Andrew Ridgeley

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Andrew Ridgeley
Nom de naissance Andrew John Ridgeley
Naissance (55 ans)
Windlesham (Royaume-Uni)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Pop, rock
Instruments Guitare
Années actives 1981-1991
Labels Innervision, Epic, Columbia

Andrew Ridgeley est un chanteur et guitariste britannique, né le à Windlesham, en Angleterre. Il est membre du groupe Wham! avec George Michael, de 1981 à 1986.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrew Ridgeley naît en 1963 à Windlesham, dans le comté de Surrey[1]. Il a un frère nommé Paul, qui est batteur[2]. Ses parents s'appellent Jennifer (1943-2009) et Albert Ridgeley (1932-2015). Sa mère est institutrice et peintre[3]. Son père est musicien et travaille dans la photographie[4]. En 1975, la famille Ridgeley vit à Bushey. À l'école Bushey Meads, Andrew rencontre le jeune Georgios Panayiotou, plus tard connu sous le nom de George Michael[1]. Les deux adolescents deviennent amis et Andrew surnomme George « Yog »[1]. À l'issue de leur scolarité, George Panayiotou, Andrew Ridgeley et David Mortimer décident de fonder un groupe de musique[5]. Pendant l'été 1979, les trois amis créent The Executive, accompagnés de Paul Ridgeley et d'Andrew Leaver[6]. Les membres de The Executive présentent leurs maquettes à des responsables de maisons de disques de Londres, mais elles sont refusées[5]. Toutefois, George et Andrew veulent continuer à travailler dans la musique.

En 1982, les deux amis signent un contrat chez Innervision Records, distribué par CBS Records, et fondent leur groupe Wham![7]. Dans une interview en 1983, Andrew Ridgeley parle de ses rapports professionnels avec George Michael : « On travaille tous les deux d'une façon très proche, que ce soit en ce qui concerne le studio ou notre approche du côté visuel du groupe[8]. » Entre 1984 et 1985, ils connaissent rapidement un succès international avec les chansons Wake Me Up Before You Go-Go, Freedom, Everything She Wants et Last Christmas. Le 11 février 1985, Wham! remporte même le prix du meilleur groupe britannique aux Brit Awards[9]. En 1981, Andrew Ridgeley coécrit également la ballade Careless Whisper avec George Michael, qui est un succès en 1984[10]. Cependant, en 1985, George Michael souhaite mener une carrière en soliste et le groupe se sépare[11]. L'année suivante, Wham! donne un concert d'adieu au stade de Wembley de Londres[12]. La critique musicale n'est pas tendre avec Andrew Ridgeley. À propos du dernier album du groupe, David Fricke de Rolling Stone écrit : « Mais qu'est-ce qu'Andrew Ridgeley fait encore dans le groupe Wham!, à part apparaître sur le côté des photos[13],[Note 1] ? ». George Michael défend son ami : « C'est Andrew qui a réussi à transformer en un célèbre duo quelque chose qu'on avait commencé ingénument […]. Je lui dois beaucoup. J'ai eu beaucoup de chance de le rencontrer[12]. »

Après la séparation de Wham!, Andrew Ridgeley se lance dans la compétition automobile[14]. En 1986, il s'installe même à Monaco pour participer au championnat de France de Formule 3 avec l'écurie David Price Racing[15],[16]. En 1990, il fait un come-back musical en sortant l'album Son of Albert sur le label Columbia[17]. Son frère Paul y joue de la batterie et George Michael participe aux chœurs de la chanson Red Dress. Le single Shake atteint la 58e place du hit-parade britannique et la 77e place du Billboard Hot 100 américain[18],[19]. Aux États-Unis, Son of Albert ne dépasse pas la 130e place du Billboard 200[20]. Dans le magazine Rolling Stone, il reçoit une mauvaise critique[21]. Après une participation à un concert de George Michael à Rio de Janeiro en janvier 1991, Andrew Ridgeley se retire définitivement du monde musical[22].

Depuis les années 1990, il se consacre à plusieurs sports. Il soutient également l'association caritative et écologique Surfers Against Sewage, qui est impliquée dans la protection du littoral britannique[21]. En décembre 2016, à la suite de la mort de George Michael, il déclare sur Twitter avoir « le cœur brisé par la perte de [son] ami adoré Yog[23],[Note 2]. » En février 2017, lors des Brit Awards, il honore la mémoire de son ami disparu avec ces mots : « George a laissé dans ses chansons, dans la beauté exceptionnelle de sa voix, et dans l'expression poétique de son âme, le meilleur de lui-même[24],[Note 3]. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, Andrew Ridgeley a une liaison avec Shirlie Holliman, choriste de Wham![25]. Depuis 1990, il est en couple avec Keren Woodward et vit avec elle en Cornouailles[26]. Keren Woodward a un enfant nommé Tom, né en 1986 d'une précédente liaison[27].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Wham![modifier | modifier le code]

Article connexe : Discographie de Wham!.

En solo[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « […] What the hell did Andrew Ridgeley do in Wham! anyway, aside from filling up half the photos? »
  2. Citation originale : « Heartbroken at the loss of my beloved friend Yog. »
  3. Citation originale : « George has left in his songs, in the transcendent beauty of his voice, and in the poetic expression of his soul, the very best of himself. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Arturo Blay (trad. de l'espagnol), George Michael, Valence (Espagne), La Máscara, coll. « Idoles de la pop » (no 8), , 48 p. (ISBN 84-7974-568-1), p. 8.
  2. (en) « Paul Ridgeley », sur Drummerszone.com (consulté le 15 février 2017).
  3. (en) « Jennifer Ridgeley – Artists in Cornwall », sur ArtistsinCornwall.com (consulté le 15 février 2017).
  4. (en) « Albert and Jennifer Ridgeley », sur Nele Ströbel.de (consulté le 8 avril 2017).
  5. a et b Blay 1998, p. 10.
  6. « George Michael : Mon histoire [ George Michael: A Different Story ] », de Southan Morris, Pretty Pictures (France), 11 janvier 2006 [présentation en ligne].
  7. Blay 1998, p. 13–15.
  8. Georges Daublon, « Wham ? », Best, no 182,‎ .
  9. (en) « The BRITs 1985 », sur BRITs.com (consulté le 15 février 2017).
  10. Blay 1998, p. 20.
  11. Blay 1998, p. 28.
  12. a et b Blay 1998, p. 29.
  13. (en) David Fricke, « Wham! – Music From The Edge Of Heaven », Rolling Stone,‎ (lire en ligne).
  14. (en) Debbi Voler, « The Last Wham! Interview Ever », N°1,‎ (lire en ligne).
  15. (en) « Andrew Ridgeley », sur Historic Racing.com (consulté le 15 février 2017).
  16. (en) « Andrew Ridgeley », sur Driver Database.com (consulté le 15 février 2017).
  17. (en) « Andrew Ridgeley – Son of Albert », sur Discogs (consulté le 16 février 2017).
  18. (en) « Andrew Ridgeley », sur The Official Charts Company (consulté le 16 février 2017).
  19. (en) « Andrew Ridgeley – The Hot 100 », sur Billboard.com (consulté le 16 février 2017)
  20. (en) « Andrew Ridgeley – Billboard 200 », sur Billboard.com (consulté le 16 février 2017)
  21. a et b Sarah Dahan, « Que sont-ils devenus : Andrew Ridgeley (l'autre mec de Wham) », sur Les Inrocks.com, (consulté le 16 février 2017).
  22. Blay 1998, p. 37.
  23. (en) Esther Addley, « Friends and fellow musicians pay tribute to George Michael », sur The Guardian.com, (consulté le 8 avril 2018).
  24. (en) Joe Lynch, « Wham!'s Andrew Ridgeley Gives Emotional Tribute to George Michael at 2017 Brit Awards », sur Billboard.com, (consulté le 22 février 2017).
  25. (en) Louise Jury, « How We Met: Pepsi and Shirlie », The Independent,‎ (lire en ligne).
  26. (en) « 'We split, but got through the difficulties': Wham!'s Andrew Ridgeley reveals he and Bananarama star wife Keren Woodward separated after 25 years – then reunited », sur Daily Mail.com, (consulté le 15 février 2017).
  27. (en) Liz Jones, « 'We're like teenagers again': Bananarama peel back the years », sur Daily Mail.com, (consulté le 15 février 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • (en) Wham! in China: Foreign Skies de Lindsay Anderson, CBS/Fox Video (États-Unis et Royaume-Uni), 1986.
  • George Michael : Mon histoire (George Michael: A Different Story) de Southan Morris, Pretty Pictures (France), 11 janvier 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]