Virginie (État)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Virginie.

37° 30′ 00″ N 79° 00′ 00″ O / 37.5, -79

(en) Commonwealth of Virginia
(fr) Commonwealth de Virginie
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) Commonwealth of Virginia en rouge.SurnomOld Dominion, Mother of PresidentsEn français : « Vieux Dominion, Mère des Présidents »DeviseSic semper tyrannis« Ainsi en est-il toujours des tyrans. »
Carte des États-Unis avec le (en) Commonwealth of Virginia en rouge.

Surnom
Old Dominion, Mother of Presidents
En français : « Vieux Dominion, Mère des Présidents »

Devise
Sic semper tyrannis
« Ainsi en est-il toujours des tyrans. »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Richmond
Adhésion à l’Union 25 juin 1788 (10e État)
Gouverneur Terry McAuliffe (D)
Sénateurs Mark Warner (D)
Tim Kaine (D)
Nombre de représentants 11
ISO 3166-2 US-VA
Fuseau horaire -5
Démographie
Population 8 001 024 hab. (2010[1])
Densité 72 hab./km2
Rang 12e
Ville la plus peuplée Virginia Beach
Géographie
Altitude 290 m (min. : 0 m) (max. : Mount Rogers 1 746 m)
Superficie 110 862 km2
Rang 35e
– Terre 102 642 km2
– Eau (%) 8 220 km2 (7,41 %)
Coordonnées 36°31' N à 39°37' N (320 km)
75°13' W à 83°37' W (690 km)
Divers
Langues officielles Anglais
Liens
Site web www.virginia.gov

La Virginie (Virginia en anglais) est un État (commonwealth) du Sud des États-Unis, qui porte traditionnellement le nom de Commonwealth of Virginia. Sa capitale actuelle est Richmond.

Elle est limitrophe, au nord, du Maryland et du District de Columbia, au sud, de la Caroline du Nord et du Tennessee, à l'ouest, du Kentucky et de la Virginie-Occidentale, et est bordée à l'est par la baie de Chesapeake et l'océan Atlantique.

Son nom vient de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre (1533-1603), dite la « reine vierge » (Virgin Queen) parce qu'elle ne s'est jamais mariée. La colonie de Virginie, fondée le , est administrée par la compagnie de Londres jusqu'à la Révolution américaine. Elle établit sa prospérité sur les plantations et le commerce du tabac. Vers 1770, la Virginie est l'une des premières colonies à contester la tutelle britannique. Plusieurs Virginiens jouèrent un grand rôle dans la guerre d'indépendance, au premier rang desquels figure George Washington. Elle est connue comme « le Vieux Dominion » (The Old Dominion) ou encore comme la « mère des Présidents » (Mother of Presidents), parce que huit présidents américains y sont nés.

Sur le plan politique, la Virginie, État confédéré durant la guerre de Sécession, se range dans les régions conservatrices du Sud des États-Unis, bien que l’État soit disputé entre les républicains et les démocrates[2].

La Virginie se place au 35e rang des États américains pour sa superficie et au 12e rang pour sa population, avec plus de 8 millions d'habitants. La ville la plus peuplée est Virginia Beach. Le comté le plus peuplé est celui de Fairfax dans le nord et la ville la plus étendue est celle de Suffolk, qui comprend une grande partie du Great Dismal Swamp (en).

La majorité de la population est d'origine européenne, en particulier du nord de l'Europe, mais plus d'un cinquième est constitué d'Afro-américains. La première religion est le baptisme.

Aujourd'hui, l'économie virginienne est diversifiée : elle repose sur les emplois fédéraux et militaires dans le nord et à Hampton Roads, qui possèdent respectivement le plus grand bâtiment de bureaux et la plus grande base navale du monde. Le triangle historique de la Virginie coloniale (Historic Triangle of Colonial Virginia) comprend Jamestown, Yorktown et Williamsburg, qui attirent des milliers de touristes. Le réseau urbain est connecté par le troisième plus grand réseau d’autoroutes du pays[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Virginie.

L'histoire ancienne de la Virginie est faite d'anecdotes où se mêlent conquistadors, indiens Powhatans et Anglais. À l'origine, ce nom fut donné officiellement à la colonie en 1607 : soit en l'honneur de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, décédée quatre ans plus tôt, surnommée la « reine vierge » car elle ne s'était jamais mariée ; soit en raison de la difficulté rencontrée par les colons de s'établir sur un territoire vierge (Virgin land)[4].

Elle fut la première colonie anglaise du Nouveau Monde. La Virginie est l’un des quatre États (sur 50) à porter le titre de Commonwealth, avec Pennsylvanie, Massachusetts, et Kentucky.

Colonie anglaise[modifier | modifier le code]

  • En 1584, le navigateur anglais Walter Raleigh fonde l’établissement de la Virginie (dont la première carte fut dressée par le mathématicien Thomas Harriot, qui l’accompagnait). Il aurait également introduit le tabac dans cette région d’Amérique du Nord. La capitale était Williamsburg.
  • En 1607, une colonie anglaise s’établit à Jamestown. C'est l'époque de John Smith et de Pocahontas.
  • Le , des bateaux néerlandais débarquent à Jamestown les 20 premiers travailleurs noirs[5], parfois présentés comme des esclaves. Mais il s'agit plus probablement d'"engagés" devant une durée de travail, selon les travaux des historiens[6].
  • Entre 1640 et 1680, la population de l’État, gouvernée par William Berkeley grandit vite, passant de 5 000 à plus de 40 000 habitants lorsque les « cavaliers », des gentilshommes restés fidèles au roi Charles Ier d'Angleterre débarquèrent, dans les années 1640, à 40 000 avec leurs serviteurs à la suite de la guerre entre les partisans de Cromwell et ceux du roi. Ces « cavaliers » marquèrent profondément la Virginie.
  • En 1649, les esclaves noirs sont au nombre de seulement trois cents en Virginie[7].
  • C'est en 1660, à la restauration anglaise, que l'esclavage, déjà pratiqué, est officiellement légalisé[8] après la Restauration anglaise de la monarchie catholique, la dynastie Stuart, avec Charles II, fils de Charles Ier, qui redonne à William Berkeley la gouvernance du territoire, d'autant que des grands planteurs catholiques amis, venus de la Barbade, tels que le Colonel Benjamin Berringer, ou John Yeamans, s'installent un peu au sud pour fonder la Caroline et un peu au Nord pour fonder le New Jersey.
  • La loi virginienne de 1662 sur l'esclavage, édictée un an après le Code des Barbades, stipule qu'une esclave ne peut donner naissance qu'à des esclaves, pour contrecarrer la Jurisprudence Elizabeth Key et empêcher le métissage, un texte écrit au même moment que le Code des Barbades, qui inspirera 23 ans plus tard le Code noir.
  • En 1676, la révolte de Nathaniel Bacon, qui souhaitait chasser une tribu d'Amérindiens et conspuait le gouverneur, est matée.

État américain[modifier | modifier le code]

Monticello, la villa de Thomas Jefferson

C'est l’une des Treize colonies britanniques en Amérique du Nord qui a fondé les États-Unis, en jouant un rôle moteur. Quatre des cinq premiers présidents des États-Unis venaient de Virginie (Washington, Madison, Monroe et Jefferson).

En 1862, lors de la guerre de Sécession, la Virginie fait partie des États sudistes esclavagistes, hostiles au président Lincoln, qui décident de se séparer de l'Union. Richmond devient la capitale des États confédérés. Cependant, les comtés de l'ouest de l’État refusent de quitter l'Union. Ils se séparent du reste de l'État et deviennent la Virginie-Occidentale, dont l'existence est entérinée par une décision de la Cour suprême en 1870.

Géographie[modifier | modifier le code]

Du point de vue géographique et géologique, la Virginie est divisée en cinq régions ; ce sont, d'est en ouest : les Bas-champs, le Piémont de Virginie, les Montagnes Bleues, les Appalaches et la vallée de Shenandoah, et le Plateau de Cumberland[9].

La Virginie est d'une superficie totale de 110 785 km2, dont 8 236 km2 d'eaux de surface, ce qui la classe au 35e rang pour la superficie aux États-Unis[10]. La Virginie est frontalière du Maryland et de Washington, D.C. au nord et à l'est ; de l’Océan Atlantique par l'est; de la Caroline du Nord et du Tennessee au sud ; du Kentucky à l'ouest, et enfin de la Virginie-Occidentale au nord et à l'ouest. Les frontières de la Virginie avec le Maryland et Washington D.C. sont définies par la ligne des plus basses eaux du Potomac[11]. Sa frontière méridionale coïncide (et est définie par) le parallèle de latitude 36° 30′ nord, bien que des erreurs cadastrales entraînent localement des écarts qui n'excèdent pas trois minute d'arc[12]. La frontière avec le Tennessee n'a été confirmée qu'en 1893, au terme d'un jugement de la Cour Suprême des États-Unis.[13].

Géologie et sols[modifier | modifier le code]

Il y a 35 millions d'années, un bolide a percuté la Virginie orientale. Le cratère pourrait expliquer les effets de subsidence et les séismes qui affectent la région[14].

La Baie de Chesapeake sépare le continent de la péninsule orientale de Virginie. La baie est née de l’enfouissement des vallées de la Susquehanna et de la James River[15]. Plusieurs rivières de Virginie se déversent dans la Baie de Chesapeake, parmi lesquelles le Potomac, le Rappahannock, la York River, et la rivière James, ce qui dessine un ensemble de trois péninsules protubérant dans la baie[16],[17].

Les Bas-champs forment une partie de la plaine littorale entre la côte Atlantique et une ligne de subsidence. Ils englobent la côte est et les quelques estuaires de la Baie de Chesapeake. Le Piémont est une succession de contreforts faits de Roches sédimentaires et ignées à l'est de montagnes qui se sont formées à l'ère Mésozoïque[18]. La région, réputée pour ses sols argileux et lourds, comprend les Southwest Mountains autour de Charlottesville[19]. Les Montagnes Bleues, un sous-ensemble des Monts Appalaches, culminent en Virginie, avec le Mont Rogers (1 746 m d'altitude[20]). La région de Ridge and Valley, à l'ouest de ces montagnes, comprend les Appalaches et la vallée de Shenandoah. Cette région calcaire englobe la montagne de Massanutten[21]. Le Plateau de Cumberland et les Monts de Cumberland se dressent à la pointe sud-ouest de l'état, au sud des Monts Allegheny. Dans cette région, les rivières s'écoulent en direction du nord-ouest, selon des lits filamentaires, pour se déverser dans le bassin de l'Ohio[22].

Les forêts de feuillus et de conifères donnent leur couleur caractéristique aux Blue Ridge Mountains.

Les massifs calcaires de l’état sont percés de 4000 grottes, dont une dizaine est ouverte aux touristes[23].

L’activité sismique de la Virginie est irrégulière ; les tremblements de terre dépassent rarement la magnitude de 4,5 sur l’Échelle de Richter, tant il est vrai que l'État est éloigné des contours de la plaque nord-américaine : le tremblement de terre le plus intense, d'une magnitude estimée à 5.9, est survenu en 1897 dans les environs de Blacksburg[24]. Un tremblement de terre d'une magnitude de 5.8 a frappé le centre de la Virginie le 23 août 2011, non loin de Mineral ; ses secousses se seraient fait sentir jusqu'à Toronto, Atlanta et en Floride[25].

Les mines de charbon exploitent 45 veines traversant les trois massifs montagneux de l’État, dans la zone des bassins du Mésozoïque[26]. On tire en outre de son sous-sol quantité de minéraux : de l’ardoise, de la kyanite, des graves (62 millions de tonnes[27] en 2012).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Virginie est un climat océanique qui devient plus chaud et plus humide à mesure que l'on progresse vers le sud et l'est[28]. L'influence Atlantique affectée par les fronts créés par le Gulf Stream, prédomine sur la côte, mais avec des ouragans, qui se concentrent particulièrement à l'embouchure de la Baie de Chesapeake[29].

La Virginie connaît en moyenne 35 à 45 jours d'orage, surtout dans l'Ouest de l’État[30], et un volume de précipitations annuel de 1 082 mm[29]. Les masses d'air froid traversant les chaînes montagneuses en hiver sont la cause d'abondantes précipitations neigeuses, comme le blizzard de 1996 et les tempêtes de neige de l'hiver 2009–2010. L’interaction de ces phénomènes avec le relief crée des microclimats dans la Vallée de la Shenandoah, le sud-ouest montagneux et la plaine côtière[31]. La Virginie subit en moyenne sept tornades annuellement, d'intensité F2 ou moins sur l'échelle de Fujita[32].

Ces dernières années, l’expansion urbaine de Washington, D.C. en direction du Nord de la Virginie s'est traduite par la formation d'un îlot de chaleur urbain, dû principalement au fait que le rayonnement solaire est davantage absorbé dans les zones densément peuplées[33]. Le rapport de 2011 de l’American Lung Association signale que la qualité de l'air s'est dégradée dans 11 comtés, le Comté de Fairfax étant le plus pollué, essentiellement du fait des gaz d'échappement[34],[35]. La brume sèche des montagnes proviendrait principalement des centrales thermiques au charbon[36].

Relevé météorologique de l’État de Virginie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −3 1 6 11 16 18 17 14 7 2 −2 7
Température maximale moyenne (°C) 8 9 14 19 24 28 30 29 26 21 14 9 19,3
Précipitations (mm) 79 79 94 84 102 94 109 104 89 86 81 81 1 082
Source : [29]Université de Virginie période 1895–1998]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8
−3
79
 
 
 
9
−3
79
 
 
 
14
1
94
 
 
 
19
6
84
 
 
 
24
11
102
 
 
 
28
16
94
 
 
 
30
18
109
 
 
 
29
17
104
 
 
 
26
14
89
 
 
 
21
7
86
 
 
 
14
2
81
 
 
 
9
−2
81
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Les forêts de Virginie sont principalement des forêts de feuillus à feuilles larges ; elles couvrent 65% du territoire[37]. En plaine on rencontre surtout des touffes denses de coniums et des mousses qui recherchent l'humidité, ainsi que des forêts de caryers et de chênes dans les Monts Blue Ridge[28] ; mais depuis le début des années 1990, les ravages du bombyx ont mis un terme à la prédominance des chêneraies[38]. Dans la région des bas-champs, le pin à l'encens tend à dominer, avec des ripisylves de cyprès chauve à travers les lagunes de Great Dismal et de Nottoway. Parmi les autres plantes on trouve le noisetier, l’érable, le tulipier de Virginie, le laurier des montagnes, les asclépiades, les fleurs d'aster et plusieurs espèces de fougères. Les prairies les plus étendues se situent le long de la côte atlantique et dans les montagnes de l'ouest : on y trouve les plus grandes populations de trille blanc d’Amérique du Nord[28][39]. La flore de la côte sud-est est celle des pinèdes maritimes.

Un cerf de Virginie à Tanner Ridge, dans le Parc national de Shenandoah

Les principales espèces de mammifères sont le cerf de Virginie, l’ours noir, le castor, le lynx, coyote, le raton-laveur, la mouffette, la marmotte, l’opossum de Virginie, le renard gris ou roux et le lapin à queue blanche[40]. Parmi les autres mammifères, on trouve le ragondin, l’écureuil chauve, l’écureuil gris, polatouche, le tamia, la grande Chauve-souris brune et la belette. Les principales espèces d'oiseaux sont les cardinals (symbole de l’État), la chouette rayée, la mésange de Caroline, la buse à queue rousse, le balbuzard pêcheur, le pélican brun, la caille, la mouette, l'aigle chauve et le dindon sauvage. On trouve aussi en Virginie le petit et le grand Pic. Le faucon pèlerin a été introduit au Parc national de Shenandoah vers le milieu des années 1990[41]. Le sandre doré jaune, la truite de rivière, le bar de Roanoke et le poisson-chat bleu ne sont que quelques-unes des 210 espèces recensées de poissons d'eau vive[42]. On trouve fréquemment dans les rivières à fond rocheux quantité d'écrevisses et de salamandres[28]. La Baie de Chesapeake abrite de nombreuses espèces, dont le crabe bleu, la palourde, l’huître, et le bar rayé[43].

L'état de Virginie possède une trentaine de sites gérés par le National Park Service, parmi lesquels le Parc de Great Falls et le Sentier des Appalaches, ainsi qu'un parc national, le Parc national de Shenandoah[44]. Le parc de Shenandoah a été inauguré en 1935 : on peut le traverser par la pittoresque route de Skyline Drive. Près de 40% de la superficie du parc (322 km2) est classé zone sauvage par le National Wilderness Preservation System[45]. La Virginie gère elle-même 34 parcs d'état et 17 forêts domaniales, par l'intermédiaire du Department of Conservation and Recreation and the Department of Forestry[37],[46]. La Baie de Chesapeake, quoiqu'elle ne soit pas un parc national, est cela dit protégée à la fois par les lois de la Virginie et les lois fédérales ; le Chesapeake Bay Program, programme de restauration du bassin hydrographique, est géré conjointement par ces deux autorités. Le Parc d'État de Dismal Swamp s'étend jusqu'en Caroline du Nord, tout comme le Back Bay National Wildlife Refuge, qui délimite les Outer Banks[47].

Subdivisions[modifier | modifier le code]

En 2006, l'État comptait 7 642 884 habitants. Le Commonwealth de Virginie est divisé en 95 comtés et 39 cités indépendantes.

Principales villes[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des gouverneurs de Virginie.

La Virginie est un État essentiellement conservateur et républicain. Néanmoins, les comtés constituant la banlieue de Washington, D.C. (Arlington, Ville d'Alexandria, Fairfax) au nord-est ou encore la ville de Richmond sont plus démocrates que ceux du reste de l'État.

Élections présidentielles : un bastion républicain depuis 1964[modifier | modifier le code]

En 1928, Herbert Hoover fut le premier candidat républicain au XXe siècle à remporter la Virginie. De 1964 à 2004, cet État du Sud n'a pas voté une seule fois pour un candidat démocrate. Lors de l’élection présidentielle de 2004, le président et candidat républicain George W. Bush l'a emporté avec 53,68 % des voix contre seulement 45,48 % au candidat démocrate John Kerry.

Lors de l’élection présidentielle de 2008, le candidat démocrate Barack Obama a cependant remporté la Virginie avec 51,8 % des voix contre le candidat républicain John McCain, mettant un arrêt à plus de 40 années de victoires consécutives des républicains à l'élection présidentielle. Et réitèrera sa victoire face à Mitt Romney en 2012.

Un État conservateur[modifier | modifier le code]

La Virginie a l'habitude depuis 1977 d'élire un gouverneur dont l'appartenance politique est opposée au locataire de la Maison-Blanche. Républicain sous le mandat de Jimmy Carter, son gouverneur est démocrate de 1982 à 1994 sous les mandats de Ronald Reagan et George H. W. Bush. Lors de la première élection qui suit l'arrivée de Bill Clinton à la Maison-Blanche, la Virginie bascule de nouveau chez les républicains. Dès 2001, année de l'élection de George W. Bush, elle élit de nouveau un démocrate, en l'occurrence Mark Warner. Le , après une campagne électorale acharnée, les électeurs de Virginie maintiennent la tradition et élisent le lieutenant-gouverneur démocrate Tim Kaine pour succéder à Warner par 51 % des voix contre 46,8 % au républicain Jerry Kilgore. Personnellement opposé à la peine de mort en Virginie, il refuse toutefois de s'opposer à la Législature de Virginie sur cette question. En revanche, il met son veto aux propositions de loi visant à étendre le champ d'application de celle-ci.

Lors des élections du , la tradition est une nouvelle fois respectée quand, un an après l'élection du démocrate Barack Obama à la Maison Blanche, c'est le républicain Bob McDonnell qui est élu gouverneur avec 59 % des voix contre 41 % au démocrate Creigh Deeds[48]. McDonnell annonce sa décision de signer les propositions de loi visant à étendre la peine de mort. En 2012, l'avocat général du comté de Culpeper démissionne à la suite du scandale provoqué par la reconnaissance, par la Cour du juge James Turk, d'une erreur judiciaire affectant Michael Wayne Hash, condamné en 1996 à la prison à perpétuité pour homicide [49]. Hash est défendu par l'Innocence Project, qui a réussi à convaincre en 2007 le Virginia Board of Forensic Science d'utiliser des tests ADN Y-STR (en) [49].

En novembre 2006, les électeurs approuvent par référendum par 57 % des suffrages un amendement constitutionnel interdisant le mariage homosexuel et réservant ainsi l'institution du mariage ou toute union civile aux couples de personnes de sexe opposé.

Législature de l'État[modifier | modifier le code]

La Législature de Virginie, appelée Assemblée générale, se compose d'un Sénat de 40 élus, partagé entre 20 républicains, 18 démocrates et 2 siège vacants en janvier 2014, et d'une Chambre des délégués de 100 élus, contrôlé par 67 républicains lors de la législature 2014-2016.

Niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, lors de la législature 2013-2015, les deux sénateurs de Virginie tous deux démocrates ne sont autres que les anciens gouverneurs Mark Warner et Tim Kaine, tandis que 8 républicains et 3 démocrates représentent l'État à la Chambre des représentants.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Pentagone, siège du Département de la Défense, à Arlington, est le plus grand bâtiment administratif du monde

L'économie de la Virginie repose sur plusieurs secteurs diversifiés. De la région d'Hampton Roads jusqu'à Richmond et jusqu'au comté de Lee au sud-ouest, dominent les installations militaires, l'élevage, le tabac et la culture de l'arachide. Les tomates ont depuis peu dépassé le soja comme culture dominante de l'État. De nombreux domaines viticoles se trouvent dans le Northern Neck et le long des Blue Ridge Mountains : ils commencent à avoir du succès, notamment auprès des touristes[50].

D'après le recensement de 2000, la Virginie possède un grand nombre de circonscriptions socialement favorisées et attire de nombreuses entreprises. Le nord de l'État offre une importante concentration de firmes de haute technologie (circuit intégré, logiciel, etc.). Ce secteur a remplacé les secteurs traditionnels du charbon et du tabac pour la valeur des productions[51]. Le Dulles Technology Corridor situé à proximité de l'aéroport international de Dulles possède la plus grande implantation d'entreprises liées à l'internet, aux communications et aux logiciels.

Les agences fédérales du gouvernement américain et la défense emploient un grand nombre de personnes hautement qualifiées : la Central Intelligence Agency, le Département de la Défense des États-Unis, la National Science Foundation, l'United States Geological Survey et l'United States Patent and Trademark Office. La plus grande base militaire est la Naval Station Norfolk[52].

La Virginie a été un État pionnier dans la défense des droits de propriété des colons américains. Ces événements historiques expliquent sans doute que plusieurs serveurs racines du réseau internet soient concentrés dans cet État. La Virginie est par ailleurs très proche de Washington D.C. et de la bibliothèque du Congrès, où se trouve également le projet de World Digital Library.

Culture[modifier | modifier le code]

La Virginie possède un important patrimoine historique qui en fait l'un des berceaux des États-Unis : l'État compte les résidences de George Washington, Thomas Jefferson et de Robert E. Lee[53].

La culture virginienne est diverse et s'intègre à la culture du sud des États-Unis : le dialecte du Piémont est connu pour avoir influencé la langue américaine du sud[54]. Les habitants du littoral parlent avec un accent local distinct[55].

Dans la cuisine du Sud des États-Unis, la Virginie maintient ses propres traditions. Le jambon de Virginie, Smithfield ham est protégé par la loi et n'est produit qu'à Smithfield[56]. La Virginie produit du vin dans plusieurs régions : Monticello, North Fork of Roanoke, Virginia's Eastern Shore, Northern Neck George Washington Birthplace (AVA), Rocky Knob.

La Virginie est riche d'un patrimoine mobilier et architectural de l'époque coloniale. Thomas Jefferson et beaucoup d'autres personnalités politiques du début du XIXe siècle ont favorisé l'épanouissement du style néoclassique. L'influence des Allemands de Pennsylvanie est également perceptible dans de nombreux endroits de l'État[57].

Arts plastiques et vivants[modifier | modifier le code]

La fondation pour les humanités de Virginie (Virginia Foundation for the Humanities), basée à Charlottesville, œuvre pour le développement de la vie culturelle et intellectuelle de l'État, en liaison avec le National Endowment for the Humanities[58]. Le Virginia Museum of Fine Arts gère plusieurs établissements. Le musée possède la plus grande série d'œufs Fabergé en dehors de la Russie[59]. Le Chrysler Museum of Art expose une importante collection d'objets d'art, parmi lesquels une sculpture de Gian Lorenzo Bernini[60]. Le Science Museum of Virginia, le Frontier Culture Museum, le Mariners' Museum et l'Art Museum of Western Virginia sont les autres grands musées de Virginie. On trouve également des musées en plein air et des champs de bataille tels que Williamsburg, le Richmond National Battlefield Park et le Fredericksburg and Spotsylvania National Military Park.

Éducation[modifier | modifier le code]

Principales universités de Virginie
Université Ville Nombre d'étudiants Fondation
College of William and Mary Williamsburg 7 650 1693
George Mason University Fairfax 32 961 1957
James Madison University Harrisonburg 19 927 1908
University of Virginia Charlottesville 21 095 1819
Virginia Commonwealth University Richmond 31 899 1838
Virginia Military Institute Lexington 1 378 1839
Virginia State University Ettrick, Comté de Chesterfield 6 000 1882
Virginia Tech Blacksburg 30 739 1872

Religion[modifier | modifier le code]

Statistiques religieuses[61] :

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Entre Assateague et Chincoteague, s'étend une zone de marais, de sables mouvants, d'îlots avec ses prés-salés et ses wild ponies (chevaux sauvages) et ses saltwater cow-boys (cow-boys d'eau de mer). Chaque année a lieu une reconstitution de la bataille de Williamsburg.
  • Les Blue Ridge Mountains et la Skyline Drive, la route qui suit la crête offrant des vues magnifiques sur le Shenandoah et les Alleghenies.
  • Charlottesville avec son Université, œuvre de Jefferson, a reçu en 2003 le titre de la « ville la plus agréable à vivre des États-Unis ». Parmi ses anciens étudiants : William Faulkner, Gertrude Stein, Truman Capote et Gore Vidal.
  • Thomas Jefferson National Forest et George Washington National Forest dans les Appalaches.
  • Monticello, propriété de Thomas Jefferson, dont l'architecture est inspirée de l'hôtel de Salm à Paris, est une magnifique plantation. L'art de vivre du Sud y atteint son apogée.
  • Le slogan touristique de l'État est « Virginia is for Lovers » (« La Virginie, c'est pour les amoureux »). Utilisé depuis 1969, il aurait inspiré le célèbre I Love New York créé en 1977[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Resident Population Data: Population Change » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), United States Census Bureau, 23 décembre 2010, consulté le 8 septembre 2010
  2. Dan Balz, « Painting America Purple », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  3. « About VDOT » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Virginia Department of Transportation, 10 juillet 2007, consulté le 2007-11-22
  4. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  5. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ , 3e éd. (ISBN 978-2-253-90593-6), p. 144
  6. http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=49
  7. http://pazzoni.jp.free.fr/histoire_de_l'esclavage3.htm
  8. http://vastudies.pwnet.org/pdf/va_time_line.pdf
  9. Bill Jr. Hubbard, American Boundaries: The Nation, the States, the Rectangular Survey, The Encyclopedia of Virginia, Chicago, University of Chicago Press,‎ (ISBN 0-226-35591-8), p. 2–15
  10. « 2000 Census of Population and Housing » [PDF], sur Bureau du recensement des États-Unis,‎ (consulté le 3 novembre 2009), p. 71
  11. « Supreme Court Rules for Virginia in Potomac Conflict / The Sea Grant Law Center », sur Université du Mississippi,‎ (consulté en 24 novembre 24 2007)
  12. Bill Jr. Hubbard, American Boundaries: The Nation, the States, the Rectangular Survey, The Encyclopedia of Virginia, Chicago, University of Chicago Press,‎ (ISBN 0-226-35591-8), p. 140
  13. Van Zandt 1976, p. 92–95.
  14. Hillary Mayell, « Chesapeake Bay Crater Offers Clues to Ancient Cataclysm », National Geographic, no 11,‎ (lire en ligne)
  15. « Fact Sheet 102–98 – The Chesapeake Bay: Geologic Product of Rising Sea Level », sur United States Geological Survey,‎ (consulté le 24 août 2009)
  16. D'après Bill Burnham et Mary Burnham, Hiking Virginia: A Guide to Virginia's Greatest Hiking Adventures, Guilford, Connecticut, Globe Pequot,‎ (ISBN 0-7627-2747-0), p. 7, 56–57.
  17. « The Geology of Virginia : Rivers and Watersheds », sur College of William and Mary,‎ (consulté le 11 avril 2008)
  18. D'après Frank James Pazzaglia, Excursions in Geology and History: Field Trips in the Middle Atlantic States, Boulder, Colorado, Geological Society of America,‎ (ISBN 0-8137-0008-6), p. 135–138
  19. « Natural Resource Education Guide : Virginia's Agricultural Resources », sur Virginia Department of Environmental Quality,‎ (consulté le 8 février 2008)
  20. Burnham et Burnham 2004, p. 277.
  21. « The Geology of Virginia - Physiographic Regions of Virginia », sur College of William and Mary,‎ (consulté le 7 avril 2008)
  22. Palmer 1998, p. 49–51.
  23. « Caves » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), juillet 2008, sur Virginia Department of Mines, Minerals and Energy, consulté le 24 août 2009
  24. « Largest Earthquake in Virginia », sur United States Geological Survey,‎ (consulté le 12 avril 2008)
  25. « Magnitude 5.8 – Virginia », sur United States Geological Survey,‎ (consulté le 13 novembre 2011)
  26. « Coal » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 31 juillet 2008, sur Virginia Department of Mines, Minerals, and Energy, consulté le 26 février 2014
  27. « Comparison of Annually Reported Tonnage Data » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 10 avril 2013, sur Virginia Department of Mines, Minerals and Energy, consulté le 26 février 2014
  28. a, b, c et d Burnham et Burnham 2004, p. 1–3
  29. a, b et c Bruce P. Hayden et Patrick J. Michaels, « Virginia's Climate », sur Department of Environmental Sciences - Université de Virginie,‎ (consulté le 3 janvier 2015)
  30. « Thunderstorms and Lightening » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2 avril 2001, sur Virginia Department of Emergency Management, consulté le 26 novembre 2011
  31. « The Natural Communities of Virginia » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2006, sur Virginia Department of Conservation and Recreation, consulté le 12 avril 2008
  32. Lauryn Ricketts, « Tornadoes DO happen in Virginia! », TV3 Winchester,‎ (lire en ligne)
  33. « Advisory 01/07: The Hot Get Hotter? Urban Warming and Air Quality » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur University of Virginia Climatology Office, mis en ligne le 22 septembre 2002, consulté le 30 jillet 2007
  34. « Report Card: Virginia », sur State of the Air: rapport 2011 de l'American Lung Association,‎ (consulté le 10 mai 2011)
  35. « Fairfax County Residents Can Play Their Part to Reduce Air Pollution », sur Fairfax County, Virginia,‎ (consulté le 29 septembre 2008)
  36. David A. Fahrenthold, « Debating Coal's Cost in Rural Va. », The Washington Post, no 25 juin,‎ (lire en ligne)
  37. a et b « Virginia's Forest Resources », sur Virginia Department of Environmental Quality,‎ (consulté le 8 février 2008)
  38. « Shenandoah National Park — Forests », sur National Park Service,‎ 25 juillet 25, 2006 (consulté le 10 septembre 2007)
  39. Carroll et Miller 2002, p. xi−xii.
  40. « Species Information: Mammals » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2008, sur Virginia Department of Game and Inland Fisheries, consulté le 15 novembre 2008
  41. « Shenandoah National Park — Birds », sur National Park Service,‎ (consulté le 1 septembre 2007)
  42. « Virginia Fishes » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2008, sur Virginia Department of Game and Inland Fisheries, consulté le 15 novembre 2008
  43. « Bay Biology » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 5 janvier 2006, sur Chesapeake Bay Program, consulté le 4 février 2008
  44. « Virginia », sur National Park Service,‎ (consulté le 29 novembre 2008)
  45. Carroll et Miller 2002, p. 158.
  46. « Park Locations », sur Virginia Department of Conservation and Recreation,‎ (consulté le 26 janvier 2008)
  47. Smith 2008, p. 152–153, 356.
  48. (en) « Republican Wins Virginia Governor Race », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  49. a et b « DNA test under way in Hash case » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2015-01-04, Richmond-Times Dispatch, 17 avril 2012
  50. (en) « Virginia wineries emerge, attracting tourists » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-26
  51. (en) « Computer chips now lead Virginia exports » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-26
  52. (en) « About Hampton Roads », Hampton Roads, Virginia is America's First Region,‎ (consulté le 24 novembre 2007)
  53. (en) Eliza McGraw, « Two Covenants: Representations of Southern Jewishness », Louisiana State University Press,‎ (consulté le 29 novembre 2007)
  54. (en) Edwin S. Clay III, « Virginia’s Many Voices »,‎ (consulté le 28 novembre 2007)
  55. (en) « Dialects Of Virginia », Université du Kansas,‎ (consulté le 28 novembre 2007)
  56. « Code of Virginia > 3.1-867 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), LIS, 14 juillet, 2007, consulté le 2007-11-28
  57. (en) « Lovettsville - A German (Pennsylvanian Dutch) Settlement », The History of Loudoun County, Virginia,‎ (consulté le 8 décembre 2007)
  58. (en) « Mission & History », Virginia Foundation for the Humanities,‎ 2007 (consulté le 9 décembre 2007)
  59. (en) « Art on View » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Virginia Museum of Fine Arts, 06-12-2007, consulté le 08-12-2007
  60. (en) « Collections - Bust of the Savior », Chrysler Museum of Art,‎ 2006 (consulté le 8 décembre 2007)
  61. American religious identification survey (2001)
  62. (en) « Official Tourism Website of the Commonwealth of Virginia — Virginia is for Lovers » (consulté le 27 octobre 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Franklin K. Van Zandt, Boundaries of the United States and the several States, U.S. Government Printing Office,‎ (lire en ligne)
  • (en) Tim Palmer, America by Rivers, Washington, Island Press,‎ (ISBN 1-55963-264-X, lire en ligne)
  • (en) Steven Carroll et Mark Miller, Wild Virginia: A Guide to Thirty Roadless Recreation Areas Including Shenandoah National Park, Guilford, Globe Pequot,‎ (ISBN 0-7627-2315-7, lire en ligne)
  • (en) Julian Smith, Moon Virginia: Including Washington, D.C., Berkeley, Avalon Travel,‎ , 4e éd. (ISBN 1-59880-011-6, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]