Madness

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Madness
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Madness pendant un concert à Amsterdam en 2005

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical 2 Tone, pop, ska, new wave
Années actives 19761986
Depuis 1992
Composition du groupe
Membres Graham « Suggs » McPherson
Mike Barson
Chris Foreman
Lee Thompson
Mark Bedford
Dan Woodgate

Madness (« folie » en anglais) est un groupe de musique britannique créé en 1976. Originaire de Camden Town à Londres[1], il a fait connaître le ska au grand public au tout début des années 1980, avec d'autres groupes comme The Specials, The Selecter, Bad Manners ou The Beat. Madness est à l'origine du nutty sound, sorte de marque de fabrique du groupe[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Madness en concert sur la grande scène de la Fête de l'Humanité le 11 septembre 2010

En 1976, Mike « Barso » Barson , Chris « Chrissy Boy » Foreman, Lee « Kix » Thompson et Chas Smash (de son vrai nom Cathal Smyth), forment un groupe de ska appelé The Invaders[3].

En , après l'arrivée de Graham « Suggs » McPherson, Mark Bedford et Dan Woodgate, ils prennent le nom de Madness, en hommage à une chanson de 1961 en musique de Prince Buster, Madness (Is Gladness)[3]. Leur premier single, The Prince, publié sur le label 2 Tone, est un autre hommage à Prince Buster[3]. Madness quitte ce label pour Stiff Records et enregistre une autre reprise de Prince Buster, un titre situé en face B du 45 tours Al Capone de l'artiste jamaïcain et intitulé One Step Beyond...[4]. En , paraît le premier album de Madness, One Step Beyond....

Madness, contrairement aux autres groupes 2 Tone comme The Selecter, The Beat ou The Specials, est composé exclusivement de musiciens blancs. Leur discours étant par ailleurs moins politisé, c'est probablement pour ces raisons que des membres du Front national britannique — auxquels on assimilera d'ailleurs abusivement l'ensemble du mouvement skinhead — jetèrent leur dévolu sur Madness[5]. L'affaire, abondamment relayée par la presse, sera à l'origine du titre Don't Quote Me on That, sur l'EP Work, Rest and Play.

Fin 1983, Mike Barson, qui regrette que le groupe s’oriente vers quelque chose de plus pop, quitte le groupe et part vivre à Amsterdam[6]. C'est le début d'une période en demi-teinte pour le groupe, qui finit par se séparer en après la sortie de Mad Not Mad. L'album très pop, loin des sonorités enjouées des débuts, est au contraire assez nostalgique. Les critiques britanniques titrent « Mad not bad ». Il est vrai que l'on note beaucoup de maturité dans cet album, tant au niveau des textes que de la musique. Le magazine NME a classé Mad Not Mad dans sa liste des « NME Writers All Time 100 Albums[7] ».

En 1988, le groupe se reforme brièvement sous le nom The Madness, avec Chris Foreman, Lee Thompson, Chas Smash et Suggs, auxquels viennent s'ajouter Jerry Dammers (ex Specials, claviers), Simon Phillips (batterie), Bruce Thomas (guitare basse) et Steve Nieve (claviers) (ces deux derniers formant, avec le batteur Pete Thomas, The Attractions, le groupe d'Elvis Costello). The Madness enregistre deux singles (I Pronounce You et What's That?) ainsi qu'un album intitulé The Madness[8].

À la suite de cela chacun continue son chemin sans le groupe : Mark Bedford travaille en qualité de designer graphique, Chas Smash travaille pour Go!record, Woody devient le batteur du groupe Voice of the Beehive. Lee Thompson et Chris Foreman forment les Nutty Boys et sortent un album intitulé Crunch![9], qui deviendra le nom du groupe plus tard. Suggs tente une carrière solo avec un premier album en 1995, The Lone Ranger[10], composé avec l'aide de Mike Barson[11].

En 1992, à l'occasion de la sortie de la compilation Divine Madness, le groupe se retrouve pour des concerts au Finsbury Park[12], puis en 1994[13], 1996[14] et 1998[15], ainsi qu'à Londres et dans d'autres villes britanniques.

En 1999, le groupe complet (avec le retour de Mike Barson) sort un nouvel album, Wonderful[16]. Dans la veine pop des derniers disques du groupe, cet opus marque aussi le retour du ska avec une chanson The Communicator écrite par Smith. On retrouve également sur ce disque Ian Dury (auteur de Sex & Drugs & Rock n’Roll, mort entre temps) qui chante avec eux sur la chanson Drip Fed Fred.

En 2004, le groupe se renomme The Dangermen, se produisant sur de petites scènes londoniennes pour des reprises aux influences ska[17].

En , le groupe lance sa page sur Myspace ainsi que sa nouvelle composition Sorry, dont le single se classe dans le top 25 britannique[18]. En même temps, c'est le retour confirmé de Chris Foreman qui avait pourtant quitté le groupe sur cette phrase « the petty time-consuming bollocks going on in the band[19] ».

Après la sortie de l'album Dangermen Sessions en 2005 et le retour de Chris Foreman, le groupe travaille sur son nouvel album The Liberty of Norton Folgate. Cet album-concept a pour thème Londres. Entre 2006 et 2008, 23 morceaux ont été enregistrés pour ce disque. Un premier single, NW5 s'est classé début 2008 dans le top 25 des charts britanniques[18]. Produit aux Toe Rag Studios par Clive Langer et Liam Watson[20], The Liberty of Norton Folgate sort en [21].

En 2010, le groupe joue sur la grande scène de la Fête de l'Humanité[22].

Le , le groupe participe au Jubilé de la Reine en interprétant Our House et It Must Be Love[23]. Le , le groupe participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres en interprétant Our House[23]. Le même jour, un nouveau titre, Death of a Rude Boy, est disponible en téléchargement via leur site[24].

Le groupe est à l'affiche du Countdown Concert 2014 à Dublin[25].

Formation[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • John Hasler : batterie, chant (1976–1978)
  • Dikron Tulane : chant (1976–1977)
  • Gavin Rodgers : basse (1977–1978)
  • Garry Dovey : batterie (1977–1978)
  • Chas Smash : trompette, chant, harmonica, guitare acoustique, basse (1976–1977, 1979–1986, 1992–2014)
  • Graham Bush : basse (2009–2013)
  • Steve Nieve : claviers, synthétiseurs (1984–1986)
  • Seamus Beaghan : claviers, orgue (1986)
  • Kevin Burdette : guitare (2005–2006)
  • Norman Watt-Roy : basse (1994-1996) (uniquement en concert)
  • Paul Carrack : claviers, chant (1984) (uniquement en concert)
  • James Mackie : claviers (1984) (uniquement en concert)
  • Terry Disley : claviers (1986) (uniquement en concert)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

Albums Live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Coffrets[modifier | modifier le code]

  • 1993 : The Business – The Definitive Singles Collection
  • 1999 : The Lot (Coffret contenant les six premiers albums studio)
  • 2003 : The Singles Box: Vol. 1
  • 2011 : A Guided Tour of Madness (Coffret d'anthologie : 3CD + 1DVD Live Madstock 1992)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1979 : The Prince / Madness
  • 1979 : One Step Beyond... / Mistakes
  • 1979 : My Girl / Stepping into Line
  • 1979 : Work Rest and Play
  • 1979 : Night Boat to Cairo / Swan Lake
  • 1980 : Baggy Trousers / The Business
  • 1980 : Embarrassment / Crying Shame
  • 1981 : The Return of the Los Palmas 7 / That's the Way to Do It
  • 1981 : Grey Day / Memories
  • 1981 : Shut Up / A Town with No Name
  • 1981 : It Must Be Love / Shadow on the House
  • 1982 : Cardiac Arrest / In the City
  • 1982 : House of Fun / Don't Look Back
  • 1982 : Driving in My Car / Animal Farm
  • 1982 : Our House / Walking with Mr Wheeze
  • 1983 : Tomorrow's (Just Another Day) / Madness (is All in the Mind)
  • 1983 : Wings of a Dove / Behind the 8 Ball
  • 1983 : The Sun and the Rain / Fireball XL5
  • 1984 : Michael Caine / If you Think There's Something
  • 1984 : One Better Day / Guns
  • 1985 : Yesterday's Men / All I Knew
  • 1986 : Uncle Sam / Please Don't Go
  • 1986 : Sweetest Girl / Jennie (A portrait of)
  • 1986 : (Waiting for) The Ghost Train / Maybe in Another Life
  • 1988 : I Pronounce You (The Madness)
  • 1988 : What's That (The Madness)
  • 1992 : The Harder They Come
  • 1999 : Lovestruck
  • 1999 : Johnny the Horse
  • 1999 : Drip Fed Fred
  • 2005 : Shame and Scandal
  • 2007 : Sorry
  • 2008 : NW5
  • 2009 : Dust Devil
  • 2009 : Sugar & Spice
  • 2010 : Forever Young

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Take It or Leave It de Dave Robinson

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Alo Conlon: A tribute to a rock'n'roll pub landlord », The Guardian (consulté le 2 avril 2017)
  2. (en) « Brit Wits: A History of British Rock Humor », Google Books (consulté le 2 avril 2017)
  3. a, b et c (en) Madness Biography, AllMusic (consulté le 2 avril 2017)
  4. (en) « Madness One Step Beyond... Overview », AllMusic (consulté le 2 avril 2017)
  5. (en) « Skinhead Nation: Neither red or racist », AllMusic (consulté le 2 avril 2017)
  6. (en) « Madness Timeline: 17th March 1983 », Madness.co (consulté le 2 avril 2017)
  7. (en) « NME Writers All Time 100 Albums », Rocklist.net (consulté le 2 avril 2017)
  8. (en) « The Madness Biography », AllMusic (consulté le 2 avril 2017)
  9. (en) « The Nutty Boys Crunch! », Discogs (consulté le 2 avril 2017)
  10. (en) « Suggs The Lone Ranger », AllMusic (consulté le 2 avril 2017)
  11. « The Lone Ranger », Les Inrocks (consulté le 2 avril 2017)
  12. (en) « Madness – Welcome to the house of factual fun... », BBC (consulté le 2 avril 2017)
  13. (en) « 6 August 1994 – Madness Setlist at Finsbury Park, London, England », Setlist.fm (consulté le 2 avril 2017)
  14. (en) « 22 June 1996 – Madness Setlist at Finsbury Park, London, England », Setlist.fm (consulté le 2 avril 2017)
  15. (en) « 8 June 1998 – Madness Setlist at Finsbury Park, London, England », Setlist.fm (consulté le 2 avril 2017)
  16. (en) « Madness Wonderful Overview », Allmusic (consulté le 2 avril 2017)
  17. (en) « Interview with Suggs of Madness », BBC (consulté le 2 avril 2017)
  18. a et b (en) Madness Chart History, Official Charts (consulté le 2 avril 2017)
  19. (en) « Madness signs with V2 / Chris Foreman quits band », Punknews.org (consulté le 2 avril 2017)
  20. « The Liberty of Norton Folgate », Les Inrocks (consulté le 2 avril 2017)
  21. (en) « Suggs and the City: Journeys through Disappearing London », Google Books (consulté le 2 avril 2017)
  22. « Fête de l'Humanité. Madness, la folie douce du ska », L'Humanité (consulté le 2 avril 2017)
  23. a et b (en) Madness: Suggs on 30 years as music's most dysfunctional family, The Telegraph (consulté le 2 avril 2017)
  24. (en) « New Album Coming! Download a Track Free! », Madness.co.uk (consulté le 2 avril 2017)
  25. (en) « Celebrate New Year’s Eve at The Countdown Concert! », Dublin's New Year Festival (consulté le 2 avril 2017)