Angela Bulloch

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Angela Bulloch, née en 1966 à Rainy River dans l'Ontario au Canada, est une plasticienne et artiste multimédia contemporaine canadienne. Elle travaille à Londres et à Berlin. Elle est associée aux Young British Artists.

Biographie[modifier | modifier le code]

Angela Bulloch fait ses études d'art de 1984 à 1988 au College Goldsmiths de l'Université de Londres. Elle expose ses premiers travaux lors de l'exposition Freeze, en 1988, à Londres[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Angela Bulloch interroge le comportement et le conditionnement social. Elle porte un regard critique sur la société de consommation et l'histoire de l'art[2]. Son travail consiste à relire les procédures de l'art conceptuel et minimaliste des années 1960.

Angela Bulloch crée des sculptures et des installations. Elle produit des œuvres sonores et lumineuses, des série de photographies, des machines à dessiner, des vidéos, des installations interactives[3]. La présence des spectateurs interfère sur l’œuvre.

Dans les années 1990, elle installe des machines à dessiner (Bettaville, 1994) qui agissent en fonction du nombre de personnes présentes et de leurs mouvements[3]. Ce qui l'intéresse, c'est de proposer une expérience aux visiteurs. Elle recherche la collaboration et la participation du public.

Dans la vidéo King of Comédy, de 1991, elle reprend une séquence du film de Martin Scorcese. Le spectateur est plongé dans une foule qui attend un personnage absent pour applaudir[4].

 Pacific Rim à Hanovre
Pacific Rim à Hanovre

Angela Bulloch fait appel à l'art numérique. Avec l'artiste Holger Friese, elle propose les Pixel Boxes. Ces boîtes lumineuses peuvent générer 16 millions de couleurs. Chaque boîte contient trois composants lumineux : rouge, vert , bleu. Cela correspond à la façon dont est codifiée la lumière. Chaque boîte représente un pixel d'une image qu'elle extrait du répertoire cinématographique ou de la photographie.

Dans Horizontal technicolour de 2002, elle reprend, les scènes de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Les cubes fonctionnent comme des haut-parleurs et diffusent une bande-son[2].

En 2006 Incubate Lactate Perambulate dans le cadre de l'aménagement de la ligne 3 du tramway d'Île-de-France. C'est une installation lumineuse et colorée faite de 27 cubes de 50 cm de côté, disposés horizontalement pour former une ligne de 13,50 m. Cette ligne vient trancher avec l'austérité du bâtiment en brique rouge[5].

Dans le cadre d'Estuaire 2009, à Nantes Angela Bulloch installe une œuvre pérenne dans l'espace public, intitulée The Zebra Crossing. S'inspirant des passages piétons anglais, elle propose une connexion entre la bâtiment le Manny et son environnement, troublant le promeneur. Le passage piéton ne se limite pas à la chaussée, il se prolonge dans le bâtiment[6].

Citation de l'artiste[modifier | modifier le code]

« J'aime cette apparente contradiction qui consiste à définir quelque chose qui est toujours sujet au changement »[2]

Principales expositions monographiques[modifier | modifier le code]

Les œuvres d'Angela Bulloch sont régulièrement exposées. On compte plus de 80 expositions personnelles[1].

 Pacific Rim ː façade de bâtiment à Hanovre
Pacific Rim ː façade de bâtiment à Hanovre
  • 2015, TELE-Genic, Kunstmuseum Bonn, Bonn, Allemagne
  • 2014, Cipher of L, Rolls-Royce Showroom, Berkeley Square, Londres, UK
  • 2012, Short Big Drama, Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam, Pays-Bas
  • 2011, Time and Line, Städtische Galerie Wolfsburg, Allemagne
  • 2010, KW69 #1 Molecular Etwas by Angela Bulloch, Kunst Werke Berlin, Allemagne
  • 2008, Angela Bulloch, Zhang Jiang Public Art Project, Shanghai, China
  • 2007, Repeat Refrain, Enel Contemporanea/ Museo dell' Ara Pacis, Rome, Italy
  • 2006, Angela Bulloch, The Power Plant Contemporary Art Gallery, Toronto, Canada
  • 2006, Angela Bulloch, De Pont Museum (en) voor Hedendaagse Kunst, Tilburg, Pays-Bas
  • 2005, Angela Bulloch, Modern Art Oxford, Oxford, UK
  • 2005, To the Power of 4, Secession, Vienne, Austriche
  • 2005, Angela Bulloch, Le Consortium, Dijon, France 
  • 2003, Angela Bulloch/Matrix 206: Macromatrix for your Pleasure, UC Berkeley Art Museum, EU
  • 2002, Material O1, Institute of Visual Culture Cambridge, Cambridge, UK
  • 2002, Macro-World: One Hour3 and Canned, Schipper & Krome, Berlin, Germany
  • 2002, Macro-World, 1301PE, Los Angeles, États-Unis
  • 2001, Z Point, Kunsthaus Glarus, Glarus, Suisse
  • 2000 , Headless + Tripping, 1301PE, Los Angeles, EU
  • 1999, Angela Bulloch, Galerie für Zeitgenössische Kunst, Leipzig, Allemagne
  • 1999, Angela Bulloch, with Sylvie Fleury, Mehdi Chouakri, Berlin, Allemagne
  • 1998, Superstructure, Museum für Gegenwartskunst, Zurich, Autriche
  • 1997, Vehicles, Le Consortium, Dijon, France 
  • 1994, Angela Bulloch, Kunstverein Hamburg, Germany; traveled to FRAC Lanquedoc-Roussillon, Aldebaran, Baillargues, France
  • 1993, Angela Bulloch, Centre pour la Création Contemporaine, Tours, France
  • 1990, Angela Bulloch, APAC Centre d'Art Contemporain, Nevers, France

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Prime Numbers, Cologne, Buchhandlung Walther König, (ISBN 3-86560-097-2)
  • Angela Bulloch, Vienne, Vienna Secession,
  • Angela Bulloch, Montpellier et Hambourg, FRAC Languedoc-Roussillon et Hamburg: Kunstverein,
  • Eric Troncy, Angela Bulloch, Nevers, APAC,  

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Angela Bulloch », sur www.1301pe.com (consulté le 23 avril 2016)
  2. a, b et c Pascale Le Thorel, Dictionnaires des artistes contemporains, Paris, Larousse, , 359 p. (ISBN 978-2-03-583954-1), p. 58
  3. a et b « Angela Bulloch, in collaboration with Modern Art Oxford, The Power Plant, Toronto and Secession, Vienna 14 Jan - 7 May 2006 », sur depont.nl,‎ (consulté le 24 avril 2016)
  4. Béatrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber, Le Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Des Femmes, , 4 982 p.
  5. « Incubate Lactate Perambulate, d’Angela Bulloch  :: Patryst.com », sur patrimap.paris.fr (consulté le 25 avril 2016)
  6. (fr) « The Zebra Crossing - Régulations and General Directions - Œuvre d’art contemporain - Estuaire », sur Estuaire (consulté le 25 avril 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]