102e régiment d'infanterie

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102erégiment d’infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle Infanterie
Devise Ex serviture libertas
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Zurich 1799
Wagram 1809
Fort du Pei-ho 1860
L'Ourcq 1914
Reims 1918
Somme-Py 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Fourragères Aux couleurs de ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

Le 102e régiment d'infanterie (102e RI) est un régiment de l'armée de terre Française. Le régiment est né à la Révolution à la suite de l'éclatement du régiment des Gardes Françaises. De cette dislocation sont également nés les 101e et 103e régiments d’infanterie[1].

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Batailles auxquelles il a participé[modifier | modifier le code]

Cette liste ci-dessous est à trier entre le 102e RI et le 27e régiment d’infanterie légère

Colonels/Chef de brigade[modifier | modifier le code]

  • 1939-1940 : lieutenant colonel Flouriot.

(*) officier devenu par la suite général de brigade
(**) officier devenu par la suite général de division

Historique des garnisons, combats et batailles du 102e RI[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le régiment est né à la Révolution à la suite de l'éclatement du régiment des Gardes Françaises. De cette dislocation sont également nés les 101e et 103e régiments d’infanterie[1].

insigne de béret d'infanterie

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

102e régiment d'infanterie de ligne[modifier | modifier le code]

En 1791, 11 régiments suisses furent licenciés et remplacé par 4 régiments français qui prirent les numéros 102, 103, 104 et 105; puis en 1794 par 6 autres qui prirent les numéros 106, 107 et 108, 109, 110 et 111.

Le 20 septembre 1792, pour son baptême du feu, le 1er bataillon du 102e régiment d'infanterie prend part à la bataille de Valmy et se couvre de gloire en chargeant à la baïonnette.
En 1793, le 2e bataillon, affecté à l'Armée du Rhin est engagé à Mayence, à Strasbourg et à Landau

Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793 et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (8 janvier 1794), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
Le 1er bataillon du 102e régiment d'infanterie, fut amalgamé en 1794, avec le 6e bataillon de volontaires de Paris et le 2e bataillon de volontaires de l'Oise pour former la 179e demi-brigade d'infanterie.
Le 2e bataillon du 102e régiment d'infanterie, fut amalgamé en 1794 avec le 7e bataillon de volontaires de la Haute-Saône et le 2e bataillon de volontaires de Lot-et-Garonne qui formèrent la 180e demi-brigade d'infanterie.

102e demi-brigade (première formation)[modifier | modifier le code]

Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793 et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (8 janvier 1794), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
La 102e demi-brigade est formée en 1794, de l'amalgame du 2e bataillon du 51e régiment d'infanterie (ci-devant La Sarre) avec le 3e bataillon de volontaires du Var et le 6e bataillon de volontaires du Var.

Affectée à l'armée d'Italie, elle s'empare, en 1794, d'Oneville contribue à celle d'Ormea et assiste, en 1795, à la bataille de Loano.

Le , la 102e demi-brigade reçut une nouvelle dénomination, par suite d'un arrêté du Directoire exécutif, du 18 nivôse an IV (8 janvier 1796), qui avait prescrit le remaniement complet de tous les bataillons sur pied et leur fusion en 100 demi-brigades d'infanterie de ligne et 30 d'infanterie légère.

La 102e demi-brigade, celle qui venait de faire les campagnes de 1794 à 1796 à l'armée d'Italie, eut au sort le no 69 des nouvelles demi-brigades.

102e demi-brigade (deuxième formation)[modifier | modifier le code]

La nouvelle 102e demi-brigade fut formée , et se composa de l'amalgame des anciennes 59e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 30e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Perche, 4e bataillon de volontaires de Paris également appelé bataillon des Sections Armées et 7e bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire) et 1er et 2e bataillons de la 177e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 99e régiment d’infanterie ci-devant Royal Deux-Ponts, 1er bataillon de volontaires du Haut-Rhin et 3e bataillon de volontaires du Bas-Rhin)

En 1796, affectée à l'armée de Sambre-et-Meuse, elle prend part à la campagne d'Allemagne et participe au passage du Rhin à Neuwied, à la bataille de Siegburg, aux sièges d'Ehrenbreitstein, de Cassel, aux batailles de Limbourg, d'Altenkirchen et de Kreuznach

En 1799, affectée à l'armée du Danube, elle prend part à la campagne de Suisse et participe à la première bataille de Zurich. Après avoir pris position à Dietikon ou elle franchit la Limmat, elle se dirige sur Regensdorf et s'établit sur les hauteur dominant Zurich. Le 25 juin 1799, bloquant la route de Winterthour, elle soutient, avec la 10e demi-brigade légère et la 37e demi-brigade de deuxième formation, un combat opiniâtre contre les forces Russes de 10 heures du matin jusqu'à la nuit.

En 1800, affectée à l'armée du Rhin puis à l'armée d'Italie, la 102e demi-brigade prend part à la campagne d'Italie et se distingue à Solférino, Cavriana et Monzambano.

102e régiment d'infanterie de ligne[modifier | modifier le code]

Le 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803), la 102e demi-brigade est renommée 102e régiment d'infanterie de ligne.

De 1807 à 1814 le 102e de ligne fait les campagnes en Italie, en Allemagne, en Catalogne...

Parmi les faits d'armes on peut citer :
En octobre 1808, la prise de Capri sous les ordres du général Lamarque.
Le 27 mai 1809, lors de l'assaut du fort de Malborghetto.
Le 14 juin suivant, à la bataille de Raab.
Le 7 octobre de la même année lors du combat de Saffnitz.

armées d'Italie et de Naples. colonel Espert.

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Un décret du 2 avril 1855 créé le 102e régiment de ligne, composé de 4 bataillons à 6 compagnies[2].

Les hostilités ayant cessées en Crimée, un décret du 16 avril 1856 supprima le 102e régiment de ligne[3].

Un décret du 2 mai 1859 créé de nouveau le 102e régiment d'infanterie de ligne, formé comme les autres régiments à 4 bataillons dont 3 bataillons de guerre à 6 compagnies dont 2 d'élite et un dépôt à 6 compagnies de fusiliers. Les 24 compagnies du 102e furent fournies par les 5e, 7e, 10e, 13e, 16e, 17e, 31e, 32e, 35e, 36e, 39e, 42e, 47e, 57e, 62e, 63e, 66e, 67e, 79e, 83e, 94e, 95e, 96e et 97e régiments d'infanterie.

1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Pendant la Commune de Paris, des insurgés retranchés dans le lycée Chaptal en construction sont débusqués et mis hors de combat par le 102e régiment d'infanterie de ligne, appuyé par de l'artillerie mise en batterie sur le boulevard des Batignolles. Plusieurs impacts sont encore visibles en façade du lycée aujourd'hui.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Casernement en 1914 : Paris, Chartres. À la mobilisation, il se dédouble en donnant naissance au 302e régiment d'infanterie

Le régiment est affecté à la 13e brigade d'infanterie, 7e division d'infanterie, 4e Corps d'Armée. Le régiment reste à la 7e DI d’août 1914 à novembre 1918.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

  • 2e Bataille de la Marne : nord d’Epernay : bois St Marc, Romery, le Paradis, Nanteuil (16-30 juillet) - Citation à l'ordre de l'Armée : « Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel LEPETIT, a contre-attaqué l’ennemi pour arrêter son avance, l’a fixé, l’a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant par une brillante manœuvre un village et une position fortement occupés. À fait plus de 150 prisonniers dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable. »
  • Seconde bataille de Champagne (26 septembre), Saint-Clément, Arnes (8 octobre)
  • Bataille de l'Aisne (octobre) - Seconde citation à l'ordre de l'Armée : « Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l’habileté manœuvrière du lieutenant-colonel LEPETIT, a montré pendant les combats qu’il a livrés du 25 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance.

Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 800 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d’artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile à réduire l’ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l’a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l’a empêché de s’établir entre le canal des Ardennes et l’Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. À fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. »

  • 18 décembre remise par le général Debeney, commandant la 1re Armée, de la fourragère aux couleurs de ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Formé le 9 septembre 1939 le 102e RI sous les ordres du lieutenant colonel Flouriot, il appartient à la 7e division d'infanterie de la 3e armée. Avec le 93e RI ; le 130e RI ; le 31e régiment d'artillerie divisionnaire ; le 231e régiment d'artillerie lourd divisionnaire ; le 40e groupe de reconnaissance divisionnaire, le 6e régiment du génie 1re et 2e compagnie ; 81e compagnie télégraphique ; 82e compagnie radio ; 4e compagnie hippomobile ; 4e compagnie auto ; 4e groupe d'exploitation divisionaire ; 7e groupe sanitaire divisionnaire ; parc d'artillerie no 7. Sous les ordres du général Hupel.

Drapeau[modifier | modifier le code]

(*) Bataille portée au drapeau du régiment.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4] :

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

102e régiment d'infanterie de ligne- drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée Croix de guerre 1914-1918 française.jpg.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs de ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise[modifier | modifier le code]

Ex servitute libertas La liberté tirée de la servitude

Personnalités ayant servi au régiment[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Dans son roman "L'officier sans nom", Guy Des Cars raconte l'épopée du 102e régiment durant la campagne de 1939-40.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion 1997
  2. Nos 144 Régiments de ligne par Émile Ferdinand Mugnot de Lyden
  3. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 371
  4. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographies[modifier | modifier le code]

  • Les sites internet sur l’Empereur dont celui de Monsieur Ouvrard histoire-empire.org, le Bivouac…
  • Les revues : « tradition magazine », « consulat et empire »….
  • Émile Ferdinand Mugnot de Lyden : Nos 144 Régiments de ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]