Loyola
Type Université pontificale
Localisation
Coordonnées 41° 53′ 56″ nord, 12° 29′ 05″ est
Ville Rome
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Latium
Région Latium
Direction
Recteur Nuno da Silva Gonçalves
Chancelier Cardinal Giuseppe Versaldi
Divers
Affiliation Église catholique, Jésuite
Site web http://www.unigre.it

L'Université pontificale grégorienne (Pontificia Università Gregoriana - PUG), dite la Grégorienne, est une université pontificale romaine dirigée par les jésuites, et dépendant du Saint-Siège. Son recteur depuis 2016 est le prêtre jésuite portugais Nuno da Silva Gonçalves, succédant au Français François-Xavier Dumortier.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation en 1551[modifier | modifier le code]

La première école des jésuites fondée en 1551 par Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, se situe via dell'Araceli, au versant du Capitole et se nomme le Collège romain. En 1581, le pape Grégoire XIII a voulu donner un nouveau siège au Collège des jésuites. Il confia donc à l’architecte Bartolomeo Ammannati la construction d’un nouvel édifice plus grand et non loin de l’ancien, inauguré le 28 octobre 1584. Le souverain pontife fut considéré comme le fondateur et père du Collège romain qui fut divisé en deux instituts : le Collège grégorien et l'Université grégorienne. Dans le nouveau siège, nommé le Collège romain, le nombre des disciplines enseignées avait nettement augmenté. En quelques années, le nombre d’étudiants dépassa les deux mille : la chapelle universitaire, ne réussissant plus à accueillir un aussi grand nombre, fut démolie et on construisit l’actuelle église Saint-Ignace entre 1626 et 1650.

Destabilisation de la Compagnie de Jésus[modifier | modifier le code]

En 1773, année de la suppression de la Compagnie de Jésus, l’université fut confiée au clergé séculier romain, puis rendue à la Compagnie, réhabilitée le 17 mai 1824 par le pape Léon XII.

En 1873, l’édifice du Collège romain fut confisqué par l’État italien avec toutes ces dotations : la bibliothèque, le cabinet scientifique et l'observatoire astronomique, etc. L'université, étant privée de son siège, fut divisée : la section universitaire fut transférée dans le proche palais Gabrielli-Borromeo, siège du Collège germanico-hongrois, et le collège en 1879 fut transféré à la villa Peretti à Termini, qui devint plus tard l'institut Massimo.

Le 4 décembre 1873, le pape Pie IX conféra à l'université des jésuites le titre d'Université pontificale grégorienne du Collège romain. À partir de 1886, lorsque le Collège germano-hongrois quitta le palais Gabrielli-Borromeo, l’université retrouva sa vocation académique, reprenant l’enseignement de plusieurs disciplines.

Vestiges du temple de Sérapis

En 1919, Benoît XV fit l'acquisition de quelques édifices et terrains situés à la place della Pilotta au versant du Quirinal, pour y faire édifier le nouveau siège de l’université, près de l’Institut biblique pontifical, géré également par les jésuites. Pie XI donna suite au projet de son prédécesseur et le 27 décembre 1924, on y déposa la première pierre du nouveau complexe, date qui coïncidait avec le centenaire de la reconstitution de la Compagnie de Jésus. Les travaux de démolition des vieux édifices qui occupaient la place, ont permis d’identifier les restes d'un temple antique dédié au dieu Sérapis. Le projet, confié à Giulio Barluzzi, prévoyait la réalisation d’un vaste édifice donnant sur la place, avec une grande cour interne couverte et doté de salles, de bureaux, des logements pour les professeurs, deux chapelles ainsi qu’une grande bibliothèque.

Durant le mois d’août 1927, on commença les travaux de construction, qui durèrent trois ans.

L’édifice, de style néoclassique plutôt sobre, est inspiré des caractéristiques architecturales et décoratives typiques de la renaissance romaine. La façade rappelle le style de l’ancien siège d’enseignement des jésuites, le Collège romain. La structure architecturale est plutôt élégante avec une loge au sommet ; à ses deux extrémités, on remarque les armoiries de Grégoire XIII, fondateur du Collège romain, et de Léon XII qui avait restitué l'institution aux jésuites, ainsi que les armoiries de Pie XI à l'intérieur du tympan du balcon central.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Durant ces dernières années, le siège de l'Université grégorienne a été agrandi grâce à différents édifices intégrés à l’intérieur du nouveau complexe et communiquant avec le bâtiment central.

De nos jours, la Grégorienne est toujours confiée à la direction des jésuites. Plus de 1 500 élèves y étudient la théologie, la philosophie, le droit canon, et les sciences sociales. Elle abrite également le Centro Cardinal Bea, destiné aux études sur le judaïsme qui regroupe les archives et la bibliothèque de l'ancien SIDIC de Rome. Le centre est actuellement dirigé par le RP. Thomas Casey, sj. Depuis 2016, la Grégorienne propose des diplômes en protection de l'enfance, un programme intensif d’un semestre sur la protection des mineurs et la prévention des abus sexuels par le clergé, une première pour une université pontificale catholique[1].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Siège de l'université grégorienne

L’édifice, de style néoclassique plutôt sobre, est inspiré des caractéristiques architecturales et décoratives typiques de la renaissance romaine. La façade rappelle le style de l’ancien siège d’enseignement des jésuites, le Collège romain. La structure architecturale est plutôt élégante avec une loge au sommet ; à ses deux extrémités, on remarque les armoiries de Grégoire XIII, fondateur du Collège romain, et de Léon XII qui avait restitué l'institution aux jésuites, ainsi que les armoiries de Pie XI à l'intérieur du tympan du balcon central.

Étudiants et professeurs illustres[modifier | modifier le code]

Visite de Benoît XVI à la Grégorienne (2006)

Futurs papes (14)[modifier | modifier le code]

Saints (20) et bienheureux (39)[modifier | modifier le code]

Autres étudiants et professeurs[modifier | modifier le code]

Étudiants africains[modifier | modifier le code]

Experts et intellectuels catholiques, membres du Collège des cardinaux[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]