Andy Warhol

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Andy Warhol
Andy Warhol 1975.jpg

Andy Warhol en 1975.

Naissance
Décès
(à 58 ans)
New York (NY)
Nom de naissance
Andrew Warhola
Nationalité
Activités
Autres activités
producteur musical
Formation
Mouvement
Père
Andrej Warhola (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Julia Warhola (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Frères
Paul Warhola (d)
John Warhola (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées

Andy Warhol, né Andrew Warhola le à Pittsburgh, Pennsylvanie[1], États-Unis, et mort le à New York, est un artiste américain, l'un des principaux représentants du pop art.

Warhol est connu dans le monde entier par son travail de peintre, de producteur musical, d'auteur, par ses films d'avant-garde, et par ses liens avec les intellectuels, les célébrités d'Hollywood ou les riches aristocrates. Bien que le travail de Warhol reste controversé, il a été le sujet de multiples expositions, de livres, et de films depuis sa mort. Warhol est généralement reconnu comme l'un des plus grands artistes du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Andy Warhol, de son vrai nom Andrew Warhola, Jr, est né de parents ruthènes vivant au village de Miková au nord-est de l'actuelle Slovaquie alors partie de l'Autriche-Hongrie[1]. Il est le quatrième fils de la famille (le cadet décédera avant d’emménager aux États-Unis). Son père, Ondrej Varhola, américanisé en Andrew Warhola, Sr., (1889–1942), émigre aux États-Unis en 1914, alors que sa mère, Julia (née Zavacká, 1892-1972), n'arrive qu'en 1921, après la mort de ses parents. Dans une interview accordée à László Károly, les deux frères d'Andy, Paul et John, racontent que leur mère n'avait jamais appris l'anglais et parlait un mélange de hongrois et de ruthène. Andrew Warhol travaille alors en tant que mineur de charbon. La famille vit au 55 Beleen Street, et plus tard au 3252 Dawson Street à Oakland (en), une localité proche de Pittsburgh. L'enfance pauvre d'Andy a été modelée par l'environnement pollué de cette banlieue, les privations de sa famille qui souffre de la Grande Dépression, mais aussi par l'iconographie byzantine dans laquelle baigne la famille Warhol chrétienne très pratiquante[2]. En 1933 il débute sa scolarité à l'école primaire où il se sent mal aimé. Atteint de Chorée de Sydenham en 1937, il reste souvent alité ; soigné par sa mère, il dessine, écoute la radio et collectionne des photos de stars de cinéma. Warhol décrira plus tard, l'importance de cette période pour son développement personnel et celui de ses goûts. En mai 1942, Andrew père meurt après trois ans de maladie, son fils n'a que 14 ans[3]. La scolarité d'Andy se clôt en 1945 avec la remise du diplôme du lycée.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Entre 1945 et 1949, Andy étudie au Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh où il obtient le titre de Bachelor of Fine Arts. C'est au cours de ses études qu'il adopte la technique du dessin tamponné. À l'été 1949, il s'installe à New York, et cette même année, commence à travailler comme dessinateur publicitaire pour le magazine Glamour, à cette occasion apparaît pour la première fois son nom simplifié en Andy Warhol. Il travaille ensuite pour Vogue, et pour Harper's Bazaar et crée ses premiers croquis pour le fabricant de chaussures I. Miller ; il décore aussi des vitrines pour le grand magasin Bronwit Teller. Rêvant de devenir artiste, il traîne souvent dans le bar-restaurant Serendipity 3 (en) fréquenté par des artistes comme Marilyn Monroe, il est remarqué par le patron qui accepte d'accrocher ses premiers dessins[4].

C'est en 1952 qu'a lieu sa première exposition à la Hugo Gallery (New York). Entre 1953 et 1955, Andy devient créateur de costumes dans une troupe de théâtre, il s'affuble alors de la perruque couleur platine qui va le caractériser[5]. Il ne cessa de mener cette double vie : « J'ai commencé dans l'art commercial et je veux terminer avec une entreprise d'art... être bon en affaire, c'est la forme d'art la plus fascinante... gagner de l'argent est un art, travailler est un art, et les affaires bien conduites sont le plus grand des arts » dit-il[6]. En 1954, sa première exposition à la Loft Gallery de New York a lieu. En 1955, il réalise bon nombre de publicités, allant même jusqu'à fabriquer des cartes de Noël pour divers magasins, comme Tiffany's. Certaines de ces cartes de Noël sont disponibles dans le livre Greetings from Andy (Warhol) Christmas at Tiffany's. En 1956, une exposition exclusive a lieu à la Bodley Gallery, de plus il expose aussi sur Madison Avenue. Durant cette même année, il fait le tour du monde. Sa publicité pour Miller obtient la médaille du Thirty Fifth Annual Art Director's Club Award's. En 1957, il obtient un autre prix pour ses publicités, l'Art Director's Club medal. Il fonde la même année une société gérant les commandes publicitaires. Il sera l'égérie publicitaire de la marque Vidal Sassoon, en posant pour une publicité pour de la laque en 1985[7].

Années 1960[modifier | modifier le code]

En février-mai 1961, il réalise ses cinq premiers tableaux (Advertisement, Before and After, Little King, Saturday's Popeye et Superman) inspirés des comics, qu'il expose la semaine du 11 ou 18 avril 1961 à la devanture du magasin Bonwit Teller qui l'employait pour des illustrations commerciales[8] ; tandis que Roy Lichtenstein présentera ses premiers comics (Girl with ball) le 22 septembre 1961, lors d'une exposition collective de la galerie Léo Castelli, après avoir réalisé sa première œuvre de ce type, Look Mickey, fin juin 1961. Fin 1961, Irving Blum de la Ferus Gallery de Los Angeles, qui vit probablement l'exposition chez Castelli, visita l'atelier de Warhol sur les conseils de David Herbert qui travaillait notamment pour Betty Parsons et la Sidney Janis Gallery. Puis après une seconde visite chez Castelli et de l'atelier de Warhol en mai 1962[9], au cours de laquelle ce dernier lui présente sa nouvelle série de Campbell's Soup Can initiée en février 1962, Blum décide immédiatement de l'exposer sur la côte Ouest. Une lettre de Blum à Warhol datée du 9 juin 1962 fixa les dates de l'exposition de 32 Campbell's Soup can à la Ferus Gallery, du 9 juillet au 1er août 1962, après que plusieurs d’entre elles aient été retournées en juin à l'artiste par la Martha Jackson Gallery de New York. La même année, Warhol, qui y expose à nouveau des Campbell's Soup Can, participe avec Roy Lichtenstein et des artistes français (Yves Klein, Niki de Saint Phalle, etc), italiens, anglais et suédois à la première manifestation majeure du Pop Art aux États unis, organisée en commun avec le Nouveau réalisme et intitulée The New Realists, tenue du 31 octobre au 1er décembre 1962 à la Sidney Janis Gallery de New York, même si certains artistes de l'avant-garde européenne comme Klein, avaient déjà été présentés à New York lors de l'exposition New Forms - New Media tenue à la Martha Jackson Gallery du 6 au 24 juin et du 28 septembre au 22 octobre 1960[10], avant son propre séjour à New York en avril 1961 pour son exposition Yves Klein le Monochrome tenue du 11 au 29 avril à la Galerie Leo Castelli, où il sera amené, face à l'accueil hostile de la critique comme des artistes américains, à justifier sa démarche par le Manifeste de l’hôtel Chelsea, puis du 29 mai au 24 juin 1961 à la Dwan Gallery à Los Angeles. En mars 1962, Warhol peint ses premiers Dollars en utilisant la sérigraphie et compose aussi ses premières séries sur les stars américaines, comme Marilyn Monroe en août 1962, au moment de son décès, Elvis Presley en octobre 1962, etc. Sa première exposition personnelle a lieu à la Eleanor Ward Stable Gallery à New York du 6 au 24 novembre 1962[11]

L'artiste commence ses séries sur la mort et sur les catastrophes. Puis, à la suite d'une commande du magazine Harper's Bazaar, il entreprend une série de portraits d'acteurs, célébrités, musiciens et personnages du monde de l'art en les faisant poser dans un Photomaton[12]. En janvier 1964, Warhol ouvre la Factory dans un loft sur la 47e rue. C'est une sorte d'atelier artistique qui sert en même temps de studio d'enregistrement pour ses œuvres cinématographiques et de lieu de rencontre pour son entourage. C'est là qu'il tourne plusieurs films expérimentaux, largement improvisés, sans sujet ni scénario. À la manière de ses toiles, ces films procèdent par la duplication d'un même motif, comme dans Sleep (tourné dans l'appartement de Giorno), où l'on voit le poète John Giorno dans son sommeil pendant cinq heures et 21 minutes : Warhol filme à l'aide d'une caméra Bolex film 16 mm (bobines noir et blanc de 30 mètres) des plans fixes de son modèle dans des axes de prise de vue différents, ces plans muets étant dupliqués[13],[14].

En 1964 a lieu sa première exposition personnelle en Europe. Pour l'Exposition universelle de New York, Warhol crée le panneau mural Thirteen Most Wanted Men, œuvre qui devra être recouverte d'un drap noir car cette toile, représentant des criminels, est choquante à l'époque. Il commence ses sérigraphies en 3D en reproduisant des boîtes de ketchup Heinz ou de tampons à récurer Brillo (en).

En 1965, il annonce officiellement qu'il abandonne l'art pictural pour des œuvres cinématographiques, mais n'arrêtera jamais en fait. Entre 1966 et 1968 son importante production cinématographique[15] conjuguée au soutien pour le Velvet Underground, font de lui un artiste complet. Il découvre le Velvet en décembre 1965 et en devient le producteur[16],[17]. Le groupe se produit souvent à la Factory. En 1968, la Factory déménage au 33 Union Square West.

Tentative d'assassinat[modifier | modifier le code]

Le , il échappe de peu à la mort quand Valerie Solanas, militante féministe, qui avait confié le manuscrit d'une pièce de théâtre à Warhol sans que ce dernier n'y prête aucune attention, vide le chargeur d’un pistolet sur lui dans le hall de la Factory. Les coups tirés lui transpercent le poumon, la rate, l'estomac, le foie et l'œsophage. Elle tire aussi sur le critique d'art et compagnon d'Andy, Mario Amaya, et essaye également de tuer son impresario, Fred Hughes, avant que l'arme ne s'enraye. Déclaré pendant un temps cliniquement mort, Warhol s'en tire de justesse, mais il ne récupérera jamais vraiment et devra porter un corset jusqu'à la fin de ses jours[18]. Solanas plaide coupable à son procès et ne fait que trois ans de prison. Warhol a refusé de témoigner contre elle.

Cette tentative d'assassinat a une profonde répercussion sur la vie de Warhol qui décide de sécuriser la Factory, et sur son art[19].

Années 1970[modifier | modifier le code]

Andy Warhol en 1977
BMW Art car Warhol 1979 (BMW M1 Gr.4 des 24 Heures du Mans 1979 pour le pilote Hervé Poulain).

En 1969, baignant à la fois dans le milieu underground et VIP de l'époque, Warhol publie les premiers exemplaires de son magazine Interview, créé avec Gerard Malanga, avec des articles illustrés sur les célébrités du moment, qui influencera notablement le monde de la presse et dont la toute première version trimestrielle des Inrockuptibles reprendra le concept[20]. Durant les années 1969 et 1972, il réalise quelques œuvres sur commande, pour des amis ou des directeurs de galerie.

En 1972, il fait un retour à la peinture avec des portraits sérigraphiés, comme ceux de Mao Zedong, tableaux retouchés de manière très gestuelle tout en réalisant des œuvres d'art abstrait et en utilisant la peinture à l'oxydation. Warhol est alors submergé par les commandes. Parmi celles-ci, il a peint une œuvre en 1975 représentant le visage du propriétaire du domaine viticole Mouton Rothschild en accentuant certains traits de son visage avec des couleurs. Cette œuvre a eu droit à sa place sur une étiquette de vin écoulé à plus de 250 000 bouteilles[21].

En 1976, les séries Skulls et Still Life (marteaux et faucilles) sont produites.

Entre 1979 et 1980, Warhol commence les grandes séries rétrospectives, séries reprenant les motifs les plus connus de son œuvre (Campbell's Soup, U.S. dollar Sign, flowers...).

Années 1980[modifier | modifier le code]

Pierre tombale d'Andy Warhol

Durant l'année 1980, Warhol produit des clips vidéos et ouvre la chaîne de télévision câblée Andy Warhol TV. Il fait aussi paraitre le livre POPsim, The Warhol's 60s.

Entre 1982 et 1986, il réalise les dernières séries reprenant des peintures célèbres, comme la Naissance de Vénus de Botticelli ou La Cène de Vinci. En 1986 viennent les derniers Selfportraits et la série de portraits de Lénine.

Pendant ses dernières années, il n'hésite pas non plus à user de sa notoriété pour mettre en avant de jeunes artistes de New York comme Jean-Michel Basquiat ou encore Keith Haring.

Après avoir longtemps repoussé une opération de la vésicule biliaire qui avait été à l'origine de la mort de son père, Andy Warhol subit cette intervention banale au New York Hospital le . Il semble bien s'en remettre, mais il meurt dans son sommeil d'une attaque cardiaque le à New York, probablement victime de ses excès (prise régulière de produits anorexigènes pour perdre du poids mais aussi d'amphétamines comme l'obetrol (en) pour réduire le sommeil)[22]. Sa mort est prononcée à h 31[23].

Œuvres plastiques[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, Andy Warhol publicitaire reconnu, utilise dans ses dessins publicitaires une technique directe : dessinant ses créations sur du papier hydrofuge, il repasse les contours d'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, sur le principe du buvard. Bien que, à cette époque, beaucoup d'artistes soient illustrateurs publicitaires pour des entreprises, tous le font discrètement. Warhol, par contre, est tellement connu en tant que dessinateur publicitaire que le reste de son travail artistique n'est pas pris au sérieux.

Il présente dans une galerie quelques-unes de ses œuvres, utilisant ces techniques, mais c'est un échec. Reconsidérant son travail alimentaire et son travail de peintre, plutôt que de les opposer, il pense à les réunir. Il a l'idée d'élever les images de la culture populaire au rang de l'art élitiste, rejoignant ainsi les artistes du pop art, mouvement lancé à Londres au milieu des années 1950 par Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi, qui l'expérimentent indépendamment les uns des autres. Si Roy Lichtenstein et Jasper Johns en sont les pionniers, Andy Warhol sera le « Pope of the Pop », le pape du pop ».

En 1963, il adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile, comme un motif de papier peint. C'est le stéréotype du pop art :

« Grâce au procédé sérigraphie, qui laisse la trace de la trame lors de l'impression, Warhol restitue un aspect essentiel des documents qu'il utilise : leur nature d'images déjà imprimées et divulguées par la grande presse, leur nature de cliché, dans tous les sens du mot et en fin de parcours, en les transposant sur la toile, l'artiste accentue encore l'aspect cliché de ces images et la multiplication achève de leur faire perdre leur sens. »[8].

Les motifs de prédilection seront des noms de marques déposées, le symbole du dollar, les visages de célébrités. Le ton, à la fois populaire et iconoclaste, s'inspire de la culture populaire. Le thème des Comics, qui avait d'abord intéressé l'artiste, était déjà pris par le peintre Roy Lichtenstein qui en avait fait sa marque de fabrique. Jasper Johns avait choisi la typographie. Pour se démarquer, Warhol comprit qu'il devait lui aussi trouver sa marque. Ses amis lui conseillèrent de peindre ce qu'il adorait le plus, ainsi pour sa première exposition majeure, il choisit de représenter les conserves de Campbell's Soup. Les boîtes de Campbell's Soup ouvertes ou neuves, rouillées, aux étiquettes déchirées, uniques ou multipliées, en séries, en damiers, seront le thème récurrent de Warhol.

Chez Warhol l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation est en lien avec la mort. La répétition de la figure se rapporte souvent à son exténuation. Le choix des sujets est en rapport avec cette obsession de la mort, y compris pour les toiles célèbres sérigraphiées de Marilyn Monroe (peintes après sa mort, notamment les Diptyque Marylin) ou de Liz Taylor (peinte alors que l'actrice était gravement malade), icônes reproductibles à l'infini qui deviennent des images de consommation. Dans les dernières années de son œuvre, Warhol presque peintre officiel, appliquera son style à de nombreux portraits de commande, tout en continuant à expérimenter d'autres techniques picturales dans ses séries Shadows, Oxydation paintings, et ses reprises de toiles de Botticelli ou de Léonard de Vinci.

Œuvres plastiques (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Boîtes de soupes Campbell's, motif majeur dans l'œuvre de Warhol.
Œuvres au Museum Andy Warhol de Medzilaborce
Reproduction des Silver Clouds au Musée d'art moderne de la ville de Paris en décembre 2015. Exposition Warhol Unlimited.

Les sérigraphies d'Andy Warhol ont orné de nombreuses pochettes de disque, les plus célèbres sont la banane pelable du premier disque des Velvet Underground, The Velvet Underground & Nico (1967), et celle de l'album Sticky Fingers des Rolling Stones (1971), le haut d'un jean porté par un homme, dont on peut ouvrir la braguette...

Capsules temporelles[modifier | modifier le code]

Entre 1974 et 1987, Warhol collectionne toutes sortes d'objets éphémères de sa vie quotidienne dont il n'a plus l'utilité dans son atelier — correspondance, journaux, souvenirs, objets d'enfance, billets d'avion, même utilisés, nourriture, etc... — qu'il scelle dans de simples boîtes en carton ondulé, les « time capsule » (capsule temporelle). À sa mort, il a ainsi collecté 612 « capsules » datées individuellement, actuellement conservées au Andy Warhol Museum of Pittsburgh (Pennsylvanie)[25],[26].

Exposition Time Capsules
à Marseille (MAC)
6 décembre 2014 - 12 avril 2015

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Comme directeur de la photographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Comme monteur[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Depuis mai 1994, The Andy Warhol Museum à Pittsburgh expose plus de 10 000 œuvres d'Andy Warhol.

Marché de l'art : cote de l'artiste[modifier | modifier le code]

  • Un portrait de Mao (208 × 154 cm), peint en 1972, a été vendu pour 17,4 millions de dollars le 15 novembre 2006 par Christie's à New York[27].
  • Le 16 mai 2007, l'œuvre Green Car Crash (228,6 × 203,2 cm), peinte en 1963, a été vendue chez Christie's à New York pour 71,7 millions de dollars[28], soit plus de 53 millions d'euros.
  • Le premier autoportrait de Warhol, Autoportrait, peint au début des années 1960, a été vendu par Christie's à New York pour 38,44 millions de dollars (plus de 27 millions d'euros) le 11 mai 2011. Le même jour a été vendu Round Jackie pour 3,7 millions de dollars, et Shadow - Red a été adjugée 4,8 millions de dollars[29].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

  • Le film Factory Girl (2006) de George Hickenlooper, raconte les rapports tumultueux de Andy Warhol et Edie Sedgwick qui fut un temps son égérie.
  • Dans le film Basquiat de Julian Schnabel, retraçant la vie de Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol est incarné par l'acteur et chanteur David Bowie.
  • Le livre de John Updike Tu chercheras mon visage évoque Andy Warhol.
  • Le Journal fictif d'Andy Warhol, livre de Jérôme Attal, pastiche l'univers de l'artiste et évoque la jeunesse d'Andy Warhol sous un angle littéraire.
  • Dans le roman Vies d’Andy (2010), Philippe Lafitte réinvente une nouvelle vie d’Andy Warhol après sa mort supposée, sous les traits d’une femme fuyant les États-Unis pour l’Europe de l’Est, lieu des origines familiales.
  • Le groupe de rock dandy, The Dandy Warhols, joue sur son nom en guise d'appellation. Ils sont eux-mêmes très influencés par le groupe Velvet underground avec lequel avait travaillé Warhol.
  • Andy Warhol, joué par Crispin Glover, est présent dans le film The Doors de Oliver Stone aux côtés de Val Kilmer interprétant Jim Morrison.
  • Dans le film Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld (2012), Andy Warhol est présenté comme un agent des Men In Black infiltré dans le milieu de la pop et de la mode, qui lui-même n'est peuplé que d'extraterrestres.
  • Dans le jeu Les Sims Superstar, Andy Warhol est une des stars que l'on peut trouver sur les terrains communautaires.
  • Le chanteur David Bowie lui consacre une chanson sur son album Hunky Dory.
  • Il fait une apparition dans le film Bad Georgia Road en 1976[30]
  • En 1990, Lou Reed et John Cale (anciens membres du Velvet Underground) lui consacrent un album hommage intitulé Songs for Drella (Drella étant l'un de ses surnoms).
  • L'astéroïde de la ceinture principale (6701) Warhol lui est dédié.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) andy warhol biography - The Andy Warhol Museum
  2. (en) Carl Singleton, Rowena Wildin, The Sixties in America, Salem Press, , p. 765
  3. (en) Andy Warhol, Ph PubMedia, , p. 8
  4. (en) Susan Goldman Rubin, Andy Warhol : Pop Art Painter, Harry N. Abrams, , p. 47
  5. Hors-série Beaux Arts Magazine Andy Warhol, Centre Georges-Pompidou/Beaux Arts SA, Paris, 1999
  6. Andy Warhol, cité dans Télérama hors-série Andy Warhol Pop Tsar, Télérama SA, Paris, 2009 ISBN 978-2-914927-06-2
  7. Valentine Pétry, « Vidal Sassoon en 4 dates », L'Express Styles, Express-Roularta, no 3178,‎ , p. 32 (ISSN 0014-5270)
  8. a et b Manuel Jover, in Le voleur d'images, hors-série Beaux Arts Magazine Andy Warhol, Centre Georges Pompidou/Beaux Arts SA, Paris, 1999
  9. Blum déclara aussi avoir été chez Castelli juste avant son exposition de Lichtenstein qui ouvrit le 10 février 1962 et avoir eu sa première rencontre avec Warhol six mois plus tôt.
  10. Cette exposition faisait notamment écho à l’exposition « Motion in Vision - Vision in Motion » réunissant l'avant-garde européenne du Groupe ZERO, organisée par Tinguely au printemps 1959 à Anvers.
  11. À la recherche d'un nouvel artiste à exposer pour novembre, en remplacement d'Alex Katz, elle dira en 1986 avoir entendu une voix, attribuée à son « ange gardien », prononcer le nom d'« Andy Warhol », alors qu'elle sommeillait en prenant un bain de soleil à la fin de l'été 1962, dans sa propriété d'Old Lyme dans le Connecticut !
  12. Véronique Bouruet-Aubertot, in Tirage mécanique, Télérama hors-série Andy Warhol Pop Tsar, Télérama SA, Paris, 2009 ISBN 978-2-914927-06-2
  13. (en) Sleep d'Andy Warhol - Warholstars.org
  14. Ce film a été diffusé dans son intégralité dans le cadre de l'émission Switch 1 sur Arte, dans la nuit du 30 au 31 janvier 1999
  15. Warhol filme Nico à la factory - Ina [vidéo]
  16. (en) Gerard Malanga et Victor Bockris, Up-tight: The Velvet Underground Story, Omnibus, 2002 (ISBN 978-0-7119-9170-5), p. 6
  17. En 1990, Lou Reed et John Cale, anciens membres du Velvet Underground, produiront, en hommage à Andy Warhol, l'album Songs for Drella, qui s'inspire de sa vie et propose une relecture de leurs rencontres
  18. (en) Wayne Koestenbaum, Andy Warhol, Viking, , p. 151
  19. (en) Andy Warhol, Pat Hacket, POPism: the Warhol '60s, Harcourt Brace Jovanovich, , p. 287–295
  20. Serge Ricco, in Le premier magazine parlant, Télérama hors-série Andy Warhol Pop Tsar, Télérama SA, Paris, 2009 ISBN 978-2-914927-06-2
  21. « Mouton Rothschild 1975 », sur Château Mouton Rothschild (consulté le 1er octobre 2014)
  22. (en) Fred Lawrence Guiles, Loner at the Ball : the Life of Andy Warhol, Bantam, , p. 165
  23. (en) Victor Bockris, Warhol : the Biography, Da Capo Press, , p. 188
  24. Collection Société générale : Andy Warhol
  25. (en) Staff of The Andy Warhol Museum, Andy Warhol: 365 Takes, New York City, Harry N. Abrams, , 157 p. (ISBN 0-500-23814-6)
  26. Exposition de Times Capsules en Europe : une dizaine, en 2004 au Musée d'Art Moderne de Francfort, huit, en 2015 au MAC de Marseille.
  27. (en) Warhol's Mao sells for record £9m at auction - The Guardian, 17 novembre 2006
  28. (en) Posts Tagged ‘Green Car Crash’ - The Brigham Galleries, 29 juillet 2010
  29. 38,44 millions de dollars pour le premier autoportrait de Warhrol - Le Monde, 12 mai 2011
  30. (en) Movies: Bad Georgia Road (1977) - The New York Times

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 14, Paris, éditions Gründ, , 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3024-2 et 2-7000-3024-9), p. 451-454
  • Magazine Interview, depuis 1969
  • Andy Warhol, The Philosophy of Andy Warhol : (From A to B and Back Again), 1977 ; édition française : Ma philosophie de A à B et vice-versa, Flammarion, 2007 (ISBN 978-2-0812-0112-5)
  • (de) Rainer Crone, Das bildnerische Werk Andy Warhols, Berlin, Wasmuth, 1976, 480 pages
  • (en) Andy Warhol, America (photos), Harper & Row ; 1985, édition 2011 : Penguin Classics (ISBN 978-0-1411-9306-9), 224 pages
  • (en) Andy Warhol, The Andy Warhol diaries, Pat Hackett, Grand Central Publishing, 1990 (ISBN 978-0-4463-9138-2) ; édition française : Journal, traduit de l'américain par Jérôme Jacobs et Jean-Sébastien Stelhi, Grasset, 1998 (ISBN 978-2-2464-2871-8), 792 pages
  • P. de Haas, « Warhol : Le Regard cinéma », Beaux Arts magazine, juillet 1990
  • Florence de Mèredieu, « Andy Warhol ou le palimpseste des médias », in Hôtel des Amériques, essai sur l'art américain, Paris, Blusson, 1996
  • Warhol Live, catalogue de l'exposition du musée des beaux-arts de Montréal, 2008
  • Andy Warhol, les pochettes de disques, catalogue, éd. Musée des beaux-arts de Montréal, 2008
  • Cécile Guilbert, Warhol Spirit, éditions Grasset & Fasquelle, 2008 (ISBN 978-2-2467-3311-9), 277 pages
  • David Downton (trad. Brigitte Quentin, préf. Stéphane Rolland), Les Maîtres de l'illustration de mode [« Master of Fashion Illustration »], Paris, Eyrolles, (1re éd. 2010), 226 p. (ISBN 978-2-212-12705-8), « Andy Warhol », p. 124 à 131
  • Nicolas Exertier, « Le cinéma anti-hollywoodien d'Andy Warhol (Principes généraux) », in Art Présence, no 55, juillet-août-septembre 2005, pp. 34-40

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]