Séminaire français de Rome

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Séminaire Pontifical Français de Rome
Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
Pontificium Seminarium Gallicum
Recteur
Père Vincent Siret[1]
Localisation
Localisation
Pays
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Divers
Devise
Cor Unum et Anima Una (Actes des apôtres 4,32)
Site web

Le Séminaire français de Rome, ou Séminaire pontifical français de Rome (Pontificium seminarium gallicum in Urbe), est une maison de formation de prêtres diocésains français à Rome. Il a été fondé en 1853 par le Père Louis-Marie Banazer de Lannurien, disciple du Père François Libermann. Le séminaire a été dirigé par les Spiritains jusqu'en 2009. Il est aujourd'hui placé sous la responsabilité de la Conférence des évêques de France[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après des débuts chaotiques, marqués par la mort prématurée du supérieur, le séminaire croît lentement. D'abord installé Via degli Ibernesi, il déménage en 1856, et s'installe dans un ancien couvent de clarisses, via Santa Chiara, au centre de Rome, entre le Panthéon et le Largo Argentina, construit sur les ruines des anciens thermes d'Agrippa. Des travaux commencent immédiatement, et vont se poursuivre jusqu'au XXe siècle, après l'achat des bâtiments attenants.

Par la bulle In Sublimi Principis (1859), le pape Pie IX accorde son approbation canonique au Séminaire français. En 1902, Léon XIII lui octroie le titre de « Séminaire pontifical » par le bref Cum nihil potius. Arrive alors à la tête du séminaire le Père Le Floch qui en restera le supérieur jusqu'en 1927.

À partir de 1890, le séminaire entertient une schola grégorienne, créée en février par Dom André Mocquereau de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes. Conçue comme une œuvre provisoire, la schola, portée par son succès, devint définitive par décision du supérieur en mars 1890[3]. Étant l'une des meilleures scholæ à Rome, elle participa en 1904, lors du centenaire du saint pape Grégoire Ier († 604), aux enregistrements effectués par la Société Gramophone.

L'entre-deux-guerres sera la période faste du séminaire qui compte alors plus de 200 séminaristes. Mais la condamnation de l'Action française par le Pape provoque une crise qui se dénoue par la démission du Supérieur de la maison en juillet 1927. Ces aléas n'arrêtent toutefois pas le séminaire d'accomplir sa mission de formation.

Lors de l'invasion allemande en 1943, le Séminaire abrite des réfugiés juifs[4].

Pendant le concile Vatican II, c'est dans ses lieux que résidèrent les délégués français[4].

Le Séminaire français accueille une cinquantaine de séminaristes, y compris des orthodoxes[5]. Les étudiants y sont envoyés par leurs évêques. Depuis 2009, seuls les séminaristes en deuxième partie de cursus y sont admis, ainsi que les diacres. Un partenariat ancien unit le séminaire à l'Université pontificale grégorienne dirigée par les Jésuites; cependant, les séminaristes peuvent aussi bien étudier dans les autres universités pontificales.

Dans la nef de la Chapelle sont notamment enterrés Mgr Jean-Félix-Onésime Luquet, des Missions étrangères de Paris (MEP), et le cardinal Gabriel-Marie Garrone, qui a été successivement archevêque de Toulouse, préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique et président du Conseil pontifical pour la culture.

Séminaristes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conférence des Evêques de France, « Le Père Vincent Siret nommé recteur du Séminaire pontifical français de Rome »,
  2. Article sur le site de la congrégation du Saint Esprit
  3. Pierre Combe, Histoire de la restauration du chant grégorien d'après des documents inédits, Solesmes et l'Édition Vaticane, p. 150 - 151, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1969
  4. a et b Historique sur le site du Séminaire.
  5. Histoire du Séminaire sur le site de l'Ambassade de France près le Saint-Siège.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]