Bernie Taupin

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Bernie Taupin
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Bernie Taupin, en 2011.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (72 ans)
Ruskington (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bernard John TaupinVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Carte BlancheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Label
Partenaire
Genres artistiques
Site web
Distinction
Œuvres principales
Your Song, Candle in the Wind / Bennie And The Jets (d), Goodbye Yellow Brick RoadVoir et modifier les données sur Wikidata

Bernie Taupin est un parolier et un chanteur britannique, né le à Sleaford (Lincolnshire, Angleterre).

Sa carrière est essentiellement connue pour son travail de parolier, sur la plupart des chansons d'Elton John.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Bernard John Taupin naît le dans la ferme « Flatters House », entre le village d'Anwick (en) et la ville de Sleaford en Lincolnshire. Sa mère est Daphne (née Cort) et son père, Robert Taupin[1],[2]. Ses grands-parents paternels étaient français, et son père a grandi à Dijon. Ce dernier était employé comme éleveur dans un immense domaine fermier près de la ville de Market Rasen (en) et sa mère travaillait gouvernante, ayant auparavant vécu en Suisse[3]. Sa famille, plus tard, aménage dans le manoir de Rowston, une étape importante par rapport à la ferme « Flatters House » qui n'avait pas d'électricité[3],[4].

Son père décide de tenter à l'agriculture indépendante, c'est pourquoi la famille déménage dans la Maltkiln Farm en mauvais état[5] au village d'Owmby-by-Spital (en), où est né son frère cadet de 11 ans, Kit[3],[4].

Contrairement à son grand frère, Tony, ayant fait ses études au lycée, il n'est pas un bon élève, même s'il montre un penchant précoce pour l'écriture. À 15 ans, il quitte l'école et commence à travailler en tant qu'apprenti dans l'atelier d'impression d'une presse locale The Lincolnshire Standard, dans l'espoir de devenir journaliste[6]. Il quitte sous peu cet emploi, et passe les derniers jours de son adolescence à traîner avec des amis, à faire de l'auto-stop sur les routes pour assister au club de danse pour jeunes dans des villages, jouer à l'Aston Arms Pub de Market Rasen[7] et à boire[3],[4].

Collaboration avec Elton John[modifier | modifier le code]

En 1967, Bernie Taupin répond à une annonce publiée par le label Liberty Records A&R, dans le journal New Musical Express[3],[4]. Le producteur de musique Ray Williams (en) recherche des talents et Elton John répond à la même annonce. Lorsqu'Elton se présente au label, il explique qu'il savait chanter et composer, mais qu'il ne sait pas écrire de paroles. La personne lui tend alors une enveloppe scellée d'une candidature de parolier, prise au hasard. Elton John l'ouvre dans le métro, sur le chemin du retour et découvre les textes de Taupin[8]. De cette rencontre va naître une grande amitié, et une collaboration sur plus de 30 albums, qui se poursuit toujours.

Avec Elton John (droite), en 1971.

Il écrit la majorité des paroles d'Elton John, parmi lesquelles figurent notamment les chansons : Your Song (1970), Tiny Dancer (1971), Rocket Man (1972), Candle in the Wind (1973 / 1997), Bennie and the Jets (1973), Goodbye Yellow Brick Road (1973), Don't Let the Sun Go Down on Me (1974), Sorry Seems to Be the Hardest Word (1976), Don't Go Breaking My Heart (1976, duo avec Kiki Dee), I'm Still Standing (1983), Guess That's Why They Call It The Blues (1983), Nikita (1985), Sacrifice (1989) et The one (1992).

Carrière solo et autres collaborations[modifier | modifier le code]

En plus de son travail de parolier pour Elton John, Bernie Taupin publie trois albums solo sur lesquels il chante. Il s'entoure sur son premier album, Taupin, de grands musiciens dont Shawn Phillips au sitar, à la guitare 6 et 12 cordes ainsi qu'au koto et au chant, Ron Chesterman à la contrebasse, qui a aussi œuvré pour le groupe britannique The Strawbs, Caleb Quaye à la guitare et Davey Johnstone à la guitare, au luth et à la mandoline. Elton John participe aux deux autres albums He who rides the tiger en 1980 et Tribe en 1987[6].

Il a aussi formé un groupe éphémère, Farm Dogs, avec l'ex Family et Cockney Rebel Jim Cregan à la guitare, Dennis Tufano (en) à la guitare et à la harpe, ainsi que Robin LeMesurier à la guitare et au dobro. Ils n'ont publié que deux albums : Last Stand in Open Country en 1996, qui inclut la chanteuse Sheryl Crow sur la chanson Burn This Bed. Ray Cooper, le percussionniste d'Elton John, la violoncelliste Sarah O'Brien et le bassiste Bob Glaub jouent aussi sur ce disque. Puis en 1998, ils produisent l'album Immigrant Sons avec l'apport de Tad Wadhams à la basse, à la harpe et au chant, et le batteur Tony Brock qui joue aussi aux claviers, et Billy Payne à l'orgue Hammond et au piano.

Influences[modifier | modifier le code]

Sa mère a étudié la littérature française et son grand-père maternel, John Leonard Palchett "Poppy" Cort, était professeur de lettres classiques, diplômé de l'université de Cambridge[3]. Ils lui ont donné le goût de la nature, la littérature et la poésie, qui lui a permis d'écrire ses premiers textes[3],[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Solo
Avec Farm Dogs
  • 1996 : Last Stand in Open Country (avec Sheryl Crow au chant sur la chanson Burn This Bed)
  • 1998 : Immigrant Sons

Distinctions[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Buckley, Elton : The Biography, Chicago, Fireside, , 416 p. (ISBN 9781556527135).
  2. (en) « Flatters Farmhouse » (version du 30 mars 2009 sur l'Internet Archive), sur onthisveryspot.com.
  3. a b c d e f et g (en) Philip Norman, Elton John, Fireside, , 544 p. (ISBN 0671797298).
  4. a b c d et e (en) Bernie Taupin, A Cradle of Haloes, Aurum Press, , 192 p. (ISBN 185410005X).
  5. (en) « Maltkiln Farm » (version du 18 mars 2012 sur l'Internet Archive), sur onthisveryspot.com.
  6. a et b (en) Jochan Embley, « Bernie Taupin at 70: The man whose words made Elton John a star », sur Standard.co.uk, (consulté le ).
  7. (en) « Aston Arms Pub » (version du 5 décembre 2008 sur l'Internet Archive), sur onthisveryspot.com.
  8. (en) [vidéo] Elton John, Elton John Takes Stephen Through His Entire Catalogue sur YouTube, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]