George Michael

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George Michael
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George Michael pendant le Faith World Tour en 1988.

Informations générales
Nom de naissance Georgios Kyriacos Panayiotou
Naissance
Londres (Royaume-Uni)
Décès (à 53 ans)
Goring-on-Thames (Royaume-Uni)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur
Genre musical Pop rock, dance-pop, soul, R&B
Années actives 1982-2016
Labels Epic (CBS-Sony), Virgin-DreamWorks, Ægean
Influences Marvin Gaye, Prince, Stevie Wonder, John Lennon, Elton John
Site officiel georgemichael.com

Georgios Kyriacos Panayiotou, connu sous le nom de scène de George Michael, est un auteur-compositeur-interprète et producteur britannique, né le à Londres et mort le à Goring-on-Thames.

Georgios Kyriacos Panayiotou grandit dans les quartiers londoniens avec son père chypriote, sa mère anglaise et ses deux sœurs. Le jeune Georgios Panayiotou est très tôt passionné par la musique. En 1979, avec ses camarades de classe Andrew Ridgeley et David Austin, il fonde un groupe de ska appelé The Executive. Même s'ils ne rencontrent pas de succès, les trois amis veulent continuer à travailler dans la musique. En 1982, George Panayiotou et Andrew Ridgeley soumettent leurs compositions au label britannique Innervision Records, qui engage les deux jeunes hommes. Leur groupe, appelé Wham!, sort son premier album en 1983. George Panayiotou devient alors George Michael.

Wham! connaît rapidement un succès international avec les chansons Wake Me Up Before You Go-Go, Freedom, Everything She Wants et Last Christmas. En 1985, Wham! est le premier groupe occidental à se produire en Chine communiste. Mais George Michael participe de plus en plus à des projets en solitaire et sort deux singles sous son nom : Careless Whisper, coécrit avec Andrew Ridgeley, et A Different Corner. En 1986, après un concert d'adieu au stade de Wembley, Wham! se sépare.

En 1987, George Michael chante en duo I Knew You Were Waiting (For Me) avec Aretha Franklin et signe le début de sa carrière en solo. Avec l'album Faith, il devient rapidement une star internationale. Influencés par la musique dance et rock de Prince, les singles I Want Your Sex, Faith, Father Figure, One More Try et Monkey se classent en bonne position dans les hit-parades. L'album Faith remporte même le Grammy Award de l'album de l'année 1988.

Dans les années 1990, George Michael souhaite prendre de la distance avec son succès et sa célébrité. Le chanteur ne fait aucune promotion pour son nouvel album Listen Without Prejudice, Vol. 1 et n'apparaît pas dans les clips de ses singles Praying for Time et Freedom! '90. Les relations avec sa maison de disque Sony Music sont tendues, jusqu'à aboutir à un procès entre 1992 et 1995. L'artiste s'engage de plus en plus dans des causes caritatives. En 1992, sa reprise de Somebody to Love de Queen est en quelque sorte le symbole de son engagement contre le sida. La maladie et la mort hantent d'ailleurs George Michael au cours de cette période. En 1993, son compagnon Anselmo Feleppa meurt du sida et le chanteur lui dédie plus tard son album Older. En 1997, c'est sa mère qui meurt d'un cancer. George Michael cesse alors d'écrire de la musique.

Il fait un retour médiatique involontaire en 1998, lorsqu'il est arrêté dans un parc pour « atteinte à la pudeur ». Cet incident conduit le chanteur à déclarer publiquement son homosexualité. Il sort ensuite la chanson Outside pour célébrer les joies de l'amour en plein air. La même année, la sortie d'une compilation démontre la popularité de l'artiste auprès du public. En 1999, il sort l'album de reprises jazz Songs from the Last Century qui est un échec critique.

George Michael ne sort plus de chansons jusqu'en 2002, date à laquelle Freeek! et Shoot the Dog sont commercialisées. Ces deux morceaux parlent de la société occidentale. Dans le premier, il dénonce le flux des images pornographiques et, dans le second, il condamne, avec un clip satirique, les manœuvres militaires et politiques de George W. Bush et Tony Blair. En 2004 sort Patience, un album engagé mais aussi très intime, avec les titres John and Elvis Are Dead, My Mother Had a Brother ou Round Here. Entre 2006 et 2008, l'artiste confirme définitivement son succès auprès du public avec la grande tournée 25 Live.

Au début des années 2010, George Michael a du mal à se consacrer à sa musique. Arrêté par la police anglaise pour consommation de drogues, il réussit ensuite à entamer une tournée avec un orchestre symphonique mais il ne l'achève pas à cause de problèmes de santé. En 2012, il se produit à l'opéra Garnier de Paris en faveur du Sidaction. En 2014, il sort l'album Symphonica qui réunit des titres chantés pendant la tournée symphonique. Alors qu'il travaille sur un nouvel album, il est retrouvé mort le dans sa maison, en Angleterre.

Au cours de sa carrière, George Michael a vendu environ 100 millions d'albums. Il a remporté deux Grammy Awards, six Ivor Novello Awards, trois American Music Awards et trois Brit Awards.

Sommaire

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières expériences musicales de Georgios Kyriacos Panayiotou[modifier | modifier le code]

Le vrai nom de George Michael est Georgios Kyriacos Panayiotou. Son père Kyriacos Panayiotou, né à Chypre, émigre en Grande-Bretagne dans les années 1950 et se fait appeler Jack Panos[A 1]. En Angleterre, Jack Panos obtient un travail de serveur dans un restaurant, puis il crée son entreprise de restauration[B 1]. Il se marie avec une danseuse anglaise du nom de Lesley Angold Harrison[1]. Le couple a trois enfants : Yioda, Melanie et Georgios. Ce dernier naît le à Londres, dans le quartier d'East Finchley[B 2]. En 1974, la famille Panayiotou déménage dans le comté londonien d'Hertfordshire. Le jeune Georgios entre à l'école Bushey Meads de Bushey l'année suivante[B 3]. Il y rencontre Andrew Ridgeley qui devient son ami et qui le surnomme « Yog »[B 3]. Les deux adolescents fréquentent les discothèques londoniennes et, avec leur ami David Mortimer – plus tard connu sous le nom de David Austin –, ils reprennent des titres des Beatles, de David Bowie ou d'Elton John dans le métro de Londres[B 4]. À l'issue de leur scolarité, George Panayiotou, Andrew Ridgeley et David Mortimer décident de fonder leur groupe de musique[B 4]. Pendant l'été 1979, les trois amis créent The Executive, accompagnés de Paul Ridgeley, le frère d'Andrew, et d'Andrew Leaver[2]. Ce groupe est inspiré par la musique ska des formations britanniques comme The Specials ou Madness[B 4]. The Executive enregistre quelques maquettes, notamment un morceau composé par George Panayiotou et David Mortimer intitulé Rude Boy[C 1]. Les membres de The Executive présentent leurs maquettes à des responsables de maisons de disques de Londres, mais elles sont refusées. Au même moment, Andrew Leaver meurt d'un cancer à l'âge de vingt ans et David Mortimer quitte l'Angleterre[B 4]. En 1980, l'expérience de The Executive est alors terminée. Mais George Panayiotou et Andrew Ridgeley veulent continuer de travailler dans la musique.

Les débuts de Wham! (1981-1983)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Wham!.
Pochette d'un disque avec des caractères rouges et blancs sur un fond bleu.
En 1982, Wham! sort son premier single intitulé Wham Rap! (Enjoy What You Do). Ci-dessus, la pochette du single réédité en 1983.

En 1981, George Panayiotou a dix-huit ans. Il travaille comme disc-jockey dans un restaurant, puis comme employé dans un cinéma[B 5]. Andrew Ridgeley est au chômage[B 5]. Pendant leur temps libre, les deux écrivent des chansons. Dans un transport en commun, George Panayiotou imagine un morceau qu'il intitule Careless Whisper[B 3],[3]. Des années plus tard, le chanteur anglais se rappelle encore comment cette chanson a été écrite : « Je me souviens que j'ai composé Careless Whisper en allant travailler (j'étais DJ au restaurant Bel Air). J'ai toujours écrit dans des autobus, des trains et des voitures. […] Pour Careless Whisper, je me rappelle exactement quand j'en ai eu l'idée et à quel endroit j'ai pensé à la partie de saxo[B 3]. » Au restaurant où il est DJ, George Panayiotou teste son titre auprès du public, qui semble bien l'accueillir[C 2]. Andrew Ridgeley et lui constituent alors des maquettes de leurs compositions comme Careless Whisper, ainsi que Wham Rap!, Club Tropicana et Come On[B 6]. Comme au temps de The Executive, ils soumettent leurs maquettes à des maisons de disques, en prenant le nom de « Wham! », le titre de l'une de leurs chansons[B 6],[1]. Mark Dean, le responsable du label indépendant Innervision Records, distribué par CBS Records, écoute leurs maquettes et offre un contrat à Wham![A 2]. Les deux artistes signent sans hésiter le [B 7]. Trois mois plus tard, ils sortent leur premier single : Wham Rap! (Enjoy What You Do)[B 7]. Dans cette chanson, le groupe évoque notamment le chômage des jeunes dans l'Angleterre de Margaret Thatcher[C 3]. C'est à cette période que George Panayiotou change son nom de famille pour s'appeler George Michael[B 7]. Le jeune artiste se produit dans des discothèques avec Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Amanda Washburn, plus tard remplacée par Dee C. Lee[B 8]. En septembre 1982, Wham! sort un deuxième single intitulé Young Guns (Go for It). Grâce à son passage dans l'émission de télévision de BBC One Top of the Pops le , le groupe réussit à placer Young Guns (Go for It) à la 3e place du hit-parade britannique[4],[A 2]. Après ce succès, Wham! réédite Wham Rap! (Enjoy What You Do) et sort un troisième single composé par George Michael, intitulé Bad Boys. Cette chanson se classe no 2 en Grande-Bretagne et entre dans le hit-parade américain[A 2]. George Michael et Andrew Ridgeley apparaissent dans le clip de la chanson habillés en « mauvais garçons ». Quelques années plus tard, George Michael déclare qu'« il y avait un côté très blagueur dans [ces] premiers titres[A 3]. » En juillet 1983, le premier album de Wham! est en préparation et le groupe sort son quatrième single : Club Tropicana. Il semble aborder des sujets plus légers et tourne son clip sur les plages d'Ibiza. Club Tropicana se vend à 400 000 exemplaires et fait connaître Wham! en France[B 9],[5]. À la même période, le groupe sort son premier album, Fantastic, produit par Steve Brown, Bob Carter et George Michael. Fantastic se hisse à la première place du UK Albums Chart pendant deux semaines et arrive à la 83e place du Billboard 200 aux États-Unis[6],[7]. Don Shewey du magazine Rolling Stone donne un avis contrasté sur l'album. Toutefois, il apprécie le titre Nothing Looks the Same in the Light, qui lui fait penser à un air des Bee Gees et sur lequel George Michael joue de tous les instruments[8]. Après la sortie de leur album pendant l'été 1983, les membres de Wham! entament leur première tournée en Angleterre[B 10]. À la fin de l'année 1983, CBS Records ne renouvelle pas le contrat de Wham! avec Innervision et fait signer le groupe chez le label Epic. Au même moment, la chanteuse et danseuse Dee C. Lee quitte le groupe et Pepsi Demacque la remplace[B 11]. Wham! s'apprête bientôt à confirmer son succès.

Le succès de Wham! (1984-1985)[modifier | modifier le code]

En 1984, George Michael écrit une nouvelle chanson qui s'intitule Wake Me Up Before You Go-Go[B 12]. Au mois de mai, elle sort en single et fait connaître le groupe Wham! internationalement. En effet, la chanson se classe en bonne position dans les hit-parades en Allemagne, au Canada, aux États-Unis, en Norvège ou encore en Australie[9],[10],[11]. Au Royaume-Uni, elle est no 1 pendant deux semaines[6]. Les sonorités dance-pop et parfois soul de Wake Me Up Before You Go-Go font penser à la musique du label Motown[A 4],[4]. D'ailleurs, George Michael se dit influencé par la musique soul, particulièrement par celle de Marvin Gaye[B 12]. Le clip de Wake Me Up Before You Go-Go amplifie la célébrité de Wham![B 12]. Dans ce clip, les membres du groupe dansent sur une scène de concert en shorts fluorescents et portent des tee-shirts blancs avec l'inscription « Choose Life ». En 2016, un journaliste du Monde constate que « dans une Grande-Bretagne, marquée par la noirceur post-punk, Wham! symbolise une jeunesse cherchant à s'échapper dans des danses plus colorées[12]. » Avec Wake Me Up Before You Go-Go, Wham! tire son épingle du jeu et rivalise avec les autres groupes de pop britanniques de l'époque : Duran Duran, Culture Club et Frankie Goes to Hollywood[B 12].

Mais George Michael commence à prendre une certaine indépendance par rapport à Wham!. Au cours de l'été 1984, il part à Miami et tourne seul dans le clip de Careless Whisper, la chanson qu'il a coécrit avec Andrew Ridgeley en 1981[B 12]. Careless Whisper sort d'ailleurs comme un single de George Michael, et non comme un disque de Wham![1],[Note 1]. La ballade se vend à 1 million d'exemplaires au Royaume-Uni[13]. Le , le jeune chanteur interprète Careless Whisper sur le plateau de l'émission française Champs-Élysées, présentée par Michel Drucker[14]. À la même époque, il affirme encore son indépendance en composant et en produisant la chanson Turn to Gold pour son ami d'enfance David Mortimer-Austin[15]. Il participe aussi aux chœurs de la chanson The Last Kiss de David Cassidy[16]. Mais les membres de Wham! ne sont pas en train de se séparer. En novembre 1984, le groupe sort son deuxième album, Make It Big, et connaît un succès public mondial[A 5]. Wham! enregistre cet album au studio Miraval, dans le Var, en France[C 4]. Pour promouvoir Make It Big, le groupe sort le single Freedom, puis Everything She Wants, deux titres écrits et produits par George Michael. À Noël 1984, Wham! sort la chanson Last Christmas, qui n'est pas présente sur son nouvel album et qui est un succès commercial[A 5],[17]. La même année, George Michael participe déjà à un chant de Noël en intervenant sur la chanson Do They Know It's Christmas? du collectif Band Aid, créé par Bob Geldof afin de récolter des fonds pour la famine en Éthiopie[A 5]. Après sa tournée américaine, Wham! a l'opportunité de jouer en Chine[B 13]. En avril 1985, Wham! donne un concert à Pékin et à Canton et devient le premier groupe occidental à se produire dans la Chine communiste[18]. Le réalisateur Lindsay Anderson filme le groupe dans le pays et en fait un documentaire intitulé Wham! in China: Foreign Skies[19]. En juillet 1985, Wham! prend part au concert caritatif Live Aid et interprète Don't Let the Sun Go Down on Me aux côtés d'Elton John[B 14]. En janvier 1985, George Michael collabore déjà avec Elton John en dehors de Wham!. Il participe aux chœurs des chansons Nikita et Wrap Her Up pour l'album Ice on Fire[20]. Ainsi, même s'il est toujours membre de Wham!, George Michael entame plusieurs collaborations artistiques en solitaire. La séparation du groupe s'annonce imminente.

La séparation de Wham! (1985-1986)[modifier | modifier le code]

Portrait noir et blanc d'une femme noire de face.
En chantant I Knew You Were Waiting (For Me) avec Aretha Franklin (ci-dessus), George Michael propulse sa carrière en solo.

L'année 1985 est fructueuse pour Wham! : le groupe gagne le prix du meilleur groupe britannique aux Brit Awards[21]. Mais George Michael, qui remporte le prix Ivor Novello du meilleur compositeur cette année-là, souhaite véritablement mener une carrière en soliste[22],[B 15]. « Je ne veux pas que Wham! devienne un mensonge », déclare-t-il à cette période[A 6]. En novembre 1985, alors que Wham! sort le single I'm Your Man qui se classe 1er au Royaume-Uni, le groupe décide de se séparer[6],[B 15]. Wham! prépare alors son concert d'adieu et la sortie de son dernier album. George Michael veut être perfectionniste : « Je voulais bien terminer […] J'en arrivai à la conclusion que la meilleure preuve à donner au public était un très bon disque et un excellent concert[B 16]. » Avant la sortie du dernier album de Wham!, George Michael sort en mars 1986 un deuxième single en solitaire : A Different Corner[B 15]. Cette chanson, beaucoup plus épurée que Careless Whisper, se classe en première position du hit-parade britannique pendant trois semaines[23]. En juin 1986, Wham! sort au Royaume-Uni son dernier album intitulé The Final. Il rassemble des titres inédits, comme The Edge of Heaven, avec des anciens singles du groupe[24]. En juillet 1986, le groupe sort son album outre-Manche sous le titre Music from the Edge of Heaven. Il ne contient cette fois que des nouveaux titres[C 5]. Dans sa critique de l'album, David Fricke de Rolling Stone écrit que « George Michael est définitivement prêt à devenir le nouvel Elton John des années 1980[25],[Note 2]. » Le , Wham! donne son dernier concert au stade de Wembley, à Londres, devant 72 000 spectateurs[B 16],[Note 3]. George Michael, Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Pepsi Demacque sont réunis sur scène pour la dernière fois. Elton John et Simon Le Bon se produisent avec eux[26]. Quand le groupe se sépare, Andrew Ridgeley se lance dans la compétition automobile[27]. Pepsi et Shirlie forment un duo et remportent un succès avec la chanson Heartache[28],[B 17]. En janvier 1987, George Michael s'affirme désormais comme un chanteur à part entière en interprétant I Knew You Were Waiting (For Me) avec Aretha Franklin[Note 4]. Ce titre est no 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis et George Michael reçoit un Grammy Award pour sa performance en duo[A 7],[29]. La carrière en solo de l'artiste est lancée.

Faith : le succès international de George Michael (1987-1989)[modifier | modifier le code]

Photographie noir et blanc d'un homme qui chante dans un micro et claque des doigts.
L'album Faith est influencé par la musique de Prince (ci-dessus).

En 1987, George Michael veut donner plus de crédibilité à sa carrière d'artiste et prépare un projet ambitieux. Il déclare vouloir en finir avec son image de « minet sans cervelle » que certains journaux lui attribuent depuis Wham![30]. En juin 1987, il sort un single intitulé I Want Your Sex et gagne en notoriété[B 17],[Note 5]. Les paroles sont très explicites, presque provocatrices, mais George Michael n'invite pas à la débauche[A 8]. Au contraire, la chanson prône la monogamie et la fidélité en amour[A 8],[30]. I Want Your Sex ressemble sur ce point à la chanson Kiss de Prince ou à Sexual Healing de Marvin Gaye[C 6]. Le titre se fait surtout remarquer pour son clip suggestif, où le chanteur apparaît notamment dans un lit avec Kathy Jeung, sa petite amie de l'époque[4],[31],[Note 6]. Au Royaume-Uni, le clip est censuré par la BBC, tandis qu'aux États-Unis, MTV n'en diffuse qu'une partie[B 18]. Mais la même année, le réalisateur Tony Scott n'hésite pas à ajouter I Want Your Sex dans une scène du Flic de Beverly Hills 2[B 18]. La chanson devient ensuite un tube : elle est classée troisième dans le hit-parade britannique et même deuxième aux États-Unis[23],[32]. Avec I Want Your Sex, George Michael réussit à s'imposer dans le monde musical. Le , le chanteur sort son premier album : Faith[33],[Note 7]. Hormis Look at Your Hands qui est coécrite avec son ami David Austin, toutes les chansons sont composées par George Michael[B 19]. À travers des titres qui parlent majoritairement d'amour, le chanteur explore différents genres musicaux. Faith est un morceau rock, Father Figure contient des airs orientaux, la mélodie de One More Try est proche du gospel, Kissing a Fool est une ballade jazz et enfin, Hard Day est une chanson de synthpop, influencée par Sign o' the Times de Prince[A 9],[12]. Au Royaume-Uni et en France, tous les singles entrent dans le hit-parade, ce qui contribue au succès de l'album[A 10],[23]. Aux États-Unis, Faith, Father Figure, One More Try et Monkey se classent no 1 aux côtés des titres de Michael Jackson et de Madonna[32]. Depuis sa sortie en 1987, l'album Faith s'est vendu à 25 millions d'exemplaires[34],[12]. En 2012, le magazine Rolling Stone le classe à la 472e place des 500 meilleurs albums de tous les temps[35]. Faith est définitivement l'album qui fait de George Michael une star internationale[A 11].

En 1988, le chanteur accroît sa célébrité en entamant une tournée mondiale intitulée Faith World Tour[A 11]. Il donne ses premiers concerts en février au Japon et se produit une dernière fois en octobre en Floride[A 11]. La star anglaise passe aussi dans des salles de concerts françaises, à Paris et à Montpellier[A 11]. Le 11 juin 1988, il participe également à un grand concert donné à Londres à l'occasion des 70 ans de Nelson Mandela[36]. Le chanteur reprend trois chansons sur scène : Village Ghetto Land de Stevie Wonder, If You Were My Woman de Gladys Knight et Sexual Healing de Marvin Gaye. À la fin de l'année 1988, George Michael annule la fin de sa tournée à cause d'un kyste à la gorge[B 20]. Mais cela ne l'empêche pas d'être récompensé par plusieurs prix en 1989. Tout d'abord, George Michael reçoit de nouveau le prix Ivor Novello du meilleur compositeur et Faith le prix de la chanson internationale de l'année 1988[37]. Il est ensuite honoré du MTV Video Vanguard Award pour tous les clips des singles de Faith[38]. Il est également récompensé par trois American Music Awards, dont le prix du meilleur artiste masculin pop rock et du meilleur artiste masculin soul et R&B[39]. Aux Grammy Awards, Faith est élu meilleur album de l'année 1988[40]. Certains artistes noirs comme Gladys Knight ou le groupe Public Enemy pensent qu'il est injuste qu'un chanteur blanc gagne à la place de Bobby Brown ou de Michael Jackson[A 12],[4]. Néanmoins, George Michael a réussi à s'imposer comme un artiste populaire et international.

Un artiste en quête de liberté (1990-1995)[modifier | modifier le code]

Listen Without Prejudice, Vol. 1 : un album émancipateur[modifier | modifier le code]

George Michael ne se contente pas du succès de Faith. Dès le début de l'année 1990, il se remet au travail et compose de nouvelles chansons[B 21]. Un album en deux volumes est alors envisagé[41]. Listen Without Prejudice, Volume 1 sort en septembre 1990 sous le label Epic[A 13]. George Michael explique le choix de ce titre par le fait que la musique, de façon générale, doit s'écouter sans préjugé racial[B 21],[42]. Il ne souhaite faire aucune promotion pour son nouvel album[B 21] et veut laisser de côté son statut de star pour n'être reconnu que pour sa musique[1],[12]. Cependant, il accepte de donner quelques interviews, notamment à Melvyn Bragg, qui réalise un documentaire sur le chanteur avec Alan Benson pour BBC et CBS[43]. À la même période, George Michael coécrit son autobiographie avec Tony Parsons, qui s'intitule Bare[B 21],[1]. Mais il ne veut pas complètement jouer avec sa célébrité. Il n'apparaît pas sur la pochette de son nouvel album Listen Without Prejudice, Vol. 1, qui est illustré par la photographie Crowd at Coney Island prise par Weegee en 1940[A 14],[44]. George Michael ne se met pas non plus en scène dans les clips de ses singles Praying for Time et Freedom! '90, réalisé par David Fincher et qui rassemble les mannequins Linda Evangelista, Naomi Campbell, Christy Turlington, Cindy Crawford et Tatjana Patitz[12],[45]. Par ailleurs, les chansons de Listen Without Prejudice, Vol. 1 sont différentes, parfois plus engagées, que celles de l'album Faith. Praying for Time est une chanson sobre sur l'indifférence face à la misère, qui peut rappeler certaines ballades de John Lennon[A 15],[C 7]. Elle se classe no 1 au hit-parade américain[32]. Mother's Pride évoque le départ d'un enfant à la guerre[41]. Cowboys and Angels est un morceau jazz, accompagné par le saxophoniste britannique Andy Hamilton[1]. George Michael reprend également, avec une certaine gravité dans sa voix, They Won't Go When I Go de Stevie Wonder[A 14]. Listen Without Prejudice, Vol. 1 contient aussi des titres à la guitare, presque folk, comme Something to Save, Waiting for That Day, Heal the Pain et Waiting (Reprise). Enfin, avec Freedom! '90 et Soul Free, il signe deux chansons soul[41]. James Hunter de Rolling Stone pense que dans les paroles de la chanson Freedom! '90, George Michael se montre « prêt à échanger à tout prix ses lunettes de soleil d'idole de la pop pour une reconnaissance dans le rock & roll[41],[Note 8]. » En effet, le chanteur veut rompre avec son image de star et être libre[12],[A 16]. Frank Sinatra lui écrit alors une lettre ouverte dans le Los Angeles Times et lui dit de ne pas gâcher son talent en refusant la célébrité[46]. Mais George Michael exerce pleinement sa liberté sur scène, pendant sa tournée intitulée Cover to Cover, où il interprète très peu de titres de son nouvel album[A 17]. Pendant les concerts qu'il donne dans le monde en 1991, il reprend notamment Fame de David Bowie, Back to Life (However Do You Want Me) de Soul II Soul, Ain't No Stoppin' Us Now de McFadden & Whitehead et fait un medley de Killer d'Adamski et Seal avec Papa Was a Rollin' Stone des Temptations[A 18],[47]. Le 23 mars 1991, Elton John rejoint George Michael sur la scène de la Wembley Arena, à Londres, pour interpréter avec lui Don't Let the Sun Go Down on Me, un titre qu'ils avaient déjà repris en 1985[A 17],[48]. La chanson sort en single en 1991 et se classe première dans de nombreux pays[A 18]. Les chanteurs donnent tous deux un demi-million de dollars de recettes à la recherche contre le sida[A 17],[1]. Pendant la tournée Cover to Cover, George Michael reprend un autre titre d'Elton John intitulé Tonight, qui est enregistré pour l'album Two Rooms: Celebrating the Songs of Elton John & Bernie Taupin qui rend hommage à Elton John et à son compositeur Bernie Taupin[A 19]. Au cours de sa tournée, George Michael chante également des tubes de Wham!. Le 25 et , le chanteur se produit au festival Rock in Rio au Brésil et invite Andrew Ridgeley sur scène pour reprendre I'm Your Man[49],[B 22]. Un an auparavant, George Michael aide son ami pour son come-back musical. En effet, il intervient sur les chœurs de la chanson Red Dress dans l'album d'Andrew Ridgeley intitulé Son of Albert[50],[A 20]. En février 1991, Listen Without Prejudice, Vol. 1 gagne le prix du meilleur album britannique aux Brit Awards[51]. Même si cet album se hisse à la première place du hit-parade britannique pendant une semaine et à la deuxième place du Billboard 200 aux États-Unis, Listen Without Prejudice, Vol. 1 n'obtient pas le même succès commercial que Faith[23],[52],[A 21]. En effet, Listen Without Prejudice, Vol. 1 se vend à 7 millions d'exemplaires[53]. Dès lors, les relations entre George Michael et sa maison de disque CBS Records se détériorent[A 18],[12].

George Michael contre Sony : un artiste face à l'industrie musicale[modifier | modifier le code]

Le conflit entre George Michael et sa maison de disque s'amplifie quand CBS Records est racheté par la compagnie japonaise Sony en 1988 et devient Sony Music Entertainment en 1991[54]. En effet, George Michael est déçu par la façon dont Sony gère sa carrière et ses droits d'auteurs. Le chanteur souhaite alors mettre fin à son contrat[55], mais les responsables de Sony ont l'intention de l'obliger à honorer le contrat signé en 1982[53]. Sony l'accuse également d'être responsable des faibles ventes de Listen Without Prejudice, Vol. 1, l'artiste ayant refusé d'en assurer la promotion[A 22]. Le , George Michael assigne Sony devant la Haute Cour de justice de Londres[53]. En juin 1994, le juge Jonathan Parker ne considère pas le contrat défavorable au chanteur et donne raison à Sony[53],[55]. En août 1994, George Michael et son avocat Tony Russell font appel du jugement[53]. Mais, entre 1994 et 1995, la procédure judiciaire s'arrête : les adversaires ont trouvé un accord[53],[A 22]. Le chanteur signe un contrat américain chez DreamWorks, récemment créé par David Geffen, Jeffrey Katzenberg et Steven Spielberg, et un contrat pour les autres pays avec Virgin Records[1],[B 23]. Néanmoins, Sony Music détient toujours un pourcentage sur les ventes des prochains albums de George Michael et réclame la sortie d'une compilation des anciennes chansons de l'artiste sur lesquelles la compagnie possède encore les droits[1],[53]. Entre 1995 et 1996, Prince est lui aussi en désaccord avec sa maison de disque Warner Bros. Records et se considère comme « esclave » des majors[12],[56].

Un chanteur engagé dans la lutte contre le sida[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un homme qui chante dans un micro et lève le bras droit.
En 1992, George Michael reprend Somebody to Love avec Queen lors d'un concert en hommage à Freddie Mercury (ci-dessus), mort du sida. La même année, George Michael participe à plusieurs projets musicaux en faveur de la lutte contre le sida.

Pendant cette période de procès avec Sony, entre 1992 et 1995, George Michael ne trouve plus l'énergie pour poursuivre l'écriture du deuxième volume de Listen Without Prejudice, qui n'existera jamais[53],[A 18],[Note 9], mais il participe à plusieurs projets musicaux et caritatifs. Le , le chanteur britannique Freddie Mercury meurt du sida. Le , les membres de son groupe Queen organisent un concert à sa mémoire et invitent plusieurs artistes, dont George Michael[12]. Devant les 72 000 spectateurs du stade de Wembley, George Michael et Queen reprennent trois chansons de Freddie Mercury : '39, These Are the Days of Our Lives accompagnés de Lisa Stansfield et Somebody to Love[57]. En 1993, un EP intitulé Five Live regroupe deux chansons interprétées par George Michael et Queen lors du concert en hommage à Freddie Mercury : Somebody to Love et These Are the Days of Our Lives avec Lisa Stansfield. Five Live contient également trois autres performances live de George Michael, enregistrées pendant sa tournée Cover to Cover : Killer, Papa Was a Rollin' Stone et Calling You de Jevetta Steele[A 23]. Les bénéfices de cet EP sont reversés à la fondation Mercury Phoenix Trust, qui aide les victimes du sida[A 24]. Five Live se classe no 1 au hit-parade britannique pendant trois semaines[23]. En 1992, George Michael participe à un autre projet caritatif, celui de la Red Hot Organization qui lutte contre le sida à travers la musique[58]. L'organisation fait appel à lui pour participer à un album dance intitulé Red Hot + Dance[A 25]. Trois morceaux du chanteur anglais, aux sonorités funk voire electro, sont inclus dans cet album : Too Funky, Do You Really Want to Know et Happy. Too Funky sort en single, avec le titre Crazyman Dance en face B, et se classe quatrième au hit-parade britannique en avril 1992 et dixième au hit-parade américain en août 1992[23],[32]. Le styliste Thierry Mugler réalise le clip de Too Funky et met en scène les mannequins et actrices Linda Evangelista, Shana Zadrick, Eva Herzigova, Nadja Auermann, Emma Sjöberg, Estelle Lefébure, Tyra Banks et Rossy de Palma[59]. Si le clip évoque celui de Freedom! '90, Thierry Mugler « a voulu montrer [avec Too Funky] l'opposition entre le paradis des podiums et l'enfer des coulisses », écrit le journaliste Anthony Vincent en 2015[59]. George Michael apparaît furtivement dans le clip de Too Funky dans le rôle d'un cameraman. En 1996, il collabore de nouveau avec la Red Hot Organization pour l'album Red Hot + Rio, dont les bénéfices sont reversés aux victimes du sida en Amérique latine. Cette fois, le chanteur enregistre le titre Desafinado avec la chanteuse brésilienne Astrud Gilberto[60]. George Michael participe à de nombreux concerts caritatifs au profit de la lutte contre le sida. En octobre 1992, il intervient sur la scène du Madison Square Garden, à New York, pour The Elizabeth Taylor AIDS Foundation[61]. En décembre 1993, il fait partie des organisateurs du Concert of Hope pour la journée mondiale de lutte contre le sida, à Londres[62]. Enfin, en 1995, George Michael et Elton John reprennent Don't Let the Sun Go Down on Me pour le concert de charité Commitment to Life à Los Angeles[63].

Une période difficile (1996-2000)[modifier | modifier le code]

Older : George Michael en pleine maturité[modifier | modifier le code]

Après l'expérience de Listen Without Prejudice, Vol. 1 et son procès contre Sony Music, George Michael entre dans une période de maturité artistique et individuelle. Pendant sa tournée à Rio en 1991, il rencontre le Brésilien Anselmo Feleppa qui devient son compagnon[A 26]. Celui-ci meurt des complications du sida le [2]. Un an plus tard, George Michael compose une nouvelle chanson directement inspirée par le deuil de son ami : elle s'intitule Jesus to a Child[A 27]. Les paroles de ce morceau évoquent la perte d'un être aimé, qui était aussi attentionné que Jésus-Christ avec les enfants[A 27]. Cette référence est issue des Évangiles. Bien avant que Jesus to a Child ne sorte en single, George Michael interprète pour la première fois cette chanson le , lors de la première édition des MTV Europe Music Awards à la porte de Brandebourg de Berlin[2],[B 23]. Jesus to a Child ne sort en single qu'en janvier 1996, le temps que George Michael signe un nouveau contrat chez Virgin et DreamWorks[B 24]. Le single atteint la première place du hit-parade britannique pendant une semaine[23]. Il se hisse également à la septième place du hit-parade américain et se vend à plus de 100 000 exemplaires en France[32],[64]. Une partie des bénéfices de Jesus to a Child est reversée à Childline, un centre d'écoute qui aide les adolescents du Royaume-Uni[65]. En mai 1996, George Michael sort sont troisième album intitulé Older, qui signifie « plus vieux », « plus âgé ». Cet album, qui marque une étape de maturité pour le chanteur, est dédié à deux brésiliens : Anselmo Feleppa et Antônio Carlos Jobim. Le premier, ancien compagnon de George Michael, a inspiré les paroles mélancoliques de Jesus to a Child et de You Have Been Loved[A 28]. Le second, chanteur de bossa nova mort un an après Anselmo Feleppa, a pu influencer la tonalité jazz de l'album Older. En effet, la plupart des chansons de ce disque comme Older, Spinning the Wheel, To Be Forgiven et Move On sont des morceaux jazz sophistiqués. The Strangest Thing est un morceau plus électronique, devenu presque house à la suite d'un remix en 1997[C 8]. Fastlove et Star People sont deux chansons soul et R&B. Fastlove contient d'ailleurs un sample de Forget Me Nots de Patrice Rushen[C 9]. George Michael joue de plusieurs instruments sur son album, dont il signe lui-même les arrangements[B 24]. Toutes les chansons sont écrites par George Michael, hormis Spinning the Wheel, coécrite avec Jon Douglas, et You Have Been Loved, avec David Austin[66]. Older est coproduit par Ægean, une société de production créée par George Michael avec son ami d'enfance Andros Georgiou[67]. En 1987, George Michael collabore déjà avec son ami en reprenant Jive Talkin' des Bee Gees pour son projet de groupe Boogie Box High[A 26]. En 1997, il produit la ballade Waltz Away Dreaming de Toby Bourke sous son label Ægean et chante en duo avec Toby Bourke sur ce titre[68]. En 1996, il produit et enregistre plusieurs chansons pour les faces B des singles de Older. « Sur le plan artistique, maintenant, je produis davantage ; je vais m'occuper des faces B et sortir tous les EP possibles des prochains singles d'Older pour que le public ait constamment de nouvelles chansons », déclare le chanteur[B 25]. Ainsi, en face B de The Spinning the Wheel E.P. on trouve les titres You Know That I Want To, Safe et un remix de Spinning the Wheel[69]. En face B du single Older, le chanteur inclut une reprise de I Can't Make You Love Me de Bonnie Raitt[70],[Note 10]. À la fin de l'année 1997, George Michael sort une édition limitée de Older intitulée Older & Upper. Elle inclut les faces B de The Spinning The Wheel E.P., ainsi que des nouvelles versions de Star People et The Strangest Thing et une deuxième partie de Fastlove[71].

Même s'il se consacre totalement à l'enregistrement et à la production de sa musique, George Michael accepte de donner quelques interviews, dont une au journaliste français Éric Jean-Jean[A 29]. Il donne également une interview moins conventionnelle au magazine The Big Issue, qui est vendu dans la rue par des sans-abri[B 26]. En 1996, l'album Older se vend à plus de 6 millions d'exemplaires[A 30]. La même année, aux MTV Europe Music Awards, George Michael interprète Star People et remporte le prix du meilleur chanteur masculin[2]. En 1997, il gagne pour la troisième fois le prix Ivor Novello du meilleur compositeur[72]. Pour promouvoir Older, il se produit le dans la Broadcasting House de BBC Radio 1[73]. Le , il réorchestre les titres de son nouvel album, ainsi que des anciennes chansons, à l'occasion d'un concert acoustique enregistré au 3 Mills Studios de Londres pour l'émission MTV Unplugged[A 29]. Certains titres chantés pendant ce concert sont insérés dans The You Have Been Loved E.P. et dans le single de Star People '97[74],[75]. Sa mère, Lesley, est présente dans l'assistance pendant l'enregistrement de cette émission[2]. Mais peu de temps après, en février 1997, elle meurt d'un cancer de la peau. George Michael sombre alors dans une dépression et arrête la promotion de son album[1]. À la même période, il ne vient pas recevoir le Brit Award du meilleur chanteur britannique des mains d'Elton John[76]. Le , il est de nouveau endeuillé par la mort de Diana Spencer, dont il était proche[77]. Le chanteur est présent lors de ses funérailles à l'abbaye de Westminster, aux côtés d'Elton John[78]. Alors que George Michael essaye de se libérer par la création musicale, il se renferme sur lui-même à la suite de ces deux décès.

« Let's go outside » : l'homosexualité de George Michael au grand jour[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un parc avec une rangée de palmiers.
Le , George Michael est arrêté dans le Will Rogers Memorial Park de Beverly Hills (ci-dessus) pour atteinte à la pudeur. Avec la chanson Outside, George Michael évoque avec humour son arrestation et révèle officiellement son homosexualité.

En 1996, George Michael dédie son album Older à Anselmo Feleppa et considère alors avoir publiquement révélé son homosexualité, sans passer par la presse. Il indique, lors d'une interview : « Lorsque j'ai écrit et dédié cet album pour [Anselmo], je pensais avoir annoncé mon coming out à mes fans, et je ne faisais pas attention aux gens qui n'étaient pas intéressés par ma musique »[79],[Note 11]. Au moment de la mort d'Anselmo Feleppa, George Michael annonce également son homosexualité à ses parents[80]. Mais en 1998, le chanteur est contraint d'annoncer officiellement son orientation sexuelle. En effet, le , George Michael fait du cottaging dans le Will Rogers Memorial Park de Beverly Hills, en Californie[A 31]. Ce mot argotique anglais signifie qu'il cherche à avoir une relation homosexuelle dans les toilettes publiques du parc. Mais le même jour, l'officier de police américain Marcelo Rodriguez et son coéquipier patrouillent en civil dans le parc pour intercepter ces actes d'exhibitionnisme, dont certaines personnes se sont plaintes[81],[82]. Marcelo Rodriguez prend George Michael sur le fait et l'arrête pour atteinte à la pudeur dans un lieu public[83]. Il est libéré le soir même, après le paiement d'une caution de 500 dollars[83]. En décembre 1998, dans le talk show britannique de Michael Parkinson, George Michael revient sur ses agissements et explique qu'« [il] n'étai[t] pas dans le meilleur état d'esprit » et que « c'était irresponsable de faire ça[84] ». La presse internationale relaie cet événement et contraint George Michael à un outing public. Autrement dit, le chanteur déclare publiquement qu'il est homosexuel, alors qu'il n'avait pas l'intention de l'annoncer dans la presse. « Je ne sais pas si je l'aurais un jour dévoilé aux journalistes », déclare-t-il[79],[Note 12]. Quelques années plus tard, Elton John remarque, avec ironie, qu'« une pissotière n’est pas le meilleur endroit pour faire son coming out[2]. » Mais cette expérience a finalement libéré George Michael, qui n'a pas toujours été sûr de sa sexualité pendant sa jeunesse[12]. « Grâce à ma mésaventure, je me suis rendu compte que, au fond, ma différence était ma principale qualité », explique-t-il au magazine français Télérama en 2004[85]. À la fin de l'année 1998, George Michael compose une chanson sur son exhibition et sur son arrestation, intitulée Outside. Ce morceau funk est surtout une invitation à vivre son amour librement et en plein jour[80]. Dans le clip d'Outside, il parodie son arrestation par la police : on y voit des toilettes se transformer en piste de disco et le chanteur danser en tenue de policier[A 32]. En 1999 et 2002, George Michael est poursuivi en justice pour diffamation par Marcelo Rodriguez, l'officier de policer qui l'a arrêté. La United States District Court de Californie déboute à chaque fois la demande de Marcelo Rodriguez[86]. En 1998, le single Outside est no 2 au Royaume-Uni pendant deux semaines et atteint la vingt-sixième place du hit-parade français pendant une semaine[23],[87].

Succès commerciaux et échec critique de Songs from the Last Century[modifier | modifier le code]

Avec Outside, George Michael renoue avec le succès. En 1998, la sortie de la compilation Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael confirme définitivement la popularité du chanteur. En effet, ce double album, dédié entièrement à sa mère, se vend à 9 millions d'exemplaires dans le monde[88]. Il reste huit semaines en tête du hit-parade britannique[23]. Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael est distribué par Sony Music, qui possède encore les droits sur les anciennes chansons de l'artiste[53]. La compilation rassemble des succès et des titres moins connus comme A Moment with You et Fantasy, face B du single Freedom! '90[89]. George Michael inclut également une reprise de As de Stevie Wonder, chantée en duo avec Mary J. Blige[Note 13]. Sortie en single en 1999, As se classe 27e au hit-parade français[90]. Ce n'est pas la première chanson de Stevie Wonder que George Michael reprend. En mai 1985, le chanteur anglais chante en duo avec la star américaine Love's in Need of Love Today sur la scène de l'Apollo Theater de New York[91],[Note 14] En 1997, George Michael et Stevie Wonder se retrouvent de nouveau à Los Angeles pour interpréter Living for the City[92]. Enfin, en 1991, il inclut une version de I Believe (When I Fall in Love It Will Be Forever) sur la face B de Don't Let the Sun Go Down on Me[93].

Peu avant Noël 1999, George Michael sort un quatrième album intitulé Songs from the Last Century[A 33]. Produit par le chanteur et Phil Ramone pour le label Virgin, il s'agit d'un album de reprises jazz. Le chanteur anglais reprend des chansons des années 1930 et 1940 comme Brother, Can You Spare a Dime?, You've Changed, My Baby Just Cares for Me[Note 15], I Remember You, Secret Love, Wild Is the Wind, Where or When et It's All Right with Me, et signe également des versions jazz de chansons plus récentes comme The First Time Ever I Saw Your Face, Roxanne et Miss Sarajevo. Aucun single n'est extrait de l'album. Toutefois, un clip presque documentaire est tourné dans le Red Light District d'Amsterdam pour la reprise de Roxanne, dont les paroles traitent de la prostitution[94]. Songs from the Last Century reçoit un mauvais accueil critique[A 34]. Par exemple, Nigel Packer de BBC, bien que soulignant les qualités vocales de George Michael, écrit que « dans l'ensemble, le résultat est plus anesthésique que swing[95],[Note 16]. » Songs from the Last Century atteint la deuxième place du hit-parade britannique et est le seul album de George Michael à ne pas avoir atteint la première place[23]. L'album ne dépasse pas la 157e place du Billboard 200 aux États-Unis[52].

En marge de cet album, George Michael participe à plusieurs concerts entre 1999 et 2000. En avril 1999, il rend hommage à Linda McCartney pendant un concert organisé par son mari Paul. Linda McCartney est morte un an avant d'un cancer du sein. « Ma mère a perdu le même combat […] que Linda », déclare-t-il sur scène[96],[Note 17]. En octobre 1999, il prend part au concert de charité NetAid au stade de Wembley et interprète en live une chanson de chacun de ses albums : Fastlove, Brother, Can You Spare a Dime?, Father Figure et Freedom! '90. George Michael n'a pas souhaité que la BBC retransmette sa performance à cause de problèmes techniques pendant le concert[97]. La même année, il se produit également au Royal Albert Hall de Londres pour l'association caritative LGBT Stonewall[98]. En 2000, il chante plusieurs fois en duo. Le , George Michael rejoint plusieurs artistes au Robert F. Kennedy Memorial Stadium de Washington pour le concert Equality Rocks, sponsorisé par la Human Rights Campaign, qui lutte notamment contre les crimes de haine homophobes[99]. George Michael y interprète Freedom! '90 aux côtés de la star américaine du country Garth Brooks. Le , il chante Don't Let the Sun Go Down on Me avec le ténor italien Luciano Pavarotti à Modène, pour un concert de charité[100]. Enfin, en août 2000, le chanteur enregistre If I Told You That en duo avec Whitney Houston[A 35]. En 1998, Whitney Houston chante déjà seule cette chanson pour son album My Love Is Your Love, et son duo est à l'origine prévu pour Michael Jackson[101]. Finalement, même si George Michael vit une période difficile, surtout ponctuée de deuils, il poursuit sa carrière musicale et obtient encore du succès auprès du public.

Patience : un album intime et engagé (2001-2004)[modifier | modifier le code]

Photographie couleur de deux personnes qui portent les masques de George W. Bush et Tony Blair et se sèrent la main.
Entre 2002 et 2004, George Michael dénonce en chanson les manœuvres militaires de George W. Bush et Tony Blair en Irak. Ci-dessus, deux activistes de Make Poverty History en 2004, portant les masques des deux dirigeants politiques.

Pendant environ un an et demi, George Michael ne sort pas de chanson. En mars 2002, il fait de nouveau parler de lui avec un nouveau single intitulé Freeek!, sorti sous le label Polydor distribué par Universal Music[102]. Ce morceau electro dénonce la banalisation de la pornographie, que la jeunesse consomme à la télévision et sur internet. « L'idée que les enfants soient mis continuellement en présence d'images de sexe sans âme, ni émotion, me révulse. […] Je refuse la censure mais je suis horrifié par l'absence de responsabilité des adultes, des programmateurs comme des parents, dans cette affaire », indique-t-il à Télérama[85]. Dans le clip de Freeek!, réalisé par Joseph Kahn, George Michael montre la violence des images dans une société futuriste et apocalyptique[103]. Comme son clip est provocateur, certaines chaînes de télévision le diffusent tard dans la journée ou bien le censurent complètement[A 36]. Freeek! se classe premier en Espagne, au Portugal, en Italie et au Danemark, mais ne rencontre pas un succès exceptionnel[104]. En face B du single de Freeek!, on trouve The Long and Winding Road, une reprise des Beatles. En juillet 2002, George Michael sort une deuxième chanson beaucoup plus politique : Shoot the Dog. Dans ce morceau, il évoque le malaise de la société occidentale, impuissante face à la politique étrangère de George W. Bush au Moyen-Orient[A 37]. Cette chanson est surtout une critique du Premier ministre britannique Tony Blair. En effet, George Michael accuse Tony Blair d'être la « marionnette » du président américain et de cautionner sa politique étrangère, que le chanteur anglais juge mauvaise[A 38]. Ainsi, il chante : « Tony, Tony, Tony, I know that your horny, but there's somethin bout that Bush ain't right » (en français : « Tony, Tony, Tony, je sais que tu es en chaleur, mais il y a quelque chose avec ce Bush qui ne tourne pas rond »). Le clip de Shoot the Dog, réalisé par les caricaturistes de l'émission britannique 2DTV, ridiculise George W. Bush et Tony Blair, mais tourne aussi en dérision l'image publique de George Michael[105]. Arrivée 12e dans le hit-parade britannique, la chanson n'est pas commercialisée aux États-Unis[A 39]. Mais l'engagement de George Michael ne s'arrête pas à Shoot the Dog. En 2003, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Irak de Saddam Hussein, le chanteur se sert de la musique pour proclamer publiquement son désaccord avec la politique occidentale au Moyen-Orient. Lors de la 23e édition des Brit Awards, George Michael reprend Faith avec Ms. Dynamite et change les paroles de sa célèbre chanson pour dénoncer les manœuvres militaires en Irak[106]. À la même période, il se produit sur le plateau de l'émission britannique Top of the Pops pour chanter une reprise de The Grave de Don McLean, qui évoque le départ de jeunes Marines à la guerre[107]. En 2003, cette version de George Michael est enregistrée pour l'album Hope, édité par l'ONG anglaise War Child, afin de venir en aide aux victimes de la guerre en Irak[108]. En février 2003, George Michael est interrogé sur son engagement par David Frost, dans l'émission Breakfast with Frost. Le chanteur anglais, inquiet de l'intervention américaine en Irak, déclare : « on s'apprête à mettre le feu à des foyers d'intégrisme musulman en faisant quelque chose d'illégal[106],[Note 18]. » Selon lui, le cœur du problème au Moyen-Orient est l'absence de solution dans le conflit israélo-palestinien[106]. La même année, le magnat de la presse Rupert Murdoch fustige l'engagement de George Michael dans les journaux de son groupe médiatique News Corporation[109]. Le chanteur justifie, avec ironie, les agissements de Rupert Murdoch : « [il] a décidé que j'avais outrepassé mes droits de chanteur pop »[109].

En mars 2004, Freeek! et Shoot the Dog sont inclus dans le nouvel album de George Michael, intitulé Patience. Comme il n'a pas sorti de nouvelles compositions depuis Outside en 1998, il remercie ses fans d'avoir « patienté » aussi longtemps[A 40]. Cet album est produit par sa société Ægean, mais aussi par Sony Music. En effet, George Michael, qui avait quitté Sony Music au début des années 1990 après des démêlés judiciaires, signe de nouveau avec cette maison de disques[A 22]. Freeek! et Shoot the Dog font de Patience un album engagé. Cars and Trains et Precious Box évoquent également les dérives de la société du XXIe siècle[A 41]. Mais Patience est surtout un album très intime, comme le montrent les titres Through et John and Elvis Are Dead. Dans les paroles de John and Elvis Are Dead, George Michael cite le nom des musiciens qui l'ont inspirés : John Lennon, Elvis Presley et Marvin Gaye, et chante : « Si Jésus-Christ est bel et bien vivant / Alors comment se fait-il que John et Elvis soient morts ? »[A 42],[Note 19]. Le single de John and Elvis Are Dead est vendu par téléchargement sur le site internet de George Michael avec les reprises de Edith and the Kingpin de Joni Mitchell et de For the Love of You des Isley Brothers[110]. En effet, en 2004, il annonce qu'il veut désormais diffuser ses chansons sur internet, le plus souvent gratuitement. « J'ai été très bien payé pour mon talent depuis des années et je n'ai plus besoin d'argent de la part du public. […] Maintenant j'aimerais vraiment que les gens puissent télécharger mes chansons sur Internet, gratuitement, avec la possibilité pour eux en contrepartie de faire un don à une œuvre de charité », déclare le chanteur à BBC Radio[111]. Concernant Patience, les morceaux les plus intimes et les plus personnels de cet album sont sans doute Please Send Me Someone (Anselmo's Song), American Angel, My Mother Had a Brother et Round Here. Dans Please Send Me Someone (Anselmo's Song), George Michael demande à son ancien compagnon, Anselmo Feleppa, de lui envoyer quelqu'un à aimer[A 28]. Dans American Angel, c'est Kenny Goss, son nouveau compagnon originaire du Texas, que George Michael célèbre[A 43]. Dans My Mother Had a Brother, il raconte l'histoire de son oncle homosexuel, qui s'est suicidé le jour de la naissance du chanteur[A 44]. Enfin, Round Here est un titre nostalgique dans lequel George Michael se souvient des quartiers londoniens où il a grandi[A 45]. Par ailleurs, Patience contient des titres plutôt énergiques, comme Amazing, une chanson à mi-chemin entre rock et electro[A 40]. L'album de George Michael inclut aussi deux véritables morceaux dance et electro : Flawless (Go to the City), qui est une reprise de Flawless de The Ones, et Precious Box. Pour promouvoir son nouvel album, George Michael donne quelques interviews télévisées. Le , le chanteur est interviewé par Thierry Ardisson pour l'émission française Tout le monde en parle[112]. Le , Oprah Winfrey interroge George Michael pendant son Oprah Winfrey Show[113]. Patience est un petit succès pour George Michael. L'album se vend à 4 millions d'exemplaires[114]. Il se classe 1er du hit-parade britannique pendant une semaine, 12e aux États-Unis et 4e pendant une semaine en France[23],[52],[115].

Une période de succès et de reconnaissance (2005-2010)[modifier | modifier le code]

George Michael: A Different Story : la vie de George Michael en documentaire[modifier | modifier le code]

Entre 2005 et 2010, George Michael fait le point sur sa carrière et sur son image de chanteur. Le , l'artiste anglais présente au 55e festival du film de Berlin un documentaire réalisé par Southan Morris qui retrace son parcours de chanteur[116]. Ce documentaire, intitulé George Michael: A Different Story, revient sur les grands moments de sa carrière avec Wham! et en solo. Le film fait également référence à l'enfance de George Michael et à sa vie sentimentale. À propos de ces références, le chanteur déclare dans une interview : « mon œuvre est extrêmement liée à ma biographie. En travaillant sur la longueur avec une équipe de cinéma, j'ai pu me confier facilement[109]. » En effet, dans George Michael: A Different Story, il s'exprime face caméra, et ses paroles sont souvent entrecoupées par des images d'archives. Plusieurs personnalités et proches de George Michael sont aussi interrogés, comme Elton John, Boy George, Mariah Carey, Andrew Ridgeley, ou encore son propre père, Jack Panos[34]. Sorti dans les salles de cinéma françaises le sous le titre George Michael : Mon histoire, ce documentaire n'est pas commercialisé en DVD[117],[Note 20]. Dans George Michael: A Different Story, ainsi que dans une interview à Télérama, le chanteur condamne les émissions de télé-réalité musicales : « Comment pourrais-je cautionner cette cynique exploitation du rêve de tous ces jeunes gens ? Je n'ai rien contre les participants, mais je déteste cette mentalité des gens de télé qui les manipulent, se servent d'eux », déclare-t-il[85]. Pourtant, en mai 2008, il interprète Praying for Time sur le plateau d'American Idol. En décembre 2009, il chante également en duo avec Joe McElderry, un candidat de The X Factor au Royaume-Uni[118].

Une star qui joue avec son image[modifier | modifier le code]

George Michael accepte de jouer avec son image de star. En effet, entre 2005 et 2011, le chanteur fait plusieurs caméos dans des séries et des sketches télévisés. Le , à l'occasion du Red Nose Day, un téléthon au profit de Comic Relief, il apparaît dans un épisode spécial de Little Britain aux côtés de David Walliams et Matt Lucas[119]. À Noël 2007, George Michael participe à un sketch du Catherine Tate Show et chante en duo Fairytale of New York de The Pogues avec l'actrice Catherine Tate[118]. Il joue également deux sketches avec l'humoriste anglais Ricky Gervais. Le premier en décembre 2007, dans la série Extras, où George Michael est poursuivi par un photographe qui veut le surprendre en train de consommer de la drogue[118]. Le second en décembre 2008, lorsque Ricky Gervais remporte le British Comedy Award du meilleur acteur dans une série télévisée comique[120]. Ricky Gervais tourne une vidéo de remerciements dans laquelle il apparaît avec George Michael dans un lit[121]. Mais la série à laquelle le chanteur contribue le plus est Eli Stone, produite par la société américaine ABC. En 2008, les créateurs de la série, Greg Berlanti et Marc Guggenheim, souhaitent que les chansons de George Michael soient en lien avec la vie de leur personnage, Eli Stone, qui est un avocat interprété par Jonny Lee Miller[122]. Tous les épisodes de la première saison de la série portent le nom d'une chanson de George Michael[123]. Mais les créateurs de la série vont plus loin. Ils imaginent que Eli Stone hallucine la présence du chanteur. George Michael joue alors dans quatre épisodes de la série en tant que guest star[118]. Il y interprète ses chansons, comme Faith, Older, Amazing, ou encore une reprise de Feeling Good. Dans le neuvième épisode de la première saison, le rôle de George Michael a davantage d'importance et il n'apparaît plus comme une hallucination[124]. Dans cet épisode, il aide financièrement une école américaine pour qu'elle donne de vrais cours sur la sexualité. En effet, le programme d'éducation sexuelle de cette école ne dispense que des cours sur l'abstinence, et en guise de protestation, une jeune fille diffuse un jour la chanson I Want Your Sex dans les haut-parleurs de l'établissement. George Michael apprécie l'expérience d'Eli Stone. Toutefois, il ne souhaite pas faire une carrière d'acteur à la télévision et déclare : « Je n'aime pas me regarder jouer, je préfère plutôt écouter ce que je chante[122],[Note 21]. » En mars 2011, George Michael participe de nouveau à un sketch pour le téléthon Red Nose Day. Assis dans une voiture à côté du comédien James Corden, il reprend avec lui les chansons de Wham! qui passent à la radio. Plus tard, James Corden réitère ce principe de carpool karaoke avec d'autres artistes[125].

25 Live : le bilan d'une carrière[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un homme sur une scène de concert qui tend un micro au public.
George Michael en concert à Anvers (Belgique) en 2006, pour sa tournée 25 Live.

À la fin des années 2000, sa carrière est désormais bien établie. Pendant cette période, il chante en duo avec des artistes reconnus. En 2005, il interprète Blame It on the Sun avec Ray Charles pour l'album Genius & Friends[126]. La même année, il chante Drive My Car avec Paul McCartney à Hyde Park, à Londres, pour le Live 8[127]. En 2006, Tony Bennett sollicite George Michael pour enregistrer How Do You Keep the Music Playing? sur l'album Duets: An American Classic[128]. En juin 2009, il fait également une apparition surprise au concert de Beyoncé à l'O2 Arena de Londres, où il reprend avec la chanteuse américaine If I Were a Boy[92].

Entre 2006 et 2008, la star confirme son succès en entamant une grande tournée pour ses vingt-cinq ans de carrière, intitulée 25 Live. La première date de la tournée est à Barcelone[129]. Il se produit ensuite en France, en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en République tchèque ou encore en Irlande. Le , le chanteur inaugure le nouveau stade de Wembley, à Londres[130]. Le , il se produit au Stade de France, à Paris. Dans Le Parisien, la journaliste Charlotte Moreau vante « la pureté et la beauté du timbre [de George Michael], toujours aussi soyeux et classieux après vingt-cinq ans de carrière[131]. » La tournée 25 Live s'achève, en Angleterre, au Earls Court de Londres le 24 et . Ces représentations donnent lieu à une captation vidéo, intitulée Live in London[132]. Pendant ce concert à Londres, il reprend tous ses tubes depuis Wham! et rejoue même les clips de ses chansons. Par exemple, au moment de chanter Outside, George Michael s'habille en policier américain sur scène[133]. Après un concert à Copenhague, il fait le dernier concert de sa tournée en décembre 2008 au stade Sheikh Zayed d'Abou Dabi, aux Émirats arabes unis[134]. La tournée 25 Live est accompagnée par la sortie d'une compilation intitulée Twenty Five, qui rassemble les tubes de Wham! et de George Michael. Cet album, produit par les label Sony BMG et Ægean, est sorti en 2006 au Royaume-Uni et en Europe et en 2008 aux États-Unis[135],[136]. Il se classe premier dans le hit-parade britannique pendant une semaine[23]. Twenty Five contient quelques nouvelles chansons du chanteur : Understand, Feeling Good, uniquement présente dans la version américaine, An Easier Affair, disponible en téléchargement tout comme This Is Not Real Love avec Mutya Buena et la reprise de Heal the Pain avec Paul McCartney. En décembre 2008, le chanteur met également à disposition sur son site internet un titre de Noël, coécrit avec David Austin : December Song (I Dreamed of Christmas), qui est accompagné de Jingle (A Musical Interlewd). Un an plus tard, ces deux chansons sont vendues en CD[34]. Afin de clôturer sa tournée 25 Live, il se produit en concert en Australie en 2010. Il monte sur scène à Perth, Sydney et Melbourne[137]. Ainsi, George Michael a fait le bilan de vingt-cinq ans de carrière, pendant laquelle il a obtenu le succès et la reconnaissance du public.

Une fin de carrière gâchée par la drogue et la maladie (2010-2016)[modifier | modifier le code]

George Michael s'éloigne de la musique[modifier | modifier le code]

Le , George Michael participe à une Gay Pride à Londres. Sur le chemin du retour, il percute avec sa voiture la vitrine d'un magasin du quartier d'Hampstead[138]. La police l'arrête car elle pense qu'il n'est pas en état de conduire. Mis en liberté provisoire, il est accusé le de « possession de cannabis et de conduite sous l'emprise d'alcool ou de drogues[139],[Note 22] ». Le , George Michael plaide coupable à la Highbury Corner Magistrates' Court de Londres[140]. Le , il est condamné à huit semaines de prison, ainsi qu'à une amende de 1 250 livres (1 469 euros), et son permis est annulé pendant cinq ans[141]. Le 11 octobre 2010, le chanteur est libéré de la Highpoint Prison du comté de Suffolk, après quatre semaines d'incarcération[142]. En mai 2007, George Michael plaide déjà coupable devant la Brent Magistrates' Court de Londres pour conduite sous l'emprise de stupéfiants[140].

Symphonica : un retour sur scène compliqué[modifier | modifier le code]

Après ces déboires judiciaires, George Michael s'implique de nouveau dans sa musique. En janvier 2011, une version remastérisée de son album Faith est mise en vente[143]. Puis, en mars 2011, le chanteur sort une reprise de True Faith du groupe britannique New Order[144]. True Faith est commercialisée sur internet et en CD et les bénéfices de ce single sont reversés à l'association caritative britannique Comic Relief. Richard Curtis, l'un des fondateurs de Comic Relief, a déclaré à propos de l'engagement de George Michael : « Chaque année, George est le plus important donateur de Comic Relief. Une année, sans qu'on s'y attende, il nous a donné tous les bénéfices de son single As, avec Mary J. Blige. […] Mais, le plus formidable dans tout ça, c'est qu'il reverse à Comic Relief tout l'argent de son nouveau single True Faith. […] Nous promettons d'utiliser chaque penny que nous avons récolté grâce à lui pour sauver et changer la vie des populations en Afrique et dans tout le Royaume-Uni[145],[Note 23]. » True Faith atteint la 27e place du hit-parade britannique pendant une semaine[23]. Le , George Michael annonce dans l'émission américaine Piers Morgan Tonight qu'il vient d'enregistrer la chanson You and I de Stevie Wonder pour l'offrir en cadeau de mariage au prince William et à Catherine Middleton[146]. En effet, son titre peut être gratuitement téléchargé sur son site internet et, en contrepartie, le chanteur invite les internautes à faire un don au Royal Wedding Charity Fund du couple princier[147].

Photographie couleur d'un homme assis qui porte de la main droite un micro à la bouche.
George Michael en concert à Nice (France) en 2011, pendant sa tournée symphonique.

Quelque temps après la sortie de ces deux chansons, George Michael annonce qu'il prépare une nouvelle tournée. Le 11 mai 2011, il indique à la presse que sa tournée est intitulée Symphonica: The Orchestral Tour et qu'il sera accompagné sur scène par un orchestre symphonique[148]. Dans une interview à Paris Match, il confie que « cette tournée est la plus excitante pour [lui] depuis la première avec Wham![149]. » Il déclare également au magazine français qu'il va prochainement sortir un nouvel album dance[149]. Le 22 août 2011, il entame son premier concert symphonique à l'opéra d’État de Prague, en République tchèque. Le chanteur se produit également au stade municipal de Wrocław en Pologne, à l'Arena Zagreb de Croatie ainsi qu'au Royal Albert Hall de Londres. George Michael se déplace aussi en France, notamment à Nice, Marseille, Toulouse, Montpellier et Paris[150]. Ces concerts symphoniques sont l'occasion, pour lui, d'interpréter en live les chansons jazz de son répertoire, particulièrement celles des albums Older et Songs from the Last Century. Il chante en plus quelques reprises sur scène : Going to a Town de Rufus Wainwright, Russian Roulette de Rihanna et Love Is a Losing Game, en hommage à Amy Winehouse morte en juillet 2011[151]. Le chanteur présente aussi à son public une nouvelle chanson intitulée Where I Hope You Are, inspirée par sa récente séparation avec Kenny Goss[152]. Mais, le 21 novembre 2011, alors que George Michael s'apprête à jouer dans une salle de concert à Vienne, en Autriche, il est victime d'une sévère pneumonie[153]. La tournée est annulée et le chanteur, qui est dans le coma, est hospitalisé à Vienne[154]. Placé dans une unité de soins intensifs, il sort de l'hôpital fin décembre 2011[155]. Après une longue période de rétablissement, George Michael fait une apparition publique le 21 février 2012, pour remettre le Brit Award du meilleur album britannique de l'année à Adele[156]. Le chanteur se remet à la musique pendant l'été 2012. Il compose White Light, qui est un hymne à la vie, après avoir été longtemps hospitalisé[157]. Dans ce morceau, le chanteur évoque même clairement l'univers hospitalier avec le son d'un moniteur de fréquence cardiaque. Il utilise aussi un vocoder pour rendre sa voix électronique[157]. White Light sort en single en août 2012 et Kate Moss apparaît avec George Michael dans le clip de la chanson[157]. En face B du single, le chanteur signe une reprise de Song to the Siren de Tim Buckley[158]. White Light se classe 15e dans le hit-parade britannique pendant une semaine[23]. Le 12 août 2012, il participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres et chante Freedom! '90 et White Light. Certaines personnalités, comme le directeur musical Steve Anderson, accusent George Michael d'avoir profité des Jeux olympiques pour promouvoir son nouvel single White Light devant des millions de téléspectateurs[159]. Il répond à ces critiques sur Twitter, en disant qu'il a chanté White Light pour remercier publiquement ceux qui l'ont soutenu au moment de sa pneumonie. « Je ne le regrette pas », a déclaré le chanteur[160],[Note 24].

En septembre 2012, George Michael reprend la tournée Symphonica là où elle s'est arrêtée. Le , le chanteur se produit à l'opéra Garnier de Paris. Il est le premier chanteur de pop anglais à monter sur la scène de ce lieu traditionnellement réservé à la musique classique[161]. Les bénéfices de son concert sont reversés à l'association française Sidaction, présidée par Pierre Bergé et Line Renaud[162]. La chanteuse française, qui remercie George Michael d'avoir contribué à la lutte contre le sida, déclare à son propos : « [Son] arme dans ce combat a été [son] art[163]. » À la fin de l'année 2012, George Michael annule de nouveau sa tournée Symphonica et ne se produit pas en Australie pour ses derniers concerts. « J'ai eu tort de penser que je pouvais surmonter les grandes angoisses qui me tourmentent depuis que j'ai quitté l'Autriche en décembre dernier », indique le chanteur[164]. George Michael ne fait alors plus de retour sur scène. De plus, le , il est victime d'un accident sur une route de l'Hertfordshire[165]. Le chanteur, qui est tombé d'un véhicule en marche, souffre d'un traumatisme crânien[166]. Néanmoins, en mars 2014, George Michael sort un nouvel album intitulé Symphonica, qui paraît sous les labels Virgin-EMI et Ægean. Il s'agit d'un album qui regroupe plusieurs chansons interprétées entre 2011 et 2012, pendant la tournée symphonique. On trouve notamment des titres de Patience et de Songs from the Last Century, mais aussi des reprises comme Let Her Down Easy de Terence Trent D'Arby et Idol d'Elton John. Let Her Down Easy est d'ailleurs le dernier single commercialisé par le chanteur. Cependant, ces morceaux live ont été retravaillés en studio par Phil Ramone, qui signe ici la dernière production de sa carrière, avant sa mort en 2013[167]. Les critiques anglaises sont mitigées. Andy Gill de The Independent constate que Symphonica est un album « bien organisé et très affirmé, c'est une œuvre charmante, dit-il, mais qui, comme tout album live, ne reste qu'un simple souvenir[168],[Note 25]. » Par ailleurs, Michael Cragg de The Guardian pense que les chansons de Symphonica ont été placées de façon délibérée, pour faire ressortir « le sentiment de nostalgie, tinté de regrets, que procure l'album »[167],[Note 26]. Une édition limitée de Symphonica sort en mars 2014, tandis que le concert de George Michael à l'opéra Garnier de Paris est filmé et retransmis sur la chaîne britannique BBC One en avril 2014[169],[170]. Symphonica parvient à atteindre la 1re place du hit-parade britannique[23]. Malgré ses graves problèmes de santé, George Michael a réussi à tenir bon.

Un projet inachevé[modifier | modifier le code]

Une maison de briques rouges avec des bouquets de fleurs par terre.
La maison de George Michael à Goring-on-Thames, un mois après sa mort. Ses admirateurs ont déposé des bouquets de fleurs par terre.

En 2011, George Michael déclare à Paris Match qu'il est en train de composer un album de musique dance[149]. Mais, entre 2011 et 2014, hormis Symphonica, il ne sort aucun album avec de nouvelles compositions. En décembre 2016, le producteur et compositeur anglais Naughty Boy révèle justement qu'il travaille sur le prochain album du chanteur[171]. Par ailleurs, un second documentaire, intitulé Freedom, est prévu pour mars 2017, en même temps que la ressortie de l'album Listen Without Prejudice, Vol. 1[172]. Mais le projet d'un nouvel album reste inachevé. En effet, George Michael meurt le dans sa maison, à Goring-on-Thames[12]. Les causes de sa mort ne sont pas immédiatement identifiées[173]. Le 7 mars 2017, le responsable du service de médecine légale du comté de l'Oxfordshire annonce qu'il est mort de « causes naturelles », en précisant qu'il souffrait d'une cardiomyopathie dilatée avec myocardite et d'une stéatose hépatique[174]. George Michael est enterré le 29 mars 2017 au cimetière de Highgate, à Londres[175].

Plusieurs artistes comme Madonna, Elton John ou Robbie Williams font part de leur tristesse sur les réseaux sociaux[176]. À l'occasion de la 59e cérémonie des Grammy Awards, Adele rend hommage au chanteur en reprenant Fastlove avec un orchestre[177]. Un montage d'images réalisé par David Austin est projeté pendant sa prestation[178]. Au Royaume-Uni, lors des Brit Awards, Andrew Ridgeley, Shirlie Holliman et Pepsi Demacque honorent la mémoire de leur ami disparu. Chris Martin reprend également A Different Corner, tout en étant accompagné par la voix de George Michael[179].

De son vivant, l'artiste a vendu environ 100 millions d'albums dans le monde[34]. Sa fortune est estimée à plus de 100 millions de livres (116 millions d'euros)[180].

Principales inspirations[modifier | modifier le code]

George Michael est surtout influencé par la musique soul des chanteurs noirs américains, comme Marvin Gaye et Stevie Wonder[A 22]. Toutefois, le chanteur anglais considère que sa musique s'écoute sans préjugé racial : « [Elle] n'est ni blanche, ni noire. C'est de la pop inspirée par le rhythm and blues[181]. » En effet, en 1984, Wake Me Up Before You Go-Go rappelle la musique du label Motown[4]. En 1987, la plupart des chansons de l'album Faith sont également inspirées par celles de Prince[12].

Le rock britannique, notamment Elton John, est aussi une influence importante pour le chanteur anglais[A 17]. En 2000, il achète même aux enchères le piano Steinway avec lequel John Lennon compose Imagine en 1971[182]. Cependant, la chanson Faith est plutôt influencée par le rock américain d'Elvis Presley[4]. George Michael, avec amusement, compare son clip à un numéro de Chuck Berry ou de Bo Diddley[181]. En 2004, il évoque à la fois John Lennon et Elvis Presley dans les paroles de John and Elvis Are Dead[A 42]. Interviewé par Melvyn Bragg en 2006, il déclare que Led Zeppelin est son groupe de rock préféré[183].

Le jazz est aussi l'une de ses inspirations, comme le montrent les morceaux Kissing a Fool, Cowboys and Angels, Older ou l'album de reprises Songs from the Last Century. En 1996, il dédie notamment son album Older au chanteur de bossa nova brésilien Antônio Carlos Jobim.

Thèmes majeurs de ses chansons[modifier | modifier le code]

Trois thèmes majeurs semblent se dégager des chansons de George Michael. Tout d'abord celui de l'amour. La ballade Careless Whisper est un exemple emblématique de sa carrière[A 46], tout comme I Want Your Sex, qui prône la monogamie[A 8]. En 1996, après la mort de son compagnon Anselmo Feleppa, il évoque cette fois l'amour sur un ton beaucoup plus mélancolique dans Jesus to a Child et You Have Been Loved[A 28]. Mais l'amour est indissociable d'un autre thème : la liberté. Il chante alors l'amour libre dans Outside et dans Fastlove : « My friends got their ladies / They're all having babies / But I just want to have some fun » (en français : « Mes amis ont des fiancées / Ils font tous des enfants / Mais moi je veux seulement prendre du plaisir »[80],[184]. L'amour est même libérateur, comme dans Amazing : « I think it's amazing / The way that love can set you free » (en français : « Je crois que c'est incroyable / La façon dont l'amour peut te libérer »[184]. Cependant, George Michael n'invite jamais à la débauche, et dénonce la pornographie dans I Want Your Sex et Freeek![A 8],[85]. En 1996, Free clôt l'album Older avec une sorte d'apaisement : « Feels good to be free… » (en français : « C'est bon d'être libre… »)[C 10]. Mais la chanson qui célèbre la liberté avec le plus de vigueur est Freedom! '90[184]. Le troisième thème important dans les chansons de George Michael est la croyance. Faith, Father Figure et Hard Day parlent notamment de la foi dans l'amour et de la confiance dans une relation. Le chanteur interroge aussi souvent la croyance religieuse. Si Jesus to a Child suggère la bonté de Jésus-Christ[A 27], Praying for Time et John and Elvis Are Dead semblent remettre en question l'existence du Sauveur.

Héritage musical de George Michael[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un homme qui chante dans un micro et lève le bras gauche.
Le chanteur anglais Sam Smith (ci-dessus) est très influencé par George Michael.

De nombreux artistes sont influencés par la musique de George Michael. Robbie Williams est proche de lui depuis son départ du groupe pop Take That[A 47]. En 1996, le premier single de Robbie Williams est d'ailleurs une reprise de Freedom! '90[185]. En 2004, George Michael reconnaît le talent de Robbie Williams, même s'il le considère trop préoccupé par la célébrité[85]. La musique de George Michael inspire surtout le chanteur anglais Sam Smith. En 2015, Sam Smith déclare dans une interview : « [George Michael] est quelqu'un d'honnête et quand vous vous intéressez aux paroles de ses chansons, il devient alors une personnalité vraiment inspiratrice[186],[Note 27]. » La voix et la musique de Sam Smith peuvent être rapprochées de celles de George Michael, notamment lorsque le jeune chanteur interprète Writing's on the Wall à la 88e cérémonie des Oscars. Lors de cet événement, l'humoriste Chris Rock plaisante sur la ressemblance vocale de Sam Smith : « C'était génial. L'une de tes chansons que je préfère, c'est Father Figure[187],[Note 28] ! » Sam Smith semble également partager le style vestimentaire de George Michael[188]. À la mort de George Michael, Sam Smith écrit sur Twitter que le chanteur est « une des figures publiques et musicales les plus magiques, talentueuses, courageuses et importantes [qu'il] connaisse[189],[Note 29]. » D'autres artistes sont aussi inspirés par la musique de George Michael : Adam Lambert, dont le clip de Ghost Town se rapproche de celui de Father Figure, Maria Carey, qui reprend One More Try en 2014 et qui se dit influencée par l'album Faith, Justin Timberlake, ou encore James Arthur[190],[191].

Les chansons de George Michael sont régulièrement reprises. Parmi les interprétations les plus originales, on peut citer la version de Careless Whisper du groupe américain Gossip, Kissing a Fool par le Canadien Michael Bublé, ou la reprise de Jesus to a Child par le musicien macédonien Toše Proeski[192],[193],[194]. En 2014, le chanteur australien Anthony Callea consacre tout un concert à des reprises de George Michael. Sa performance est enregistrée dans un album live intitulé Ladies & Gentlemen: The Songs of George Michael[195].

Impacts sur la société[modifier | modifier le code]

Icône pop[modifier | modifier le code]

George Michael est un chanteur populaire auprès du public. Le Monde le considère comme une « icône pop » et The Times voit en lui une « superstar de la pop » depuis Wham![12],[1]. Pour France 24, le chanteur est avant tout une « figure majeure de la musique des années 1980 et 1990 »[196]. En effet, dans une interview à Paris Match en 1988, Pierre Hurel le qualifie de sex-symbol[30]. Mais à partir de 1990, il veut rompre avec cette image de star pour n'être reconnu pour que pour sa musique[12]. Toutefois, entre 2006 et 2008, il entame une grande tournée qui affirme son statut de star internationale. En 2016, le chanteur est définitivement reconnu comme un compositeur populaire lorsqu'il est nommé pour une place dans le Songwriters Hall of Fame[197]. Plusieurs musiciens louent également le talent de George Michael. Elton John déclare qu'il est un « artiste brillant » et Liza Minnelli le qualifie de « génie musical »[1]. Paul Young, quant à lui, pense que sa voix « touche directement au cœur »[198],[Note 30].

Par ailleurs, l'image du chanteur pop est quelquefois détournée à la télévision et au cinéma. Le 25 février 1989, dans Saturday Night Live, l'acteur américain Dana Carvey se grime en George Michael et se moque du postérieur du chanteur dans le clip de Faith[199]. En 2007, dans le film américain Le Come-back de Marc Lawrence, Hugh Grant et Scott Porter sont les anciens membres d'un groupe des années 1980, appelé PoP. Dans sa critique du film, le journaliste Scott Holleran écrit que PoP est « une référence à peine masquée au groupe Wham! de George Michael et Andrew Ridgeley »[200],[Note 31]. En 2016, dans La La Land de Damien Chazelle, Emma Stone compare Ryan Gosling à George Michael quand celui-ci se produit avec un cover band des années 1980[201].

Rôle dans la communauté LGBT[modifier | modifier le code]

Le chanteur, qui déclare publiquement son homosexualité en 1998, est à la fois une icône pop et une icône gay[80]. En effet, il revendique la légitimité de son orientation sexuelle. En mai 2011, il écrit sur Twitter : « Je n'ai jamais demandé pardon pour ma vie sexuelle et je ne le ferai jamais[80],[Note 32] ! » En 1999 et en 2000, le chanteur se produit en concert pour Stonewall et la Human Rights Campaign, deux associations qui défendent les droits des personnes homosexuelles[98],[99]. En mai 2004, il donne une interview pour le mensuel gay britannique Attitude et, en octobre 2012, fait la une du magazine gay Out in the City[202],[203]. En 2005, son album Patience est nommé pour un GLAAD Media Award, une récompense décernée par la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation[204]. En 2016, sur France Culture, Étienne Menu indique que George Michael s'inscrit dans un courant soul, R&B et parfois house « marqué par l'émancipation du mouvement LGBT[205]. » À la mort du chanteur, plusieurs personnalités musicales et politiques considèrent George Michael comme un acteur de la communauté LGBT. La chanteuse américaine Miley Cyrus parle d'un « activisme radical en faveur de la communauté LGBT »[206],[Note 33], tandis que le travailliste britannique Jeremy Corbyn évoque « un fervent défenseur des droits LGBT[176],[Note 34] ».

Engagements humanitaires[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, George Michael s'engage dans la lutte contre le sida. Il donne des concerts de bienfaisance pour de nombreuses associations comme The Elizabeth Taylor AIDS Foundation en 1992, ou la Elton John AIDS Foundation en 2011[61],[207]. En 1992 et en 1996, il participe à deux projets d'albums pour la Red Hot Organization, qui lutte contre le sida à travers la musique[A 48]. Il fait également des dons à la Terrence Higgins Trust, qui aide les victimes du sida au Royaume-Uni[208]. En 1998, pour la MTV Staying Alive Foundation, il présente un documentaire qui montre la vie de six jeunes personnes touchées par le sida[209],[210]. Le chanteur est aussi engagé dans d'autres causes humanitaires. En 1993, il participe à un concert au Carnegie Hall de New York pour la Rainforest Foundation, une organisation impliquée dans la protection des populations des forêts tropicales[211]. En décembre 2006, il donne un concert gratuit à Londres pour les infirmières du National Health Service[212].

George Michael et la mode[modifier | modifier le code]

Statue d'un homme la bouche ouverte, jouant de la guitare.
La statue de cire de George Michael au musée Madame Tussauds d'Amsterdam (Pays-Bas) représente le style vestimentaire du chanteur à l'époque de Faith.

En 2016, deux journalistes de Madame Figaro déclarent que l'apparence de George Michael « marqu[e] les eighties[213] ». En 1984, dans le clip de Wake Me Up Before You Go-Go, Wham! se met en avant avec des tenues colorées[214]. À la fin des années 1980, George Michael se crée une image de chanteur de rock. Sur la pochette de l'album Faith, il porte un perfecto en cuir avec une boucle d'oreille en forme de croix[215]. Une journaliste du Huffington Post considère que les bretelles et le chapeau noirs du chanteur dans le clip de Monkey, sorti en 1988, sont toujours à la mode dans les années 2010[214]. Après le succès de Faith, George Michael souhaite changer d'image et porte régulièrement des complets avec des lunettes de soleil[12],[215]. Toutefois, une journaliste de L'Express note qu'« [il] revisite son look » de chanteur rock pendant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres, en 2012. La même année, il fait la une du magazine Vogue Paris avec Kate Moss[216]. George Michael marque alors le monde de la mode par son style vestimentaire, « mais aussi [par] sa chevelure et la coupe de sa barbe », déclare la journaliste du Huffington Post. Par ailleurs, les clips du chanteur, comme celui de Father Figure ou de Freedom! '90, immortalisent l'image de plusieurs mannequins[217],[45]. En 1992, le clip de Too Funky, réalisé par Thierry Mugler, montre même les coulisses d'un défilé de mode[59]. En 2016, le clip de Freedom! '90 est tourné avec de nouveaux top-modèles dans les rues de New York[218].

Vie privée[modifier | modifier le code]

George Michael confirme publiquement son homosexualité en 1998. Pendant sa jeunesse, le chanteur se considère encore comme bisexuel[114]. À l'époque de Wham!, il a de nombreuses relations avec des femmes[114]. Il a notamment, à la fin des années 1980, une liaison avec la maquilleuse américaine Kathy Jeung, qui apparaît à ses côtés dans le clip de I Want Your Sex[217],[219]. Il déclare par la suite qu'elle a été sa seule véritable petite amie, et qu'elle était au courant de sa bisexualité[114]. Toutefois, George Michael se sent plus à l'aise avec les hommes sur le plan sentimental et n'envisage pas de s'engager dans une histoire sérieuse avec une femme. Il finit par avoir honte de ses relations avec les femmes, qu'il a le sentiment d'exploiter[114]. D'autre part, en raison de l'épidémie de sida à cette période, il se sent moralement obligé d'avertir ses conquêtes féminines de sa bisexualité, au risque de gâcher les moments qu'il passe avec elles. Cela le conduit à cesser d'avoir des rapports sexuels avec les femmes. Dans un entretien accordé à GQ en 2004, le chanteur confie qu'il est toujours attiré par le sexe opposé, mais qu'avoir une vraie liaison avec une femme lui donnerait l'impression d'être « un imposteur »[114].

En 1993, le chanteur est en couple avec le Brésilien Anselmo Feleppa, rencontré à Rio quelques années plus tôt, qui meurt des complications du sida le 26 mars 1993[2]. Dans une interview, George Michael revient sur ce moment difficile : « Mon compagnon est mort du sida et j'ai mis environ trois ans à m'en remettre, puis c'est ma mère qui est morte. À ce moment, j'ai pensé que j'étais maudit[220],[Note 35]. » Au cours de sa carrière, le chanteur a composé trois chansons en hommage à Anselmo Feleppa : Jesus to a Child, You Have Been Loved et Please Send Me Someone (Anselmo's Song)[A 49]. En 1996, il rencontre l'Américain Kenny Goss, qui devient son partenaire[152]. En 2007, George Michael et lui créent la Goss-Michael Foundation à Dallas, qui rassemble une collection d'art contemporain britannique[221]. En 2011, George Michael annonce qu'il se sépare de Kenny Goss. La chanson Where I Hope You Are parle de cette rupture[152]. La même année, le chanteur se met en couple avec Fadi Fawaz, un coiffeur pour stars d'origine libanaise. C'est Fadi Fawaz qui découvre le corps inanimé de l'artiste dans sa maison, le [222].

George Michael possédait plusieurs résidences. Il habitait notamment dans une ancienne maison du village anglais Goring-on-Thames. Le chanteur avait également une maison dans le quartier londonien d'Highgate, ainsi qu'une résidence en Australie[223]. Dans les années 1980, il passait régulièrement ses vacances avec ses amis à Ramatuelle, près de Saint-Tropez, dans une villa qu'il avait baptisée « Chez Nobby »[224].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Wham![modifier | modifier le code]

Écriture noire sur un fond blanc.
Autographe de George Michael.
Article connexe : Discographie de Wham!.

En solo[modifier | modifier le code]

Article connexe : Discographie de George Michael.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aux États-Unis, Careless Whisper est créditée sous le nom : Wham!, featuring George Michael. Mais dans la plupart des pays (au Royaume-Uni notamment), la chanson est seulement attribuée à George Michael.
  2. Citation originale : « Michael is obviously well on his way to becoming the Elton John of the Eighties […] ».
  3. Quelques jours avant, le , George Michael se produit sur scène pour un concert de charité en faveur de The Prince's Trust. George Michael chante Everytime You Go Away en duo avec Paul Young.
  4. En 1987, George Michael forme également un duo avec Jody Watley pour la chanson Learn to Say No.
  5. Quelques mois auparavant, en avril 1987, George Michael participe au concert de charité Stand by Me, à Londres.
  6. Le clip de I Want Your Sex est réalisé par George Michael et Andy Morahan.
  7. En 1988, Deon Estus, le bassiste de Faith, sort une chanson intitulée Heaven Help Me. George Michael participe aux chœurs de ce morceau.
  8. Citation originale : « […] a pop idol ready to trade in his sunglasses for some manner of rock & roll respect. »
  9. Entre 1991 et 1993, un album intitulé The Trojan Souls est en cours préparation, mais le projet reste inachevé.
  10. Le single Older est également sorti sous le titre The Older E.P. et contient trois autres titres : I Can't Make You Love Me, Desafinado avec Astrud Gilberto et une version live de The Strangest Thing.
  11. Citation originale : « […] when I dedicated the album to him and wrote the album for him, I felt like I was coming out to my fans, and I didn't really care about people who weren't interested in my music […] ».
  12. Citation originale : « I don't know if I would have come out to the press. »
  13. As n'apparaît pas dans la version américaine de Ladies & Gentlemen: The Best of George Michael.
  14. En mai 1985, George Michael chante en duo avec Stevie Wonder à l'occasion de la rénovation et du 50e anniversaire de l'Apollo Theater de New York. Lors de cet événement, George Michael interprète également Careless Whisper avec Smokey Robinson.
  15. Dans sa reprise de My Baby Just Cares for Me, George Michael remplace « And even Lana Turner's smile » par « And even Ricky Martin's smile ».
  16. Citation originale : « […] the results are generally more sluggish than swinging. »
  17. Citation originale : « […] my mother lost the same fight […] that Linda lost […] ».
  18. Citation originale : « […] we are just about to light the touch-paper of all these pockets of Islamic fundamentalism by doing something which is totally illegal. »
  19. Citation originale : « If Jesus Christ is alive and well / Then how come John & Elvis are dead? »
  20. Pour être précis, le DVD de George Michael: A Different Story a été vendu uniquement pendant la tournée 25 Live.
  21. Citation originale : « I don't have joy in watching myself, whereas, actually, I quite like listening to my own music. »
  22. Citation originale : « […] possession of cannabis and driving while unfit through drink or drugs. »
  23. Citation originale : « Over the years, George has been the most tremendous supporter of Comic Relief. Out of the blue one year he gave us all the cash from the release of As, his single with Mary J. Blige. […] But, most excitingly, he's giving Comic Relief all the money from his new single, True Faith. […] We promise we'll use every penny we make from it to save and change lives in Africa and all over the UK. »
  24. Citation originale : « […] I don't regret it […] ».
  25. Citation originale : « Competently organised and confidently delivered, it's an engaging set, but ultimately, like all live albums, essentially a souvenir. »
  26. Citation originale : « […] the album's feel of nostalgia tinged with regret […] ».
  27. Citation originale : « He's so honest and when you really dig into his lyric he's just very inspirational as a public figure. »
  28. Citation originale : « Yeah! Amazing. My favorite song is Father Figure! »
  29. Citation originale : « […] one of the most magical, talented, bravest & important figures in music & life as I know it. »
  30. Citation originale : « […] cuts straight through your heart […] »
  31. Citation originale : « […] a thinly disguised take on Andrew Ridgeley's and George Michael's Wham! […] ».
  32. Citation originale : « I have never and will never apologise for my sex life! »
  33. Citation originale : « […] radical activism in the LGBTQ community! »
  34. Citation originale : « […] a strong supporter of LGBT' […] rights. »
  35. Citation originale : « I lost my partner to HIV then it took about three years to grieve, then after that I lost my mother. I felt almost like I was cursed. »

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Documentaires[modifier | modifier le code]

  • (en) Wham! in China: Foreign Skies de Lindsay Anderson, CBS/Fox Video (États-Unis et Royaume-Uni), 1986, VHS.
  • (en) George Michael de Alan Benson, CBS Music Video (États-Unis, Royaume-Uni et Europe), 5 novembre 1990, VHS.
  • George Michael : Mon histoire (George Michael: A Different Story) de Southan Morris, Pretty Pictures (France), 11 janvier 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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