The Pogues

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The Pogues
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The Pogues en concert, en 2004.

Informations générales
Surnom Pogue Mahone
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Folk rock, punk rock, musique celtique
Années actives 19821996, 20012014
Labels WEA Records
Site officiel www.pogues.com
Composition du groupe
Anciens membres Shane MacGowan
James Fearnley
Spider Stacy
Jeremy « Jem » Finer
Andrew Ranken
Phil Chevron
Terry Woods
Darryl Hunt
Cait O'Riordan
Joe Strummer
Jamie Clarke
David Coulter
James McNally
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Logo de The Pogues.

The Pogues est un groupe de folk rock britannique, originaire de Londres, en Angleterre. Il connait le succès pendant les années 1980 et 1990. Le groupe était spécialisé dans la musique folk irlandaise (voir musique celtique) souvent jouée avec l'énergie de la scène punk rock, d'où plusieurs des membres du groupe étaient originaires.

Leur musique, unique, teintée de politique était partiellement inspirée par The Clash, avec lesquels ils avaient joué (Joe Strummer avait produit un de leurs albums). Les Pogues employaient des instruments traditionnels irlandais tels que le tin whistle, le banjo, la mandoline, l'accordéon, et bien d'autres. Dans d'autres incarnations du groupe, après le départ de Shane MacGowan, des instruments électroniques tels que la guitare électrique devinrent plus courants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1982–1986)[modifier | modifier le code]

Le groupe est initialement formé à Londres, en Angleterre, en 1982 sous le nom Pogue Mahone. Ce nom était une transcription à l'anglaise de l'expression irlandaise póg mo thóin, qui signifie « embrasse mon cul ». Les membres des Pogues se rencontrent au sein d'un groupe appelé The Millwall Chainsaws dans les années 1970) auquel participent MacGowan (chant), Peter « Spider » Stacy (flûte irlandaise), et Jem Finer (banjo)[1]. Le groupe joue pour la première fois au Pindar of Wakefield le 4 octobre 1982[2]. Dès cette époque, ils ajoutent à leur groupe Jeremy Finer (guitare, banjo), Cait O'Riordan (guitare basse) et Andrew Ranken (percussions et harmonica)[3]. Le groupe développe rapidement une réputation, commence à faire des morceaux originaux et finit par faire l'ouverture des Clash lors de leur tournée de 1984. Ils durent raccourcir leur nom pour devenir « The Pogues », parce que le juron dans leur nom les faisait refuser par certaines radios, et sortirent leur premier album, Red Roses for Me en 1985.

Phil Chevron (guitare) se joint au groupe peu après. Ensuite, avec l'aide d'Elvis Costello, le parrain du punk et de la new wave, ils enregistrent leur deuxième album, Rum, Sodomy and the Lash, en 1985. Le titre de l'album est un clin d'œil à une citation attribuée à Winston Churchill, dans laquelle il critiquait les traditions de la marine britannique[4]. La couverture de l'album est un clin d'œil au tableau Le Radeau de la Méduse ; les membres du groupe posaient en uniforme de la Royal Navy au dos de la pochette. Alors que le premier album était surtout centré sur des chansons traditionnelles, Shane MacGowan développe ses talents d'auteur avec ce disque, qui présente quelques chansons à texte[réf. nécessaire] remarquablement poétiques. Leur reprise de The Band Played Waltzing Matilda est désormais plus connue que l'original d'Eric Bogle. Le succès international viendra avec une reprise de Ewan MacColl Dirty Old Town.

Le groupe ne réussit pas à profiter de la lancée créée par le succès commercial et artistique de leur deuxième album. Ils commencent par refuser d'enregistrer un autre album (en proposant à la place le EP Poguetry in Motion, qu'on pourrait traduire par « Poguésie en marche ». O'Riordan épouse E. Costello et quitte le groupe, pour être remplacée par le bassiste Darryl Hunt. Ils ajoutèrent un multi-instrumentiste en la personne de Terry Woods, ancien membre de Steeleye Span. C'est à cette période en particulier que la façon de vivre de plus en plus erratique du chanteur, auteur principal et meneur spirituel du groupe Shane MacGowan troubla la vie du groupe.

Le groupe participera à divers projets à cette époque. Le single Haunted (repris peu après par Shane McGowan et Sinéad O'Connor) sort en 1986. Il fait partie de la bande originale du film Sid and Nancy. Ils jouent en 1987 dans le film suivant d'Alex Cox, Straight to Hell, en compagnie notamment de Joe Strummer, Grace Jones, Elvis Costello, Courtney Love et Dennis Hopper. Ils interprètent dans ce western spaghetti une bande de buveurs de café. Ils composent par ailleurs une bonne partie de la bande son, dont une reprise de The Good, the Bad and the Ugly d'Ennio Morricone et une première version de If I Should Fall from Grace with God. Ils enregistrent enfin The Irish Rover avec The Dubliners.

Succès et séparation (1987–1996)[modifier | modifier le code]

Ils réussissent à sauver les meubles pour enregistrer If I Should Fall from Grace with God en 1988 avec son tube, le chant de Noël Fairytale of New York, chanté en duo par Shane MacGowan et Kirsty MacColl, avec le contraste saisissant du timbre mélodieux de MacColl et la voix âpre de MacGowan. Le morceau devient premier en Irlande et deuxième au Royaume-Uni. C'est un très grand classique festif évoquant des immigrés irlandais à New York qui se rencontrent le jour de Noël juste après la Seconde Guerre mondiale, puis leur déchéance et leurs désillusions par l'alcool et la drogue. Ce tube est considéré comme le plus grand chant de Noël de l'histoire en 2004[5], 2005[6], et 2006 par VH1-UK, 27e meilleur tube à ne pas avoir été premier en Angleterre par VH1 et 84e plus belle chanson de tous les temps par la BBC Radio 2. Puis survient Peace and Love en 1989. Le groupe était au summum de son succès commercial, mais MacGowan devenait de plus en plus incontrôlable. Sur leur album, Hell's Ditch, produit par Joe Strummer des Clash, on peut entendre Stacy et Finer chanter dans plusieurs chansons à la place de MacGowan. Celui-ci quitta le groupe en 1991.

Avec son départ, le groupe perdit de sa vigueur. Joe Strummer chante pendant un certain temps, jusqu'à ce que Stacy en prenne la succession, jusqu'à la fin. Deux albums, poliment reçus mais décevants, suivirent avant la dissolution des Pogues en 1996. Même si Shane MacGowan avait amené des restrictions avec lui, sans lui, les Pogues étaient un groupe sans meneur, à la recherche d'une fibre créative[réf. nécessaire]. En France, le groupe sera surtout connu pour l'utilisation de la chanson Fiesta comme générique de l'émission Sébastien c'est fou, de Patrick Sébastien. Shane MacGowan reste le seul membre du groupe sous l'attention des médias et il fonde The Popes (alias Shane MacGowan and the Popes) en 1994. Son autobiographie, A Drink with Shane MacGowan, coécrite avec Victoria Mary Clarke, sa compagne et journaliste, est sortie en 2001.

Retour et deuxième séparation (2001–2014)[modifier | modifier le code]

The Pogues, en 2006.

Le groupe, y compris MacGowan, se reforme pour une tournée de Noël en 2001, et fait neuf concerts au Royaume-Uni en décembre 2004. Une série de concerts fut donnée aux États-Unis début 2006 (avec Shane MacGowan). Les Pogues étaient présents le au festival des Terre-Neuvas, à Bobital, près de Dinan dans les Côtes-d'Armor, en France. Le groupe joue aussi en Irlande le 22 décembre 2008 au RDS de Dublin.

En mars 2011, The Pogues joue une tournée américaine appelée A Parting Glass with The Pogues visitant Chicago, Détroit, Baltimore, Washington, D.C., Boston, et New York[7]. En août 2012, The Pogues embarque pour une tournée spéciale 30 ans du 4 août 2012 au Stockton Weekender Festival de Stockton-on-Tees, jusqu'au 11 et 12 septembre 2012 à L'Olympia de Paris. En mars 2013, The Pogues publient 30:30: The Essential Collection, un coffret deux disques de 30 chansons avec onze vidéos. En octobre 2013, The Pogues publient le coffret Pogues 30 qui comprend des versions remasterisées de tous les albums studio aplus un album live avec Joe Strummer enregistré au London Forum en décembre 1991[8].

Le guitariste Philip Chevron meurt le 8 octobre 2013 d'un cancer de l’œsophage. Ils sont venus enflammer la petite ville de Landerneau en août 2014 à l'occasion de la Fête du bruit qui rassemble près de 30 000 personnes. La dernière performance des Pogues se fait le 5 juillet 2014 au British Summer Time Festival de Londres[9].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Streams of Whiskey: Live in Leysin, Switzerland 1991
  • 2005 : The Ultimate Collection including Live at the Brixton Academy 2001 (no 15)
  • 2012 : The Pogues in Paris: 30th Anniversary concert at the Olympia
  • 2013 : The Pogues Live with Joe Strummer 1991

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1991 : The Best of the Pogues (no 11)
  • 1992 : The Rest of the Best
  • 2001 : The Very Best of the Pogues (no 18)
  • 2005 : Dirty Old Town: The Platinum Collection
  • 2008 : Just Look Them Straight in the Eye and Say... Poguemahone!! (coffret 5 CD)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sam Jones, « He might be a drunk and a bum but he still has that most precious of musical things – a unique and special legacy », The Guardian, Londres, (consulté le 25 mai 2010).
  2. (en) « Shane MacGowan », Pogues.com (consulté le 14 juillet 2011).
  3. (en) « Newspaper cutting : Mahone Is Where The Heart Is! », Shanemcgowan.de (consulté le 19 mai 2014).
  4. (en) « Quotes Falsely Attributed »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Churchill Centre (consulté le 21 décembre 2009).
  5. (en) BBC News, 16 décembre 2004. Pogues track wins Christmas poll.
  6. (en) BBC News, 15 décembre 2005. Fairytale still the festive pick.
  7. (en) « The Pogues' Upcoming US Tour 'Will Be Their Last' | Live4ever », Live4ever.uk.com, (consulté le 14 juillet 2011).
  8. (en) « The Medusa Fora • View topic – POGUES 30 / STRUMMER/POGUES », Pogues.com (consulté le 20 mai 2014).
  9. (en) « Shane MacGowan shows off his new teeth; calls it quits with the Pogues. (by Derek) », sur anglotopia.net, (consulté le 5 mars 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) James Fearnley, Here Comes Everybody, The Story of the Pogues, Faber & Faber, mai 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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