Mario Testino

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Mario Testino
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Mario Testino, né le à Lima, est un photographe de mode péruvien de renommée mondiale. Ses photos ont fait plus d'une fois la une de Vogue Paris, V Magazine, Vanity Fair ou GQ. Il a également collaboré avec de nombreuses marques de luxe comme Gucci, Burberry, Versace, Chanel, Hugo Boss, Michael Kors[1], Estée Lauder ou encore Lancôme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aîné de six enfants, d'un père italien et d'une mère irlandaise, Mario Testino a été élevé dans une famille catholique traditionnelle de classe moyenne. Enfant, il souhaitait devenir prêtre.

Il étudie l'économie à l'Université du Pacifique (Pérou), puis à l'université pontificale catholique du Pérou pour étudier le droit, et à l'université de Californie à San Diego où il étudie les relations internationales.

En 1976, il abandonne ses études et s'installe définitivement à Londres ; il lui faut un visa d’étudiant et la seule école l'acceptant étant celle de photographie, il s'investit dans ce cursus[2]. Le Pérou étant un pays très catholique, il ne se sent par ailleurs pas libre de s'exprimer librement.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière doucement : afin de se faire connaitre et de gagner un peu d'argent, il propose à des mannequins peu connus de leur créer un portfolio pour 25 livres sterling. À côté, il gagne sa vie en enchainant les petits boulots, notamment comme serveur. Afin de se faire remarquer, il se teint les cheveux en rose.

Il s'inspira beaucoup du photographe britannique Cecil Beaton, de son enfance passée au Pérou, ainsi que de son adolescence passée au Brésil. Lancé par Hamish Bowles (en), ses premiers travaux notables apparaissent au début des années 1980 dans Harpers & Queen[3] puis en 1983 dans Vogue[Lequel ?] pour la première fois[4].

Mario Testino est reconnu mondialement comme étant l'un des plus grands photographes de mode vivant. Son travail est connu pour son audace et pour ses campagnes publicitaires peu ordinaires. Dix-huit exhibitions et plus de seize livres lui ont été consacrés.

Il travaille avec les plus grands magazines de mode dont Vogue US dans les années 1980 et Vogue Paris à partir du milieu de la décennie suivante, ou Vanity Fair[5], entre autres, et photographie des personnalités comme Brad Pitt et Angelina Jolie, Kate Winslet et Emma Watson pour Lancôme, les mannequins Gisèle Bündchen dont il est à l'origine de la carrière remarquée[3], ou Kate Moss avec qui il est proche[5], ou encore George Clooney, Keith Richards et Mick Jagger, ainsi que la Princesse de Galles Lady Diana peu avant sa mort[3].

Il collabore souvent avec Carine Roitfeld[3] (rédactrice en chef du Vogue Paris jusqu'en 2011), notamment durant la période du Porno Chic.

En mars 2012, le magazine Photo lui consacre un numéro entier (no 487).

En 2014, il est fait officier de l'ordre de l'Empire britannique, pour services rendus à la photographie et à l'humanité.

Il a acheté une maison au Pérou pour y installer son fonds d'archives. Des amis l’incitent à l'ouvrir au public et le bâtiment est finalement transformé en musée[2].

Réputé pour son caractère exubérant et dynamique, mais parfois inélégant (Tina Fey rapporte dans son autobiographie qu'il lui aurait lancé, lors d'une séance photo, la phrase suivante : "Relève ton menton ma chérie, tu n'as plus 18 ans"[6]), son attitude est mise en cause en janvier 2018 dans la foulée de l'affaire Weinstein. 18 hommes[7] (mannequins et anciens assistants) l’accusent alors de leur avoir fait des avances ou d’avoir sollicité des relations sexuelles[8],[9]. Le mannequin Ryan Locke qualifie le photographe de « prédateur sexuel », et raconte une séance photo au cours duquel le photographe se serait enfermé seul avec lui dans le studio, avant de se jeter sur lui sur le lit en lui disant : « Je suis la fille, tu es le garçon ». Le mannequin Oliver Bjerrehuus évoque le jour où le photographe lui a touché l'entrejambe au cours d'une séance photo. Le mannequin Cory Bond évoque quant à lui celui où le photographe a glissé sa main dans son sous-vêtement. Kenny Sale affirme que le photographe l'a plaqué contre un mur et tentera de lui administrer un « examen de la prostate ». Des assistants du photographe déclarent également que Testino leur touchait le sexe, se masturbait devant eux ou tentait de leur imposer des rapports sexuels[10]. Les avocats de Mario Testino prennent la défense de leur employeur et nient la véracité de ces témoignages[11].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The secret diary of Mario Testino: What the world's most glamorous photographer saw
  2. a et b Mario Testino, interviewé par Marie-Angélique Ozanne, « Mario Testino : "La France est pour moi le pays de la sophistication" », Le Figaro Magazine, semaine du 22 septembre 2017, page 28.
  3. a b c et d (en)[ https://www.theguardian.com/artanddesign/2012/oct/21/mario-testino-interview-fashion-photography theguardian.com]
  4. vogue.co.uk Mario Testino-biography
  5. a et b Jean-Sébastien Stehli, « Mario Testino, capteur de rêves », Madame Figaro, no 21199,‎ , p. 84 (ISSN 0246-5205)
  6. Miss Bossypants in Vogue sur vogue.com du 22 avril 2011
  7. Many Accusations, Few Apologies sur nytimes.com du 3 mars 2018
  8. J. Bernstein, M. Schneier et V. Friedman, « Male Models Say Mario Testino and Bruce Weber Sexually Exploited Them », The New York Times, 13 janvier 2018, en ligne.
  9. Delphine Perez, « Des mannequins affirment que Testino et Weber les ont sexuellement exploités », Le Parisien, 14 janvier 2018, en ligne.
  10. Many Accusations, Few Apologies sur nytimes.com du 3 mars 2018
  11. Les photographes de mode Bruce Weber et Mario Testino accusés de harcèlement sexuel sur lemonde.fr du 15 janvier 2018

Liens externes[modifier | modifier le code]